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ISBN : 2070668460
Éditeur : Gallimard Jeunesse (07/02/2019)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 77 notes)
Résumé :
Amsterdam, 1943. Hanneke sillonne les rues de la ville afin de dénicher des marchandises au marché noir. Un jour, une cliente lui fait une requête particulière, retrouver une jeune fille juive qu'elle hébergeait et qui a disparu. En recherchant la prénommée Mirjam Roodvet, Hanneke découvre les activités secrètes des réseaux d'entraide aux familles juives et entre à son tour dans la clandestinité.
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  23 novembre 2017
Nous sommes à Amsterdam en 1943, sous l'occupation allemande.
Hanneke, aide matériellement sa famille en faisant du commerce au marché noir.
Une de ses clientes lui demande de l'aide pour retrouver une jeune fille juive au manteau bleu.
Hanneke va accepter et faire connaissance avec la résistance, les efforts pour cacher les Juifs et éviter à leurs enfants de connaître les tortures des nazis.
La jeune fille fera preuve d'un grand courage et son aventure ressemble à un suspense de roman policier.
Elle commencera l'histoire rongée par la culpabilité d'avoir laissé partir son ami qui s'est ensuite fait tuer par l'armée allemande et terminera le récit en adulte responsable et affirmée.
En entamant la lecture, on ne peut s'empêcher de penser à Anne Frank qui vivait sa vie de clandestine dans la même ville pour se protéger.
Je n'aurais jamais lu ce livre mais mon petit-fils de 13 ans le lisait en lecture scolaire et semblait tellement pris par sa lecture que je l'ai lu en quelques soirées quand j'allais garder les enfants de la famille le soir.
Je comprends qu'il ait apprécié car il n'a pas encore lu beaucoup de livres sur cette période et est vivement intéressé par ce que les Juifs ont subi .
"La fille au manteau bleu" est le premier livre de l'auteure, Monica Hesse, qui vit aux Etats-Unis et travaille comme journaliste au Washington Post.
Paru en 2015 aux Etats-Unis et en 2016 chez nous, voilà une belle initiative pour actualiser l'approche de la seconde guerre mondiale sous un aspect humain pour nos ados.
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missmolko1
  05 février 2017
Tout d'abord, je tiens a remercier les éditions Gallimard - on lit plus fort pour l'envoi de ce roman. Je n'aime pas trop les romans / films qui se déroulent pendant la Seconde Guerre Mondiale et je redoutais un peu cette lecture. Je pense qu'il est important d'en parler et le travail de mémoire doit continuer, même auprès des plus jeunes, mais de mon côté, l'évocation de cette guerre et de toutes ses horreurs me glace toujours le sang.
Une fille au manteau bleu est un roman prenant que j'ai dévoré en un week-end. Il est difficile a lâcher tant l'intrigue est bien construite. On découvre de plus la guerre et l'occupation autrement que sous le regard français et l'on se rend compte que les hollandais ont vécu la même chose : l'occupation allemande, les lois anti-juives et les rafles, les tickets de rationnement, la débrouille et la résistance. C'est au côté d'Hanneke que ce déroule ce roman. Cette jeune fille, que la guerre a fait grandir trop vite et qui a perdu son fiancé, se livre au marché noir et va être amenée a partir a la recherche d'une jeune fille juive.
Le roman est bien écrit, l'intrigue intéressante et le contexte historique bien respecté. J'ai aussi apprécié de me retrouver dans Amsterdam, ville que j'ai visité, il y a quelques années. C'est une belle découverte que je recommanderais aux ados comme à leurs parents.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Gaoulette
  24 avril 2017
Après Ruta Sepetis qui nous offre des romans jeunesses historiques, voici Monica Hesse, dommage que cette dernière soit passée un peu inaperçue car son roman est excellent.
L'auteure nous plonge pendant en 1943 à Amsterdam auprès de la jeunesse hollandaise. Hanneke jeune fille de 18 ans a perdu son premier amour à la guerre, fait du trafic au marché au noir avec son simple vélo et va se retrouver à chercher une fille juive dans les ruelles d'Amsterdam.
