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ISBN : 2803636697
Éditeur : Le Lombard (22/01/2016)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 50 notes)
Résumé :
État du Mississippi, années 60. Toute sa vie, Anderson a courbé l'échine. Sa petite fille a été assassinée il y a quelques années. Le vieux Noir sait depuis toujours que les coupables sont des Blancs et que la justice ne les retrouvera jamais.
Mais hier, la femme d'Anderson est morte de vieillesse.
Et aujourd'hui, il n'a plus rien à perdre.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  05 février 2016
Dans cette petite bourgade du Mississipi, Old Pa Anderson a ses petites habitudes comme aller boire une bière au Colored Café ou s'offrir les charmes d'une prostituée. Quand il rentre chez lui, Old Ma l'attend, comme d'habitude, ne voulant surtout pas savoir où il traine ainsi. Un vieux couple sans histoires, en apparence, mais qui cache de profondes blessures. Un soir, au dîner, Old Ma ne se sent pas très bien et préfère aller se coucher. Old Pa ne sait pas encore qu'elle ne se lèvera plus. À ses funérailles, il confiera à l'un de ses amis, Otis, que c'est le chagrin qui l'a tuée. le vieil homme, tourmenté et pris de remords, s'en veut de n'avoir rien fait pour sa petite-fille, de ne pas l'avoir vengée et d'avoir laissé ses meurtriers blancs s'en tirer à bon compte. Mais, cette fois, Old Ma partie, Old Pa n'a plus rien à perdre...
L'on retrouve encore une fois le duo père/fils qui, cette fois, nous offrent un album plus qu'honorable et bien ficelé. Dans les années50, au coeur de cette bourgade rurale ségrégationniste, raciste et très violente, au fin fond du Mississipi, il n'était guère bon d'être noir. Confrontés à la haine et au racisme, les Noirs n'avaient alors d'autre choix que de courber l'échine. Visiblement, ce bon vieux Old Pa Anderson en aura décidé autrement. Même si le scénario semble somme toute classique, il n'en reste pas moins efficace et touchant. Old Pa, en justicier vengeur, est plus que jamais émouvant. Hermann, au dessin, nous gratifie de très belles aquarelles en couleur directe, notamment ces scènes de nuit, et nous plonge parfaitement dans cette ambiance poisseuse du Mississipi.
En bonus, quelques témoignages en fin d'album utiles et bienvenus...
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Crossroads
  31 janvier 2016
Quelque part dans le Sud de l'Amérique, endroit béni des Dieux à défaut des hommes qui pratiquent une politique ségrégationniste "separate but equal".
Coluche dit un jour, un lundi de mémoire, entre la poire et le dessert, que les hommes naissaient libres et égaux mais que certains étaient plus égaux que d'autres.
Old Pa Anderson traîne régulièrement sa grande carcasse entre le café et sa vieille bicoque en bois.
De loin en loin, ses rapports avec Old Ma se sont distendus.
Deux habitudes habitant sous le même toit, voilà ce qu'ils sont devenus.
Faut dire qu'avoir eu sa petite fille assassinée n'a certainement pas contribué à l'épanouissement plein et entier du foyer.
Des meurtriers blancs. Des noirs en quête de vérité. La chose est entendue. Circulez...
Lorsque survient le décès brutal de sa douce, Old Pa n'a plus rien à perdre si ce n'est sa dignité trop longtemps placée sous l'éteignoir.
Le temps est venu de raviver la flamme et d'emprunter un chemin qu'il sait déjà sans retour.
La vache ! J'ai aimé un scénario d'Yves H., fils du grand Hermann, fait suffisamment rare pour être souligné.
Je passe sur les qualités graphiques du père, qui sont toujours aussi jubilatoires, pour m'arrêter un instant, le temps de balancer anticonstitutionnellement en verlan, sur l'excellente surprise scénaristique constituée par ce Old Pa Anderson.
Nous sommes dans les années 60, État du Mississipi.
Le contexte est tendu entre les deux communautés.
Les négros, balancés à l'envi, associés aux bastonnades et pendaisons toujours en vigueur dans cet État progressiste qui n'hésita pas un instant à lancer la mode du très distingué capirote blanc, véritable symbole de grâce et d'élégance qui connut en son temps un authentique succès d'estime, il faut bien l'avouer, prouvent encore l'interminable cheminement nécessaire à la paix des braves.
Vengeance !
Bien loin de révolutionner le genre, on est bien d'accord, Yves H. développe ici un scénario touchant et abouti, deux caractéristiques qu'il se refusait alors à exploiter, de mon point de vue propre et personnel auquel je souscris pleinement.
