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EAN : 9782258088825
384 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (19/01/2012)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Un otage va être exécuté dans moins de quarante-huit heures. Sa meilleure chance de survie ? Les tocards du MI5, les services secrets britanniques.


A cause d'une bourde commise lors d'un exercice anti-terroriste dans le métro londonien, la carrière de River Cartwright au sein du MI5 stagne. C'est peu dire, puisqu'il a été relégué au Placard, une maison perdue dans un quartier miteux de la ville ou d'autres espions ratés paient pour leurs erreu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Lapkast
  07 août 2017
Un polar psychologique sombre et addictif qui renouvelle les codes du roman d'espionnage.
Dès les premières pages, ce qui marque et accroche le lecteur, c'est que Mick Herron, qui n'est pas un petit nouveau dans le monde du polar puisqu'il est l'auteur de plusieurs romans à succès en Grande Bretagne, possède un redoutable talent de conteur et une écriture d'une grande qualité qui captive l'attention par sa puissance romanesque.
Mais contrairement à la 4eme de couverture qui laisserait croire qu'il s'agit presque d'une comédie policière, nous sommes bel et bien là plongés dans une parfaite ambiance de romans noirs, sombre et intrigante, même si l'humour noir notamment lors de certains dialogues fait mouche.
L'intrigue est passionnante et renouvelle totalement les codes du roman d'espionnage : pas de gadgets ni de clichés à la James Bond ici, mais au contraire une lutte entre les services de renseignements anglais, comme s'il s'agissait de rivalités entre le FBI et la police locale aux USA.
Après les attentats de Londres en 2005 qui ont bouleversé les consciences et culpabiliser les services secrets, la menace sur internet de l'exécution d'un otage va remobiliser les fameux "tocards" du MI5, mis au "Placard" depuis de longues années et réduits à des tâches administratives subalternes et déprimantes. Mais lorsque ceux-ci interviennent en croyant avoir des atouts, ils vont peu à peu démasquer une sombre machination...
Personnages réussis et bien campés, suspense savamment dosé, rythme soutenu et une intrigue originale font de ce roman noir subtil et intelligent un thriller psychologique réussi, qui inaugure une série passionnante dont le deuxième volet, "Les lions sont morts", récompensé à sa sortie en Grande-Bretagne par le prestigieux Golden Dagger Award décerné par la Crime Writers' Association (CWA) et élu Polar de l'année par le Times, vient enfin de paraître dans la collection Actes Noirs des éditions Actes Sud : pas de doute, je ne le manquerai pas !
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Eskalion
  16 février 2012
Que l'on soit amateur ou non de romans et de films d'espionnage, nous avons tous des stéréotypes bien encrés dans nos mémoires de cet univers particulier, fait d'ombres et de silences, de trahisons et de complots.
Le temps de la guerre froide, celui de ce monde multipolaire dans lequel nous vivons aujourd'hui offre une source inépuisable de scenarii pour des auteurs qui savent offrir à leurs lecteurs une vie d'aventures par procuration, où le bien triomphe toujours à la fin.
Dans ce domaine de grands noms ont apporté leur pierre à l'édifice de notre imaginaire. de William le Queux au début du XX siècle, à Ian Flemming en passant John Bucan , sans oublier John le Carré ou Gérard de Villiers, tous ont contribué à forger l'image de l'espion ne pouvant compter que sur lui-même, animal au sang froid ayant une parfaite maîtrise de soi et faisant face à toutes les situations. Bien sûr avons-nous retenu les gadgets de James Bond et l'ingéniosité d'un Jason Bourne. Bien sûr avons-nous compris qu'un espion ca bondissait, ca courrait et ca dansait un tango perpétuel avec la mort et qu'il s'en sortait toujours.
Alors sans doute est-il temps pour vous de pénétrer dans l'univers de Mick HERRON. Un univers où ne brille pas le flamboyant, où le temps ne court pas après lui-même, et où l'envers du décor est sombre, sent le désoeuvrement et où la mort sociale étouffe peu à peu votre existence.
