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EAN : 9782070668458
352 pages
Gallimard Jeunesse (27/10/2016)
4.04/5   159 notes
Résumé :
«La jeune fille qui a disparu est juive. Il faut que tu la retrouves avant les nazis.» Amsterdam, 1943. Hanneke sillonne à vélo les rues de la ville afin de se procurer au marché noir des marchandises qu'on lui commande. Ses parents ignorent tout de ses activités clandestines. Un jour, l'une de ses clients lui fait une requête particulière. Il s'agit de retrouver une jeune fille qu'elle cachait chez elle et qui a disparu. Elle s'appelle Mijam Roodvelt. Elle est juiv... >Voir plus
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Amsterdam, janvier 1943. Au coeur de la ville aujourd'hui occupée par l'armée allemande, la jeune Hanneke Bakker, pour aider sa famille, travaille pour le compte de Mr Kreuk, qui tient un magasin de pompes funèbres, mais surtout sillonne les rues de la capitale sur son vélo afin de dénicher et vendre au marché noir des produits aujourd'hui difficiles à trouver. L'une de ses clientes chez qui elle se rend régulièrement, madame Janssen, l'attend ce jour-là sur le perron et l'invite à entrer, insistant pour lui préparer un café et lui offrir des gaufres. C'est alors qu'elle lui avoue qu'elle a besoin de son aide pour retrouver quelqu'un. Avant cela, elle tient à lui montrer l'espace caché derrière des étagères pivotantes. Un espace où elle cachait depuis un mois une jeune fille juive, appelée Mirjam Roodvelt, dont les parents et la soeur ont été tués par les nazis, eux-mêmes cachés par Hendrick, la mari de madame Janssen, dans son atelier de menuiserie. Si Mirjam a réussi à s'enfuir saine et sauve ce jour-là, elle a pourtant, aujourd'hui, mystérieusement disparu...

Comme le souligne Monica Hesse, en fin de roman, dans ses notes, les récits et les personnages sont certes fictifs mais les événements historiques et les lieux sont authentiques. Elle fait notamment référence aux divers réseaux clandestins, au Conseil juif, qui, innocemment, a cru que son rôle de liaison entre les nazis et la population juive améliorerait la façon dont les Juifs seraient traités, le Groupe des étudiants d'Amsterdam, spécialisé dans le sauvetage des enfants, ainsi que l'oeuvre de résistance des photographes (la plupart étant des femmes) qui n'hésitaient pas à risquer leur vie pour prendre en cachette des photos de militaires et de civils. Partant de cela, elle a imaginé l'histoire de Mirjam, jeune juive de 15 ans, qui se sera échappée de sa cachette, et qu'Hanneke aura fait la promesse de retrouver. Pourtant adepte des activités clandestines, elle ne sait alors pas encore que sa recherche va lui faire découvrir l'ampleur de la résistance. Sur fond historique passionnant, parfaitement reconstitué et instructif où l'on apprend comment la population amstellodamoise a tenté de faire face à l'occupation allemande, Monica Hesse y ajoute une intrigue captivante. Autour de Henneke, jeune femme qui a perdu son amour au combat et qui peine à s'en remettre, se dessine toute une galerie de personnages fort bien dépeints, pour certains surprenants.
Un roman enrichissant qui laisse apparaître tout ce que l'homme peut avoir de bon et de mauvais, que ce soit la jalousie, la générosité, le courage, la violence... et où, malgré l'horreur, l'amour et l'espoir transparaissent...


