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André Gide (Autre)Jean Lambert (Autre)
EAN : 9782253034582
126 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (05/05/1993)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 97 notes)
Résumé :
Un homme entreprend de raconter le voyage en Orient qu'il a autrefois accompli.
Le long de ce parcours initiatique et symbolique autant que réel, il accompagne des pèlerins, des " éveillés " pour reprendre le langage piétiste de Hermann Hess, qui s'acheminent sur les routes de la connaissance. " Nous marchions vers l'Orient, mais nous traversions aussi le Moyen Âge ou l'Âge d'Or, nous parcourions l'Italie et la Suisse, mais nous campions aussi parfois au Xe s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
BillDOE
  17 décembre 2020
Hermann Hesse écrit « le voyage en Orient » en 1931. Il parait l'année suivante. L'Allemagne est au bord de la faillite, le parti nazi et Adolph Hitler font une percée foudroyante dans le paysage politique.
Le roman de Hesse narre la marche vers cet Orient, destination onirique, voyage initié par un mouvement spirituel, une secte, l'Ordre. C'est en fait pour l'auteur le prétexte pour une recherche de sa propre identité intérieure, de ses propres choix. le mouvement est le révélateur des pérégrinations spirituelles de l'auteur et de son héros, H .H., de ses interrogations, de la recherche d'un sens à donner à sa vie et de sa propre place et du rôle qu'il joue dans celle-ci. C'est la migration d'un point A incertain et perdu dans le passé vers un point B inconnu et indéfinissable dans le futur. C'est la métamorphose de la chenille en papillon. C'est enfin le moment de la révélation sur la véracité des croyances, la remise en question perpétuelle des certitudes.
Les deux personnages principaux, H.H. et Léo, ne sont qu'une et même personne, Hermann Hesse lui-même, confronté à sa propre dualité, ses incertitudes, ses doutes par rapport à une organisation référente, l'Ordre. Peut-on y voir la position de l'auteur par rapport à la montée du nazisme, parti dont il condamne les thèses et pour lequel il comprend parfaitement les dangers ?
D'un côté une nation aux abois qui cherche un sauveur, Hitler, d'un autre côté les conséquences de l'adhésion et la soumission à ce nouvel Ordre et toutes les horreurs qui en ont découlées. C'est ce pacte avec le diable que dénonce Hermann Hesse dans ce récit et le combat intérieur dans la prise de décision. Il écrit : « C'est la loi de la servitude. Ce qui veut vivre longtemps doit servir. Mais ce qui veut dominer ne vit pas longtemps ».
La fulgurance de cette histoire, seulement 119 pages n'est qu'un leurre car la lecture est ardue et la compréhension complexe. L'histoire narrée entre rêve et réalité entraine des interprétations multiples. La relecture permet de découvrir d'autres sens cachés.
L'écriture est belle, poétique.
Traduction de Jean Lambert.
Préface d'André Gide.
Editions Calmann-Lévy, le livre de poche, 119 pages.
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BRUMANT
  04 mars 2021
2me fois que je lis ce livre traduction de jean Lambert première fois que je lis ce livre la avec une introduction de Gide. J avais lu avant cette traduction dans la version de calman Lévy orange. Je crois à la vertu du petit nombre... on a guère aujourd'hui d'attention que pour les écrits explosifs.j'aime dans ce livre le même amour paie, la même indécision de l'âme. Je connais le contexte historique. Je préfère le Suisse à l'allemand. Eigensinn l'obéissance. le rêve et la vie entrecroisent ses fils. La fête a Bremgarten le secret de l'ordre. Je dis beaucoup je. Anima pia. Vers quoi nous dirigeons nous ? Toujours vers la maison . ( Novalis) le petit homme de Stuttgart dit qu'il en avait assez de cette croisade qui ne mène jamais en Orient. Aventures de simplicissimus. L'étrangère Ninon ainsi que Fatma qu'elle était sans le savoir. La magie arabe des chevaliers espagnols. Je rassemblais des des chansons, des motets, des madrigaux et Leo qui devait apprendre le langage des oiseaux. Nous traversions le moyen âge ou l'âge d'or . Ma société se composait de golmund et Sancho panca. L'orient était la patrie de la jeunesse de l'âme. Il était partout et nulle part. Mon bonheur n'était tellement fait que du bonheur des songes. Nous avons rencontré l'arche de Noé gardé par de vieux chiens portant tous le même nom. Fête de l'ordre à Bremgarten ou la vague magique purifiait tout. La croisade des enfants
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saphoo
  26 septembre 2018
Avec Hermann Hesse, on doit s'attendre à tout en ouvrant l'un de ses ouvrages. On ne sait jamais trop où il veut ou va nous emmener. Cet ouvrage n'échappe pas à la règle. On pense partir en Orient, visiter cette partie chargée de contes, de couleurs, de senteurs...Certes on fait un petit bout de chemin, on ressent cette atmosphère envoûtante et poétique. Mais on y revient bien vite, lourd, amorphe, un brin frustré que le voyage se fut terminé aussi vite tout comme le personnage qui ne se remet pas de la fin de son voyage. C'est là même ce que l'auteur nous offre, non un réel voyage mais un voyage vers soi, un voyage initiatique empli de philosophie.
C'est assez étrange, et chacun y verra son propre intérêt. Sous forme de conte, c'est une histoire qui nous mène vers la connaissance de soi, sa propre identité, savoir perdre de l'importance à des choses qui s'avère sans importance, se détacher d'un monde "irréel" sans intérêt car le seul intérêt c'est se connaitre déjà soi, pour s'ouvrir vers l'extérieur.
