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EAN : 9782070668458
352 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (27/10/2016)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 105 notes)
Résumé :
Amsterdam, 1943. Hanneke sillonne les rues de la ville afin de dénicher des marchandises au marché noir. Un jour, une cliente lui fait une requête particulière, retrouver une jeune fille juive qu'elle hébergeait et qui a disparu. En recherchant la prénommée Mirjam Roodvet, Hanneke découvre les activités secrètes des réseaux d'entraide aux familles juives et entre à son tour dans la clandestinité.
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  23 novembre 2017
Nous sommes à Amsterdam en 1943, sous l'occupation allemande.
Hanneke, aide matériellement sa famille en faisant du commerce au marché noir.
Une de ses clientes lui demande de l'aide pour retrouver une jeune fille juive au manteau bleu.
Hanneke va accepter et faire connaissance avec la résistance, les efforts pour cacher les Juifs et éviter à leurs enfants de connaître les tortures des nazis.
La jeune fille fera preuve d'un grand courage et son aventure ressemble à un suspense de roman policier.
Elle commencera l'histoire rongée par la culpabilité d'avoir laissé partir son ami qui s'est ensuite fait tuer par l'armée allemande et terminera le récit en adulte responsable et affirmée.
En entamant la lecture, on ne peut s'empêcher de penser à Anne Frank qui vivait sa vie de clandestine dans la même ville pour se protéger.
Je n'aurais jamais lu ce livre mais mon petit-fils de 13 ans le lisait en lecture scolaire et semblait tellement pris par sa lecture que je l'ai lu en quelques soirées quand j'allais garder les enfants de la famille le soir.
Je comprends qu'il ait apprécié car il n'a pas encore lu beaucoup de livres sur cette période et est vivement intéressé par ce que les Juifs ont subi .
"La fille au manteau bleu" est le premier livre de l'auteure, Monica Hesse, qui vit aux Etats-Unis et travaille comme journaliste au Washington Post.
Paru en 2015 aux Etats-Unis et en 2016 chez nous, voilà une belle initiative pour actualiser l'approche de la seconde guerre mondiale sous un aspect humain pour nos ados.
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missmolko1
  05 février 2017
Tout d'abord, je tiens a remercier les éditions Gallimard - on lit plus fort pour l'envoi de ce roman. Je n'aime pas trop les romans / films qui se déroulent pendant la Seconde Guerre Mondiale et je redoutais un peu cette lecture. Je pense qu'il est important d'en parler et le travail de mémoire doit continuer, même auprès des plus jeunes, mais de mon côté, l'évocation de cette guerre et de toutes ses horreurs me glace toujours le sang.
Une fille au manteau bleu est un roman prenant que j'ai dévoré en un week-end. Il est difficile a lâcher tant l'intrigue est bien construite. On découvre de plus la guerre et l'occupation autrement que sous le regard français et l'on se rend compte que les hollandais ont vécu la même chose : l'occupation allemande, les lois anti-juives et les rafles, les tickets de rationnement, la débrouille et la résistance. C'est au côté d'Hanneke que ce déroule ce roman. Cette jeune fille, que la guerre a fait grandir trop vite et qui a perdu son fiancé, se livre au marché noir et va être amenée a partir a la recherche d'une jeune fille juive.