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Nous sommes à Amsterdam en 1943, sous l'occupation allemande.
Hanneke, aide matériellement sa famille en faisant du commerce au marché noir.
Une de ses clientes lui demande de l'aide pour retrouver une jeune fille juive au manteau bleu.
Hanneke va accepter et faire connaissance avec la résistance, les efforts pour cacher les Juifs et éviter à leurs enfants de connaître les tortures des nazis.
La jeune fille fera preuve d'un grand courage et son aventure ressemble à un suspense de roman policier.
Elle commencera l'histoire rongée par la culpabilité d'avoir laissé partir son ami qui s'est ensuite fait tuer par l'armée allemande et terminera le récit en adulte responsable et affirmée.
En entamant la lecture, on ne peut s'empêcher de penser à Anne Frank qui vivait sa vie de clandestine dans la même ville pour se protéger.
Je n'aurais jamais lu ce livre mais mon petit-fils de 13 ans le lisait en lecture scolaire et semblait tellement pris par sa lecture que je l'ai lu en quelques soirées quand j'allais garder les enfants de la famille le soir.
Je comprends qu'il ait apprécié car il n'a pas encore lu beaucoup de livres sur cette période et est vivement intéressé par ce que les Juifs ont subi .
"La fille au manteau bleu" est le premier livre de l'auteure, Monica Hesse, qui vit aux Etats-Unis et travaille comme journaliste au Washington Post.
Paru en 2015 aux Etats-Unis et en 2016 chez nous, voilà une belle initiative pour actualiser l'approche de la seconde guerre mondiale sous un aspect humain pour nos ados.
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Tout d'abord, je tiens a remercier les éditions Gallimard - on lit plus fort pour l'envoi de ce roman. Je n'aime pas trop les romans / films qui se déroulent pendant la Seconde Guerre Mondiale et je redoutais un peu cette lecture. Je pense qu'il est important d'en parler et le travail de mémoire doit continuer, même auprès des plus jeunes, mais de mon côté, l'évocation de cette guerre et de toutes ses horreurs me glace toujours le sang.

Une fille au manteau bleu est un roman prenant que j'ai dévoré en un week-end. Il est difficile a lâcher tant l'intrigue est bien construite. On découvre de plus la guerre et l'occupation autrement que sous le regard français et l'on se rend compte que les hollandais ont vécu la même chose : l'occupation allemande, les lois anti-juives et les rafles, les tickets de rationnement, la débrouille et la résistance. C'est au côté d'Hanneke que ce déroule ce roman. Cette jeune fille, que la guerre a fait grandir trop vite et qui a perdu son fiancé, se livre au marché noir et va être amenée a partir a la recherche d'une jeune fille juive.

Le roman est bien écrit, l'intrigue intéressante et le contexte historique bien respecté. J'ai aussi apprécié de me retrouver dans Amsterdam, ville que j'ai visité, il y a quelques années. C'est une belle découverte que je recommanderais aux ados comme à leurs parents.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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A la bibliothèque numérique de Vendée, j'ai emprunté : Une fille au manteau bleu de Monica Hesse.
Amsterdam, 1943.
Hanneke sillonne les rues de la ville afin de dénicher des marchandises au marché noir.
Un jour, une cliente lui fait une requête particulière, retrouver une jeune fille juive qu'elle hébergeait et qui a disparu.
En recherchant la prénommée Mirjam Roodvet, Hanneke découvre les activités secrètes des réseaux d'entraide aux familles juives et entre à son tour dans la clandestinité.
Une fille au manteau bleu est un roman jeunesse que je conseille à tous, dès 12 ans.
Hanneke est une jeune fille qui fait du marché noir. Elle déniche des marchandises parfois très recherchées (telles que cigarettes, viande..) pour les clients de son patron. Officiellement, elle est à l'accueil d'une entreprise de pompes funèbres et ses parents ignorent ses vraies activités.
Hanneke a perdue son amour, avec qui elle devait se marier et qui s'était engagé dans l'armée. La jeune fille peine à se relever et à faire son deuil.
Alors quand on lui demande de retrouver une jeune fille au manteau bleu, elle se lance corps et âme dans cette recherche, quitte à se mettre en danger..
J'ai beaucoup aimé ce roman, que j'ai trouvé très touchant. Hanneke a des faiblesses, j'ai vibré avec elle. Elle n'hésite pas à se mettre en danger au péril de sa vie.
Les personnages qui gravitent autour d'elles sont aussi très intéressants et certains sont assez fouillés.
Cela a beau être au départ un roman jeunesse, l'autrice ne survole ni ses personnages ni l'histoire.
J'ai apprécié que ça se déroule à Amsterdam pendant la seconde guerre mondiale. C'est très parlant, j'avais parfois l'impression d'être avec Hanneke dans cet Amsterdam des années 40.
Les personnages sont fictifs mais l'autrice a été fidèle au contexte historique, à ce qui s'est déroulé à Amsterdam à cette période comme elle l'explique une fois le roman terminé. On sent qu'il y a un vrai travail de recherche.
Une fille au manteau bleu est un très bon roman jeunesse, qui plaira autant aux adolescents qu'aux adultes.
En tout cas, j'ai été charmé par ma lecture et j'étais bien contente de pouvoir le lire d'une traite pendant mes vacances.
Ma note : cinq étoiles.
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Encore une fois un roman poignant qui se déroule en 1943, à Amsterdam cette fois !

