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ISBN : 2738130011
Éditeur : Odile Jocob (10/10/2013)

Note moyenne : 3.06/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Après Le Sel de la vie, Françoise Héritier poursuit ici son exploration tout en intimité et en sensualité de ce qui fait le goût de l’existence.

Elle nous invite à retrouver nos étonnements d’enfance, quand la découverte des mots, à travers leur brillance, leur satiné, leur rugosité, s’apparentait à celle de la nature et des confitures.
À travers les mots, c’est le trésor caché s’établissant en nous entre les sons, les couleurs, les saveurs, le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  24 août 2016

J'ai un avis un peu mitigé sur cet essai.Comme un autre babeliote, j'ai trouvé le début du livre ardu, assez abstrait mais il y a ensuite de belles pages sur la façon qu'a chacun de percevoir ( ou pas) le rapport entre le son et le mot écrit, entre le signifié et le signifiant.
Ce qui m'a gênée aussi, mais finalement c'est logique car nous envisageons les mots de manière toute personnelle et subjective,ce sont les listes de mots avec la définition qu'en a l'auteur, très éloignée souvent de ce qu'il désigne vraiment.J'ai pensé à Colette et son interprétation , enfant, du mystérieux mot " presbytère"...Elle distingue cette catégorie de mots de celle où le mot " colle" à la chose.Là également, on peut ne pas avoir les mêmes avis qu'elle...
Etait-il judicieux de nous présenter une longue liste des expressions toutes faites ? Je ne crois pas.Par contre, montrer qu'une conversation peut ne vouloir rien dire en les utilisant, j'ai trouvé cela édifiant et amusant.On est très près de Jean Tardieu et ses " Mots inutiles"...
Bref, une étude qui fait réfléchir mais dans laquelle le lecteur ne se reconnait pas forcément car trop centrée sur le ressenti individuel, celui de l'auteur.
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AgatheD
  30 mars 2016
Encore une fois cet auteur m'emporte dans sa recherche comme dans "Le sel de la vie" et cette fois pour faire ma propre recherche sur les effets que me procure les mots. Ses représentations ne sont souvent pas les miennes dans la liste de ses mots, car justement les mots nous sont venus à travers notre histoire toute personnelle. Amusant de lire ses jeux à elle, et drôle de découvrir les nôtres par la même occasion. J'adore ces auteurs qui nous mettent sur de belles pistes de réflexions, et nous permettent de voir tant de richesse en nous.
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pgremaud
  10 février 2014
J'ai vraiment lu « Le Sel de la vie », le livre précédent de Françoise Héritier, avec gourmandise. Je me suis même obligé à le déguster par petits morceaux pour le savourer plus longtemps.
Pour « Le Goût des mots », j'ai aussi commencé par petites doses, mais pour une raison différente : je n'arrivais pas du tout à accrocher avec ce texte. L'entrée du jeu, comme Françoise Héritier appelle sa première partie de 40 pages, est très ardue et j'ai failli abandonner ma lecture avec déception. Au milieu de cette partie, il y a quelques pages qui m'ont raccroché. C'est quand l'auteur parle des voyelles, des couleurs qu'elles ont pour elle (en partant d'Arthur Rimbaud), de leurs qualités , de leurs sonorités, de leurs saveurs épicées. Puis elle trouve aussi des qualités aux consonnes et par le jeu des combinaisons et des assonances, les mots prennent une nouvelle identité qui n'a pas forcément de rapport avec leur étymologie ou leur sens réel. C'est ce que Françoise Héritier appelle son premier registre et elle nous livre près de 300 mots avec ce qu'ils lui disent. C'est parfois très joli ou poétique, d'autres fois plus difficiles à comprendre. C'est assez normal puisqu'il s'agit de la manière dont les mots résonnent pour elle, pas pour moi !
Le deuxième registre, sur lequel Françoise Héritier donne une réflexion un peu compliquée dans l'introduction, est celui des lieux communs. Elle nous en présente 26 pages (je n'ai pas eu le courage de les compter...). Je ne vois pas trop à quoi cela sert d'établir une liste pareille...
Le troisième registre a été ajouté par Françoise Héritier par amusement. Il s'agit de petites histoires racontées uniquement avec des lieux communs. Cela montre que l'on peut vraiment parler parfois pour ne rien dire de vrai !
Ce livre me laisse une impression très mitigée. J'aime bien le jeu avec les mots, mais là je ne m'y retrouve pas vraiment. Il y a des pages blanches en fin d'ouvrage pour y ajouter « Mes mots » : peut-être qu'un jour, je les remplirai !
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charlottelit
  11 octobre 2019
m'a ennuyée malgré ses qualités
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alzaia
  30 mars 2014
Conseillé par un ami, j'ai accroché uniquement sur les quinze premières pages,( dont je cite un extrait dans les citations) : la suite est trop personnelle, dans le sens ou elle m'a paru plus énumérer, classer, exposer un ressenti un peu "fou", un peu "poétique" (un peu, vraiment un peu!) que développer des choses plus universelle ... déçue et une sensation d' un "coup" d'édition" sur un nom plus que d'un réel intérêt anthropologique à mon goût, voir poétique : le tout aurait simplement pu figurer, gratuitement, sur un blog, on aurait apprécié la gratuité du partage. Chacun trouvant ce qu'il veut, ce qu'il peut dans un livre, dans la lecture, j'accepte aussi les belles critiques quant à cet ouvrage : je n'y participe pas, c'est tout!
