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ISBN : 2070146332
Éditeur : Gallimard (01/10/2015)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Quand Stefan Hertmans entreprend la lecture des centaines de pages de notes laissées par son grand-père, il comprend que cette vie-là vaut la peine d’être racontée. Une enfance très pauvre à Gand, le rêve de devenir peintre, puis l’horreur de la Grande Guerre dans les tranchées de Flandre sont les étapes d’une existence emblématique de tout un siècle. Mais l’histoire de cet homme nommé Urbain Martien ne se réduit pas à ce traumatisme et, grâce à son talent de conteu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
  21 octobre 2016
Des années que Stefan Hertmans détenait ces cahiers. Six-cent pages de souvenirs consignés sur le tard par Urbain Martien, son grand-père maternel.
Romancier, poète et essayiste flamand, Stefan Hertmans s'est décidé, tardivement lui aussi, à relater le parcours de son grand-père dans une oeuvre entrelaçant les témoignages écrits dont il disposait et ses propres réminiscences quant à cet aïeul discret qu'il aura côtoyé pendant près de trente ans.

Ce portrait tout en mélancolie gracile dévoile un personnage humble et digne, artiste peintre dans l'âme, aussi réservé en paroles que prolixe à l'écrit ou en peinture. Il aura traversé la presque totalité du vingtième siècle, marqué par une enfance démunie, une mère adorée, un unique amour irrémédiablement perdu et deux guerres dont il évoquera essentiellement la première, la Grande, meurtrissure fondamentale de son existence comme de toute une époque.
Ce récit à multiples sources se lit ainsi à différents niveaux, journal intime, fresque familiale et chronique historique, interpellant chaque lecteur selon sa sensibilité.
Pour ma part j'ai été touchée par le destin et la douleur silencieuse de ce personnage d'un autre temps, et captivée par ses déchirants mémoires de guerre. J'avoue en revanche m'être ennuyée parfois dans la longueur de souvenirs très personnels, comme si appréhender l'intimité de cette famille impliquait également de subir certains détails qui n'ont finalement d'intérêt que pour elle seule.
Guerre et Térébenthine (Guerre parce que 14-18, Térébenthine rapport à la peinture… ça c'est pour ceux qui auraient sauté directement à la fin de ce commentaire pour savoir de quoi ça cause en gros), Guerre et Térébenthine donc n'en reste pas moins un témoignage très émouvant et superbement écrit, couronné à sa sortie aux Pays-Bas par le prix du meilleur livre de l'année 2014 et traduit dans dix-sept langues à ce jour, c'est quand même pas rien.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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mariech
  22 septembre 2016
Guerre et térébenthine c'est un roman de l'écrivain belge néerlandophone Stefan Hertmans qui rend hommage à son grand -père né en 1891 et mort en 1981 , pas trop mal comme dates non ?
Le grand - père Urbain Martien , prononcer Martine comme l'équivalent de Martin en français répète à plusieurs reprises l'aïeul , va léguer trois cahiers à son unique petit fils , cahiers qui évoquent surtout La grande guerre à laquelle le soldat Urbain Martien a survécu .
Térébenthine , le deuxiéme mot du titre du roman évoque la passion pour la peinture de ce grand - père issu d'un monde disparu , désuet à nos yeux . Grand - père dont le père était peintre , une grande partie du récit raconte la vie de ce père décédé bien trop jeune .
Stefan Hertmans a laissé traîner les trois cahiers , ne se décidant pas à les ouvrir et a finalement publié ce roman lors de la célébration du centenaire de la guerre 14 - 18 , celle qui devait être la dernière .
Bien entendu de tels récits il y a en beaucoup mais celui - ci a une flagrance spéciale , ce sont les souvenirs d'un ancien combattant qui écrit ses souvenirs pour son petit fils .
Je retiens spécialement de ce récit de première main , les ordres de combat qui étaient adressés aux soldats belges uniquement en français , ce qui a conduit à des situations dramatiques , à un sentiment d'humiliation qui a fait devenir un grand nombre de flamands révoltés flamingants , c'est à dire pour les lecteurs français qu'ils ont commencé à défendre leur langue , leur singularité flamande , ce qui a provoqué beaucoup de méfiance , d'incompréhension entre ces deux parties du pays si proches et si différentes à la fois .
Il y a des anecdotes touchantes comme celle où le jeune Stefan reçoit la montre ayant appartenu au père de son grand - père pour son douzième anniversaire et qui l'a fait tomber , il ne pourra jamais se pardonner ce geste maladroit .
L'évocation d'un monde définitivement disparu avec la première guerre , le sort de ses soldats confrontés pour la première fois de l'histoire à une guerre , une boucherie qui les dépasse , où les valeurs sont bafouées , où est le sens de l'honneur lors d'une attaque au gaz moutarde , aux représailles sur les civils , que peut faire l'amour de la patrie lorsque un obus éclate et fait de nombreux morts , des cadavres atrocement mutilés ?
