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ISBN : 2738127541
Éditeur : Odile Jacob (26/01/2012)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 201 notes)
Résumé :
" II y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d'exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c'est de cela que j'ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie".
Dans cette méditation tout en intimité et en sensualité, l'anthropologue Françoise Héritier traque ces choses agréables auxquelles notre être profond aspire, ces images et ces émotions, ces moments... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
berni_29
  25 février 2018
J'ai aimé ce livre, mais comment parler de lui ? Le sel de la vie est un livre court qui ne révolutionnera pas la littérature française. Il ne figurera pas dans les oeuvres essentielles qu'il faut lire. Il ne sera pas sur votre table de chevet. Et pourtant, ce livre ne m'a pas laissé indifférent. Forcément, une forme d'émotion m'empêche d'être objectif. Figurez-vous que j'ai découvert Françoise Héritier à une émission littéraire, La Grande Librairie pour ne pas la nommer, un certain 09 novembre 2017. J'ai été fasciné par cette femme de caractère, toute fragile dans son fauteuil roulant, elle parlait de son dernier livre et de son itinéraire d'ethnologue. Cette émission me donna l'envie d'emprunter un ouvrage conseillé lors de cette soirée, le sel de la vie, livre qu'elle avait écrit quelques années auparavant. La semaine suivante, cette femme remarquable décédait, rongée par une maladie orpheline qui ne la quittait plus depuis de très longues années, contractée lors d'un de ses voyages exploratoires en Afrique.
Ce livre est resté longtemps sur ma table de chevet. Je ne savais pas qu'en faire. Je l'ai rendu, puis repris. Puis je l'ai lu d'une traite. C'est un livre court, qui, étonnement, ne se lit pas facilement. Au premier abord, nous serions tentés de le situer dans la catégorie de livres tels que La première gorgée de bière. Or, la démarche est légèrement différente. Je veux ce soir vous en parler un peu.
Nous savons maintenant que lorsque Françoise Héritier a écrit ce livre, elle était déjà malade, très malade. Dans le texte qui nous est offert, nous devinons par moment son état de santé, nous lisons par instant des allusions à la maladie, au milieu hospitalier, au temps qui passe. Ephémère. Sans doute, Françoise Héritier, écrivant ces lignes, connaissait peut-être déjà l'échéance proche de sa mort. Cependant, le texte n'en parle pas. Il se concentre vraiment sur l'instant où ce texte fut écrit.
Ce livre n'est pas important. Il n'est pas un coup de coeur. Et pourtant je l'aime, je voudrais partager cela avec vous. Il faut prendre ce livre pour ce qu'il est et le laisser pour ce qu'il n'est pas.
La démarche est humble et en même temps, forcément elle s'appuie sur le regard scientifique de l'auteure. Décrire des instants de nos vies. Les écrire. Dire leur importance, autant sur le plan événementiel qu'émotionnel. "Caresser la peau douce et flétrie des mains d'une vieille dame..." L'exercice de style, car c'en est un, est une lettre, une réponse à un ami écossais de l'auteure.
En préambule de son livre, Françoise Héritier nous dit : « Il y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d'exister, au-delà des engagements politiques et de tous ordres, et c'est uniquement de cela que j'ai voulu rendre compte, de ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie ».
Puis s'ensuivent des phrases, sans queue ni tête, et c'est cela que j'aime. Des phrases qui disent ce que l'auteure ressent ou a ressenti à des instants de sa vie. "Faire siffler un brin d'herbe entre ses doigts et ses lèvres..." Elle convoque ici, le banal qui nous ressemble à bien des égards, mais aussi les voyages, d'autres territoires plus lointains de nous, mais qui toujours nous ramènent à ce que nous sommes, nous attendons. Elle parle aussi de ses rencontres, ordinaires ou extraordinaires. Parfois elle écrit : « Mener une lutte sans espoir contre les roulettes des chariots et des porte-perfusions ».
