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EAN : 9782203001022
61 pages
Éditeur : Casterman (04/05/1993)
3.55/5   1533 notes
Résumé :
Dans "Tintin en Amérique" (1932), le héros confirme sa vocation de redresseur de torts, en s'opposant au mafioso Al Capone, aux gangsters de Chicago et aux fripouilles de tout acabit.
Déjà Hergé témoigne d'une vision généreuse du monde, stigmatisant par exemple l'attitude dominatrice des blancs envers les indiens peaux-rouges.
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
3,55

sur 1533 notes

GeorgesSmiley
  05 février 2020
Tintin en Amérique est, selon les formules américaines consacrées, la superstar de la collection, le bestseller des Tintin.
Il nous emmène à Chicago, celui des années 30, pour réussir un de ses plus grands exploits : capturer Al Capone et le livrer à la police.
Hélas, à Chicago, à cette époque, la police est corrompue et se retourne contre lui. On le jette dans le lac Michigan, un tueur à gages lui tire dessus depuis un gratte-ciel (comment ne pas penser à l'assassinat de JFK de nombreuses années plus tard à Dallas).
Il ne faut jamais oublier que Tintin est un reporter (aujourd'hui on dirait un journaliste de terrain) et c'est l'Amérique des années trente, tellement différente de la vieille Europe qui défile dans l'album.
La prohibition, le pétrole (la découverte d'une nappe de pétrole avec la ruée concomitante des businessmen et l'expulsion des Indiens), les chemins de fer, le bowling, les gratte-ciels, la publicité naissante (on aperçoit un monument Coca-Cola au milieu d'un cimetière de voitures) et la malbouffe (« la direction a baissé les prix auxquels on nous rachetait les chiens, les chats et les rats qui servaient à fabriquer le pâté de lièvre ») surgissent au fil des planches sans oublier l'industrie de l'enlèvement (on pense à celui du fils Lindbergh).
Tintin ne peut échapper à la découverte du Far West, aux Indiens emplumés (magnifique couverture) et dressés contre lui par le gangster qui a juré sa perte. Il endosse le costume de cow-boy et enfourche son premier cheval, une jument nommée Béatrice, qu'on lui dit très douce, et qui l'envoie valdinguer sans ménagement (« n'auriez-vous pas un cheval qui ait meilleur caractère ? »)
On poursuit notre périple américain (notons que le sol est uniformément vert et concluons-en que le périple évite les déserts ocres pour se cantonner à la Grande plaine) avec tout ce qu'il faut d'explosifs et d'attaques de train. Notons, toujours à décharge de l'auteur, aujourd'hui vilipendé par certains, qu'il ne passe pas à côté des injustices raciales de l'époque (la spoliation des Indiens évoquée plus haut) et les lynchages (« on a immédiatement pendu sept nègres mais le coupable s'est enfui »).
Au passage, Hergé se moque gentiment d'un des grands mythes de l'Amérique d'Hollywood : son détective privé (« hello, voilà votre chien »), à l'efficacité douteuse (« Misérable !... c'est donc vous qui m'aviez volé Mirza !... »), parodie un mauvais Sherlock Holmes aux déductions fantaisistes.
On aperçoit un notable qui ressemble comme deux gouttes de bourbon au futur Rastapopoulos et, déjà, Tintin triomphe comme un héros américain en défilant sous une pluie de confettis. L'heure du retour a sonné ; à bord du transatlantique qui les ramènent en Europe, Tintin et Milou contemplent une dernière fois Manhattan. Notre voyage est terminé, vivement le prochain. On me dit que nous irons en Orient, préparons-nous à de nouvelles aventures.
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XanderOne
  24 février 2014
Cet album ressemble beaucoup aux deux premiers dans le sens qu'il n'a pas de vrai scénario qui tient pendant les 62 pages. Pendant les deux tiers de l'album, Tintin coure après Bobby Smiles, mais ensuite on a plus des successions de méchants. A propos des ennemis, Tintin affronte pour la première fois, un personnage qui a réellement existé : al Capone. Pour le comparer avec Tintin au Congo je lui ai trouvé quelques longueurs que n'avait pas l'aventure congolaise.
Dans cet album, Hergé nous décrit l'Amérique des années 20, l'Amérique enrichit après la première guerre mondiale. de nombreux clichés sont présents comme le célèbre travail à la chaîne. Hergé prend position en faveur des indiens et dénonce l'expropriation de leur terres et le vol des puits de pétrole.
Le dessin de Hergé est toujours aussi bon, mais faute de scénario, on ne peut apprécier pleinement cet album comme cela sera le cas à partir du suivant.
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Mahpee
  15 février 2015
Durant son aventure au Congo, Tintin a été confronté aux membres de la bande d'al Capone, qui trafiquent les diamants. Nous retrouvons notre reporter à son arrivèe à Chicago. A peine débarqué, il est enlevé par un taximan à la solde de sinistre Capone, maître d'une des plus puissantes mafias des années 1930. Policiers véreux, politiciens corrompus, industriels aux pratiques douteuses...