Le roman est bien écrit, l'intrigue intéressante et le contexte historique bien respecté. J'ai aussi apprécié de me retrouver dans Amsterdam, ville que j'ai visité, il y a quelques années. C'est une belle découverte que je recommanderais aux ados comme à leurs parents.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Lunartic
  13 juillet 2019
Tout d'abord, je tiens à sincèrement à m'excuser auprès des éditions Gallimard pour le retard de cette chronique, que j'aurais dû rédiger et publier il y a maintenant quatre mois... J'ai honte, je suis impardonnable, je le sais bien, mais à cause de ma réorientation scolaire vers la fac, du temps d'adaptation et d'intégration qui en a découlé, ça n'a pas été simple pour moi et c'était difficile d'avoir la tête à faire des chroniques. Me voilà désormais apaisée et je dois vous l'avouer, écrire des critiques littéraires, ça m'a véritablement manquée, comme un manque d'air ! Me voilà prête à respirer à nouveau mon air quotidien et cette première goulée d'air, ce sera le roman Une fille au manteau bleu, que j'avais tant envie de découvrir, et je remercie du fond du coeur les éditions Gallimard pour cet envoi, et encore mille excuses. Vous êtes géniaux. Prêts à découvrir ma chronique de ce roman qui m'a chamboulée au plus haut point ? C'est parti pour que je vous révèle les mystères et les parts d'ombre de ma lecture...
... qui, il faut le reconnaître, ne fut pas simple à mener. Pourquoi donc ? Ma lecture fut semée d'embûches, j'ai même dû faire une pause afin de me vider la tête de tous les problèmes que j'avais il y a encore quelques mois et cela a sûrement dû me brouiller l'esprit et m'empêcher de savourer ce livre à sa juste valeur. Car oui, de la valeur, il en a, je peux vous l'assurer. Il s'agit du premier roman de son écrivain (si mes souvenirs sont bons), Monica Hesse, et je tiens à l'applaudir, elle m'a eue en beauté, je me dois de lui tirer mon chapeau. Il faut que je vous explique plus en détails ce qui s'est passé au juste.
J'ai commencé ma lecture pleine d'espoir, je sentais que ce livre allait me séduire, parce-que moi et les romans d'inspiration historiques, c'est une longue histoire d'amour qui n'est pas prête de se terminer, l'histoire me passionne et c'est un témoignage inestimable de tout ce que l'humanité a dû affronter au cours des siècles. Et la période de la Seconde Guerre mondiale, je ne vous en parle même pas, c'est sûrement l'une des pires au niveau de la cruauté envers d'autres êtres humains ... Vous allez me dire que l'on endure cela depuis toujours et encore aujourd'hui, mais ce n'est pas le sujet de ma chronique. Bref, je savais que ce livre allait remuer en moi des sentiments forts, me bouleverser, m'ouvrir une fois de plus les yeux et m'en faire prendre de la graine.
Après, en voyant sur la couverture "un écho à Anne Frank", j'ai un peu grimacé, je le dis brute de pomme. Parce-que, quand même, comparer un livre au monument qu'est le Journal d'Anne Frank juste parce-que l'histoire se passe aux Pays-Bas, ça fait un peu gros quand même. Et puis, je n'aime pas ces comparaisons qu'ont fait, avec style "le nouveau Hunger Games", "le nouveau Game of Thrones", etc., car chaque oeuvre est unique en son genre, et on n'a pas le droit je pense d'essayer catégoriquement de la "remplacer", et je trouve aussi que ça fait un peu trop marketing, d'essayer de vendre ses copies en les comparant à ce qui a déjà fait carton, afin de bien attirer un certain type de lectorat ... M'enfin bref, je ne suis pas là pour me plaindre, pour juger ou quoi que ce soit, ici, c'est liberté d'expression c'est tout !
Désormais, en ressassant toutes mes pensées sur cette lecture qui fut dure mais fructueuse et marquante, je comprends mieux cette comparaison avec Anne Frank. Non, le lieu de fond que sont les Pays-Bas n'est pas le seul point commun. Dans son histoire, Monica Hesse met en effet en scène des personnages inspirés de personnes réelles, des adolescents qui avaient le même souhait d'Anne : laisser une trace d'eux, quoiqu'il puisse arriver, afin que, des années après, l'on sache ce qui s'était produit, toutes les atrocités commises par les Nazis, qu'on en soit conscients et que l'on pense à eux, toujours dans un recoin de notre esprit, eux qui étaient impuissants, qui ont subi cette guerre et cette cruauté, cette inhumanité, et qui ont fait de leur mieux pour que subsiste quelque chose d'eux, des écrits, des photographies, quitte à risquer leurs vies si les Nazis découvraient l'existence de ces preuves de leur abomination sans nom. Ils se sont aussi battus pour sauver le plus grand nombre, pour épauler les Juifs déportés au mieux, pour leur faire sentir que, non, ils n'étaient pas seuls face à leur destin funeste, que des gens pensaient à eux, souffraient aussi pour eux, et essayaient de les faire sortir de cet enfer.