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critiques presse (2)
Lexpress   06 décembre 2013
En une centaine de pages lumineuses et festives, elle parvient à nous entraîner au grand galop vers des contrées où le jeu et la joie mènent la danse.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Liberation   23 octobre 2013
Petite-fille de Queneau ? A moins que ce ne soient les gènes de Prévert dont la célèbre anthropologue aurait hérité ? Ce petit livre est en tout cas encore plus exotique et inclassable que le précédent, "le Sel de la vie".
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AgatheDAgatheD   30 mars 2016
Faites votre propre expérience. Quand vous arrivez à saisir le fil évanescent de votre pensée en train de se faire, sentez-vous que vous l'articulez intérieurement avec netteté ? [.........] .Avez-vous parfois des réactions carrément épidermiques: ressentir des crampes au ventre, avoir la chair de poule, sourire aux anges (comme je le vois parfois faire à des gens dans la rue ...) à une évocation qui crée en vous des ondes multiples et centrifuges?
+ Lire la suite
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alzaiaalzaia   30 mars 2014
(...) j'ai pu bénéficier d'une expérience (...) auprès des locuteurs analphabètes d'une langue africaine dont l'originalité consiste à avoir des tons de hauteur différente que le français ne possède pas. (...) le vocable "tyiri" que j'écris sans tons peut revêtir cinq sens radicalement différents (chef, brousse, rein...). Pour ma part je les connaissais dans leur contexte, mais je me trompais le plus souvent lorsque je prenais la parole. Cela, à la grande stupéfaction de mes interlocuteurs : ils ne voyaient pas du tout pour quelle raison je pouvais faire de telles confusions entre deux mots à leurs oreilles si radicalement distincs. C'est que je voyais le mot écrits et eux non. Seule l'ouÏe les guidait et non la vue, même intérieure. Ainsi donc, il m'est apparut qu'un caractère acquis (la transmission des sons par l'écriture) joue un rôle considérable dans nôtre manière d'isoler et d'entendre les mots de la langue. (...) Plus globalement, et par hypothèse, j'en conclus que cette grande invention de l'écriture, cette manière de transcrire des sons par leurs équivalents en formes reconnaissables par un autre sens que l'ouÏe, qui a apporté à l'humanité une stupéfiante capacité à enregistrer, à conserver, à transmettre des savoirs et à communiquer entre êtres humains même éloignés dans l'espace et dans le temps, a en même temps canalisé sous une forme préférentielle ce qui pouvait être transmis d'une autre manière. Notre cerveau s'y adapté aisément : je vois les mots écrits autant que je les entends. Or c'est d'une perte qu'il s'agit également, car il aisé de n'entendre plus dans les sons reçus que le seul a être doté de sens par l'écriture. Peut-être s'est-il suivi un assèchement de l'imagination. Il n'est plus nécessaire de raconter des histoires de "son" cru aux enfants, il suffit de prendre un livre et de lire. Et aussi un formatage de ces imaginaires : les enfants reçoivent uniformément de même récits dans une culture et une époque données. D'où deux interrogations : qu'est-ce qui nous reste de la faculté créatrice de sens d'après les sons qu'a l'enfant avant l'écriture comme avait jadis l'humanité ? Comment fonctionne le formatage dans le corps ?
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JuinJuin   08 janvier 2018
Bouquin a des odeurs de vieux cachemire
Décision coupe comme un scalpel
Aujourd'hui entrouvre une porte
Amertume est un chemin de ronce
Irrévocable sonne un glas sinistre
Titicaca est toujours fourré au jardin d'enfant
Zèbre croit être caché derrière son ombre.
(p 53 à 62)
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JuinJuin   09 janvier 2018
Crédulité est bonne fille
Traîtrise est chose très triste
Jalousie souffle dans les herbes rampantes
Réputation est sonnerie de clairon
Catimini est innocence perverse
(p 55/63)
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kimberlitekimberlite   29 octobre 2018
Sont-ce des mots que j'entends ? ou que je vois ? que je déchiffre, que je prononce in petto ? que j'ai en bouche et pas seulement en tête ? qui viennent tout seuls ou qui sont happés nécessairement par d'autres dans un déroulement sans fin ? Sont ce ces images globales, des sons ou des lettres ? des phonèmes nettement séparés, en leur état brut ? des lettres que l'on épelle mentalement ? des ensembles qui se substituent les uns aux autres à grande allure, tels des chevaux sauvages qui ne courent jamais seuls ?
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Vidéo de Françoise Héritier
À l'occasion de l'inauguration du jardin Françoise Héritier.
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