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Alexandra Cade (Traducteur)
ISBN : 2253933767
Éditeur : Le Livre de Poche (27/06/2003)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Voici, réunis pour la première fois en un volume, les plus beaux textes des dernières années de Hermann Hesse. Son œuvre d’écrivain accomplie, il se consacre désormais à l’ultime défi de sa longue vie d’écrivain : accepter avec grâce la vieillesse et l’approche de la mort. Souvenirs intimes, esquisses croquées sur le vif, petits poèmes en prose et en vers, portraits (tel celui d’une vieille paysanne avec laquelle il aime bavarder), aphorismes, courts traités philoso... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
nadejda
  01 juin 2012
J'avais lu ce petit livre il y a quelques années. J'ai éprouvé le désir de le reprendre et il me parle avec plus de force, sans doute parce que j'ai pris de l'âge. Je le parcours en l'ouvrant au hasard sans ordre et c'est un bonheur. A chaque page sur laquelle je m'arrête je tombe sur un passage à méditer et retenir. Ce mélange de poèmes et de textes parmi les derniers de Hermann Hesse sont très émouvants et aussi apaisants.
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lecassin
  13 mai 2012
« Eloge de la vieillesse », 1952. L'oeuvre accomplie, Nobelisé en 1946, Hermann Hesse est un « homme libre »… A-t-il atteint la sagesse qu'il ne cessera de nous décrire sa vie durant, de « Peter Kamenzind » au « Jeu des perles de verre »… ?

« Quand on est vieux, qu'on a accompli sa tâche, on a le droit de s'approcher de la mort en silence. » Nous annonce-t-il ici, et c'est ce qu'il fera. « L'éloge de la vieillesse » fait partie de ses derniers écrits : un petit recueil de petits textes, d'aphorismes, de pensées, de courts poèmes…portés par le style lumineux de l'auteur …

Hermann Hesse nous livre ses derniers moments de joie au milieu de la nature, au rythme des saisons. La beauté est rare, sachons en profiter, dévêtue du filtre des contingences, pour ce quelle est, alors que le « vent du soir se lève ».
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Moan
  14 mars 2014
Challenge Nobel de la littérature 2013.2014
Dans ce recueil de 157 pages, Hermann Hesse nous offre des textes courts, des souvenirs, des poésies où il parle de façon magnifique et avec sérénité de la vieillesse et des derniers moments de la vie.
Aucune tristesse mais beaucoup de calme, de luminosité. C'est très beau.
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claudie29
  14 septembre 2013
"la poussière de tant de routes parcourues a recouvert tous ses cheveux..."
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Sanchar31
  25 septembre 2017
Plus qu'un éloge, un témoignage. le témoignage d'un homme qui a su bien vieillir. le témoignage d'un homme de lettres qui sait manier les mots pour nous décrire la vieillesse vécue dans sa chair et son esprit. Hermann Hesse nous parle de sa vieillesse et de toutes les vieillesses. Aucun traité sur le "bien vieillir" ne remplirait mieux cette fonction, car Hermann Hesse ne donne aucune leçon. Il témoigne simplement et donne son opinion. Il engage le dialogue avec nous.
Il y en a pour toutes les sensibilités: des poésies, des aphorismes, des "extraits de journal intime", des portraits et des scènes de vie, de loin mes préférés en toute subjectivité. Sa visite à Nina, sa discussion avec Lorenzo, la visite de son ami d'enfance... des petits bonheurs à lire au printemps près d'un ruisseau ou à l'automne au coin d'une cheminée, même imaginaire.
Tout est dit en quelques mots sur l'homme de 50 ans qui cesse de s'agiter, s'apaise et apprend à se taire. Puis peu à peu avec les ans, il perd le contact avec le réel, toujours témoin du monde des vivants et déjà "ailleurs". C'est sûrement ce qu'on appelle la sagesse des anciens.
D'une incroyable modernité pourtant, Hermann Hesse dénonce le culte de la jeunesse sans dénigrer les jeunes: chaque âge a sa raison d'être, chaque âge a son langage.
Car jeune ou vieux, Hermann Hesse reste Hermann Hesse, un grand humaniste, épris de nature.
Si vous êtes du genre à savoir apprécier une discussion avec une personne âgée, si enfant vous aimiez écouter leurs histoires, si "vieux" n'est ni un gros mot, ni une insulte pour vous, si vous regardez avec effarement certain(e)s artistes transformé(e)s en sosies des frères Bogdanov (mauvais esprit, je sais et j'assume) , vous pouvez lire Hermann Hesse. Ce sera une discussion avec un vieux monsieur de grande qualité.
+ Lire la suite
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
andmanandman   23 décembre 2013
FEUILLE MORTE