J'aime les phrases qu'elle égrène comme un chapelet. Forcément, à des moments nous viennent des images qui nous ramènent à des choses de nous, des souvenirs, parfois enfouis. Mais ce serait s'égarer sur l'objectif du récit. Si l'on est bien attentif au propos de l'auteure : l'idée n'est pas tant d'entrer dans son texte et de l'aimer, mais plutôt d'en faire une démarche. Et c'est cela la force du texte que nous avons sous les yeux.
Plus tard, L'auteure dit pourquoi elle nous livre ces mots. Ses mots à elle. Elle s'adresse à un ami. C'est une confidence, et nous en sommes complice. C'est une chance. Elle dit l'importance de témoigner de ce que nous ressentons à l'instant présent, de notre aptitude à observer, à faire corps avec le réel. Elle décrit nos sens, elle dit que c'est essentiel. Elle montre que chaque instant de nous vient convoquer notre histoire, d'où nous venons, ce que nous sommes à partir de cela, et forcément ce que nous ressentons, surtout ce que nous ressentons, la joie, la douleur, parfois la mélancolie, parois rien aussi.
Cette litanie de mots et de phrases ne doit pas nous égarer de l'objectif de l'auteure. Rappelons-nous que Françoise Héritier est une scientifique. Elle nous fait une magnifique démonstration et nous invite à partir de son expérience à cheminer comme elle au-dedans de nous. Et aussi au-dehors. Car le dehors de nous est aussi important que le dedans. Même si l'expérience intime de Françoise Héritier n'est pas à prendre à la lettre, n'est donc pas reproductible, je retiens deux ou trois phrases qui me tiennent à coeur, notamment celle-ci que je vous livre ici et que j'aime par-dessus tout, je ne sais pas pourquoi, sans doute parce que j'ai deux matous qui ronronnent autour de moi au moment où je vous écris : « plaquer un gros baiser sur le nez d'un chat offusqué. » J'adore !
Lorsque Françoise Héritier écrivit ce court texte, elle était déjà très malade. Il n'est pas utile de le savoir, mais il n'est pas inutile non plus de le savoir. Quand j'ai refermé ce livre, je me suis dit qu'elle me manquait déjà.
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Kittiwake
  21 avril 2012
Une petite merveille!
A peine 100 pages, mais qui donnent envie d'attraper un crayon et un petit carnet (joli de préférence) et d'écrire la suite, sa suite à soi, ses propres broutilles, ses instants de clairvoyance, ses kifs
Car c'est un recueil de ces innombrables détails qui ne demandent pour exister qu'un être humain en vie et la volonté de les observer. En ouvrant tout grands les yeux et les oreilles, près à recevoir en conscience la caresse du vent sur la peau, ou à déguster une tartine de pain frais et de beurre. Il suffit juste d'avoir conscience que ces moments font le sel de la vie. Nul besoin de matériel sophistiqué, d'argent, de gloire ou de beauté, c'est accessible à tous, à tout instant, n'importe où. Il suffit d'être en vie.
À lire, relire, offrir, et réécrire avec ses propres mots

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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cicou45
  28 mai 2012
Une méditation sur tous ces petits plaisir qui font "le sel de la vie" et que, si l'on n'y prend pas garde, nous font passer à côté de petites choses toutes simples mais qui pourtant, mêlées les unes aux autres, rendent la vie belle et font que celle-ci vaut la peine d'être vécue.
Bref ouvrage construit sous à la fois une forme épistolaire puisque la narratrice répond en réalité à la lettre de l'un de ses amis mais aussi sous celle d'une sorte de journal intime puisqu'elle reprend, chaque jour (bien qu'il y ait des jours où cette dernière n'écrit pas) le fil de ses pensées là où elle les avait laissées. Une sorte de liste interminable également, bref, ce livre est plein de choses à la fois mais avant tout une réflexion sur le sens que chacun d'entre nous veut donner à sa propre vie. Ces quatre-vingt-cinq pages sont en réalités constituées en grande partie d'une seule et même phrase. C'est terriblement long me direz-vous, c'est ce que je pensais au départ (moi que les longues phrases, telles celles de Proust que l'auteure cite d'ailleurs à la fin de son livre, in supportent) mais ne dit-on pas aussi : "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ?" C'est ce qui s'est produit pour moi lors de cette lecture car pas une seule fois, je n'ai trouvé qu'il y avait des longueurs ou j'ai regretté qu'il n'y ait pas plus de points, le temps de reprendre ma respiration.
