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ISBN : 2226393315
Éditeur : Albin Michel (01/02/2017)

Note moyenne : 2.93/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Wendelin, jeune séducteur, rêve de quitter Berlin. Karola, l'épouse de Clemens qui est l'ami de Wendelin, voudrait le suivre, mais l'amour de son fils la retient… En vingt-quatre heures, Franz Hessel noue et dénoue la relation tourmentée de ce trio amoureux, entre tragédie et marivaudage. Mais le roman est avant tout un fascinant portrait de Berlin dont Hessel dévoile, dans une très belle langue et par petites touches, tout le mystère.
Auteur du magnifique Pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
de
  30 septembre 2017
Le pouvoir de l'ambassadeur du bonheur
Plusieurs lectures, entremêlées ou non, sont possibles. Entre les catastrophes, la première guerre mondiale puis la période d'hyperinflation (seule cette dernière est juste évoquée « Puis vinrent les crises économiques ») et le nazisme, un Berlin tendre et secret. Certes il ne s'agit ici que d'un milieu social restreint, mais comme l'écrit Walter Benjamin dans sa préface : « N'est « secret » dans ce Berlin ni le chuchotement du vent, ni la galanterie, déplaisante, seul le sévère et antique génie d'une ville, d'une rue, d'une maison, oui, d'une chambre qui, en tant que cella, contient en elle, dans ce livre, la mesure des événements comme celles des pas de danses ». le préfacier parle aussi du poète « expert en seuils dans tous les sens du terme », des mots comme aimant attirant « d'autres mots de manière irrésistible », du don du narrateur « d'élargir, avec toutes les perspectives du lointain et du passé, le minuscule territoire de son histoire, de façon si mystérieuse ».
Plusieurs lectures. Une renvoie à son histoire, transposé dans le Jules et Jim de Henri-Pierre Roché et mis en cinéma par François Truffaut avec Jeanne Moreau. Une autre à un roman de société complexe, au tableau d'une époque, un « roman du temps ». Qu'importe, au lecteur et à la lectrice de choisir ou non les chemins praticables dans ce Berlin secret.
Manfred Flügge aborde cela dans sa postface « le poids des mots ». Il insiste sur la langue de l'auteur et plus précisément « le poids des mots », la ville de Berlin, le roman comme « déclaration d'amour poétique ». le titre de cette note est adapté d'une phrase du postfacier.
Karola, Wendelin et Clemens. Berlin, les années 20. Les sentiments. « La jalousie est l'ombre de l'amour qui, à midi, se réduit à sa plus simple expression ». Les codes de la masculinité construite. Des croisements incessants de personnages et des chemins du possible ouverts et refermés. Berlin et des lieux de nuit. le veilleur et l'amour. Les séductions. Des femmes et des hommes, des sentiments et des actes. La fluidité des phrases et ce « poids des mots »…
« Lorsque tu lui auras offert suffisamment de rosées matinales et de crépuscules, de mondes changeants parcourus à pied et de monde limités au cadre de la fenêtre… »
Il n'y eu que le rêve de cela, peut-être un peu plus. Vint d'abord un autre choix… Puis plus tard la catastrophe qui éclaire rétrospectivement les mots de l'auteur.
Un livre à mettre du côté du très beau Promenades dans Berlin, PUG/Débuts d'un siècle 1989
Lien : https://entreleslignesentrel..
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Biancabiblio
  06 avril 2017
Berlin, 1928. Wessel est un jeune homme qui rêve de quitter Berlin et de courir l'Europe, notamment l'Italie. Il aimerait convaincre Karola de partir avec lui. Seulement Karola est mariée à Clemens, un professeur de philologie de l'université de Berlin plus âgé qu'elle et ami intime de Wessel. Elle est aussi la mère d'un garçon qui la retient à Berlin…
En vingt-quatre heures, Franz Hessel nous conte dans Berlin secret la relation tourmentée de ce trio amoureux, qui est aussi sa propre histoire, celui du triangle amoureux unissant sa femme Helen, Franz et Henri-Pierre Roché. Leur histoire inspira à François Truffaut son film le plus célèbre Jules et Jim.
Le titre, la couverture, la quatrième, l'évocation de Jules et Jim, les années folles m'ont donné envie de lire ce court récit de Franz Hessel, par ailleurs traducteur de Proust, Stendhal et Balzac et père de l'indigné Stéphane Hessel.
Ce roman qui tient à la fois de la tragédie et du marivaudage m'a hélas laissé de marbre. Je n'ai pas réussi à aucun moment à rentrer dedans ni à m'intéresser à cette histoire qui se veut une histoire d'amour mais qui ne l'est au fond pas.
L'évocation du Berlin des années folles par petites touches est intéressante mais trop peu présente puisque l'auteur s'attache surtout à nouer et à dénouer le triangle amoureux qui est la thématique principale du roman.
Franz Hessel nous narre une histoire au fond pathétique de trois êtres, Wenderlin et Karola, des oisifs qui appartiennent à la Bohème, qui s'ennuient et qui ne savent pas quoi faire de leur vie et le besogneux Clemens qui ne veut pas perdre la femme qu'il aime ni l'ami qu'il chérit, le seul personnage que l'on peut prendre en sympathie.
Le roman se résume à des envies de fuites du quotidien et ses responsabilités, de projets de voyages et des errances sentimentales. Il aurait du me passionner mais je suis passée à côté de ces personnages et de ce récit, foisonnant par ailleurs et d'une indéniable qualité littéraire.
Lien : https://deslivresdeslivres.w..
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critiques presse (1)
LeMonde   07 avril 2017
Acôté de ce Berlin volcanique (...) il existait un Berlin de la pénombre, non moins révolutionnaire, que nous fait découvrir ce Berlin secret, de Franz Hessel , très beau roman de 1927 enfin traduit.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
wiggybiswiggybis   17 avril 2017
Là, je fouille ; le petit se réveille, se met debout dans son petit lit. Je lui demande : "Tu ne dors pas ? Je peux mettre tes affaires de bébé ?" et lorsque, devant le miroir, j'ai commencé à me vêtir et à me voiler de blanc, Erwin, tout étonné, m'a demandé : "Tu veux donc devenir un petit enfant, maman ? - Oui", ai-je répondu, "je veux recommencer de zéro, et devenir tout autre", et dans la glace, j'ai vu son petit visage, qui d'abord avait ri, se crisper et rester stupéfait à l'idée que je puisse avoir d'autres choix que celui d'être juste "sa mère".
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dede   30 septembre 2017
N’est « secret » dans ce Berlin ni le chuchotement du vent, ni la galanterie, déplaisante, seul le sévère et antique génie d’une ville, d’une rue, d’une maison, oui, d’une chambre qui, en tant que cella, contient en elle, dans ce livre, la mesure des événements comme celles des pas de danses »
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dede   30 septembre 2017
Lorsque tu lui auras offert suffisamment de rosées matinales et de crépuscules, de mondes changeants parcourus à pied et de monde limités au cadre de la fenêtre…
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dede   30 septembre 2017
La jalousie est l’ombre de l’amour qui, à midi, se réduit à sa plus simple expression
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