Vous êtes vous déjà demandé si parfois des opérations pouvaient échouer ? ce qu'il pouvait advenir de l'espion qui aurait pu foirer son coup ou péter un plomb au point de représenter un poids inutile pour l'administration qu'il est censé servir ?
Peut être, en vous baladant dans les rues de Londres, avez-vous pris le temps de vous assoir quelques instants sur un banc, devant une maison anodine. Peut être avez-vous vu alors en sortir un individu venant directement s'assoir à vos côtés dans une posture intimidante au point que vous avez finalement préféré vous lever et décamper au plus vite. Sans doute vous étiez vous, sans le savoir, posté trop longuement devant Slough House, la maison des tocards !
Car c'est là, dans cette banale demeure que résident les losers du MI5. Ces agents qui a un moment ou à un autre on planté une mission ou se sont rendus inutiles par une coupable addiction. Cantonnés à exécuter un boulot ingrat de gratte papier, à relire des échanges téléphoniques, les tocards de l'espionnage ressassent leur échec personnel comme on mâche une feuille de coca. Sauf que le suc qu'ils en tirent est d'une acidité particulièrement corrosive qui les ronge de l'intérieur à petit feu.
Condamnés, pas tout à fait morts, plus vraiment vivants, parqués là par une administration qui refuse de donner le coup de grâce en les virant, les laissant prendre eux même le soin de se suicider professionnellement en démissionnant, ils traînent leur faute sans échappatoire, sans possibilité d'expiation.
Dans cette maison où on se parle peu tant chacun est un miroir renvoyant l'échec pour l'autre, on vit dans ce temps figé qui n'offre aucune perspective.
Du moins jusqu'à cette vidéo diffusée sur internet qui brutalement va faire la une des médias. Sur celle-ci apparait un jeune homme, attaché et bâillonné et un message qui annonce qu'on lui tranchera la tête dans 48h.
Pour River Cartwright l'occasion de la rédemption s'offre finalement peut être à lui de manière inespérée.Accusé à tord d'être à l'origine d'une bavure lors de la simulation d'une opération antiterroriste, celui va entrainer à sa suite ses collègues du placard pour essayer de sauver le jeune otage d'une mort annoncée.
Mais il suffit parfois de bouger légèrement une pièce d'un plan savamment construit pour que celui-ci vacille et ne manque de s'écrouler. Et lorsque l' on est un tocard on est bien sûr le dernier au courant des intérêts et des enjeux d'une affaire en cours. Nos has been l'apprendront très vite à leurs dépends.
Si le thème de ce roman aurait pu prêter à l'écriture d'une histoire riche en situations cocasses et pleine d'humour, il n'en est absolument rien dans le livre de Mick HERRON. Au contraire, il s'agit d'un roman sombre, noir, un vrai roman d'espionnage, avec ses drames et ses rebondissements.
L'intelligence de HERRON est de construire son roman autour de personnages en négatif. Des hommes et des femmes brisés par une faute, des damnés qui se lanceront dans cette aventure comme une fuite en avant pour réparer une erreur qui ne peut plus l'être. Des personnages d'une grande profondeur psychologique qui donne au roman, son ton si particulier et l'emprunt de beaucoup d'émotions.
Tout en gardant les spécificités d'un bon roman d'espionnage, Mick HERRON en revisite le genre. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il le fait avec une vraie réussite.
Si vous aimez les romans d'espionnage, essayez celui-ci , qui sort des sentiers battus et qui vous offrira une vision plus humaine de cet univers du secret.
Une bonne surprise de ce début d'année 2012.
Lien : http://passion-polar.over-bl..
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mauriceandre
  20 janvier 2015
Que devienne les espions ayant raté une mission ? Réponse ils sont mis au placard dans la maison des tocards.
C'est ce qui est arrivé à River Carwright après un lamentable fiasco lors d'un exercice antiterroriste dans le métro londonien. Pourtant il n'a pas perdu espoir de retourner à la grande maison, le MI5.
Quand une vidéo diffusée sur le Web montre un adolescent retenu en otage pour sa couleur de peau et que de plus, ces ravisseurs menace de le décapiter River y voie l'occasion de se racheter et décide avec ces compagnons d'infortune de le sauver. Au mépris de toute prudence…
Ils ont quarante huit heures pour cela
