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ISBN : 2203001070
Éditeur : Casterman (04/05/1993)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 1222 notes)
Résumé :
Tintin accompagne en Syldavie le professeur Halambique, un savant dont il vient de faire la connaissance. Mais ce faisant, il devient involontairement le témoin gênant d’un complot qui se trame contre Ottokar, le jeune souverain de cette petite monarchie balkanique. Objectif de la conspiration: dérober le sceptre du roi, symbole de son pouvoir. Tout l’enjeu de cette palpitante aventure, dès lors, va être de faire obstacle aux sombres desseins des comploteurs…
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  22 août 2013
De deux choses l'une : soit Tintin s'adresse directement à de jeunes enfants et les intrigues ne doivent pas être trop complexes et ne pas nécessiter des références culturelles importantes, soit Tintin s'adresse à des enfants déjà bien plus débrouillés voire à des ados, auquel cas, les enfantillages doivent en être proscrits.
C'est cette confiture qui est un peu indigeste dans cet album à la différence de certains autres. Ici Hergé hisse le niveau d'exigence requis pour la compréhension (confiscation du pouvoir, usurpation d'identité, présentation de longues brochures touristiques, textes politiques...) tout en continuant à nous infliger les gags minables des Dupond & Dupont à la va-comme-je-te-glisse, va-comme-je-te-cogne qui sont vraiment d'un niveau bambin +++ absolument navrant.
Dans mon entreprise d'exploration de l'univers Tintin avec ma fille (âge ≤ 6 ans), cet album a donc été un trois quarts échec car elle a complètement décroché, notamment dans la brochure historique présentant l'histoire du sceptre d'Ottokar, mais pas seulement, la dimension politique ou l'espionnage lui passaient trop au-dessus de la tête pour qu'elle accroche vraiment.
Il a fallu que j'en fasse des tonnes à grands renforts d'accents syldaves (vous me direz : " Qu'est-ce que c'est l'accent syldave ? ") pour arriver à faire passer cette pilule, dont elle m'a avoué, malgré tout, que c'était l'album qu'elle aimait le moins à ce jour.
L'histoire, en deux mots, est celle d'un complot fomenté par la Bordurie pour destituer le roi de Syldavie, l'état voisin, en lui subtilisant son sceptre, symbole obligatoire du pouvoir dans cette monarchie d'Europe du vaguement centre-sud-est (des apparences albanaises, bulgares, roumaines, ukrainiennes voire polonaises se côtoient). Tintin, évidemment, va voir plus clair que les autres dans cette histoire " halambiquée ", si j'ose écrire.
Voilà, après passage au banc d'essai, je ne conseille donc pas cet album en première approche avec des enfants. Ceci étant, ce n'est là que mon avis, celui d'une profane éhontée en matière tintinophile, autant dire pas beaucoup plus qu'un yaourt rance au fin fond de la Bulgarie.
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Dionysos89
  30 janvier 2013
Une de mes aventures de Tintin préférées, que ce Sceptre d'Ottokar ! Avant tout, parce qu'elle flatte à la fois ma passion pour l'histoire monarchique de l'Europe (la généalogie des Ottokar, rois de Syldavie, en toile de fond est intéressante) et mon goût pour l'aventure au sens le plus simple. Une petite intrigue mi-policier mi-complot dans une bonne ambiance balkanique, avouez que ça a du bon ! le tout agrémenté d'une imposture et d'une course-poursuite made in Tintin, et je suis déjà conquis ! À part ça, nous sommes là dans une aventure classique des meilleures années de Tintin : le journalisme a largement cédé la part belle à l'action. Point négatif ? Pas forcément évidemment, mais il faut bien en être conscient après avoir lu les premiers tomes.
Un tome des plus classiques et des plus mémorables pour moi, où l'exotisme est absent ce qui empêche Hergé de s'en servir comme unique intérêt de son histoire.
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Bigmammy
  28 juin 2012
Délices rituels de l'été : la relecture des albums de Tintin. Celle-ci est sa septième aventure – si on ne compte pas sa virée chez les Soviets. Elle se déroule dans un petit pays des Balkans, la Syldavie, en butte séculaire aux revendications territoriales de son voisin, la Bordurie. Tintin va déjouer la menace d'un complot qui vise à s'emparer du sceptre royal, surmonté du pélican, emblème du pays, indispensable au roi pour continuer à régner.
On a assez dit que cet album, publié en 1939, fait explicitement référence à l'annexion des territoires sudètes puis à l'Anschluss de l'Autriche par les Nazis. La mécanique du coup d'état est démontée : troubles provoqués en Syldavie par des agents secrets bordures à l'encontre de commerçants Bordures, réaction de soutien aux autochtones des troupes bordures préalablement massées à la frontière, abdication du roi privé de son symbole de souveraineté, invasion par action combinée entre l'aviation et les forces terrestres. le chef des conjurés ne se nomme-t-il pas Müsstler ? (un nom-valise composé de Mussolini et Hitler ?)
Tout y est donc, et pour nous encore terriblement actuel. Avec deux éléments troublants : la trahison contre le roi est partout, y compris au sein de ses plus proches collaborateurs, et un autre thème cher à Hergé : la gémellité. Les deux frères Halambique sont des vrais jumeaux que seule l'acuité visuelle et le tabagisme peuvent distinguer.