Ma lecture d'Une fille au manteau bleu m'a tout simplement empoignée le coeur, je reconnais ma défaite. Au départ emplie de préjugés et d'inimitié à l'égard de l'héroïne, Hanneke, que je ne trouvais pas du tout digne d'Anne Frank de prime abord, mon coeur s'est ensuite ouvert à elle, à sa souffrance, à son coeur qui saigne, à ses défauts, à ses regrets et amertumes, mais surtout à son courage sans nom. Pas le courage d'être une héroïne parfaite, altruiste et généreuse, non : le courage de reconnaître ses erreurs, ses faiblesses, et de tout faire pour les amender. C'est sûrement un courage que l'on mésestime et qui mériterait d'être reconnu car nous sommes loin d'être parfaits, je ne vous apprends rien, et ce livre me l'a grandement rappelé (et j'en avais bien besoin par ailleurs).
Nous suivons ainsi les péripéties d'Hanneke à travers Amsterdam. Cette jeune fille, dont la guerre et la perte de son bien-aimé Bas (diminutif de Sébastien) ont assombri son coeur, sillonne la capitale néerlandaise avec son vélo, vivant du marché noir afin de survivre et de mettre sa famille à l'abri du besoin, qui elle ne sait rien de ses actions illégales. de prime abord, vous allez me dire qu'Hanneke est une fille tout à fait bien, qui fait tout ce qu'elle peut afin de préserver sa famille, constituée de son père malade et de sa mère qui ne travaille pas et s'occupe du père. Cela, dès le départ, je l'ai respecté profondément et cela m'a rapproché d'Hanneke, cette importance primordiale de la famille. Mais cela va aussi me la faire regarder d'une manière très critique, car au tout début, elle refuse de partir à la recherche de Mirjam pour ces mêmes raisons, en plus du fait qu'elle ne veut pas avoir de problèmes avec les Nazis, alors qu'elle baigne déjà dans le marché noir jusqu'au cou. Courageuse, mais pas téméraire je me suis dis. Je me trompais totalement.
Hanneke n'est pas égoïste, enfin peut-être un peu, mais elle est humaine, comme tout un chacun, à peine entrée dans l'âge adulte, elle doit porter le poids d'un immense chagrin sur ses épaules, son coeur est fêlé, la guerre l'a brisée, et elle se sent forcément tourmentée et perdue. Alors qu'elle part finalement sur les traces de Mirjam, dont l'enquête prend carrément des dimensions policières haletantes, Hanneke va tout faire pour retrouver un peu d'air dans ce monde oppressé et étouffant, et un semblant d'humanité, car il semblerait que les Nazis aient tout pris à ce peuple démuni : leur force, leur combativité, leur dignité et même ce qui les rend humains et solidaires les uns les autres. Hanneke, en partant dans sa quête qui rouvre des blessures du passé, des pans de souvenirs à la fois nostalgiques du bonheur d'antan et douloureux, va alors à sa manière se soulever contre ces Nazis qu'elle hait de tout son coeur et qui sont en train de détruire sa patrie qu'elle aime et dont elle est fière à un autre degré. Cela devient une vraie guerre contre l'idéologie nazie, contre leurs crimes contre l'humanité, et la révolte morale d'Hanneke est impressionnante.