La fin est courue d'avance mais que le cheminement est vaillant.
Personnage attendrissant assoiffé de justice, ce Old Pa convainc, cette fois-ci, en laissant augurer de réelles promesses futures.
A noter ces quelques témoignages de fin de récit tristement édifiants.
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MissG
  04 décembre 2016
Old Pa Anderson traîne sa vie de misère depuis que sa fille est morte en couches et que sa petite fille a mystérieusement disparu, sans doute assassinée, il y a quelques années.
Dans les années 50/60, la ségrégation est bien présente dans les états du Sud et comme le dit un ami à Old Pa : "On n'est juste que des nègres du Mississippi.", il n'y a donc pas eu d'enquête, pas d'arrestation, pas de justice.
Mais voilà qu'Old Ma, sa femme, décède.
Old Pa décide alors qu'il n'a plus rien à perdre et qu'il est temps pour lui de savoir la vérité sur la disparition de sa petite fille, et enfin la venger.
Non seulement ce n'est pas la première collaboration entre Hermann et Yves H. pour la collection Signé, j'ai notamment lu "Station 16", mais c'est écrit en famille car Yves H. de son vrai nom Yves Huppen, est tout simplement le fils de Hermann, de son nom entier Hermann Huppen.
Ce qui m'a attirée vers cette bande dessinée est en premier lieu l'histoire, javais très envie de lire un récit sur cette période de l'histoire Américaine, qui plus est pour une fois sous forme de bande dessinée; et dans un second temps quand j'ai vu les auteurs je savais qu'il y avait peu de chance que je sois déçue.
Le scénario, signé Yves H., a tenu toutes ses promesses, j'ai beaucoup aimé cette histoire de vengeance sous fond d'Amérique ségrégationniste.
Le personnage d'Old Pa touche forcément le lecteur, il a beaucoup de détresse en lui, mais il finit aussi par forcer son respect car il ne recule devant rien pour se venger et ose braver des interdits de l'époque, comme se promener dans le quartier des blancs : "Les gens d'ici n'aiment pas voir des noirs dans le quartier le soir.". C'est de toute façon un homme désespéré qui ne tient plus à la vie et qui décide de faire un baroud d'honneur avant de passer l'arme à gauche.
Même si la fin est prévisible : "Ici, c'est le Mississippi, mon révérend. Et le Mississippi règle ses affaires à sa façon.", elle est particulièrement dure mais au moins j'ai eu le sentiment qu'Old Pa avait accompli son devoir.
Quant aux dessins, par Hermann, ils ne m'ont pas toujours convaincue.
Je ne suis pas particulièrement fan de son style mais ce n'est pas ce que je leur reproche, disons qu'ils manquant de nuance et que les traits des visages ont tendance à être les mêmes pour tous les personnages masculins.
Il faut dire que les nuances de couleur sont plutôt claires ou alors très sombres pour les scènes nocturnes, cela n'aide pas à différencier les protagonistes.
Cela m'a un peu gênée, d'autant que j'ai trouvé certains traits de visages un peu trop caricaturaux.
A contrario, j'ai trouvé certaines scènes très belles et très réalistes, comme cette chasse à l'homme dans les bois en pleine nuit.
Parfois les dessins et la mise en couleur contribuaient à l'atmosphère générale de cette bande dessinée, à quelques autres moments j'ai été gênée dans ma lecture pour être sûre que je ne me trompais pas de personnage.
Je terminerai sur le dossier de postface qui explique de façon synthétique la ségrégation et les implications des lois Jim Crow, le tout accompagné de témoignages dont certains font froid dans le dos, d'autant plus quand on se dit que c'était seulement il y a moins de cinquante ans, hier en somme, et que même aujourd'hui la ségrégation persiste dans certaines zones des Etats-Unis.
"Old Pa Anderson" est une triste bande dessinée qui aborde d'une belle façon la ségrégation dans le Sud des Etats-Unis, une collaboration père-fils intéressante dans la décidément excellente collection Signé des éditions Le Lombard.
Lien : https://lemondedemissg.blogs..
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Amindara
  17 mars 2016
Hum… Je ne savais pas, quand j'ai sélectionné cette BD pour le comité de lecture, qu'elle était en lice, elle aussi pour le Festival d'Angoulême. J'avais pourtant parcouru la sélection en long, en large et en travers, mais il faut croire que j'étais passée par-dessus. Bref. Je dirais bien de cette BD qu'elle est intéressante, mais qu'il lui manque quelque chose.