Les personnages sont savoureux, entre le hacker asocial et l'éternel étourdit ayant laissé un dossier ultra secret sur la banquette du métro, l'otage prénommé Hassan, devrait se faire du souci.
En général je ne goutte pas trop l'humour british, mais dans ce roman d'espionnage que j'ai dévoré, j'ai bien aimé le côté espion tocard qui arrive à coiffer les meilleur.
J'ai déjà lu pas mal de polar tourner vers le monde des espions, entre des auteurs comme Clancy, Ludlum et Follett dont j'ai pratiquement tous lus, Mick Herron a trouvé sa place.
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collectifpolar
  22 octobre 2019
À la suite d'une faute impardonnable, River Cartwright, un jeune agent du MI5, voit sa carrière pourtant prometteuse brusquement interrompue. Direction « la maison des tocards », placard où tous les rebuts de la profession sont relégués. Alcoolisme, usage de drogue et perversion, compromissions politiques et trahisons... Chaque occupant expie sa faute en restant des mois, voire des années, à végéter dans ce trou, enchaînant les missions sans intérêt.
Lorsqu'une vidéo diffusée sur Internet montre l'enlèvement d'un jeune Londonien d'origine pakistanaise par un groupuscule d'extrême droite, Cartwright et l'équipe de bras cassés de la maison, désireux de se rattraper, décident de tout tenter pour résoudre l'enquête, quitte à se frotter aux grands pontes des services de la Sûreté britannique.
Ce roman d'espionnage singulier, peuplé d'une galerie de personnages hauts en couleur, bouscule avec humour, ironie et irrévérence les codes du genre.
Mick Herron a su rendre très humain ce drôle de roman d'espionnage genre plutôt très viril habituellement. Si les situations dans lesquelles notre anti-héros évolue sont cocasses voire comiques, il n'en est rien de l'histoire, elle,  est ténue et  sombre comme le destin brisés de ces jeunes gens en plein vol. Point de poudre au yeux ici, point de femmes fatales et dangereuses, point de casino royal. Juste des hommes et des femmes, des gens comme vous et moi qui  qui se débattent avec leurs mesquineries et leurs  frustrations. Des hommes et des femmes face à leurs erreurs passées en quête de redemption.
Un roman d'espionnage caustique et atypique donc, qui à tout du roman noir et psychologique, sans concession sur la Grande-Bretagne d'aujourd'hui.
Premier volet de la série des Slough House.
Lien : https://collectifpolar.com/
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Les_Lectures_du_Maki
  08 décembre 2020
La maison des tocards est un bureau du MI-5 où l'on regroupe tous ceux qui ont fauté ou qui ne sont pas à la hauteur. On les laisse mariner, se consacrer à des tâches subalternes sans importance dans le seul but de les décourager afin qu'ils démissionnent. Bref c'est le placard par excellence, dirigé par Jackson Lamb, un vieil agent bougon qui ne vaut guère mieux que ses acolytes.
Le premier tiers du roman est une présentation des locataires involontaires du Placard et un rappel des fautes qu'ils ont commises : cela va de l'oubli de document confidentiel dans un lieu public à l'alcoolisme. On fait également connaissance avec River, le dernier arrivé, qui a pour mission d'éplucher les poubelles d'un journaliste d'extrême droite. Il faut s'accrocher, avec pas moins d'une dizaine de protagonistes appelés parfois par leur nom, parfois par leur prénom voire par un sobriquet, c'est assez confus mais on s'y retrouve sur le long terme. le rythme s'accélère vers le milieu du roman quand il faut passer à l'action, quand les tocards sont confrontés à la réalité du terrain...
La maison des tocards est à la fois un roman d'espionnage atypique et un thriller psychologique très sombre. Derrière une critique acerbe de la mère patrie et de ses dérives droitières, Mick Herron nous présente des hommes et des femmes brisés dans leur carrière qui se battent contre l'establishment et leurs frustrations. Derrière cette noirceur l'humour pince sans rire anglais est bien présent. L'intrigue elle aussi est surprenante, plausible, sans grands effets ou retournements de situations extraordinaires qui décrédibiliseraient l'ensemble.
Au final, La maison des tocards de Mick Herron est un très bon roman d'espionnage, inventif, sombre et caustique, malheureusement desservi par une traduction approximative.