Au cours de ce chemin semé d'embûches, qui font écho au passé amoureux et heureux d'Hanneke et Bas, mais aussi à leur séparation tragique, et au lien qui unissait Hanneke à sa meilleure amie d'autrefois, Elsbeth, qui s'est brisé, ce roman qui a su s'approprié la noirceur et la gravité de la guerre avec brio, ainsi que toutes les qualités qui font un roman policier, empli de mystère, de suspens et de retournements de situations, la plume de Monica Hesse se montre aussi experte pour faire un éloge à l'amitié et à la beauté de notre humanité, aussi fragile et vulnérable soit-elle. En effet, chaque personnage de ce roman commet des erreurs envers ses proches, les blesse involontairement puis le regrette amèrement, jusqu'à ne plus pouvoir se voir soi-même dans un miroir.
Tous ces moments de fêlures, d'incertitude des personnages, de leur incapacité à se pardonner eux-même, m'ont profondément bouleversée, et cela montre d'autant plus à quel point cette guerre les dépasse, ils sont englués dedans, elle les tue à petit feu, tout autant qu'ils sont : Juifs, autres personnes opprimées (homosexuels, etc.), la jeunesse, les parents,... Malgré cette atmosphère pesante, quasi insoutenable, ils sont loin d'avoir abandonné. le roman nous dépeint plusieurs actes de résistance à différentes échelles : du marché noir, en passant par cacher des Juifs chez soi, jusqu'à travailler dans l'ancien théâtre qui fait office de sorte de Vel' d'Hiv' pour nous afin de faire sortir des Juifs de là, de les soutenir, de leur apporter une main alliée qui vaut tout l'or du monde...
Ce roman m'a beaucoup émue également de par la solidarité entre tout type de personnage, de n'importe quelle âge ou classe sociale, qui transparaît dans chaque page : Hanneke va avoir des alliés dans sa recherche de Mirjam, des adolescents qui n'ont rien demandé mais qui se sont rassemblés afin d'aider les Juifs, de résister du mieux qu'ils pouvaient, et de garder un témoignage éternel de cette horreur mouvante et vivante qu'ils ont dû traverser sous forme d'écrits, d'enregistrements, de photographies. Des pellicules, de l'encre et du papier qui auraient pu condamner leur jeune vie à une mort certaine. Je me suis permis de juger ces personnages, de traiter Hanneke de sans coeur et d'égoïste, Ollie de trop obtu et qui ne prend pas assez de risques, Judith d'être trop froide, la cliente riche d'Hanneke de bourgeoise superficielle ... Alors qu'en eux, ils ont tous un potentiel de héros, de Justes parmi les nations. Ils ont fait tout ce qu'ils ont pu, avec leurs faibles moyens, ils se sont montrés gentils et compatissants, malgré l'injustice dont ils ont souffert et leur tristesse et regrets dans leur coeur. Je ne suis pas digne de tels personnages, qui m'ont donné une belle leçon d'humanité, d'amitié, d'amour et de courage. Merci à eux et merci à Monica Hesse.
A vous de découvrir désormais si Hanneke va retrouver Mirjam, quelle histoire tragique se cache derrière cette disparation incongrue, de faire la connaissance de la jeune fille qu'est Mirjam, de ses proches amis, du passé d'Hanneke qui s'entremêle à cette histoire et de la conclusion à couper le souffle que nous offre l'écrivain, dont je serais ravie de lire d'autres romans, qui seront, j'en suis convaincue, de la même qualité littéraire et humaine que celui-là. Son travail de recherche, de reconstitution est juste colossal, je ne peux que l'admirer, et pour un premier roman, Monica Hesse fait sacrément fort, elle a toute mon estime. Je suis bien contente d'avoir donné une seconde chance à ce roman, je l'aurais regretté à tout jamais autrement.
Je n'oublierai jamais cette histoire si puissante, ces merveilleux personnages qui ont su briller par leur force interne, la force de leur amour et de leur amitié, qui leur a permis de briller de mille feux, d'avancer pas à pas et de faire du bien aux opprimés. Ils méritent qu'on se souvienne d'eux à tout jamais, telles les personnes qui les ont véritablement inspirés.