Intéressante de par son histoire, son contexte. Parler de la ségrégation aux USA, ça s'est déjà tellement vu que c'était un pari certain de faire quelque chose d'original. L'histoire nous plonge directement dans l'ambiance de cette époque, avec la différence qu'il y avait d'être noir dans un pays où on les détestait. On y voit la cruauté des blancs, et même pire, on nous montre directement que même les forces de l'ordre sont profondément racistes et profitent de leur position. Mais bizarrement, je me suis sentie à côté de toute cette histoire. Nous avons ce grand-père, dont la petite fille a disparu et qui, suite à la mort de sa femme décide d'éclaircir cette histoire parce qu'il n'a plus rien à perdre. Il pourrait être touchant, seulement, il y avait toute cette violence en lui qui me rebutait quelque peu. Je me serais attendue à être plus touchée par cette histoire et ce personnage. C'est là que réside une partie de ma déception.
L'autre partie réside dans les dessins. J'avais du mal avec ce style qui donnait aux visages une drôle d'expression. Ils en étaient presque laids d'ailleurs. Je dois avouer que ça m'a un peu gênée dans la lecture de cette BD. Au-delà de ça, j'ai bien aimé, en revanche, les couleurs qui ont été utilisées. Il y a une espèce de lumière, un peu grise, un peu bleue, qui nous plonge tout de suite dans cette ambiance pas franchement brillante, avec ce petit côté un peu passé aussi.
Je ne peux donc pas dire que je n'ai pas aimé, mais pour moi, il manquait quelque chose à cette BD pour vraiment me plaire.
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Nadouch
  17 septembre 2016
Sur fond de ségrégation et de racisme aux Etats-Unis dans les années 50, une BD qui raconte la vendetta d'un grand-père noir dont la petite-fille a été la victime de blancs racistes, violeurs et sanguinaires...
Un scénario très ramassé (l'action quasiment en temps réel) et une illustration diablement efficace et extrêmement travaillée. On sent que le dessinateur a de la bouteille ! Au scénario, c'est son fils, et lui aussi est efficace : pas de fioritures, mais à la fin un excellent et émouvant dossier sur les racines du racisme et de la ségrégation aux Etats-Unis, depuis la fin de l'esclavage jusqu'à aujourd'hui...
Une BD percutante et très artistique à la fois, au propose certes engagé mais pas trop, sans leçons de morale, juste des faits révoltants et humains.
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critiques presse (4)
BDGest   24 février 2016
Dans cette retenue, le graphisme d’Hermann fait des miracles. Il montre à nouveau qu’un excellent dessin dit plus que des centaines de mots.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom   11 février 2016
Un thriller salvateur en apparence fort simple mais digne des réalisations de Clint Eastwood dans des registres et sur des thèmes similaires.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Auracan   25 janvier 2016
Le duo Huppen père et fils nous a habitués à des albums âpres mais qui ne peuvent laisser indifférent. Old Pa Anderson poursuit dans cette voie en étant à la fois touchant et secouant !
Lire la critique sur le site : Auracan
Sceneario   28 décembre 2015
Pas forcément l'album qui va s'imposer dans la biblio Hermann. Malgré tout, les fans sauront apprécier cette efficacité tant graphique que scénaristique !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AxelinouAxelinou   16 avril 2016
- T'as fini ta journée ? Tu prends une Bud' ?
- Fini ?... pas complètement, mais tu peux m'en servir une, ça me f'ra pas de tort... Je viens de recadrer une famille de négros... Y me rendent malade...
- Ben, c'est à cause de ces sales communistes qui leur bourrent le crâne avec des idées de merde ! Après ça, y s'croient tout permis !
- Z'ont besoin d'une sérieuse remise aux normes. Ouais, un vrai bon recadrage, comme dans le temps.
+ Lire la suite
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bergsonbergson   30 janvier 2016
Ici c'est le Mississippi mon révérend et le Mississippi règle ses affaires à sa façon.
Commenter  J’apprécie          30
JulverJulver   24 septembre 2016
J'ai hésité... mais voilà. Le jour où la p'tite a disparu... Louise, la fille d'Emmet, elle aurait vu quelque chose... J'en sais pas plus mais tu devrais aller la voir...
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JulverJulver   24 septembre 2016
Est-ce que tu te rends compte du risque que tu as pris? Les gens d'ici n'aiment pas voir des noirs dans le quartier le soir.
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MissGMissG   04 décembre 2016
Les gens d'ici n'aiment pas voir des noirs dans le quartier le soir.
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