Car les guerres des Balkans ne sont pas si loin. La Syldavie, un petit pays détenant une façade maritime sur l'Adriatique, 600 000 habitants, une population multiculturelle, des armoiries représentant un oiseau aux ailes déployées (sauf qu'il s'agit d'un pélican, oiseau à connotation pacifique et non d'un aigle noir sur fond rouge doté de deux têtes) … cela ressemble beaucoup au Montenegro ou au Kosovo, face à la puissante et belliqueuse Serbie. Finalement, plus de soixante dix ans après, les querelles de frontières perdurent !
Comme des tintinophiles célèbres (Monseigneur Barbarin, l'ancien ministre Dominique Bussereau, etc …), je ne me lasse pas de relire ces ouvrages depuis ma jeunesse. J'y retrouve des détails amusants (comme la représentation d'E.P. Jacobs en rouge et Hergé lui-même en vert, dans la dernière case de la page 38), les gags indémodables des Dupondt, des poursuites sur route et dans la montagne haletantes, le rôle décisif dévolu à Milou, un suspens savamment distillé...
Pas de Capitaine Haddock ni de professeur Tournesol, mais déjà l'irrésistible Bianca Castafiore, dont c'est ici la première apparition. Un des meilleurs albums de Tintin, ramassé, documenté, d'une logique implacable, tout à fait crédible. du grand Hergé !
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cicou45
  15 octobre 2011
Il est vrai que les détails concernant ce pays énigmatique qu'Hergé appelle la Syldavie sont tellement empreints de réalisme que l'on pourrai presque se poser la question de savoir s'il existe vraiment ou a jadis existé. Bien que le lecteur sache pertinemment que cela n'est que fiction, ce pays me fait un peu penser aux pays tels que la Lituanie ou la Lettonie qui eux, en revanche, existent réellement.
L'intrigue est très bien tournée avec l ces deux frères jumeaux dont Tintin est le seul a démasquer la supercherie grâce aux simples détails que l'un fume et l'autre pas et enfin que le premier, le vrai professeur, est myope comme une taupe tandis que son frère, lui, arrive à distinguer un minuscule troupeau de moutons du haut d'un avion et ce, sans lunettes. L'histoire du symbole royal, le sceptre, qui a été dérobé, et sans lequel le souverain, s'il n'en dispose pas, doit être déchu, nous entraîne dans une enquête des plus passionnantes car la vie d'une nation, qui a l'air de vivre en paix et d'adorer son monarque, est en jeu.
Une histoire des plus agréables à ne pas manquer !
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TableRonde
  12 décembre 2014
Le Sceptre d'Ottokar est un album important dans les aventures de Tintin.
Important, du fait de la création par Hergé de ces deux pays des Balkans que sont la Syldavie et la Bordurie. Nous retrouverons ces mêmes pays d'une part dans l'aventure lunaire, d'autre part dans l'Affaire Tournesol, voire indirectement dans les Picaros, par le biais du Colonel Sponsz.
Important, bien sûr et surtout, du fait de la création de Bianca Castafiore. Quelle création de quelle créature !
La Castafiore (comme on dit La Callas), la Diva, le Rossignol milanais qui chante déjà l'air des Bijoux : je vous préviens, vous n'avez pas fini de l'entendre.
Tenez, à ce propos, voici une anecdote amusante : dans son film, Spielberg osera donner à la voix de la Diva la capacité de faire voler en éclats les vitrages de sécurité, ce qu'Hergé n'avait pas, ici, osé, certes à l'étonnement de Tintin qui s'attendait déjà au pire. Les premiers effets sur le capitaine Haddock dans les 7 boules de cristal seront tout aussi cataclysmiques. Personne n'en ressort indemne.
La construction de l'aventure suit les principes de cette époque hergéenne : un événement banal à proximité de chez lui qui va rapidement amener Tintin à voyager. Sous le fond d'une intrigue politique régionale, Tintin va chercher à déjouer une tentative d'Anchluss fomentée par un certain Muss(olini)(Hi)tler. Je vous invite à investiguer plus avant, dans sa version initiale en noire et blanc, où, notamment les avions bordures ne sont que la réplique pure et simple de ceux de l'aviation allemande juste avant-guerre. Je vous engage aussi à lire ce qui été écrit sur ce sujet, notamment par Benoît Peeters ou Philippe Goddin, c'est éclairant, passionnant. Enfin, quelques passages de Quick et Flupke sur le sujet méritent aussi le détour.
Le livret présentant l'histoire et la géographie de la Syldavie est superbe, l'estampe imprégnée de la culture orientale est magique : il rappelle terriblement les combats du « Champ des Merles » le 28 juin 1389 entre d'un côté une coalition des princes des Balkans, de l'autre les troupes ottomanes du sultan Murat 1er.
Loin d'être candide, cet album, au rythme soutenu, a toute sa place au Panthéon de la BD. A lire et relire par petits et grands.
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   19 août 2013
DUPOND : Euh... Nous sommes les détectives qui... Hem !... Nous... nous avons glissé... et...
DUPONT : Oui... Et nous sommes tombés...
LE CHAMBELLAN : Sire, je vous présente Messieurs Dupont et Dupond, détectives diplômés...
LE ROI MUSKAR XII : Messieurs, soyez les bienvenus en Syldavie...
DUPONT : Majesté, votre sire est bien bonne... Je veux sire... non, je veux dire...
DUPOND : Je sirais même plus, dire... c'est-à-sire, Majesté...
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poppy64poppy64   16 novembre 2011
Milou : Tu as tort, Tintin !… Tu sais que ça ne te réussit jamais, de t’occuper des affaires des autres.

