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EAN : 9782364744912
34 pages
Editions Thierry Magnier (27/08/2014)
4.1/5   29 notes
Résumé :
Sur son lopin de terre de l'Ouest sibérien, le paysan Pacôme vit avec sa femme et ses trois enfants. Il n'est pas riche, mais sa famille ne manque de rien. Cependant, dans son petit champ balayé par les vents, Pacôme se sent à l'étroit. «Si seulement j'avais plus de terres, soupire-t-il en regardant par-delà la clôture, je pourrais être tout à fait heureux.»
D'après une nouvelle de Tolstoï.
Que lire après Combien de terre faut-il à un homme ?Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Anne-Lise Heurtier a décidément le don mettre en valeur l'actualité de pépites littéraires. Elle excelle autant à adapter sous forme d'album ce conte écrit par Tolstoï en 1886 que la nouvelle De Maupassant, La Parure. Combien de terre faut-il à un homme ? La question se pose, plus que jamais, et nous l'avons méditée en famille avant d'ouvrir ce livre. Si nous ne sommes pas parvenus à une réponse tranchée, nous ne nous attendions pas à celle renfermée par ces pages !

Cette histoire d'un paysan incapable de se contenter de ce qu'il possède raconte les délires d'accumulation, les névroses relatives à l'herbe qui pousse toujours plus verte dans le pré du voisin, le mépris de ceux qui « passent leur temps à jouer de la flûte, boire du thé et chanter ». Bref, Tolstoï nous parle du capitalisme. Ce n'était pas évident à mettre à hauteur d'enfant sans tomber dans un registre moralisateur, mais cela fonctionne à merveille. le travail tout en délicatesse sur le texte et les illustrations montre subtilement comment l'avidité pervertit les relations humaines, ruinant les liens avec les voisins et conduisant Pacôme à ballotter ses proches au gré de ses lubies, à mépriser les autres et à faire ployer son cheval.

Très classe, les illustrations stylisées, réduites aux trois couleurs primaires et évocatrices de l'iconographie russe (extraits disponibles via le lien ci-dessous), étalent sous nos yeux les propriétés qui sont la raison de vivre de Pacôme. Bâtiments, machines et bêtes ne forment pas un ensemble cohérent et intégré dans le décor. Ils sont plutôt alignés dans une sorte de vacuum comme pour un inventaire dont le format à l'italienne de l'album souligne la démesure.

On sent bien qu'on court à la catastrophe et on tourne les pages avec appréhension jusqu'à la chute – et quelle chute !

Ce type d'adaptation de classiques est un régal à partager avec de grands enfants. J'espère qu'Anne-Lise Heurtier en proposera d'autres et je me demande ce qu'elle choisira. Je verrais bien La perle de Steinbeck ou, pour rester en Russie, peut-être La Dame de pique de Pouchkine ?

Un album vraiment original : féroce, prenant et très beau.
Lien : http://ileauxtresors.blog/20..
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Pour cet album écrit d'après la nouvelle de Tolstoï, Annelise Heurtier met le propos à la portée des enfants. le texte est accessible sans tomber dans le simplisme, c'est très réussi.
D'autant qu'il y a de fortes chances pour que la quête de Pacôme parle aux plus (ou moins) jeunes ! "Toujours plus", voilà le mantra de ce personnage.

Raisonnablement heureux, il va plusieurs fois déménager pour agrandir la surface de ses terres et augmenter ses richesses. Mais n'a-t'il pas les yeux un peu plus gros que le ventre ?

Pacôme est évidemment une figure de l'humanité dans son ensemble qui semble n'être jamais rassasiée, aux dépends de la santé de la planète. Une fable qui invite les têtes blondes et leurs parents à réfléchir à ce dont ils ont vraiment besoin pour être heureux. Et mettre un frein à la surconsommation de notre société ?