Lien : https://les-lectures-du-maki..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   22 octobre 2019
Voici comment River Cartwright avait quitté la voie rapide pour se retrouver avec les Tocards.


Huit heures vingt, un mardi matin, la gare de King’s Cross remplie de ce que le Vieux appelait les autres : « Des non-combattants, River. Une occupation tout à fait respectable en temps de paix. Excepté que nous ne sommes plus en paix depuis septembre 1914. »

L’élocution du Vieux évoquait à River des chiffres romains : MCMXIV.

Il s’arrêta, consulta sa montre ou fit semblant (ce qui revenait pratiquement au même). Le flot des passagers coulait autour de lui comme l’eau sur un rocher, avec force soupirs et claquements de langue irrités. Devant la sortie la plus proche – un rectangle par lequel s’engouffrait la pâle lueur de janvier – deux Cadors vêtus de noir se tenaient aussi raides que des statues. Leur arsenal imposant passait inaperçu aux yeux des non-combattants, dont le nombre avait augmenté depuis 1914.

Les Cadors – que l’on appelait ainsi parce qu’ils accomplissaient toujours leur travail à la perfection – restaient bien en retrait, conformément aux instructions.

Vingt mètres plus loin, la cible.

— Tee-shirt blanc sous une chemise bleue, répétait River dans sa barbe.

A présent, il pouvait ajouter quelques détails au portrait-robot dressé par Spider : jeune homme originaire du Moyen-Orient, les manches de sa chemise bleue relevées, un jean noir raide et neuf. Qui achèterait un pantalon neuf pour une telle occasion ? Il écarta la question : il serait toujours temps de se la poser plus tard.

Un sac à dos visiblement lourd se balançait sur l’épaule droite de la cible. Le fil qui pendait à son oreille, semblable à celui que portait River, aurait pu être relié à un iPod.

— Confirmez contact visuel.

River porta la main gauche à son oreille et parla doucement dans son bouton de manchette.

— Confirmé.
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rkhettaouirkhettaoui   07 novembre 2016
Une carrière à brasser de la paperasse. À transcrire des conversations téléphoniques. À passer au peigne fin d’anciennes opérations pour trouver des liens avec le présent…
La moitié du futur est enfouie dans le passé. Telle était l’idée qui prévalait dans le Service. D’où l’examen obsessionnel d’un terrain déjà retourné plusieurs fois pour tenter de comprendre l’Histoire avant qu’elle ne se répète. La réalité moderne des hommes, des femmes et des enfants qui pénétraient dans les centres-villes avec des ceintures d’explosifs avait détruit des vies, mais pas les clichés. Il s’agissait de la sagesse en vigueur, au grand dam de certains.
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collectifpolarcollectifpolar   22 octobre 2019
La cible ne se retourna pas. Il continua d’avancer, comme s’il avait l’intention de monter dans le wagon le plus éloigné : tee-shirt blanc, chemise bleue, sac à dos, etc.

River parla de nouveau à son bouton de manchette.

— Attrapez-le.

Puis il se mit à courir.

— Tout le monde à terre !

L’homme sur le banc se leva. Aussitôt, une silhouette noire se jeta sur lui.

— A terre !

Plus loin, deux hommes sautèrent du toit du train pour barrer le chemin de la cible, qui se retourna pour se trouver face à River qui lui faisait signe de s’allonger au sol.

Les Cadors hurlaient des ordres :

Le sac.

Lâche le sac.
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collectifpolarcollectifpolar   22 octobre 2019
Un troupeau de touristes encombrait le hall. La disposition de leurs bagages évoquait un campement de pionniers. River les contourna sans quitter du regard la cible qui se dirigeait vers les quais de la gare annexe, d’où partaient les trains en direction de Cambridge et de l’est, généralement moins bondés que les express en partance pour le nord.
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collectifpolarcollectifpolar   22 octobre 2019
Le pire serait que la bombe explose à l’intérieur d’un train, mais une détonation sur le quai ne valait guère mieux. L’histoire récente prouvait que les gens étaient plus vulnérables quand ils se rendaient au travail. Non qu’ils soient plus faibles, mais pour la simple raison qu’ils étaient entassés dans un espace clos.
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