Martien Urbain reste fidèle à son époque , toute sa vie , il porte un costume avec une grande lavallière , même quand il va à Ostende avec son petit fils , homme droit , le pur produit d'une époque révolue .
Un beau témoignage émouvant , une très belle écriture
Je vous recommande chaleureusement cette lecture , encore un bel exemple de litterature belge du nord du pays .
Un grand merci aux editions Gallimard pour ce gracieux envoi .
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PJN
  25 novembre 2017
L'auteur nous emmène à la découverte de son grand-père Martien. On découvre sa ville, Gand à la fin du XIXe siècle, vieille ville flamande, avec sa bourgeoisie francophone, ses ouvriers car l'industrie se développe. Martien naît dans un milieu petit-bourgeois, son père est peintre d'église, un homme asthmatique et rêveur. le jeune Martien travaille à la forge mais il veut peindre et apprend en autodidacte. Vient août 1914 et la guerre (deuxième partie du triptyque romanesque), et là le récit de guerre est à la première personne, les combats de la petite armée belge contre l'adversaire allemand sans pitié, l'héroïsme chevaleresque balayé par les mitrailleuses, Martien est blessé plusieurs fois sur le front de l'Yser où l'armée belge décimée en août 1914 s'est retranchée. La troisième partie évoque le retour, l'amour trouvé puis fauché par la grippe espagnole, encore une épreuve à laquelle Martien survit grâce à la peinture, même s'il connaît des périodes sombres. Ma belgitude a été sensible à ce roman où le terreau du mouvement flamand est évoqué : une domination culturelle francophone mal vécue, le mépris des officiers francophones pour les soldats flamands sur le front, le pacifisme flamand né de cette boucherie qui aboutit au pèlerinage de l'Yser dans l'entre-deux-guerres auquel Martien participe...Même si on oublie ici que le soldat francophone qui s'exprimait dans son patois wallon devait connaître le même sentiment d'humiliation linguistique de la part de l'officier issu de la bourgeoisie, même si la langue flamande a gagné ses lettres de noblesse, et ce roman en est une nouvelle preuve, et même si la Flandre est aujourd'hui une des régions les plus prospères d'Europe, le ressentiment est profond et le compromis difficile entre francophones et néerlandophones reste au coeur de la politique belge...Bel hommage en tout cas rendu à Martien qui se prononce "Martine", artiste sensible et soldat courageux.
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adtraviata
  25 avril 2018
J'ai refermé ce roman avec beaucoup d'émotion…
Ce livre dense est divisé en trois parties : la partie centrale est constituée du cahier de mémoire de la guerre 14-18 écrit par Urbain Martien (« Mon nom se prononce ‘Martine', pas ‘Martien'.C'est l'équivalent de Martinen Flamand, à vos ordres. ») et elle est entourée du récit que fait Stefan Hertmans sur la vie de son grand-père avant et après cette guerre. le carnet de souvenirs personnels a la place centrale car c'est cette guerre qui détermine toute la vie de cet homme.
Mais avant, il y a la naissance en 1891 et l'enfance dans un quartier pauvre de Gand, Céline la mère venue d'un milieu bourgeois, qui s'est « déclassée » en épousant l'homme qu'elle aime, Franciscus, le peintre de fresques à la santé délicate, employé par des institutions religieuses. le catholicisme marque profondément cette famille, Urbain en particulier, dans cette ville de Gand où on parle français (car à ‘époque, les francophones étaient dominants en Belgique, le flamand parlé dans les couches populaires n'était pas reconnu à égalité avec le français). L'enfance et l'adolescence d'Urbain sont marquées par son amour fervent pour ses parents, sa mère digne, maîtresse femme, son père avec qui il passe de longues heures à l'observer en train de peindre et dont il voit la santé se dégrader progressivement jusqu'à une mort prématurée. Ses rêves de devenir peintre à son tour s'effacent devant la nécessité du travail, très rude dans une fonderie, et finalement une formation militaire qui l'amènera aux portes de la guerre avec le grade de caporal.
Urbain raconte ensuite sa guerre : la résistance de l'armée belge démolie par la puissance de feu allemande, la déroute qui accule les Belges sur la rive gauche de l'Yser, l'inondation de la plaine et l'enterrement dans les tranchées avec toute la misère et le danger que l'on sait. Urbain est un personnage emblématique de la Belgique de l'époque : il a le sens de l'honneur et du sacrifice, des valeurs balayées par les exactions allemandes et l'horreur des tranchées ; mais le jeune homme fait obstinément son devoir, il se distingue courageusement et est blessé à trois reprises. (Il passera deux séjours de convalescence en Angleterre, où il découvrira par hasard le travail de son père lors d'un séjour à Liverpool.). Les années 1917 et 1918 sont marquées par des mouvements de rébellion dans les armées, d'autant que les « troufions » flamands sont souvent méprisés par les officiers francophones et que la bravoure flamande n'est pas reconnue à sa juste valeur. Et pourtant Urbain Martien (devenu premier sergent-major) vivra tout le reste de sa vie dans les valeurs et le sens du devoir d'avant 1914.
