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ISBN : 2266158422
Éditeur : Pocket (01/10/2005)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 638 notes)
Résumé :
Dune est détruite, vitrifiée, atomisée. Sur tout l'empire déferlent des hordes furieuses des Honorées Matriarches, massacrant tout sur leur passage. Les planètes tombent l'une après l'autre. Le Bene Gesserit reste la seule force organisée. Que faire ? Darwi Odrade, la Mère Supérieure, compte beaucoup sur Miles Teg, l'enfant-ghola, issu d'un célèbre guerrier, mais dont l'éveil s'annonce délicat. Au demeurant, la solution n'est peut-être pas dans la force des armes. U... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  02 décembre 2015
Tandis que les premiers volumes du cycle de Dune se concentraient sur la planète du même nom et sur des héros plutôt masculins, les deux derniers, à savoir les Hérétiques de Dune et la Maison des Mères, mettent sur le devant de la scène le Bene Gesserit, puissance de l'ombre dans les premiers romans, ordre féminin dont les membres deviennent les héroïnes marquantes de ces derniers temps de la saga. Il faut le redire : les personnages n'ont pas le charisme de Paul ou Alia Atréides, de Leto ou de Jessica, et des héros de leur suite (Gurney, Duncan, etc), ni le génie jouisseur dans le mal des Harkonnen, ni la sottise solennelle de la famille impériale déchue. Pourtant, l'intelligence manoeuvrière et politicienne des soeurs du Bene Gesserit, l'état d'urgence imposé par l'invasion barbare des Matriarches, donnent au roman un rythme prenant et le lecteur s'intéresse au sort de la Planète du Chapitre et de ce dernier carré civilisé, témoin du passé, des sagesses et expériences accumulées qu'il s'agit de perpétuer pour l'avenir. La solution imaginée pour résoudre la crise, elle aussi, fera la surprise du lecteur, bien qu'à la réflexion, les Romains aient déjà sauvé leur empire un temps par la même pratique. Ne sous-estimons jamais la culture d'un auteur de SF, surtout Herbert.
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Soleney
  01 avril 2013
J'ai été énormément déçue par ce dernier tome. Laborieusement, je me suis accrochée tout au long de l'histoire, j'ai tenté de m'intéresser à ce qu'il se passait, mais cette fois, la mayonnaise n'a pas pris. J'ai laissé tomber, parce qu'avant tout, la lecture doit rester un plaisir, non une contrainte.
Pourquoi est-ce que j'abandonne le dernier livre alors que je me suis farcie les six premiers tomes de cette saga ? Parce qu'il ne se passe définitivement rien. La série a perdu le privilège de la nouveauté et de la découverte. Au début, on découvre l'univers, la manière dont l'auteur crée son histoire et ses personnages. On découvre de nouvelles façons de penser (les Fremens, par exemple, pour qui l'eau est tellement précieuse que pleurer est le plus grand cadeau que l'on puisse faire aux morts, le Bene Gesserit est obsédé par l'idée de croiser les gènes pour obtenir des individus toujours plus performants et qui calcule chacune de ses actions sur les millénaires à venir, les mentats, qui sont des sorte d'ordinateurs humains capables de calculer en deux secondes les infinies conséquences d'une action. Mieux que Texas Instrument, les gars !).
Je trouvais déjà l'auteur compliqué à lire, car les sorcières du Bene Gesserit et les mentats ont toujours une longueur d'avance sur le lecteur, on a donc souvent du mal à suivre leur raisonnement. Mais même si je ne saisissais pas toutes les nuances, je comprenais la trame principale. Et il y avait toujours un peu d'action pour épicer l'histoire.
Au fil des tomes, de nouveaux éléments se sont rajoutés. Paul est devenu empereur à la place de l'empereur. Il est devenu aveugle. Il a des jumeaux avec Chani. Sa soeur Alia est possédée par l'ignoble baron Harkonnen. Elle prend le pouvoir. Elle se suicide. Leto II devient un tyran mi-homme mi-ver pour le bien de l'humanité. Les vers, l'épice et le désert de la planète Dune disparaissent. Etc, etc. Ces rebondissements m'ont permis de continuer la série vaille que vaille. Mais dans La Maison des Mères, au bout de 200 pages, il n'y a eu absolument aucun événement. Quelques fois, à la fin de deux ou trois chapitres, j'ai refermé le bouquin et je me suis demandé : « Concrètement, qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Rien. Odrade a marché pendant plus de dix pages, perdue dans ses pensées. Ou alors elle discutait avec ses conseillères pendant quinze pages (avec une petite phrase de dialogue toutes les 20 lignes, entre deux paragraphes de description). Aucune décision importante qui permette de mettre le lecteur en suspense, de lui faire se demander avec impatience : « Mais qu'est-ce qu'il va se passer ?? » Chaque chapitre est un fléau d'ennui, et je comptais le nombre de pages qu'il me restait avant de pouvoir fait une pause (j'ai horreur de m'arrêter en plein milieu d'un chapitre).