Il y a a bien évidemment des choses essentielles pour Françoise Héritier, l'auteure, qui me sont complètement inconnues et d'autres qui seraient pour moi à classer dans cette liste des petits plaisirs de la vie qui lui seraient également étrangères car, n'étant pas de la même génération, cela est inévitable mais d'autres pourtant nous sont communes et resteront, je l'espère, intemporelles.
Une merveille, à découvrir !
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mariech
  23 novembre 2012
Le sel de la vie c'est l'énumération de tous ces petits instants de bonheur qui font que la vie mérite d'être vécue , ces instants de grâce .
Ce genre de livres n'est pas vraiment fait pour moi , attention , il n'y a rien à redire , l'auteur a certainement un public .
Mais ce que je n'ai pas aimé c'est cette énumération trop longue qui en devient monotone , et puis le sel de la vie est différent d'une personne à l'autre ( et tant mieux ) , donc ces souvenirs sont propres à l'auteur plus qu'universels .
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Corboland78
  08 août 2012
Françoise Héritier née le 15 novembre 1933 est une anthropologue et ethnologue française. Elle a succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France, inaugurant la chaire d'« étude comparée des sociétés africaines ». Lévi-Strauss voyait en elle son successeur.
Son dernier ouvrage qui vient de paraître, le Sel de la vie, n'est pas un livre scientifique, « c'est une « fantaisie », née au fil de la plume et de l'inspiration » comme l'annonce en présentation son auteure. J'avoue qu'il m'est difficile d'en faire un compte-rendu, car j'hésite à classer ce bouquin qui selon les jours ou les heures, passe dans la catégorie des livres sans intérêt ou bien dans celle des livres de sagesse au quotidien !
Abordons la forme. Il s'agit d'une lettre envoyée à un ami et qui s'étale sur 80 pages mais dans laquelle Françoise Héritier ne fait que lister tous ces petits moments qui donnent du goût à la vie. Une liste de 80 pages, vous imaginez que ça fait beaucoup de petits riens où se mêlent souvenirs, émotions, plaisirs banals… qui vont « d'oublier de prendre son courrier » à « revoir Butch Cassidy et le Kid » en passant par « rechercher toujours bien qu'en vain le goût des reinettes du Mans ». A ce point de la chronique, certains vont se dire, mais à quoi rime cette daube ? Un bouquin qui en fait n'est qu'une énumération, merci bien. Je reconnais qu'il m'est difficile de donner tort à ces reproches et je les partage quand je suis dans ma phase négative.
Par contre, dans ma période positive, je parcours l'ouvrage sereinement, comme une poésie en prose et je m'arrête longuement sur chaque item de la liste, cherchant à retrouver en moi les émotions qu'ils suscitent. le plaisir retiré est mince mais je conçois qu'on puisse l'apprécier. Vous voyez que je fais des efforts pour être objectif dans mon analyse.
Pour éclairer un peu plus la lanterne du futur lecteur éventuel, j'associerais Françoise Héritier et Philippe Delerm comme le tenon et la mortaise, sans allusion grivoise bien évidemment, elle, dressant la liste des sujets que lui développe en quelques pages dans ses propres livres. Et pour être franc, je préfère lire les petits billets simples de Delerm plutôt que la liste sèche d'Héritier.