Monica Hesse nous plonge dans une petite branche de la Résistance à travers les yeux innocents d'Hanneke. Elle essaie d'expliquer le combat perpétuel de ces jeunes à cette sale période et surtout le regard qu'ils avaient face à cette cruauté.
Dans son roman, elle nous plonge dans le peur permanente de se faire assassiner ou trahir. Elle nous plonge dans l'entraide cachée du peuple hollandais.
J'étais partie dans tous les sens quand j'ai commencé ce roman, à me faire toutes mes petites histoires. Et en fait j'ai adoré que l'auteure se concentre sur juste une histoire pour dévoiler une partie de la Résistance. Monica Hesse ne s'est pas éparpillée et c'est tout à son honneur.
A là fin de ce roman historique, je me suis dit qu'elle pourrait nous offrir d'autres histoire d'Hanneke car la Guerre n'est pas fini et elle commence à vois un aperçu de la Résistance. Beaucoup de choses peuvent être exploiter : Ollie et son combat, Elsbeth et le retour à la réalité, son trafic, son passage à l'âge adulte (reprendre ses études, son futur métier, son avenir amoureux). L'auteure nous laisse avec Hanneke dans ce train avec une multitude d'options pour l'avenir. La guerre n'est pas encore finie.
Une fille au manteau bleu est certes une très belle histoire d'amitié pendant cette période cruelle. Je m'attendais à tout mais pas à ce message d'amour puissant.
Donc un réel coup de coeur. J'ai quand même une petite préférence pour Ruta Sepetys car elle a apporté une note finale à ses romans. Mais je me dis que Monica Hesse n'a pas tout dit encore. Affaire à suivre.
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ManouB
  14 mai 2018
Nous sommes en Hollande, à Amsterdam en 1943.
Hanneke ne se remet pas de la mort de Bas, son petit ami...
Pour améliorer la vie quotidienne et faire vivre sa famille décemment, elle sillonne la ville sur son vélo pour fournir aux plus riches des produits introuvables et chers qu'elle se procure au marché noir.
C'est un travail que lui a demandé de faire son patron et qui est bien mieux rémunéré que celui, officiel, qu'elle est censée fournir comme réceptionniste dans l'entreprise de pompes funèbres.
Bien sûr, elle fait tout ça en cachette de ses parents, sa mère s'inquiétant déjà suffisamment lorsqu'elle a quelques minutes de retard.
Sa chance, c'est d'avoir un physique d'aryenne, ce qui lui permet de passer le plus souvent inaperçue.
Un jour, alors qu'elle vient de livrer une vieille dame, celle-ci lui demande un service : retrouver une jeune fille juive qu'elle cachait jusqu'à présent chez elle depuis que toute sa famille a été tuée et qui a mystérieusement disparue de sa cache. Mirjam Roodveldt n'a que 15 ans et personne chez qui se réfugier...
Au départ, Hanneke ne veut pas prendre de risques pour quelqu'un qu'elle ne connait pas. Elle finit par accepter et va finalement prendre son rôle très au sérieux. Aidé par Ollie, le grand frère de Bas, elle se retrouve enrôlée dans un groupe de résistants qui compte sur elle pour les aider, en échange des informations qu'ils vont pouvoir lui fournir...
Elle, qui jusqu'à présent ne s'était jamais posée trop de questions sur les désastres de l'occupation nazie dans son pays, va entrer de plein fouet dans l'horreur, découvrir les rafles, le théâtre transformé en camp de transit, la crèche où les résistants tentent de sauver quelques bébés juifs en les faisant adopter par des familles, les caches où se terrent des familles juives apeurées, car c'est l'unique chance pour eux de ne pas partir en déportation, et toutes ces familles de justes qui prennent de gros risques pour sauver des vies.
Mais retrouver Mirjam, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin.
Et il ne faut avoir peur de rien !
(...)
Bien sûr vous l'aurez compris, l'histoire d'Hanneke et l'enquête qu'elle mène pour retrouver Mirjam, ne sont qu'un prétexte pour raconter l'histoire de la Hollande pendant l'occupation nazie.