J'ai quand même lu les dernières pages pour connaître la fin (parce que ce serait malheureux de ne pas savoir quand on s'est tapé six tomes), ce que je ne fais jamais habituellement. Cas exceptionnel. Mais de toute manière, je n'ai rien compris.
La série reste quand même à lire pour tous les fans de science-fiction (en particulier les trois premiers tomes). Elle est intéressante, innovante, même s'il faut s'accrocher pour lire Herbert. Mais n'attendez rien du dernier tome, qui est pire que le cinquième (j'ai cru comprendre que c'était le moins aimé).
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arcade_d
  09 août 2019
Et je referme le livre
Et je ferme le cycle de Dune pour la 12ème fois depuis 1980.
Comment être à la hauteur pour en discourir. Une oeuvre imprégné d'une spiritualité si sincère, si profonde, si discrète et si humble. Une spiritualité si douce qu'elle marche avec ses chausson sur la pointe des pieds, parce qu'elle ne veut pas encombrer, ni déranger, ni Dieu, ni les dieux et déesses. Et ces femmes sont des déesses.
Par contre Herbert ne se gène pas pour nous bousculer dans nos certitudes en matière politique. Il nous fait prendre conscience de ce qu'est l'amour profond, l'amour de ce qui aime et sont près à tout donner pour des descendants qui n'existe pas encore. Un amour Divin.
Un cycle a coté duquel, il ne faut pas passer, même et surtout aujourd'hui en ces temps trouble, en ces temps intéressant comme le dirais ce cher Miles Teg et cet adorable Duncan Idaho. Mais mon amour le plus profond va à Odrade qui a tout donné.
Lien : https://tsuvadra.blog/2019/0..
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idevrieze
  13 octobre 2014

On prend les anciens pour faire le grand final ?
Odrade, la Mère supérieure du Bene Gesserit est une Atréide. Miles Teg, est un golah dont nous avons rencontré la vraie personnalité au tome précédent. C'est un guerrier dévoué aux Atréides car cela en est un. Idaho, que nous connaissons depuis le début fournit une descendance de folie au Bene Gesserit avec Murbella, qui faisait partie du camp adverse.
Vous pensiez que c'était compliqué ? C'est que dalle car cela ne fait partie que de l'intrigue principale. Tout ceci n'ayant qu'un seul but : fonder une organisation qui maîtrise les Vers de sable, qui pourrait former une nouvelle planète Dune. Qui remportera donc la palme ? Qui va devenir le Roi de la Montagne, j'ai envie de dire ? Vous aurez les réponses ici, bien entendu.

Franck Herbert nous clôture aussi ses pensées sur l'écologie.
En effet, un des enjeux principaux de cette saga, c'est l'impact des vers de sable sur l'écologie d'une planète. En effet, où les vers de sable s'implantent, la planète se transforme en planète désert. Et le pire du pire c'est que pour un intérêt économique majeur, les gens choisissent de changer entièrement l'écosystème de la planète où ils s'implante. Et là, la réflexion est folle.
En effet, sur notre planète à nous, la Terre, on voit sans arrêt les gens sur différentes parties de notre planète, changer l'écosystème de leur région pour développer telle ou telle culture ou tel ou tel élevage. Et personne ne s'inquiète. Franck Herbert a ici l'intelligence, bien entendu, de nous mettre ces choses régionales à l'échelle planétaire pour que nous puissions mieux voir les conséquences que cela peut avoir.