En réalité, Hergé voulait montrer les défauts du capitalisme occidental, après avoir dénoncé ceux du bolchévisme soviétique. Il déviera quelque peu son projet initial en s'intéressant au sort des indiens.
Scout fervent, Hergé est fasciné par le mode de vie à l'indienne, le retour à la nature et la fusion de l'homme dans un environnement sauvage, intact.
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Crazynath
  23 février 2016
Apres l'Afrique, et le Congo plus précisément, Tintin se rend en Amérique .
Des son arrivée à Chicago, il a fort à faire face aux gangsters qui semblent s'être donné le mot pour lui mener la vie dure...Ils essayeront tous les moyens pour lui nuire : les menaces, l'enlèvement, la transformation en corned-beef...
Tintin ira jusqu'en territoire indien à la poursuite d'un brigand. A noter que la vision de Hergé est loin d'être inintéressante quant à ce qu'il advient des indiens une fois du pétrole découvert sur leurs terres.
Bon, cet album est loin d'être un de mes préférés et pour moi il reste surtout une course poursuite sans fin.
A la faveur de cette relecture, j'ai pu constater une différence de dessin au niveau de la dernière vignette de la page 47. J'ai récupéré il y a quelques temps une édition plus ancienne et la maman qui berce son bébé a changé de profil ( et de couleur....)
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dedanso
  29 janvier 2017
J'aime bien Tintin et, même si cet album-ci n'est pas mon préféré, j'ai passé un bon moment de lecture.
Tintin se rend en Amérique afin de poursuivre rien moins que le célèbre Al Capone. Il en profitera pour poursuivre également Bobby Smiles, lui-même suivi d'un nombre incalculable de mafioso. Si l'on ne peut que louer la pugnacité de notre cher reporter, il faut bien dire que le scénario est loin d'être le meilleur de la série. On a la sensation d'une course-poursuite effrénée et sans fin. Dans quel but ?
Mais ce défaut est vite passé aux oubliettes tant les aventures de Tintin font sourire : elles sont rocambolesques au possible. D'un côté il joue de malchance, d'un autre, il est chaque fois sauvé in extremis par un heureux hasard. On sourit justement parce que ces situations sont tout à fait improbables.
J'ai aimé les différents personnages croisés dans cet album et la vision que donne Hergé de l'Amérique. Il joue bien-sûr de tous les clichés que nous autres européens pouvons avoir sur ce grand pays : pendaison de "nègres" sans aucune justification, mafia qui se trouve partout où l'on ne l'attend pas, détectives farfelus, distilleries clandestines approuvées par le Président, américains arrivistes et appât du gain. Mais Hergé s'en donne surtout à coeur joie avec les Indiens d'Amérique : de vrais sauvages sanguinaires (dans leurs paroles) mais qui, dans la réalité, se laissent chasser de leurs terres par les colons blancs dès l'apparition d'un puits de pétrole.
Nul besoin de revenir sur le dessin d'Hergé : trait fin, couleurs claires, dessin non surchargé, personnages expressifs mais sobres...
En somme, une lecture des plus agréables.
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede   04 avril 2018
... Ce qui se passe ?… C’est la grève !… La direction a baissé les prix auxquels on nous rachetait les chiens, les chats et les rats qui servaient à fabriquer le pâté de lièvre. Alors, vous comprenez…
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litolfflitolff   18 novembre 2010
Hergé a intégré le personnage d'Al Capone sous son véritable nom dans ce troisième album de Tintin. C'est la seule où il a utilisé un personnage ayant existé sans modifier son nom.
Dans cet album américain Tintin fait intervenir les indiens, la prohibition, et lutte contre la pègre, le banditisme et la guerre des gangs.
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litolfflitolff   18 novembre 2010
Ce matin, lorsque je suis arrivé à la banque, comme d’habitude, j’ai trouvé le patron dans cet état, et le coffre-fort ouvert… J’ai donné l’alarme. On a immédiatement pendu sept nègres, mais le coupable s’est enfui…
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XanderOneXanderOne   24 février 2014
Ainsi, vous avez réussi votre troisième enlèvement. C’est très bien. Je propose de monter cette affaire en société anonyme. Nous travaillerons en série. Nous distribuerons des prospectus ainsi conçus : pour vos rapts, adressez-vous à « L’Enlèvement S.A. ». Célérité. Discrétion. Mutisme des victimes garanti. Ville et province.
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MissGMissG   24 juillet 2015
On nous envoie le fameux reporter Tintin pour lutter contre nous. C'est un adversaire redoutable : il a fait échouer un plan que j'avais conçu pour contrôler la production du diamant au Congo. Plusieurs de nos amis ont été emprisonnés là-bas. Maintenant, ce reporter vient s'attaquer à nous. Voici mes ordres : il ne faut pas que Tintin reste un seul jour à Chicago.
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À l'occasion du mois de la BD, le Salon du livre de Montréal et le Festival BD de Montréal proposaient une discussion avec Jeik Dion et Mélanie Leclerc le 17 mai 2021, à 21 h, sur Instagram.
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