Hanneke Bakker, en surface, travaille comme réceptionniste dans une entreprise de pompes funèbres mais, en parallèle, fait aussi des commissions pour son patron. Elle achète au marché noir des produits difficiles à trouver pour les revendre à des clients et c'est avec ces revenus supplémentaires qu'elle parvient à mieux nourrir sa famille, à donner une meilleure qualité de vie à ses parents. Cela lui permet également de faire la connaissance de gens en ville qu'elle n'aurait peut-être pas rencontrés autrement. La rencontre avec l'une de ces personnes lui donnera pour mission l'objectif de ce roman. Hanneke est douée pour dénicher ce que personne d'autre ne réussit à trouver. Cette fois-ci, on lui demandera de chercher une personne disparue; Mirjam Roodvelt, quinze ans, la fille au manteau bleu. " La jeune fille qui a disparu est juive. Et je voudrais que tu la retrouves avant les nazis." On s'embarque dans une aventure !

Les jeunes personnages sont très bien construits, on perçoit bien leurs bons côtés ainsi que leurs faiblesses. Ils sont juste humains et font de leur mieux pour survivre avec les moyens du bord à une époque tellement dure, alors que les moyens et les libertés sont limités. Au sein de l'Occupation, dans un climat de peur, de colère, de doute et où la culpabilité est souvent présente, ce sont plus les liens entre les personnages et la quête de la fille en bleu qui sont mis en scène. le contexte historique y est bien représenté également, pour les lieux réels et certaines actions de la Résistance.

