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EAN : 9782253108337
601 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/2005)

Note moyenne : 4/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Figures romanesques, passionnées, solitaires et tragiques, quatre reines – Margaret, Mary, Catherine et Anne – évoluent autour du roi Henry VIII, personnage autoritaire, sensuel, tyrannique et flamboyant. Margaret, sa sœur aînée, devient, à quatorze ans, reine d’Écosse, tandis que Mary, sa cadette, épouse à dix-neuf ans un Louis XII vieillissant qui la fait reine de France. Longtemps, Catherine d’Aragon lutte pied à pied pour ne pas se laisser balayer par la passion... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Cannetille
  09 mars 2019
La trilogie historique du Crépuscule des rois commence par La Rose d'Anjou, pendant la guerre civile des Deux Roses qui déchira l'Angleterre de 1455 à 1485, résultat de l'affrontement pour la Couronne d'Angleterre entre deux branches de la maison Plantagenêt : Les Lancastre portant l'emblème de la Rose Rouge, et les York, celui de la Rose Blanche.

Catherine Hermary-Vieille retrace les péripéties, conflits entre vassaux de la Couronne, alliances et trahisons en chaîne, qui aboutirent à la disparition des Plantagenêt avec la mort de Richard III, et à l'accession au trône d'Henri VII, premier souverain de la maison Tudor.

Le deuxième tome Reines de coeur décrit le règne d'Henri VII, qui unifia les deux roses par son mariage et rétablit l'équilibre du pays sous l'emblème d'une nouvelle rose, blanche à coeur rouge. Lui succéda son bien moins sage fils Henri VIII, que nous suivons jusqu'à sa décision, faute d'héritier mâle, de faire annuler son mariage avec sa première femme Catherine d'Aragon.

Enfin, Les lionnes d'Angleterre voient se succéder les épouses suivantes d'Henri VIII : l'intrigante et arrogante Anne Boleyn morte décapitée, la modeste Jane Seymour morte en couches, "l'odorante" Anne de Clèves répudiée en quelques mois, la légère Katherine Howard morte décapitée elle aussi, enfin Katherine Parr.

Catherine Hermary-Vieille nous immerge dans une vaste fresque foisonnante d'alliances et de trahisons, de retournements de situations, de personnages hors du commun dont la parentèle intriquée pourra, dans le premier tome, désorienter le lecteur non cramponné à l'arbre généalogique proposé en fin d'ouvrage.

Comme à son habitude, le style de l'auteur est extrêmement sobre : le récit décrit simplement les évènements, les romançant au strict minimum. le résultat, très plaisant à lire, donne un tableau d'ensemble sérieux et crédible qui permet de se faire une bonne idée de cette période. On peut néanmoins regretter la rapidité du récit dans le premier volet qui, embrassant l'ensemble des évènements et de leurs protagonistes, ne peut que rester à la surface des personnages sans en creuser vraiment aucun.

On pourra trouver une lecture complémentaire dans la série de romans historiques The Cousin's War de Philippa Gregory, où, partant d'un parti-pris beaucoup plus romancé mais historiquement solide, chaque tome est rédigé du point de vue personnel d'un personnage-clé, qui y gagne en humanité et en profondeur.

Quoi qu'il en soit, chez Catherine Hermary-Vieille comme chez Philippa Gregory, ce sont les femmes qui tissent le fil rouge du récit. Il faut dire que, fiancées quasiment dès le berceau, mariées dès la puberté, leur rôle se réduisait à peu près à la fonction reproductrice. Celles qui hantent ce récit ont payé fort cher leurs ambitions et leurs tempéraments d'exception.