Dans cette longue liste chacun n'y retrouvera pas tous ses petits – ce qui est normal – mais tous y trouveront des similitudes avec sa propre vie, donc sur 80 pages si vous ôtez ce qui ne vous concerne pas, il ne reste qu'un fascicule pas bien épais. Il ne coûte pas cher certes (7.00 euros), mais il ne vaut pas plus, non plus. Mon conseil est simple, lisez-le chez votre libraire, ce sera bien suffisant. Encore un de ces livres dans l'air du temps, où l'on vous vante le bonheur des plaisirs simples – et je suis d'accord sur ce constat – mais qui ne va pas plus loin. Si vous en étiez déjà convaincu avant de l'ouvrir, ennui total assuré, si ce n'est pas votre façon de voir les choses, après cinq pages le bouquin finira à la poubelle.
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critiques presse (1)
LeMonde   20 février 2012
Sans prétention, mais avec culot, l'anthropologue livre un poème en prose où elle célèbre les émois quotidiens, le simple fait d'exister.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   25 juin 2012
...faire siffler un brin d'herbe entre ses doigts et ses lèvres, écouter dans la nuit du fond du lit le carillon Westminster qui augmente à chaque quart d'heure la durée de sa ritournelle dans la cuisine de Bodelio, entendre la vache de Moelan, voir un grand stampede dans un western, caresser la peau douce et flétrie des mains d'une vieille dame, appeler sa mère "ma petite mère", sa fille "mon trésor", son mari "mon coeur" et ressentir pleinement la justesse de ces appellations, dîner aux Bons Enfants dans une cour enclavée, savourer une histoire drôle rabbinique, chanter avec jean Gabin "Quand on s'promène au bord de l'eau", savoir prononcer correctement le nom de la ville de Cunlhat, ouvrir une lettre le coeur battant, être dehors quand le diable marie ses filles (What ? oh pardon ! sous une giboulée par beau temps), prédire qu'il pleuvra le lendemain à la position des rayons du soleil couchant, donner solennellement du "Monsieur" à un adolescent, écouter la voie sucrée de Rina Ketty attendant "le retour" et celle, piquante, de Mireille sur "le petit chemin", tomber en extase devant une couleur si juste, sautiller avec Charles Trénet et regarder avec Yves Montand les jambes de la demoiselle sur une balançoire, appeler avec un frémissement interne par son prénom quelqu'un que l'on vénère et qui vous en a prié, s'éveiller dans Paris avec Jacques Dutronc, lécher consciencieusement le fond des plats, s'asseoir au soleil à Rome piazza Navona en février et manger une salade de roquette avec un verre d'orvietto, faire se refléter sous le menton le jaune des boutons d'or, manger du raisin pris directement à la treille sur la façade d'une maison, voir de grosse gouttes d'eau s'écraser sur le sol ou un immense arc-en-ciel ou une lumière lointaine dans la nuit noire ou une étoile filante ou silencieusement passer très haut une capsule spatiale, avoir une tirelire, surprendre un animal qui vaque à ses affaires, sentir la densité d'un silence attentif, entrer dans la parole comme on entre dans l'arène, trouver enfin le mot juste, attendre un coup de fil, s'attrister parce que les galets perdent leurs belles couleurs en séchant, avoir le fantasme d'une grande maison à volets verts située à une croisée de chemins au coeur d'une forêt, admirer un grand perron doté de deux élégantes volées de marches ou des roses trémières opulentes ou un toit de tuiles vernissées, chanter à capella et à l'unisson, vibrer au timbre d'une voix, recevoir en pleine figure des ressemblances troublantes et agir avec le nouveau venu comme une ancienne connaissance, se parler à soi-même in petto, garder fidèlement une certaine idée de ceux que l'on a aimés, recevoir les épreuves d'un nouveau livre, manger des rayons de miel sauvage récolté par enfumage, croquer des radis, faire des compotes de pomme et des tartes à la pâte brisée, boire du cidre frais, coucher à la belle étoile, admirer le travail de nuit des termites sur des chaussures oubliées sur le sol, boire à la calebasse de la bière de mil chaude en passant à son voisin, faire un long voyage sur piste sans crever un pneu, entrevoir au bout du couloir la démarche de grand héron pressé et les pans de la blouse blanche du patron que l'on attend dans son service à l'hôpital et se sentir réconforté, empli de joie et de bien-être, aimer tout de la vie sur le terrain, même l'inconfort, nouer conversation facilement, assumer ses détestations, garder les vaches, tirer du vin nouveau, regarder les mains expertes de son médecin qui sait identifier le mal du bout des doigts, faire un bon mot ingénument et ne s'en rendre compte qu'à l'hilarité des autres, descendre en voiture un jour la rue de Belleville d'un trait, aller chez le coiffeur, se faire une manucure...