Comme souvent chez cet auteur, il ne faut pas juste lire, mais il faut aussi que l'écho résonne que la lecture fasse son oeuvre, s'infiltre, se distille et s'imprègne de toutes les subtilités qu'elle comporte.
Pas une lecture pour se passer le temps, mais plus pour une certaine réflexion, malgré tout on retrouve cette belle plume et poésie. Et rien que pour cela, ce récit peut être lu juste pour le voyage.
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lecassin
  09 avril 2012
« le voyage en Orient », un conte fantastique, philosophique, initiatique…
Un homme, HH, entreprend de raconter le voyage en Orient qu'il a autrefois accompli, accompagné de pèlerins, les « éveillés » qui s'acheminent sur les chemins de la connaissance. Ils marchent vers l'Orient, mais ils n'iront pas plus loin que l'Espagne…Et si l'on en croit le narrateur, ils « traversent aussi le Moyen-âge ou l'Age d'Or tout comme ils parcourent la Souabe, l'Italie ou la Suisse. Parfois ils campent aussi au Xème siècle ou logent chez les patriarches et les fées ». Une voyage peuplé d'illusions, de certitudes et de doutes qui représentent pour Hermann Hesse une des voies qui mènent à la sagesse, soit : l'accomplissement de soi par la découverte de son identité, ainsi que l'intégration au groupe (ou à l'Ordre). Et puis il y a Léo…A moins qu'il n'existe pas…
Un livre étrange et poétique qui nous fait perdre nos repères de lieu, de temps et d'espace. Non pas un récit de voyage, ou un « road moovie » comme d'aucuns se sont plu à le dire, plutôt une délicate introspection philosophique, un rêve éveillé sur fond de mysticisme.
Un ouvrage à recommander à tous les amateur de la prose ciselées d'Hermann Hesse.
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araucaria
  24 avril 2014
Livre très étrange, déconcertant même. Chargé de spiritualité, aux frontières du réel. C'est un texte aussi assez désuet du fait de l'emploi par l'auteur du passé simple qui lui donne une allure pompeuse et surannée.
Ce ne fut pas un coup de coeur loin de là, mais j'ai apprécié la poésie qui se dégage de cette oeuvre.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   23 avril 2014
- Léo, implorai-je, ayez pitié! Dites-moi un seul mot : me reconnaissez-vous?
- Bon, fit-il, continuant à me parler doucement comme à un malade ou à un homme ivre, cela va déjà mieux, ce n'était que l'émotion. Vous demandez si je vous connais? Mais quel homme connaît les autres hommes ou simplement lui-même? Et moi, voyez-vous, je ne suis pas du tout un connaisseur d'hommes. Cela ne m'intéresse pas. Les chiens, oui, je les connais tout à fait bien, et aussi les oiseaux et les chats. Mais vous, monsieur, je ne vous connais vraiment pas.
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araucariaaraucaria   23 avril 2014
Une autre difficulté du récit tient à ce que notre randonnée ne nous conduisait pas seulement à travers l'espace, mais aussi à travers le temps. Nous marchions vers l'Orient, mais nous traversions aussi le Moyen Age ou l'âge d'or, nous parcourions l'Italie ou la Suisse, mais nous campions aussi parfois au milieu du Xe siècle et logions chez les patriarches ou les fées.
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le_Bisonle_Bison   27 février 2012
J’entendis, venant de l’une des fenêtres supérieures, les sons d’une petite chanson ou d’une danse, d’une romance populaire, sifflée par quelqu’un. Je ne savais rien encore, mais je tendis l’oreille, ces sons me rappelaient quelque chose, et un souvenir obscur tenta de s’éveiller dans ma mémoire. C’était une musique banale, dont les sons qui sortaient des lèvres du siffleur étaient merveilleusement doux, d’un charme léger, d’une pureté extraordinaire, naïfs et agréables à l’oreille comme un chant d’oiseau. Je m’arrêtai pour écouter, à la fois charmé et étrangement oppressé tout au fond de moi-même, mais sans formuler aucune idée particulière. Ou du moins, si j’en avais une, c’est que, seul, un homme heureux et très digne d’être aimé était capable de siffler ainsi. Plusieurs minutes, je restai dans la rue, captivé, et j’écoutai. Un vieil homme passa, avec un visage affaissé de malade ; me voyant immobile, il écouta, lui aussi, un instant seulement, puis, continuant sa route, il me sourit d’un air d’assentiment ; son beau regard perspicace de vieillard semblait dire : « Reste là, mon garçon, on n’entend pas siffler ainsi tous les jours. » Le regard du vieillard avait illuminé mon cœur, je m’attristai de le voir partir. Mais en même temps, à cette seconde précise, je compris que cet air comblait tous mes vœux.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   28 mars 2011
"Notre randonnée ne nous conduisait pas seulement à travers l'espace, mais aussi à travers le temps.Nous marchions vers l'Orient, mais nous traversions aussi le moyen-âge ou l'âge d'or..."

"Car notre but n'était pas simplement l'orient, ou plutôt:notre orient n'était pas seulement un pays et quelque chose de géographique, c'était la patrie et la jeunesse de l'âme, il était partout et nulle part, c'était la synthèse de tous les temps."
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AuroraeLibriAuroraeLibri   28 mars 2011
"Qui voyage au loin verra plus d'une fois des choses très éloignées de ce qu'il tenait pour vérité.S'il les raconte ensuite dans ses prairies natales, on se moquera de lui, le traitant de menteur, car la foule bornée refusera de croire, ce qu'elle n'aura pas vu de ses propres yeux."
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Videos de Hermann Hesse (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hermann Hesse
Poèmes extraits de "C'en est trop", de Hermann Hesse, Éditions Bruno Doucey, 2019. Traduit de l'allemand par François Mathieu.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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