En bref : un final grandiose. Je suis très heureuse mais aussi très triste d'avoir terminé cette saga fleuve qui va me manquer
Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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moertzombreur
  12 septembre 2014
Dans les coulisses du Bene Gesserit (suite)
Quand je relis cette série, j'aborde toujours ce dernier tome avec un petit pincement au coeur. Toutes les qualités de la série sont là : un dépaysement totale, un univers décrit avec beaucoup de richesse (la géopolitique, l'économie, la génétique et la religion...) sans que ce soit jamais ennuyeux, la complexité des intrigues est toujours parfaitement stimulante, les coups de théâtre, les rebondissements, l'inattendu nous guettent dans chaque chapitres et nous poussent à aborder le suivant avec délectation. Pourquoi tant de nostalgie en débutant ce dernier volume ? Parce que je sais que c'est le dernier , que Frank Herbert est mort, alors que l'on sent très bien qu'il préparait une suite. le tout dernier chapitre peut être mal perçu, mais il ne faut pas oublier de lire la postface de l'auteur où il rend hommage à sa femme pour mieux le comprendre, j' y vois pour ma part un clin d'oeil malicieux...
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
TwiTwiTwiTwi   02 août 2009
En vous confinant dans un simple rôle d'observateur, vous passez systématiquement à côté du sens même de votre vie. L'idéal pourrait être ainsi défini : vivez de votre mieux. La vie est un jeu dont les règles s'apprennent en y sautant à pieds joints pour être immergé jusqu'au cou, sous peine d'être toujours pris au dépourvu, toujours surpris par le moindre changement de décor. Les spectateurs passifs se plaignent en gémissant que la chance est passé juste à côté d'eux. Ils refusent de voir qu'une bonne part de cette chance, c'est à eux qu'il revenait de la créer.
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pvdpvd   22 août 2015
Ainsi vous savez obtenir d'une démocratie qu'elle fasse exactement ce que vous voulez (....) Il suffit de créer un système ou la plupart des gens soient mécontents, de manière confuse ou en profondeur (...). Cela contribue, reprit-elle, à l'accumulation de sentiments de haine et de vengeance. Il vous reste alors à fournir des cibles à cette fureur et à mesure que le besoin s'en fait sentir (...) Je préfère parler de distraction. Ne pas leur laisser le temps de se poser des questions. Enfouir vos erreurs sous de nouvelles lois. Trafic d'illusions. Tactique de matador (...). Agitez la belle petite cape. Ils chargent et ils sont tout désorientés quand il n'y a plus de matador derrière. L'électorat est dupé tout comme le taureau. Aux élections suivantes il y aura encore un peu moins de gens à utiliser leur vote intelligemment (...). A ce moment-là, vous commencez à ironiser sur l'apathie électorale. Vous faites en sortes qu'ils se sentent coupables. Vous les maintenez dans un état d'abrutissement permanent. Vous les nourrissez. Vous les amusez. Mais n'en faites pas trop ! (...) Qu"ils sachent que la faim les attend s'ils ne sont pas docilement en rang. Faites-leur entrevoir les désagréments qui attendent ceux qui font des vagues en remuant trop le bateau ...
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KalganKalgan   06 janvier 2019
Je n’avais jamais entendu parler de ce… comment dites-vous? Piano? Est-ce que ça ressemble à la balisette?
- Des cousins éloignés. Le piano ne pouvait être accordé que selon une tonalité approximative. Une idiosyncrasie de l’instrument.
- Pourquoi prenez vous ce… piano comme exemple?
- Parce qu’il m’arrive de déplorer sa disparition. Produire la perfection à partir de l’imperfection, n’est-ce pas, tout compte fait, la meilleure des formes d’art?
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arcade_darcade_d   12 juillet 2019
- A mes réactions viscérales. Ce sont elles que je cherche à déchiffrer, et pas la personne que j'ai devant moi. Je sais quand quelqu'un me ment parce que j'ai envie de lui tourner le dos.
- C'est donc ça ton secret ! En lui tambourinant l'épaule que le drap découvrait.
"D'autres procèdent différentes. J'ai connu une fille, elle disait qu'elle reconnaissait un menteur à ce qu'elle avait envie de le prendre par le bras et de faire un bout de chemin avec lui pour le consoler.
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AlfaricAlfaric   14 avril 2014
Beaucoup de choses que nous faisons tout naturellement nous deviennent difficiles dès l'instant où nous cherchons à les intellectualiser. Il arrive qu'à force d'accumuler les connaissances sur un sujet donné, nous devenions ignares.
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Videos de Frank Herbert (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frank Herbert
"Dune", de Frank Herbert (Alchimie d'un roman, épisode n°32)
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