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Anne Crichton (Traducteur)
EAN : 9782811201340
384 pages
Éditeur : Milady (05/06/2009)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Il fallait quelqu'un de totalement innocent pour entrouvir les portes de l'enfer.
Alice, une petite fille sourde et muette, retrouve soudain la parole après être restée fascinée devant un chêne centenaire. Elle dit avoir été visitée par l'Immaculée Conception et se met à opérer des miracles. Très vite le chêne devient un lieu de pèlerinage pour des milliers d'incurables et Alice acquiert une réputation de sainteté.
Néanmoins le mystère reste entier. Ju... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  06 août 2018
Il y a une vingtaine d'années, j'ai lu plusieurs ouvrages de James Herbert, dont sa fameuse (et flippante) trilogie des Rats. Mais en dehors de ce triptyque, je ne garde aucun souvenir des autres romans, en dehors de leur titre. Ils ont dû me plaire à l'époque sans pour autant laisser de traces dans mon esprit.
Qu'en sera-t-il avec Sanctuaire? Je crains qu'il ne subisse pareil sort. Je reconnais qu'il y a d'intéressants ingrédients dans son intrigue. le fait de jouer sur l'ambivalence de guérisons miraculeuses suite à une apparition mariale près de Brighton est une bonne idée. James Herbert propose ainsi de réfléchir sur la définition même de miracles, sur le renouveau de foi et d'espérances que cela génère - surtout dans un monde de plus en plus matérialiste (le livre date du début des années 1980 mais reste d'actualité) et sur les dérives opportunistes et mercantiles qui découlent de pareil événement. L'auteur trace le parallèle avec Lourdes et Bernadette Soubirou. Cette dimension du roman était vraiment fascinante.
Le bémol tient dans les longueurs qui alourdissent la lecture. Son style manque de souplesse également. Quant au dénouement de son intrigue, il donne l'impression à un moment de ne pas trop savoir comment finir son histoire. Ça laisse un arrière-goût sinon de purement bâclé, de flou pas artistique du tout.
J'ai failli lâcher la lecture à plus d'une reprise. Mon entêtement m'a fait aller jusqu'au bout. Je ne le regrette pas mais j'aurais pu tout aussi bien m'en dispenser.
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LePamplemousse
  24 novembre 2018
Une histoire de possession, ça vous tente ?
C'est vrai que ce roman d'épouvante n'a rien de très original, on y trouve une petite fille, sourde et muette qui recouvre l'usage de l'ouïe et de la parole, et qui se met à produire des miracles après avoir vu une « dame » près d'un vieux chêne.
Mais des événements terribles se produisent également à la même période.
La tension est palpable dès le début de l'histoire, grâce à l'attitude et aux ressentis d'un prêtre et d'un journaliste, tous deux témoins de la première heure de ce qui va passionner les foules anglaises durant des semaines.
J'ai pris un immense plaisir à lire cette histoire même si il n'y a pas vraiment de suspense dans le sens où les ficelles sont grosses et archi-connues, mais le roman se lit vraiment bien.
Les personnages principaux sont attachants malgré leurs défauts et j'ai bien aimé voir comment réagissait tout un village à l'évocation d'un possible miracle, l'aspect financier prenant aussitôt le pas sur l'aspect spirituel ou religieux du miracle présumé.
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Masa
  08 mai 2016
Ce que je reproche à James Herbert c'est son écriture. Je trouve qu'il manque un brin de folie que l'on peut retrouver notamment chez Graham Masterton. Il y a une certaine retenue dans ses textes et j'étais resté sur ma faim avec sa trilogie « Les rats ». Ce n'est pas pour autant que je ne l'apprécie pas – à part peut-être son côté Thriller (« La lance » ; « Sépulcre »).
J'ignore tout de « Sanctuaire ». Je l'ai pris parce qu'il était édité chez Milady, mais aussi parce que c'est du fantastique dont il est question. J'évite – comme à l'accoutumée – de lire les quatrièmes de couverture, bien qu'il m'arrive de le faire une fois terminé ou bien quand je ne comprends pas grand-chose à l'histoire. Pour le coup, il s'agit d'un journaliste assoiffé par le scoop qui se rend dans une petite ville où il sera témoin d'un événement surnaturel.
Le livre est découpé en trois parties bien distincte.
Hypnotisé par les premières pages, je découvre l'humour – so british – de James Herbert. Parfois grinçant, parfois hilarant, il égratigne chacun de ses protagonistes. Puisqu'il est question de foi, la religion catholique en prend pour son grade. On aura beau dire – je pense être athée, voire agnostique –, mais cette religion sait recevoir les critiques. de ce côté-là feu James Herbert ne risquait pas de recevoir une rafale de Kalachnikov (Akm, Ak45) de fanatiques religieux pour ces moqueries.