Je conclurai cette chronique, qui je l'espère vous aura donné envie de lire ce roman et de vous enrichir de tout ce qu'il nous apporte en connaissances, en sentiments humains, avec deux citations d'Anne Frank (j'aurais envie de vous citer tout son Journal tant il est magnifique, mais je ne vois pas trop l'intérêt ici... ). La première : « Ne me juge pas mal, mais considère-moi plutôt comme quelqu'un qui de temps en temps a le coeur trop lourd.». Cette citation correspond parfaitement au personnage d'Hanneke, dont le coeur est un lourd fardeau à porter (à l'instar de tous les personnages de l'histoire à une plus large échelle, mais de mon point de vue cela concerne particulièrement Hanneke), mais qui fait malgré tout de son mieux à chaque fois, et je demande pardon à Anne de ne pas avoir suivi son précepte dès le début de ma lecture. La seconde, la voici : « Je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Je veux être utile ou agréable aux gens qui vivent autour de moi et qui ne me connaissent pourtant pas, je veux continuer à vivre, même après ma mort ! ».
C'est ce que tous ces gens qui ont sauvé des Juifs, qui les ont aidé jusqu'à la fin, qui ont pris des photographies, qui ont écrit malgré la souffrance que chaque mot leur apportait, malgré la peur d'être incompris, ont fait : vivre après la mort, ne pas avoir vécu en vain. Et je leur en serai éternellement reconnaissante. COUP DE COeUR ♥
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Gaoulette
  24 avril 2017
Après Ruta Sepetis qui nous offre des romans jeunesses historiques, voici Monica Hesse, dommage que cette dernière soit passée un peu inaperçue car son roman est excellent.
L'auteure nous plonge pendant en 1943 à Amsterdam auprès de la jeunesse hollandaise. Hanneke jeune fille de 18 ans a perdu son premier amour à la guerre, fait du trafic au marché au noir avec son simple vélo et va se retrouver à chercher une fille juive dans les ruelles d'Amsterdam.
Monica Hesse nous plonge dans une petite branche de la Résistance à travers les yeux innocents d'Hanneke. Elle essaie d'expliquer le combat perpétuel de ces jeunes à cette sale période et surtout le regard qu'ils avaient face à cette cruauté.
Dans son roman, elle nous plonge dans le peur permanente de se faire assassiner ou trahir. Elle nous plonge dans l'entraide cachée du peuple hollandais.
J'étais partie dans tous les sens quand j'ai commencé ce roman, à me faire toutes mes petites histoires. Et en fait j'ai adoré que l'auteure se concentre sur juste une histoire pour dévoiler une partie de la Résistance. Monica Hesse ne s'est pas éparpillée et c'est tout à son honneur.
A là fin de ce roman historique, je me suis dit qu'elle pourrait nous offrir d'autres histoire d'Hanneke car la Guerre n'est pas fini et elle commence à vois un aperçu de la Résistance. Beaucoup de choses peuvent être exploiter : Ollie et son combat, Elsbeth et le retour à la réalité, son trafic, son passage à l'âge adulte (reprendre ses études, son futur métier, son avenir amoureux). L'auteure nous laisse avec Hanneke dans ce train avec une multitude d'options pour l'avenir. La guerre n'est pas encore finie.
Une fille au manteau bleu est certes une très belle histoire d'amitié pendant cette période cruelle. Je m'attendais à tout mais pas à ce message d'amour puissant.
Donc un réel coup de coeur. J'ai quand même une petite préférence pour Ruta Sepetys car elle a apporté une note finale à ses romans. Mais je me dis que Monica Hesse n'a pas tout dit encore. Affaire à suivre.
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ManouB
  14 mai 2018
Nous sommes en Hollande, à Amsterdam en 1943.
Hanneke ne se remet pas de la mort de Bas, son petit ami...
Pour améliorer la vie quotidienne et faire vivre sa famille décemment, elle sillonne la ville sur son vélo pour fournir aux plus riches des produits introuvables et chers qu'elle se procure au marché noir.