Après la guerre, il y a enfin la rencontre avec celle qui sera le grand amour de sa vie après sa mère, Maria Emelia elle aussi bien trop tôt partie. Et puis c'est une vie de devoir, de rigueur, de dignité, marquée notamment par le port du même costume noir strict et de la lavallière, et en même temps d'une vie intérieure, intime tellement secrète, impossible à exprimer sauf peut-être dans la peinture, dans les nombreuses copies de tableaux célèbres où Urbain excelle. Bien des années après sa mort, le petit-fils Stefan se mettra sur les traces de ce grand-père tant aimé en observant les toiles, en en trouvant de cachées, en se promenant sur les lieux où a vécu et combattu le jeune homme, en évoquant ses souvenirs les plus marquants (notamment celui de la montre du grand-père) et en leur donnant du sens.
C'est un roman de mémoire, d'amour familial, le roman d'un grand-père et de son petit-fils, le roman d'un petit homme aux yeux de l'Histoire mais qui s'y est inséré avec grandeur, le roman d'une région, la Flandre, de ses traditions sociales et religieuses, de ses combats qui marquent toujours aujourd'hui le paysage politique belge, un roman de guerre, de peinture et de musique. C'est aussi un roman magnifiquement écrit (et traduit, forcément), avec ses phrases amples, ses évocations sensibles, sa pudeur émouvante. C'est un grand roman flamand. Un grand roman belge.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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frconstant
  25 octobre 2016
Une amie m'a conseillé ce livre... Qu'elle a bien fait! J'ai vraiment aimer ce roman de Stefan HERTMANS, auteur belge, flamand qui a une jolie plume si j'en juge par la traduction française qui ne pourrait être aussi bonne sans un matériau de départ d'une grande qualité d'écriture.
Rédigé en flamand, mais depuis traduit dans de nombreuses langues, "Guerre et térébenthine" est l'histoire d'un Grand-Père, racontée par son petit-fils sur base de récits, de notes, de documents divers retrouvés par cet homme qui réalise, en 2014, combien la vie de son Grand-Père vaut la peine d'être contée.
Sans jamais le rendre compliqué et impossible à suivre, il y a de multiples portes d'entrée, dans ce livre. On peut l'aborder sous l'angle de la filiation et des transmissions de savoir et savoir-être qui passent de générations en générations. L'auteur (le petit-fils) nous parle d'un Grand-Père qui, en 1914 n'était qu'un enfant de quelques 17-19 ans, devenu brusquement adulte par sa confrontation à l'engagement au front de la Grande Guerre. Pas du tout inintéressant de réaliser qu'à l'époque, l'adolescence n'avait pas encore été inventée. Prenant et dérangeant de réaliser combien fut brutal l'entrée en âge adulte pour ces mômes envoyés à la boucherie, au nom d'un patriotisme continuellement rappelé par les officiers qui donnaient des ordres... parfois de très loin et sans grands risques pour eux.
Une autre entrée est ce regard sur le mépris avec lequel les officiers francophones donnaient des ordres aux fantassins flamands, les moquant, les humiliants et donnant, par là, une raison valable au flamandisme qui allait se développer jusqu'au radicalisme actuel de certains de nos chantres politiques belges. Nos querelles, bien belges, entre certains 'Flamands et Wallons' ont des racines trempées dans cet humus humain qui a été enseveli dans les tranchées des plaines flamandes et des eaux croupissantes de l'Yser.
Un troisième porte d'entrée, royale celle-là, est l'évolution des techniques et modes de vie des peintres, restaurateurs de fresques ou copistes, ou encore, artistes créateurs picturaux. Les descriptions des métiers du pinceau et de la capacité des peintres à appréhender le monde, dans ses joies comme dans ses peines, occupe une belle place dans ce récit.
Encore plus grande est la place réservée à la description détaillée des conditions de vie dans les tranchées, de l'âpreté des combats, la désuétude des soins et les convalescences qui n'étaient que des intermèdes entre deux retours au front, deux retours en enfer!
Bref, un livre comme je les aime. On y apprend autre chose que la face policée des combats qu'on m'a inculquée au début de ma scolarité. On y perçoit la pénibilité de la vie en ces temps-là, l'art difficile des artisans (je ne regarderai jamais plus une fresque peinte au plafond d'une église sans m'imaginer l'inconfort dans lequel l'artiste, le plus souvent méconnu, a donné tant et tant de son temps juste pour (presque) pouvoir en vivre). Un beau et bon livre d'histoires sur lesquelles s'est fondée L Histoire moins juste, moins vraie et moins dense que celles de ces récits du vécu des petites gens! Un livre qui ouvre à une réflexion et, cependant, offre un moment de détente, de bonheur au lecteur.