Les choses évoluent durant la seconde trame et l'on découvre de bons passages. J'ai bien aimé le repas d'affaires. le tout est très bien décrit. Puis on voit enfin un peu d'action avec une belle scène dans les rues du petit village.
Puis ça se gâte. L'humour présent au début disparaît et l'action entrevue récemment s'efface pour se concentrer sur l'histoire. C'est durant la dernière partie que l'on découvre les éléments de l'intrigue.
James Herbert mise davantage sur différents critères au détriment de l'action. Ainsi « Sanctuaire » c'est une atmosphère, celle d'une église dans un petit village en Angleterre mais aussi celle du monde de l'ecclésiastique. C'est aussi un roman qui tourne autour des personnages. Un jeu d'acteur se fait autour de chacun. J'ai bien aimé le gros directeur de la supérette qui ne pense qu'au sexe et à l'argent. On notera également la complexité des rapports de Fenn entre lui et son amie, mais aussi avec l'autre journaliste.
Tous ces éléments prouvent une fois de plus que James Herbert est un écrivain à tendance fantastique et non d'horreur. Car l'épouvante est quasi inexistante.
« Sanctuaire » est un roman lent, très lent où il ne se passe pas grand-chose. Les phénomènes paranormaux sont dictés trop laconiquement et j'aurais aimé voir plus. Je suis quelque part frustré une fois de plus. J'ai ressenti comme un manque de percussions ou de dynamite – ce grain de folie – qui fait cruellement défaut dans ses autres romans. J'aurais même tendance à dire que ce livre fait deux cents pages de trop. Avec tous ces passages de messes et de cérémonie, j'ai eu ma dose d'église pour un moment.
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Saiwhisper
  26 septembre 2018
Lorsque j'ai vu que Bragelonne rééditait quelques ouvrages de certains Maîtres de l'Horreur comme James Herbert (à qui on doit la saga des Rats), j'ai sauté sur l'occasion ! Or, le résumé de « Sanctuaire » semblait vraiment prometteur au point que je plonge directement dans cette lecture en abandonnant celles que j'avais en cours… Malheureusement, je n'ai pas du tout été conquise… le début avait pourtant réussi à titiller ma curiosité, puisque je me demandais réellement ce qu'il arrivait dans ce petit village et plus particulièrement dans l'Église de Banfield… L'histoire d'Alice, une adolescente de onze ans autrefois sourde et muette ayant retrouvé soudainement la parole, me captivait. Je prenais plaisir à découvrir les nouveaux miracles et les actions divines à répétitions. L'idée de frontière entre religion, fantastique et sorcellerie me plaisait bien. Je me demandais vraiment où voulait aller l'auteur et quelle intrigue allait surgir de toute cette affaire. Hélas, le rythme est rapidement devenu lent… James Herbert a voulu donner de la consistance à certains personnages secondaires qui ne m'intéressaient pas forcément et a insisté sur plusieurs événements ne servant pas forcément au scénario comme des querelles de couple… Mon intérêt n'a cessé de jouer au yoyo tout au long des chapitres… de ce fait, j'ai eu beaucoup de mal à être happée par le récit.
En lisant la quatrième de couverture et en étant habituée à des romans plus effrayants avec James Herbert, j'avoue avoir été déçue par cette lecture. Certes, c'est bien écrit et il y a quelques passages qui font froid dans le dos comme la scène de la voiture en feu… Toutefois, ce n'est pas grand-chose par rapport à d'autres oeuvres de l'auteur. Ici, on est plus sur la thématique de la religion, de la foi, de la manipulation de masse, de la presse et de la société. Les réflexions menées, les critiques non dissimulées et les dérives autour de ces sujets sont assez pertinents cependant, ce n'est pas ce que je recherchais lorsque j'ai ouvert le livre… On est dans l'Ambiance en huis-clos, pas dans l'action ou l'effroi. Ainsi, l'horreur vient très tard et n'est pas assez présent à mon goût tout au long des chapitres ! Je ne vous cacherais pas que j'ai failli mettre en pause cette lecture vers la moitié du livre, car j'avais vraiment l'impression de nager dans le flou… C'est vraiment dommage ! En fouillant sur la toile, j'ai réalisé que les avis étaient assez mitigés… D'ailleurs, j'ai été rassurée en lisant la critique de ma copine Stelphique qui l'a lu il y a longtemps et qui avait le même ressenti que moi… J'espère que « Les autres », que j'ai acheté cet été, me captivera davantage et saura me faire frémir ! Merci quand même aux éditions Bragelonne pour la découverte.
Lien : https://lespagesquitournent...