Ce roman est donc avant tout un témoignage réaliste sur les événements de la Seconde guerre mondiale en Hollande : tous les éléments historiques racontés dans ce roman sont en effet des faits réels.
Pour info, la Hollande est le pays d'Europe, où le plus de juifs ont été déportés pendant l'Holocauste. Soixante quinze pour cent des juifs néerlandais sont morts en camp de concentration.
La recherche de la jeune fille, donne au roman une dimension particulière et un peu de légèreté. Il y a du suspense, des retournements de situation imprévus, du mystère. Les personnages sont si humains avec leurs doutes, leurs espoirs et leurs maladresses qu'ils en deviennent attachants.
Au delà de l'Histoire, que pour la plupart nous connaissons, l'auteur nous montre par l'exemple comment, en temps de guerre et quand la peur quotidienne prend le pas sur la raison, tout peut d'un instant à l'autre basculer et, un simple citoyen devenir un héros ou au contraire, un délateur et un criminel...
C'est donc aussi un roman qui développe des thèmes universels, comme celui de la haine, de la jalousie, de la méchanceté humaine et, à l'inverse du courage, de la solidarité, de la générosité et de l'humanité.
Voilà donc un roman à mettre entre toutes les mains...
Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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Analire
  27 octobre 2016
C'est aujourd'hui, jeudi 27 octobre 2016 que cette émouvante histoire de l'occupation Allemande au Pays-Bas durant la seconde guerre mondiale, sort en librairie. Et si vous voulez un seul petit conseil, ce serait celui-ci : mettez vos chaussures et courrez l'acheter !
Car oui, Une fille au manteau bleu est un livre noir, qui parle de l'invasion des nazis au Pays-Bas. de la rafle puis de la mort de millions de juifs. de la pénurie d'aliments. du marché noir. Mais Une fille au manteau bleu, c'est avant tout une histoire gorgée d'émotions, qui nous montre la résistance dont étaient capables les plus téméraires. Pour aider leurs prochains, Hanneke, Ollie, Willem et toute leur bande sont prêts à risquer leur vie pour sauver celles des autres.
Hanneke va être mandatée par Madame Janssen, une vieille "cliente" auprès de qui elle ramène des denrées interdits ou seulement réservées aux soldats allemands ; pour retrouver Mirjam, une juive dont la famille a été décimée par les nazis. Hanneke va remuer ciel et terre pour accomplir sa mission : sauver Mirjam et redonner le sourire à Madame Janssen.
Les personnages de cette histoire sont tous des jeunes gens ; Hanneke a une quinzaine d'années, et les autres n'ont guère plus (si ce n'est pas moins). Mais déjà, ils savent ce qu'ils veulent et sont déterminés à mener à bien leurs investigations. Hanneke, la protagoniste du livre m'a étonnée. Au commencement de l'histoire, je la voyais petite fille chétive et fragile ; mais au fur et à mesure des événements, mon opinion sur Hanneke a changée du tout au tout. Hanneke est en fait une jeune femme persévérante, généreuse, courageuse et très ingénieuse. Elle va se consacrer entièrement à la recherche de Mirjam, une jeune fille pourtant totalement inconnue aux yeux de Hanneke, qui ne l'a jamais vue de toute sa vie. Elle va se glisser dans le rôle d'une enquêtrice, pour chercher un maximum d'indices lui permettant de mener bien sa mission. Mais un obstacle de taille lui fait face : les soldats allemands.
Tous, autant les personnages que le lecteur lui-même, devons faire face à la cruelle réalité de l'occupation nazis. On voit des dizaines et des dizaines de juifs se faire embarquer de force dans des convois à bêtes. D'autres, qui ont voulus échapper à cette cruauté, se cachent chez des membres de la résistance. On voit des soldats patrouiller nuit et jour ; un couvre-feu imposé à tous ; et de la violence, des morts.