C'est un travail que lui a demandé de faire son patron et qui est bien mieux rémunéré que celui, officiel, qu'elle est censée fournir comme réceptionniste dans l'entreprise de pompes funèbres.
Bien sûr, elle fait tout ça en cachette de ses parents, sa mère s'inquiétant déjà suffisamment lorsqu'elle a quelques minutes de retard.
Sa chance, c'est d'avoir un physique d'aryenne, ce qui lui permet de passer le plus souvent inaperçue.
Un jour, alors qu'elle vient de livrer une vieille dame, celle-ci lui demande un service : retrouver une jeune fille juive qu'elle cachait jusqu'à présent chez elle depuis que toute sa famille a été tuée et qui a mystérieusement disparue de sa cache. Mirjam Roodveldt n'a que 15 ans et personne chez qui se réfugier...
Au départ, Hanneke ne veut pas prendre de risques pour quelqu'un qu'elle ne connait pas. Elle finit par accepter et va finalement prendre son rôle très au sérieux. Aidé par Ollie, le grand frère de Bas, elle se retrouve enrôlée dans un groupe de résistants qui compte sur elle pour les aider, en échange des informations qu'ils vont pouvoir lui fournir...
Elle, qui jusqu'à présent ne s'était jamais posée trop de questions sur les désastres de l'occupation nazie dans son pays, va entrer de plein fouet dans l'horreur, découvrir les rafles, le théâtre transformé en camp de transit, la crèche où les résistants tentent de sauver quelques bébés juifs en les faisant adopter par des familles, les caches où se terrent des familles juives apeurées, car c'est l'unique chance pour eux de ne pas partir en déportation, et toutes ces familles de justes qui prennent de gros risques pour sauver des vies.
Mais retrouver Mirjam, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin.
Et il ne faut avoir peur de rien !
(...)
Bien sûr vous l'aurez compris, l'histoire d'Hanneke et l'enquête qu'elle mène pour retrouver Mirjam, ne sont qu'un prétexte pour raconter l'histoire de la Hollande pendant l'occupation nazie.
Ce roman est donc avant tout un témoignage réaliste sur les événements de la Seconde guerre mondiale en Hollande : tous les éléments historiques racontés dans ce roman sont en effet des faits réels.
Pour info, la Hollande est le pays d'Europe, où le plus de juifs ont été déportés pendant l'Holocauste. Soixante quinze pour cent des juifs néerlandais sont morts en camp de concentration.
La recherche de la jeune fille, donne au roman une dimension particulière et un peu de légèreté. Il y a du suspense, des retournements de situation imprévus, du mystère. Les personnages sont si humains avec leurs doutes, leurs espoirs et leurs maladresses qu'ils en deviennent attachants.
Au delà de l'Histoire, que pour la plupart nous connaissons, l'auteur nous montre par l'exemple comment, en temps de guerre et quand la peur quotidienne prend le pas sur la raison, tout peut d'un instant à l'autre basculer et, un simple citoyen devenir un héros ou au contraire, un délateur et un criminel...
C'est donc aussi un roman qui développe des thèmes universels, comme celui de la haine, de la jalousie, de la méchanceté humaine et, à l'inverse du courage, de la solidarité, de la générosité et de l'humanité.
Voilà donc un roman à mettre entre toutes les mains...
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   05 février 2017
Je reprends ma bicyclette et m'engage dans le dédale des rues étroites ; le temps est gris et couvert, comme tous les hivers à Amsterdam. Notre ville a été bâtie sur des canaux. La Hollande est un pays plat, situé bien en dessous du niveau de la mer, et les paysans qui l'ont débourbé, il y a des siècles, ont élaboré un système complexe de voies d'eau, simplement pour que les habitants ne se retrouvent pas engloutis par la mer du Nord. Un de mes anciens professeurs d'histoire illustrait toujours cet épisode de notre passé par un célèbre dicton : "Dieu a créé le monde et les Néerlandais ont créé les Pays-Bas."