Les illustrations de Raphaël Urwiller ont quelque chose de slave qui fait écho à l'auteur original. Pacôme vit dans l'Ouest sibérien et le trait nous y emporte immédiatement. J'ai beaucoup aimé les aplats de couleurs qui évoquent la sérigraphie. Les couleurs chaudes contrastent avec le bleu foncé et le noir, donnant une énergie à la hauteur de celle dépensée par le héros pour parvenir à ses fins.
Un album incontournable !
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Un titre sous forme de question ? Voilà un album qui annonce une histoire avec une réflexion et une morale. Je ne suis pas tout le temps friande de ce procédé mais je me rends compte que j'aime assez les livres pour enfants qui, en plus d'une jolie histoire, proposent d'aller un peu plus loin (avec des pistes de réflexion, de recherches…).
Combien de terre faut-il à un homme ? m'a plu, sur tous les points. La chute est par contre assez dure, un peu à l'image des contes anciens qui étaient racontés en vue d'apprendre la différence entre le Bien et le Mal, ne s'embarrassant pas de fioritures et n'épargnant pas vraiment les jeunes lecteurs. C'est le cas avec cette adaptation de la nouvelle de Léon Tolstoï qui met en scène un homme qui ne se satisfait jamais de ce qu'il possède, veut toujours plus et aller plus loin… mais jusqu'où ? Les adultes se doutent très vite du dénouement, je ne sais pas si les enfants verront venir la morale ?
Je ne sais pas non plus si le texte a été beaucoup modifié ; en tout cas, il est très abordable mais on sent tout de même le côté désuet, l'emploi d'un vocabulaire assez riche et la construction des phrases qui ne se limite pas à un sujet, un verbe et un complément. Pas de passé simple pour cette histoire (du présent de narration à la place), mais on le sent qui n'est pas loin…
Encore une fois, ce qui me plaît particulièrement dans cet album publié aux éditions Thierry Magnier, c'est le visuel. L'objet en lui-même est intriguant puisque dans un format allongé inhabituel et il retient également l'attention grâce à ses teintes rouges/orangées omniprésentes. Quatre couleurs se partagent les pages de cette histoire : le rouge, l'orangé, le blanc et le noir. le charme opère, c'est très beau et ne ressemble à rien de ce que j'ai pu voir jusque là !
Lien : http://bazardelalitterature...
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L'homme est un éternel insatisfait. Il a toujours l'impression que l'herbe est plus verte chez le voisin. La jalousie peut l'emmener loin, très loin.
Ici, nous sommes en Sibérie occidentale. La paysan Pacôme vit paisiblement de sa ferme avec sa famille. Sauf que ses terres sont un peu étroites pour faire courir son cheval.Donc, il en achète d'autres. Mais, les bêtes des voisins viennent souvent brouter sa bonne herbe, alors il se fâche avec la moitié du village.
On lui propose de partir sur les bords de la Volga : "le sol est tellement fertile qu'en quelques saisons, une poignée de graines offre la richesse au plus pauvre des paysans".
Sauf que là bas, il se rend compte au bout d'une année que la terre "est bonne pour le seigle, pas pour le blé". D'où un nouveau départ vers le pays des Bachkirs. Et dans ces lieux, la soif d'agrandissement de Pacôme devient démesure.
Ce très beau livre illustré reprend une des nouvelles de Tolstoï. Tout de couleur bleu jaune et rouge, il offre de magnifiques images de la vie traditionnele Russe.
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Un petit livre rectangulaire qu'on peut lire en quelques minutes.
Des illustrations qui attirent l'oeil et une lecture agréable.
Adapté d'une nouvelle de Tolstoi, ce livre peut être apprécié par les petits, ainsi que les adultes.
Le paysan arrivera- t- il à gagner la terre tant convoitée?
La morale de l'histoire se trouve dans la réponse donnée.
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critiques presse (1)
Ricochet
30 septembre 2014
La typographie d'une sobriété extrême s'intègre avec naturel dans cette figuration, d'un bleu profond sur la page ivoire : à histoire édifiante, effet marquant dans les moindres détails. Combien de terre faut-il à un homme ? ou une formidable et malheureuse aventure à méditer soigneusement.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
"Ce n'est pas la terre qui manque, répond le chef en caressant sa longue barbe. Voilà ce que je te propose : toute la terre que tu pourras parcourir en une journée de marche sera à toi, pour mille roubles seulement.
La seule condition est qu'au soleil couchant, tu sois revenu à ton point de départ. Sinon, tu perds ton argent."
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Café littéraire des jeunes avec Annelise Heurtier (FRANCE) Sweet Sixteen - Casterman – avril 2013 Little Rock, rentrée scolaire 1957. le plus prestigieux lycée de l'Arkansas ouvre pour la première fois ses portes à des étudiants noirs. Ils sont neuf à tenter l'aventure. Ils sont deux mille cinq cents, prêts à tout pour les en empêcher. Cette histoire est inspirée de faits réels. Annelise Heurtier est une autrice française née en 1979. Grande voyageuse, elle a gardé un lien de coeur très particulier avec l'Outre-mer (Tahiti, Antilles) où elle a effectué trois expatriations. Traduits dans de nombreux pays, ses ouvrages rencontrent un franc succès. Souvent inspirés de faits réels, ils sont autant de prétextes au voyage, à la découverte de cultures différentes, de parcours de vie singuliers, ou de problématiques d'actualité : l'isolement de certains adolescents à l'ère d'Internet (Chère Fubuki Katana), les violences sexuelles dans le sport (PUSH ), l'émancipation féminine (La fille d'avril, inspiré de l'histoire de la marathonienne américaine Kathrine Switzer), le racisme ou encore la question de la masculinité. Son roman Sweet Sixteen, publié en 2013 aux éditions Casterman, a été primé à de nombreuses reprises. Considéré comme un classique de la littérature jeunesse, il est étudié dans de nombreux collèges.
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