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EAN : 9781090869135
Éditeur : Du Cursinu (01/03/2014)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Les Fades, un hameau incertain perdu dans les monts de Blond. Ses masures, sa mare communale sinistre et ses chats errants. Les Fades, cernées de prés trempés, d’étangs encombrés d’arbres morts et de vastes forêts où l’on a jadis dispersé des pierres à légende. Les Fades où ne vit qu’un vieillard nommé Gus.

L’héritage n’est pas la maison de la défunte Suzanne Werther, que son petit-fils Simon est venu rafraîchir et où il profitera du temps et d’un i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ArlieRose
  28 octobre 2018
J'ai tout de suite aimé les atmosphères des livres de Cyril Herry et celui-ci a confirmé cette première impression. La campagne, les bois, et surtout ici le feu dans la cheminée, l'odeur de moisi des vieilles maisons… Tout cela sonne tellement juste… Il y a une histoire bien sûr, avec des gens peu ordinaires, et elle va bien avec le paysage.
Si l'on veut découvrir l'auteur je pense qu'il faut commencer par "Scalp", son dernier roman sorti, puis les autres après si on a envie.
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Garoupe
  18 décembre 2014
Cyril Herry est éditeur, amateur de photographie, adepte de la nature et donc écrivain. Cet héritage est son deuxième roman.
Question nature, on est servi ! Quentin revient dans les Monts de Blonds dans la maison laissée par sa grand-mère. Jeune informaticien en quête d'écriture, Quentin arrive là comme un cheveu sur la soupe pour remettre la maison d'aplomb et, tout en redonnant un coup de propre et de peinture, espère tomber sur la cache au cash de la mamie.
Il atterrit dans ce no man's land peuplé essentiellement de chats sauvages et de quelques rares habitants : le Gus, figure du vieux paysan attaché à la seule terre qu'il a jamais connue à savoir celle délimitée par sa maison, son carré de jardin et la forêt alentours, Olga, jeune fille qui fera tourner la tête de Simon et l'oncle d'Olga qu'on ne verra jamais mais dont l'ombre plane sur cette histoire.
Olga et Quentin rejouent un peu Adam et Eve au Paradis : Olga/Eve jouera le rôle de la tentatrice et Simon/Adam la victime consentante. Quentin tient également le rôle de détonateur dans ce roman d'atmosphère, lourde, pesante et tendue : charognard et pillard du passé de sa grand-mère, il sera celui par lequel tout se dénoue quand bien même cela se ferait à son détriment.
Quentin est irrésistiblement attiré par la figure d'Olga, séductrice, tentatrice, fausse ingénue dont les relations troubles avec l'oncle se laissent deviner facilement et rapidement. Mais derrière le joli minois innocent, derrière les paroles enfantines de cette adulte dont on a volé l'adolescence, derrière le phrasé naïf symbole d'innocence, derrière la faiblesse de façade, se cache la pire démone, l'ange annonciateur de l'Armageddon, la manipulatrice personnifiée.
Quentin est un dindon de la farce qui croit pouvoir s'en sortir alors qu'il est tout autant paumé à la fin qu'au début du récit.
Il faut passer les premières pages pour ressentir ensuite toute la tension de l'histoire que Cyril Herry dévoile petit à petit. le seul reproche que l'on pourrait faire à l'auteur serait qu'il ne parvient pas à faire croire très longtemps à l'innocence et à la pureté d'Olga. Mais je pense que son propos n'était pas de masquer l'état de coupable d'Olga, de nous la faire passer pour angélique et victime mais bien de s'attacher à Quentin et de nous montrer par quel biais, par quel ressort dramatique, par quel logique propre mais cohérente et naturelle pour lui-même il s'enferme dans sa propre fatalité à partir du moment où il a posé son regard sur Olga.
Quentin est détestable, je ne suis d'ailleurs pas persuadé qu'il ne se mette pas à se détester, de plus en plus, au fil du récit, autant par honte de s'être fait duper que par haine de ce qu'il devient ou par lâcheté vis-à-vis de la vie qu'il abandonne. Il est détestable parce qu'il représente la part de faiblesse et de lâcheté que nous avons tous en nous, certes poussée à son paroxysme chez Quentin. Mais il nous renvoie à une bien piètre image de la nature humaine. Et c'est par ce biais que Cyril Herry nous ferre et nous piège…

Lien : http://wp.me/p2X8E2-ko
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NicolasElie
  15 mai 2018
Tu sais ce que je pense des services de presse. Je suis pas pour. J'en reçois, ponctuellement, mais quand on me demande, j'ai souvent tendance à rectifier le tir en expliquant que je suis pas la bonne personne pour le bouquin. Une espèce d'impression de perdre le peu de liberté que j'ai à dire ce que je pense et mon libre-arbitre qui serait mis à mal par le cadeau fait par l'éditeur.
Donc, la plupart du temps, je dis « Non merci », parce que je suis poli.
Il y a quelques jours, les Éditions du Cursinu m'ont proposé un roman de Cyril Herry. Lui, je le connais, puisqu'il est celui par qui Maneval, Bouysse, et autres Chevalier sont arrivés sur mes étagères. Comment tu veux que je refuse un si joli cadeau…
Alors j'ai dit « Oui, d'accord. »
Et puis, on va pas se mentir, j'étais curieux de lire un autre roman de celui a écrit cette histoire d'enfance que j'ai beaucoup aimée. Celle qui s'appelle « Scalp ». Va voir si t'as deux minutes.
Bon, ça c'est fait.
« L'héritage Werther », ça se passe dans un village. Il s'appelle Les Fades. C'est plus un hameau qu'un village d'ailleurs. J'aime bien les villages. Tu sais, ces endroits où tout le monde est au courant de ce que fait tout le monde. Où tu peux pas te casser tranquille faire un tour sans que les voisins le remarquent, et qu'ils demandent à ceux qui approchent de ta porte ce qu'ils font là, à tourner autour de chez toi. Un peu comme Facebook, mais en plus vivant. Forcément, puisque t'es dans la vraie vie réelle de la réalité du monde.
C'est bien, donc, les villages.
Quentin, c'est le personnage principal de l'histoire.
Je crois.
En fait, non. le personnage principal de l'histoire, c'est la mort. La mort, omniprésente, à chaque fois que tu tournes une page. La mort et puis la vie, juste derrière.
L'espoir aussi, peut-être. Celui qui traverse le cerveau de ceux qui fouillent les maisons des vieux après leur disparition, en étant presque sûrs que le pognon, il est là, juste sous le plancher de chêne, ou caché là-haut, dans le grenier. Alors Quentin, il cherche.
Il est comme ça, Quentin.
La suite, sur le blog :

Lien : http://leslivresdelie.org
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
beamag87beamag87   24 octobre 2014
Il se remit à pleuvoir, abondamment.
Il rentra trempé et trouva le feu éteint. Il renonça à se laver au lavabo de la vieille et se coucha, gelé, en position fœtale. Il écouta les trombes d'eau qui cognaient les vitres et les rongeurs s'en donner à cœur-joie au dessus de sa tête dans les accalmies.
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Vidéo de Cyril Herry
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