Une fiction historique poignante, qui retrace avec réalisme les temps forts de l'occupation nazis à Amsterdam. Une histoire émouvante, qui évoque le destin déchirant d'une jeune fille vaillante, prête à se mettre en danger pour autrui. Une force de caractère et une ténacité qui ne laissent pas indifférents. Bravo Hanneke, peu auraient osé faire tout ce que tu as osé faire.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   05 février 2017
Je reprends ma bicyclette et m'engage dans le dédale des rues étroites ; le temps est gris et couvert, comme tous les hivers à Amsterdam. Notre ville a été bâtie sur des canaux. La Hollande est un pays plat, situé bien en dessous du niveau de la mer, et les paysans qui l'ont débourbé, il y a des siècles, ont élaboré un système complexe de voies d'eau, simplement pour que les habitants ne se retrouvent pas engloutis par la mer du Nord. Un de mes anciens professeurs d'histoire illustrait toujours cet épisode de notre passé par un célèbre dicton : "Dieu a créé le monde et les Néerlandais ont créé les Pays-Bas."
Il le citait comme un motif de fierté, mais pour moi, il représentait aussi une mise en garde : "Ne comptons sur rien pour nous sauver. Nous sommes tout seuls ici."
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jeunejanejeunejane   23 novembre 2017
- Il me l'a dit, qu'il ne voulait pas y aller, et je lui ai répondu qu'il le fallait. Je lui ai dit aussi que c'était son devoir.
Et il m'a donné une lettre au cas où il mourrait, mais je ne l'ai pas lue. Je l'ai rapportée à la maison et je l'ai jetée, car j'étais absolument sûre qu'il allait revenir, et je me suis complètement trompée, car il n'est pas revenu.
Tu comprends, Ollie? C'est moi qui l'ai poussé à partir.
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DocFredDocFred   19 mars 2017
- Explique-moi ! Qu'est-ce qu'il y a dans le landau ? Des armes ? Des explosifs ?
Elle a l'air penaude.
- Un appareil photo.
- Un appareil photo ?
- J'ai lu un article sur des photographes dans un journal clandestin, commence Mina à voix basse. Ils prennent des photos de l'Occupation et rassemblent des documents pour qu'à la fin de la guerre les Allemands ne puissent pas nier ce qu'ils ont fait ici.
- C'est un collectif ? Tu en fais partie ?
Mina rougit.
- Non. Ce sont tous des professionnels. Mais il y a beaucoup de femmes parmi eux. Elles peuvent cacher leur appareil dans leur sac à main ou leur cabas, et prendre des photos sans que personne ne les remarque. C'est ça qui m'a donné l'idée.
- Et à la place du sac à main, tu utilises le landau... Et pour l'objectif ?
- J'ai fait un petit trou à l'avant. Il ne se voit pas, à moins de regarder très près. Maintenant, chaque fois que j'emmène un bébé en promenade, je peux prendre des photos en cachette. J'ai toute la guerre dans mon appareil et sur des tas de pellicules.
- Quel genre de photos ?
- Des photos de rafles, des soldats... De gens parqués au théâtre. De gens arrêtés chez eux pendant que leurs voisins ne font rien pour leur venir en aide...
Elle s'interrompt un instant.
- Mais j'ai aussi des choses plus intéressantes, reprend-elle. Comme des photos de la Résistance, pour que le monde sache que certains d'entre nous se sont battus. Des photos de cachette où se réfugient les clandestins. Et les enfants du théâtre, je les ai tous pris en photo pour qu'ils puissent retrouver leur famille après la guerre.
[...] Voilà tout un aspect de la Résistance dont je n'avais jamais entendu parler. Les nazis nous ont interdit de les photographier...
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missmolko1missmolko1   18 septembre 2016
Il s’avère qu'il existe bien des manières de tuer : les Allemands ont tués Bas à coups de canon, Elsbeth et moi avons tué notre amitié à coups de mots.
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missmolko1missmolko1   18 septembre 2016
Il y a tant de choses que j'aimerais oublier. Les passages les plus durs. Les vilaines blessures, sous les cicatrices, toutes ces choses que je voudrais voir disparaitre en les ignorant.
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