Stefan HERTMANS, un auteur belge à suivre!
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   27 février 2017
C’est un des grands romans de la littérature flamande contemporaine qui est enfin traduit en français.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama   18 novembre 2015
Hertmans ne se livre pas à un simple exercice de piété familiale. Il exhausse le genre, en inscrivant cette vie minuscule dans le temps et en en faisant le socle d'une méditation sur la fausse atonie des existences ordinaires.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   19 mai 2017
[Mon grand-père] avait consigné ses souvenirs ; il me les a donnés quelques mois avant sa mort en 1981. Il avait alors quatre-vingt-dix ans. Il était né en 1891, sa vie semblait se résumer à l'inversion de ces deux chiffres dans une date. Entre ces deux dates étaient survenues deux guerres, de lamentables massacres à grande échelle, le siècle le plus impitoyable de toute l'histoire de l'humanité, la naissance et le déclin de l'art moderne, l'expansion mondiale de l'industrie automobile, la guerre froide, l'apparition et la chute des grandes idéologies, la découverte de la bakélite, du téléphone et du saxophone, l'industrialisation, l'industrie cinématographique, le plastique, le jazz, l'industrie aéronautique, l'atterrissage sur la Lune, l'extinction d'innombrables espèces animales, les premières grandes catastrophes écologiques, le développement de la pénicilline et des antibiotiques, Mai 68, le premier rapport du Club de Rome, la musique pop, la découverte de la pilule, l'émancipation des femmes, l'avènement de la télévision, des premiers ordinateurs - et s'était écoulée sa longue vie de héros oublié de la guerre. C'est sa vie qu'il me demandait de décrire en me confiant ces cahiers. Une vie se déroulant sur près d'un siècle et commençant dans un autre monde.
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SachenkaSachenka   18 mai 2017
Les lieux ne sont pas qu'un espace, ils sont aussi associés à une époque. Je regarde la ville différemment depuis que je porte en moi ses souvenirs. Mes pensées ne cessent de vagabonder autour de la place d'Armes, que je connais moi aussi depuis mon enfance comme un lieu festif, un lieu lié aux dimanches matin, à l'odeur des fleurs coupées qu'achetaient mes parents, à la fanfare désuète dans le kiosque à musique parfaitement restauré. Mais à présent, je cherche dans le langage fermé des façades l'endroit où a dû se dresser l'immeuble dans lequel mon grand-père a passé quelques mois à travailler comme apprenti [...].
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LolokiliLolokili   21 octobre 2016
Il y a dans l’ethos disparu du soldat à l’ancienne quelque chose qui, pour nous, contemporains d’attentats terroristes de de jeux vidéo violents, est encore à peine concevable. Dans l’éthique de la violence est intervenue une rupture de style. La génération de soldats belges qui fut conduite dans la gueule monstrueuse des mitrailleuses allemandes au cours de la première année de guerre avait encore grandi selon l’éthique exaltée du dix-neuvième siècle, avec un sentiment de fierté, un sens de l’honneur et des idéaux naïfs. Leur morale de guerre tenait pour vertus essentielles : le courage, la maîtrise de soi, l’amour des longues marches, le respect de la nature et de son prochain, l’honnêteté, le sens du devoir, la volonté de se battre, si nécessaire, d’homme à homme. […]
Toutes ces vertus d’une autre époque furent réduites en cendres dans l’enfer des tranchées de la Première Guerre mondiale.
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SachenkaSachenka   02 mai 2017
[...] il m'arrive plus d'une fois de me demander quelle est la nature de ce lien ambivalent qui nous lie à nos grands-parents. Est-ce l'absence de ce conflit générationnel que nous avons avec nos parents? Dans le fossé béant entre eux et nous réside la lutte pour affirmer ce que nous imaginons être notre individualité, et la distance qui nous sépare dans le temps nous donne l'illusion qu'il se cache là une vérité plus profonde que dans ce que nous savons de nos propres parents. C'est une grande, une extraordinaire naïveté qui nous incite à vouloir savoir.
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SachenkaSachenka   13 mai 2017
[...] c'est fou, avant, j'étais persuadé que le tunnel sous la Manche était en verre et qu'on pouvait voir des hippocampes nager au-dessus de sa tête, alors qu'en ce moment, je n'ai même pas l'impression de traverser la mer.
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Video de Stefan Hertmans (1) Voir plusAjouter une vidéo
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Extraits de la conférence donnée par Stefan Hertmans à l'école de la Cambre (ENSAV), à l'occasion de la rentrée académique 2011-2012.
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