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keishakeisha   20 mai 2013
... marcher d'un bon pas, traîner des pieds dans les feuilles mortes, ..., écouter les hulottes la nuit et les grillons le jour, faire un bouquet de fleurs de talus, regarder glisser les nappes de brouillard, suivre la course d'un lièvre à travers champs ..., essayer de saisir le moment où l'on s'endort, sentir le poids de son corps recru de fatigue dans le lit, être reçu à un examen, dormir sur l'épaule de quelqu’un, participer à une liesse populaire, voir un beau feu d'artifice, écouter la Callas ou gémir le vent ou crépiter la grêle, regarder le feu, manger un sandwich dans le rue, marcher sur du sable chaud mais pas trop, siroter, faire sauter un trousseau de clés, faire pipi dans la nature, être ému aux larmes, ..., caresser, être caressé, enlacer, être enlacé (avec amour, complicité, tendresse), se sentir plein d'allant, d'enthousiasme, de passion, avoir des élans du cœur, se moquer des convenances, admirer la jeunesse, avoir les yeux plus gros que le ventre, avoir délicieusement peur, ..., se délecter en secret d'une idée ou d'un projet ou d'un souvenir, sortir sur le tarmac à la saison des pluies à la nuit à Niamey et sentir l'odeur chaude et épicée de la terre africaine, ...
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coco4649coco4649   09 mai 2015
…vibrer au timbre d'une voix, recevoir en pleine figure des ressemblances troublantes et agir avec le nouveau venu comme avec l'ancienne connaissance, se parler à soi-même in petto, garder fidèlement une certaine idée de ceux que l'on a aimés,…
faire un canard dans la tasse à café du voisin, racler à la cuillère la mousse sucrée au fond de la tasse,…
imaginer le dessous des robes de crinoline, faire un inventaire de toutes les sortes de cache-sexe masculin,…
au sommet d'une côte voir le paysage qui s'ouvre comme une corolle, sentir la terre tourner sous son corps en regardant les nuages…, calculer le temps entre l'éclair et le tonnerre,…
jouer au portrait chinois : « si c'était… ? », marcher dans la mer…
être une éponge à sentiments,…
ne plus avoir mal aux dents, …
faire grincer une porte ou une marche ou une craie sur une ardoise,…
haïr le ton cassant, les manières raides, grossières, offensantes, le regard dédaigneux, l'absence de considération pour les autres qu'on trouve chez ceux qui se croient supérieurs pour une raison ou une autre,…
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castabeacastabea   28 mai 2014
Il faut se garder du temps pour constituer ce florilège intime de sensualité qui peut pourtant se partager, substrat fondamental de la "condition humaine" Quand on utilise cette expression et bien d'autres (pensons à la "vallée des larmes" qu'est censée être l'existence sur terre !), on en vient toujours à l’expérience brûlante de la douleur et cruciale de la mort. Oui, mais c'est aussi cette capacité d'avoir du "goût" comme on dit en Bretagne, de l'appétence, du désir, cette capacité de sentir et de ressentir, d'être ému, touché et de communiquer tout cela à d'autres qui comprennent ce langage commun
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cicou45cicou45   28 mai 2012
"Il s'agit tout simplement de la manière de faire de chaque épisode de sa vie un trésor de beauté et de grâce qui s'accroît sans cesse, tout seul, et où l'on peut se ressourcer chaque jour."
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