La note de l'auteure explique bien quels éléments sont basés sur des faits réels et ils nous apprennent beaucoup sur les Pays-Bas pendant la deuxième Guerre Mondiale. Très enrichissant, comme roman ! de plus, l'enquête de Hanneke est très prenante. C'est un roman jeunesse où beauté et tristesse s'entremêlent. Un beau roman pour tous, en fait ! À découvrir sans faute !
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
Je reprends ma bicyclette et m'engage dans le dédale des rues étroites ; le temps est gris et couvert, comme tous les hivers à Amsterdam. Notre ville a été bâtie sur des canaux. La Hollande est un pays plat, situé bien en dessous du niveau de la mer, et les paysans qui l'ont débourbé, il y a des siècles, ont élaboré un système complexe de voies d'eau, simplement pour que les habitants ne se retrouvent pas engloutis par la mer du Nord. Un de mes anciens professeurs d'histoire illustrait toujours cet épisode de notre passé par un célèbre dicton : "Dieu a créé le monde et les Néerlandais ont créé les Pays-Bas."
Il le citait comme un motif de fierté, mais pour moi, il représentait aussi une mise en garde : "Ne comptons sur rien pour nous sauver. Nous sommes tout seuls ici."
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- Il me l'a dit, qu'il ne voulait pas y aller, et je lui ai répondu qu'il le fallait. Je lui ai dit aussi que c'était son devoir.
Et il m'a donné une lettre au cas où il mourrait, mais je ne l'ai pas lue. Je l'ai rapportée à la maison et je l'ai jetée, car j'étais absolument sûre qu'il allait revenir, et je me suis complètement trompée, car il n'est pas revenu.
Tu comprends, Ollie? C'est moi qui l'ai poussé à partir.
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- Explique-moi ! Qu'est-ce qu'il y a dans le landau ? Des armes ? Des explosifs ?
Elle a l'air penaude.
- Un appareil photo.
- Un appareil photo ?
- J'ai lu un article sur des photographes dans un journal clandestin, commence Mina à voix basse. Ils prennent des photos de l'Occupation et rassemblent des documents pour qu'à la fin de la guerre les Allemands ne puissent pas nier ce qu'ils ont fait ici.
- C'est un collectif ? Tu en fais partie ?
Mina rougit.
- Non. Ce sont tous des professionnels. Mais il y a beaucoup de femmes parmi eux. Elles peuvent cacher leur appareil dans leur sac à main ou leur cabas, et prendre des photos sans que personne ne les remarque. C'est ça qui m'a donné l'idée.
- Et à la place du sac à main, tu utilises le landau... Et pour l'objectif ?
- J'ai fait un petit trou à l'avant. Il ne se voit pas, à moins de regarder très près. Maintenant, chaque fois que j'emmène un bébé en promenade, je peux prendre des photos en cachette. J'ai toute la guerre dans mon appareil et sur des tas de pellicules.
- Quel genre de photos ?
- Des photos de rafles, des soldats... De gens parqués au théâtre. De gens arrêtés chez eux pendant que leurs voisins ne font rien pour leur venir en aide...
Elle s'interrompt un instant.
- Mais j'ai aussi des choses plus intéressantes, reprend-elle. Comme des photos de la Résistance, pour que le monde sache que certains d'entre nous se sont battus. Des photos de cachette où se réfugient les clandestins. Et les enfants du théâtre, je les ai tous pris en photo pour qu'ils puissent retrouver leur famille après la guerre.
[...] Voilà tout un aspect de la Résistance dont je n'avais jamais entendu parler. Les nazis nous ont interdit de les photographier...
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Je pensais tout savoir à l'époque. Je pensais que le monde était noir et blanc. Hitler était le méchant, on devait donc lui résister. Les nazis étaient des êtres sans foi ni loi, ils ne tarderaient donc pas à perdre. Si j'avais fait véritablement attention à tout ça, j'aurais pu comprendre que notre minuscule pays n'avait aucune chance de se défendre, quand des pays plus grands, tels que la Pologne, étaient déjà tombés. J'aurais dû me douter que, lorsque Hitler a annoncé à la radio de notre pays qu'il n'avait pas l'intention de l'envahir et que nous n'avions rien à craindre, ses soldats étaient déjà en train de plier leurs parachutes et que nous avions tout à craindre. S'engager n'était pas une prise de position symbolique. C'était une mission perdue d'avance.
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Un jour, longtemps avant la mort de Bas, nous avons fait semblant de nous disputer pour savoir qui de nous deux était tombé amoureux le premier. « C’est ta faute, m’a-t-il dit, parce que tu es adorable. » Je lui ai répondu qu’il se trompait. Que c’était un peu facile de m’accuser. C’était même irresponsable.
Je me rappelle toute cette conversation. Ça se passait chez ses parents, dans le salon, et nous étions réunis autour du nouveau poste de radio familial pendant que je lui posais des questions sur un devoir de géométrie qui ne nous intéressait ni l’un ni l’autre. L’Américaine Judy Garland chantait You Made Me Love You. C’est comme ça que la discussion avait commencé. Bas a dit que c’était moi la responsable s’il m’aimait. Je me suis moquée de lui parce que je ne voulais pas qu’il sache combien mon cœur s’emballait en l’entendant prononcer les mots « aimer » et « toi » dans la même phrase.
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