En conclusion, cette longue mais (trop) rapide saga est à recommander au lecteur qui souhaite découvrir un premier panorama d'ensemble de cette période. Après mes lectures précédentes sur l'Angleterre de cette époque, je n'y ai plus trouvé le plaisir de la découverte, mais un agréable moment de révision.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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peneloppe277
  02 avril 2010
Depuis son Prix Fémina en 1981 pour le Grand vizir de la nuit, Catherine Hermary-Vieille fait alterner les biographies et les romans avec le même succès : La Marquise des ombres, L'Infidèle (Grand Prix RTL), Un amour fou (Prix des Maisons de la Presse). Après la trilogie des Dames de Brière et La Bourbonnaise, elle poursuit avec Reines de coeur, suite de la Rose d'Anjou parue l'année dernière, une grande trilogie, le Crépuscule des Rois, dans la lignée de l'inoubliable série de Maurice Druon : Les Rois maudits.
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tesdichiti
  18 octobre 2019
Henri Tudor écrase Richard III et prend la couronne, il devient Henri VII.
Il épousera Élisabeth d'York, la fille d'Édouard IV et nièce de Richard III.
Il rassemble ainsi les factions ennemies de la guerre des Deux Roses sous l'étendard des Tudor.
Durant tout son règne, avec une main de fer, il ramènera la paix dans le royaume, écrasant toute velléité de révolte. Il renflouera les caisses du Royaume et redorera l'autorité royale. L'Angleterre redeviendra une puissance entre la France et l'Espagne.
Fidèle à la Reine, ils eurent 7 enfants. Margaret, l'ainée devient Reine d'Ecosse, Mary, épouse un Louis XII en fin de vie, Arthur, l'ainé meurt avant ses vingt ans, Henri, le cadet deviendra le fameux Henri VIII.
L'auteur nous raconte l'histoire du royaume en insistant sur la vie de ses filles de Roi devenues Reines par choix d'alliance paternelle.
La vie de l'épouse du Roi, Elisabeth d'York méritant à elle seule une biographie.
Et puis arrive Henri VIII, et tout se passe entre souverains prestigieux : Henri, François 1er er Charles Quint…………….la classe.
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Khalya
  08 octobre 2017
Dans ce second tome du crépuscule des rois, on reprend là où le tome 1 s'était arrêté.
Des quatre reines citées, Anne Boleyn, présente au résumé, est quasiment absente du roman dans lequel elle n'est encore qu'une demoiselle de compagnie comme une autre. On reviendra probablement vers elle dans le tome 3 mais ici, on se penche plus sur la liaison entre Mary Boleyn et le roi que sur son règne.
Très présente au début du roman, Catherine d'Aragon s'efface peu à peu pour ne faire que de rares apparitions dans lesquelles on nous apprend la mort d'un autre de ses enfants, ou encore son obstination à défendre son père et l'Espagne malgré le nombre incalculable de fois où ce dernier dément les serments qu'il a fait à l'Angleterre.
Les deux reines qui sont à l'honneur sont Margaret Tudor, soeur ainée d'Henry VIII, mariée à 14 ans au roi d'Ecosse, qui va faire face à une situation personnelle et politique désastreuse sans pour autant obtenir le moindre soutien de son frère ; et Mary Tudor, petite soeur du roi, mariée à 18 ans à un roi de France de 33 ans son ainé et qui saura tirer son épingle du jeu une fois veuve. Furieux contre elle lorsqu'elle décide de son avenir une fois veuve, Henry fini par lui pardonner, comme toujours.
J'ai trouvé que le texte était moins de parti pris et que la réalité historique était plus neutre. Par exemple, personne ne sait si Charles Brandon et Mary Tudor ont été amants avant leur mariage et dans ce cas Catherine Hermary-Vieille a suivi la maxime: « dans le doute, abstiens-toi ».
J'ai beaucoup aimé ce tome, car la période Henry VIII est la période que je préfère dans l'histoire anglaise. Pour autant, si je savais que ses soeurs avaient été respectivement mariées en Ecosse et en France, je ne connaissais pas les détails historiques de leurs vies. J'ai vraiment été ravie de les découvrir.
Il me reste à découvrir le tome 3, qui devraient être consacré aux 6 infortunées épouses d'Henry VIII.
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Lecteur_75015
  15 janvier 2018
J'ai beaucoup aimé ce second tome qui reprend exactement où le premier se terminait contrairement à ce que laissait entendre la quatrième de couverture. Nous ne sautons pas de Richard III à Henri VIII : le roman s'attarde sur le règne de Henri VII et Anne Boleyn n'apparaît qu'à la fin du récit.
Ce tome laisse beaucoup plus de places aux autres monarchies européennes : Ecosse, Castille et Aragon, France, Bourgogne, Saint-Empire... le jeu des alliances matrimoniales occupe une large place dans l'intrigue.