Il le citait comme un motif de fierté, mais pour moi, il représentait aussi une mise en garde : "Ne comptons sur rien pour nous sauver. Nous sommes tout seuls ici."
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jeunejanejeunejane   23 novembre 2017
- Il me l'a dit, qu'il ne voulait pas y aller, et je lui ai répondu qu'il le fallait. Je lui ai dit aussi que c'était son devoir.
Et il m'a donné une lettre au cas où il mourrait, mais je ne l'ai pas lue. Je l'ai rapportée à la maison et je l'ai jetée, car j'étais absolument sûre qu'il allait revenir, et je me suis complètement trompée, car il n'est pas revenu.
Tu comprends, Ollie? C'est moi qui l'ai poussé à partir.
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AproposdelivresAproposdelivres   27 février 2020
Un jour, longtemps avant la mort de Bas, nous avons fait semblant de nous disputer pour savoir qui de nous deux était tombé amoureux le premier. « C’est ta faute, m’a-t-il dit, parce que tu es adorable. » Je lui ai répondu qu’il se trompait. Que c’était un peu facile de m’accuser. C’était même irresponsable.
Je me rappelle toute cette conversation. Ça se passait chez ses parents, dans le salon, et nous étions réunis autour du nouveau poste de radio familial pendant que je lui posais des questions sur un devoir de géométrie qui ne nous intéressait ni l’un ni l’autre. L’Américaine Judy Garland chantait You Made Me Love You. C’est comme ça que la discussion avait commencé. Bas a dit que c’était moi la responsable s’il m’aimait. Je me suis moquée de lui parce que je ne voulais pas qu’il sache combien mon cœur s’emballait en l’entendant prononcer les mots « aimer » et « toi » dans la même phrase.
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DocFredDocFred   19 mars 2017
- Explique-moi ! Qu'est-ce qu'il y a dans le landau ? Des armes ? Des explosifs ?
Elle a l'air penaude.
- Un appareil photo.
- Un appareil photo ?
- J'ai lu un article sur des photographes dans un journal clandestin, commence Mina à voix basse. Ils prennent des photos de l'Occupation et rassemblent des documents pour qu'à la fin de la guerre les Allemands ne puissent pas nier ce qu'ils ont fait ici.
- C'est un collectif ? Tu en fais partie ?
Mina rougit.
- Non. Ce sont tous des professionnels. Mais il y a beaucoup de femmes parmi eux. Elles peuvent cacher leur appareil dans leur sac à main ou leur cabas, et prendre des photos sans que personne ne les remarque. C'est ça qui m'a donné l'idée.
- Et à la place du sac à main, tu utilises le landau... Et pour l'objectif ?
- J'ai fait un petit trou à l'avant. Il ne se voit pas, à moins de regarder très près. Maintenant, chaque fois que j'emmène un bébé en promenade, je peux prendre des photos en cachette. J'ai toute la guerre dans mon appareil et sur des tas de pellicules.
- Quel genre de photos ?
- Des photos de rafles, des soldats... De gens parqués au théâtre. De gens arrêtés chez eux pendant que leurs voisins ne font rien pour leur venir en aide...
Elle s'interrompt un instant.
- Mais j'ai aussi des choses plus intéressantes, reprend-elle. Comme des photos de la Résistance, pour que le monde sache que certains d'entre nous se sont battus. Des photos de cachette où se réfugient les clandestins. Et les enfants du théâtre, je les ai tous pris en photo pour qu'ils puissent retrouver leur famille après la guerre.
[...] Voilà tout un aspect de la Résistance dont je n'avais jamais entendu parler. Les nazis nous ont interdit de les photographier...
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missmolko1missmolko1   18 septembre 2016
Il s’avère qu'il existe bien des manières de tuer : les Allemands ont tués Bas à coups de canon, Elsbeth et moi avons tué notre amitié à coups de mots.
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