Toutes les fleurs veulent se changer en fruits,
Toute matinée veut devenir soirée,
Sur terre rien n’est éternité,
Si ce n’est le mouvement, le temps qui fuit.

Même le plus bel été veut voir une fois
La nature qui se fane, l’automne qui vient.
Reste tranquille, feuille, garde ton sang-froid
Lorsque le vent veut t’enlever au loin.

Poursuis tes jeux et ne te défends pas,
Laisse les choses advenir sans heurts,
Laisse enfin le vent qui te détacha
Te conduire jusqu’à ta demeure.
+ Lire la suite
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nadejdanadejda   01 juin 2012
Je connais bien le sentiment de tristesse qu'inspire la précarité de toute chose, je l'éprouve à chaque fois qu'une fleur se fane. Mais il s'agit là d'une tristesse sans désespoir.
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PiatkaPiatka   07 janvier 2014
L'éphémère possède un charme merveilleux, un charme d'une brûlante tristesse. Mais il y a plus de beauté encore dans le passé qui n'est pas révolu, qui ne s'éteint pas, se perpétue secrètement, dans le passé qui recèle une éternité cachée, refait surface dans la mémoire et se tapit dans les mots qu'il faut sans cesse invoquer !
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andmanandman   31 décembre 2013
MORNE JOURNÉE D'HIVER

C'est une morne journée d'hiver
Sans bruit, sans luminosité
Une vieille revêche qui n'aime guère
Qu'on vienne encore lui parler.

Elle écoute s'écouler le fleuve
Plein de flamme, d'élan juvénile,
Cette impatiente force neuve
Lui semble bruyante, inutile.

Moqueuse elle plisse les yeux,
Dispensant toujours moins de clarté
Et se met à neiger peu à peu,
Sa face est désormais voilée.

Son rêve de vieille est interrompu
Par les mouettes aux cris stridents,
Et les merles dans les sorbiers nus
Qui se chamaillent constamment.

Cette fièvre lui insuffle une gaieté neuve
Avec toute son exubérance ;
Ainsi ses flocons de neige pleuvent
Jusqu'à ce que la nuit s'avance.
+ Lire la suite
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klakmufklakmuf   13 mai 2016
Adieu, monsieur le Monde

Le monde n'est que débris,
Lui que nous chérissions tant;
Et mourir aujourd'hui
Semble moins effrayant.

Il ne faut point l'outrager
Ce monde riche et sauvage.
Il est encore enveloppé
De la magie d'un autre âge.

Emplis de reconnaissance
Nous abandonnons le grand jeu
Il offrit joies et souffrances,
Un bel amour généreux.

Adieu, monsieur le Monde, pare-toi
D'une jeune et lisse beauté,
Nous sommes des peines d'autrefois
Et de tous tes bonheurs lassés.
+ Lire la suite
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Videos de Hermann Hesse (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hermann Hesse
"le Jeu des Perles de Verre", de Hermann Hesse (Alchimie d'un roman n°51)
Dans la catégorie : Mélanges littérairesVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Mélanges littéraires (189)
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