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greg320i
  15 novembre 2012
Depuis ma découverte de James Herbert , ma foi est revenu sur les bons livres de terreur croisant le fer avec l'horreur.
Ici donc , je n'en suis pas moins croyant et encore plus pratiquant à la lecture.
Et pour cause !
Véritable expérience théologique que ce" Sanctuaire " qui appose sa pierre sacré à ma prière de sensations .
Comme une renaissance certaine d'un symbole de liturgie fantastique à mettre en pratique.
Voyez un peu le topo , le thème , entrevoyez même un brin les termes assez finaud, mais surtout..., lisez-le jusqu'au bout . C'est du costaud.
Pour découvrir avec bagout le sentiment intense que les idéaux trop simples et les clichés trop 'saint' ici promulgués ne sont PAS ce qu'il sont, ( et ce malgré ses apparences toutefois trompeuses) , plusieurs choix s'offrent à vous :

La révélation de par ma critique ?
Oyez braves gens, ne vous y trompez pas, je ne commettrai point le crime et châtiment de révéler ne serez que l'once d'un secret.
2ème option : l'opinion de votre propre chef :
Quelques pages déjà tournées de ce roman palpitant et haletant comme un chemin de croix vous amènera déjà à certaines questions sur son continûment .
Mais ma foi ( ha, encore celle là ! ) , avec un suspense digne de ce bon James Herbert, la distillation prendra -à petit feu - une malicieuse ambiance maléfique, doublé d'une sorte de jeu apportant le combat traditionnel du bien contre le mal .
Cependant , Ô, ( ouvrez grand la bouche en O ! ) le grand tragique additionnel va bien vite apparaître, surgir comme un bon diable de sa boite et claquer irrémédiablement comme un fouet pour,,,
..
Quoi, vous alliez croire à mon spoil ?
Même si j'ose l'avouer finalement -tout à trac, pas de panique, : tout se termine en apothéose !
Bref si ce sentiment pénétrant de ' lecteur-acteur ' vous est commun comme moi; si vous aussi lisez jusqu'à vous immiscez dans la peau de certains personnages,
ne soyez pas étonné dès lors de verser une larmichette .
De l'avoir lu , snif ; j'en suis ému .
Amen .
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   05 août 2018
Debout au pied de l'église, il leva les yeux vers le clocher usé par les siècles. L'origine de l'édifice datait de très loin, personne ne savait au juste à quand remontait son histoire. De combien d'événements avaient été témoins ces pierres, cette flèche, de combien de changements de plus en plus bouleversants avec les siècles? Il se dressait là, en partie du moins, depuis l'ère pré-médiévale, il avait traversé le temps jusqu'à l'ère des puces électroniques et des fusées spatiales, connu la sorcellerie et la superstition avant l'âge du rationalisme. Si l'église était humaine, si sa pierre et son mortier étaient chair et sang, ses vitraux des yeux, son autel un cerveau, comment aurait-elle vécu ces changements considérables, quel en aurait été l'effet sur son existence? Son aura spirituelle survivrait-elle à l'agression avilissante du matérialisme? Ou bien les années porteuses de sagesse lui apporteraient-elles une perception nouvelle, qui irait bien au-delà des exploits de la connaissance scientifique?
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MasaMasa   07 mai 2016
Pour la première fois de son histoire, le village est le centre de l’attention mondiale. Pourquoi tant de frénésie ? Parce que nous sommes tous écœurés de n’entendre parler que de guerre, de violence et de dépravation ? Parce qu’enfin il se produit une chose bonne, qui nous rend foi et la bonté du monde ? Tout le monde adore les miracles, parce qu’ils transcendent cet univers pourri où nous vivons. N’oublie pas que nous sommes à l’ère de la science, où toute chose trouve son explication. La religion n’est qu’un ramassis d’histoires destinées à aveugler les masses, l’amour n’est qu’une chimie du corps, l’art une montée de réflexes conditionnés. Et voilà que nous tenons quelque chose de réellement inexplicable. Et cela aujourd’hui à notre époque.
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greg320igreg320i   04 novembre 2012
Il me semble qu'en fait de relations publiques, Jésus a engagé douze gars très efficaces pour répandre sa parole, dont quatre ont écrit un best-seller mondial, l'histoire de sa vie.
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MasaMasa   08 mai 2016
À vingt et un ans, il avait apporté son aide après la tragédie de Nagasaki, et c’était peut-être ce qu’il avait vécu de pire ; l’arme nucléaire révélait l’homme dans son pouvoir le plus immense et le plus détestable.
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kuroinekokuroineko   03 août 2018
Les fantômes n'existent pas, il n'y a que de bonnes histoires de fantômes.
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Videos de James Herbert (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de James Herbert
Bande annonce de la série,The Secret of Crickley Hall, adaptation du roman de James Herbert
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