Le Sceptre d’Ottokar (1939), Hergé, éd. Casterman, coll. Tintin, 1947, t. 8, p. 1


Tintin : Votre « szlaszeck » était excellent. Comment est-ce préparé ?
Restaurateur : Ah ! Monsieur, c’est une spécialité de la maison : du gigot de jeune chien accommodé à la sauce syldave…

Le Sceptre d’Ottokar (1939), Hergé, éd. Casterman, coll. Tintin, 1947, t. 8, p. 6


Eih bennek, eih blavek.

Devise de la Syldavie, pays imaginaire créé par Hergé, qui signifie à peu près en langue syldave « Qui s’y frotte s’y pique. »

Le Sceptre d’Ottokar (1939), Hergé, éd. Casterman, coll. Tintin, 1947, t. 8, p. 21


Dupont : « Trois jours, leur dit Colomb, et je vous donne un monde ! »… Trois jours, Sire et nous vous amenons votre sceptre, pieds et poings liés, nous le jurons !…

Le Sceptre d’Ottokar (1939), Hergé, éd. Casterman, coll. Tintin, 1947, t. 8, p. 44
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pgremaudpgremaud   06 juillet 2013
Mesdames, Messieurs, jamais au cour de notre histoire, l'ordre du Pélican d'Or n'a été décerné à un étranger. Aujourd'hui, cependant, et d'accord avec Nos ministres, Nous avons décidé d'accorder cette haute distinction à Monsieur Tintin, pour le remercier des immenses services qu'il vient de rendre à notre pays...
Je te fais chevalier de l'ordre du Pélican d'Or.
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HORUSFONCKHORUSFONCK   18 septembre 2016
- très joli pays...
-Très joli, n'est-ce pas?... Je vais d'ailleurs vous donner l'occasion de l'admirer de plus près
Voilà!... Bon voyage!...
- HORREUR !
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MonsieurToukiMonsieurTouki   27 octobre 2013
-Sire, laissez-nous faire!... Il nous faudra une semaine, un mois, un an peut-être, mais votre sceptre, nous le retrouverons!...

-Hélas! Messieurs, c'est dans trois jours qu'il me le faut!... Si je n'ai pas mon sceptre pour la St Wladimir, je n'aurais plus qu'à abdiquer.

-"Trois jour, leur dit Colomb, et je vous donne un monde."... Trois jours, Sire et nous vous amenons votre sceptre, pieds et poings liés, nous le jurons!...
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Videos de Hergé (165) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Hergé
Avec "les Spectaculaires" qu?il a créé avec Régis Hautière (déjà 3 albums au compteur), Arnaud Poitevin est comme un poisson dans l?eau et trouve un terrain de jeu rêvé pour ses facéties graphiques. Marqué enfant par le génie d?Hergé et l?humour de Morris, il essaie humblement de marcher sur leurs pas, avec sa modestie naturelle et son ?il rieur.
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