Le décalage entre les deux générations de Tudor est frappant : au tryptique si sérieux Henri VII- Elisabeth d'York - Margareth Beaufort succède le beaucoup plus frivole Henri VIII - Margareth - Mary. Pour leur défense, ils sont encore jeunes et n'ont pas connu toutes les épreuves de la génération précédente pour arriver au pouvoir.
Ce roman se lit facilement : il n'est pas trop érudit et on ne se perd pas dans une foule de têtes couronnées. Comme je ne connaissais pas du tout l'histoire de l'Ecosse, il y avait même du suspense concernant ce qui allait se passer dans ce pays. Quand on connaît la suite du règne d'Henri VIII, on peut même trouver très drôle ses commentaires assassins sur le divorce...
J'ai hâte de retrouver Mary, Margareth et Henri VIII dans le troisième et dernier tome de cette saga !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
sld09sld09   01 octobre 2017
La route longeait les pâturages, traversait les forêts, franchissait ruisseaux et rivières sur de ponts de bois ou de pierre sur lesquels des lézards se chauffaient au soleil.
– Nottingham n'est plus loin, Milady, annonça Robert Willoughby. Nous y prendrons deux jours de repos.
En signe de courtoisie, Bessie inclina la tête mais il lui était encore impossible d'entretenir des relations avec quiconque, fût-il dépêché par Henry Tudor pour l'escorter de Sheriff Hutton à Londres, en compagnie du petit Edward Warwick, le fils de son défunt oncle Clarence. En dépit des jours heureux qui attendaient la jeune fille, émoi et appréhension s'emparaient d'elle lorsqu'elle pensait à ce fiancé inconnu.
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rkhettaouirkhettaoui   27 juillet 2016
...pour une femme, l’agrément de fréquenter les hommes de son pays natal peut l’empêcher d’apprécier ceux de son pays d’adoption. Il est fort amoureux et désireux de plaire, mais point sot et ne peut que se méfier de ces jeunes lords insolents qui ont librement leurs entrées chez la reine.
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rkhettaouirkhettaoui   27 juillet 2016
Ils étaient destinés l’un à l’autre, rose rouge et rose blanche. Qu’ils aient de l’attirance l’un pour l’autre n’avait pas de réelle importance. Il devait régner, donner paix et aisance à ses sujets, elle devait produire des fils pour continuer la lignée des Tudor, des filles qui par leurs mariages procureraient à l’Angleterre des alliés de poids.
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rkhettaouirkhettaoui   27 juillet 2016
Le temps des favoris, des intrigues et des prodigalités était achevé. Les York avaient payé cher un manque de rigueur que les Tudor proscrivaient à présent.
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rkhettaouirkhettaoui   27 juillet 2016
Les tendres pensées sont une chose, Catherine, le contact des corps une autre. Le mien aspirait de toutes ses forces à retrouver le vôtre.
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Videos de Catherine Hermary-Vieille (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Hermary-Vieille
Parution le 7 mars 2018 :
Un Bagdad féerique digne des Mille et Une Nuits
Au soir de sa vie, Ahmed se souvient. Après tant d?années, le temps est venu pour le vieux mendiant de conter l?histoire de son maître Djafar al-Barmaki, jadis condamné à la mort et à l?oubli. Trop souvent, il est passé sans rien dire devant la dépouille du proscrit, cet homme qu?il aima passionnément. Mais qui se souvient encore, en ce milieu du ixe siècle, du grand vizir Djafar, favori du calife Haroun al-Rachid, et de sa brutale disgrâce ? On dit qu?il offensa le souverain en consommant son mariage avec la princesse Abassa. Mais cet amour méritait-il la mort ? le calife était-il donc jaloux? de sa s?ur ? Ou soucieux de soumettre l?ambitieux Djafar ? À Bagdad, sur la grand-place des artisans, Ahmed se dresse. Dix soirs de suite, au péril de sa vie, il va ressusciter le passé de la ville d?or. Inspirée par la légende des vizirs barmakides, cette histoire d?amour et de mort aux couleurs de miniature persane ressuscite la splendeur de l?Empire abbasside, comme le ferait un conte des Mille et une nuits.
** Née à Paris en 1943, Catherine Hermary-Vieille alterne les biographies et les romans avec succès. Elle a obtenu de nombreuses récompenses littéraires, dont le prix des Maisons de la presse pour Un amour fou (1991) et le Grand Prix RTL pour L?Infidèle (1987). On lui doit aussi La Bourbonnaise (2003), Merveilleuses (2011), La Bête (2014). Elle vit aujourd?hui à Charlottesville (Virginie).
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