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ISBN : 2203080523
Éditeur : Casterman (02/04/2014)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 178 notes)
Résumé :
Fille unique de parents très aimants, mais très occupés, Amélia, 16 ans, s'est réfugiée dans la gourmandise. Elle traîne son corps adolescent et ses kilos en trop comme une punition. Mais l'arrivée d'une lettre étrange venue de Mongolie va bouleverser la banalité un peu mélancolique de son quotidien...
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Critiques, Analyses et Avis (93) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  31 mars 2014
A seize ans, Amélia vit dans un cocon doré à Paris. Maman est juge aux affaires familiales, Papa est médecin. Malgré cet environnement confortable et l'amour dont elle est entourée, son adolescence est difficile : elle se compare à ses parents, eux si brillants et si beaux, elle si terne et si grosse. Dévalorisation de soi, inertie, grand vide qu'elle essaie de combler en se remplissant l'estomac.
Tous trois doivent passer un mois en Mongolie, aider dans un centre d'accueil pour enfants des rues. Amélia va finalement devoir partir seule, à reculons, la trouille au ventre.
Le lecteur découvre le pays en même temps que la narratrice. Émerveillement devant la splendeur des paysages, stupeur, dégoût et indignation face à la pauvreté et à la violence urbaines.
On suit en parallèle l'évolution de la jeune fille, qui acquiert confiance en soi et maturité. Sa peur et ses réticences, sa tentation de rentrer à Paris au plus vite pour fuir cette misère font progressivement place à une implication 'adulte'.
Cet ouvrage jeunesse est à la fois un roman agréable à lire et un bon documentaire sur la Mongolie d'aujourd'hui.
Il sensibilise de manière simple, sobre et efficace à la paupérisation du pays depuis sa "Révolution démocratique" en 1990, au sort des enfants abandonnés et/ou maltraités dans les villes, aux difficultés de survie des éleveurs nomades.
Les réflexions suscitées autour des démarches humanitaires sont intéressantes, entre la bonne conscience occidentale à coups de petits chèques, et l'immersion totale dans les conditions de vie sordides des populations en difficulté. Intéressante également la question de l'adoption en douceur, sans déracinement.
Un récit subtil, émouvant et instructif. Dommage qu'un rebondissement 'cliché' à la fin de l'histoire vienne ternir l'éclat, la finesse et la singularité du livre.
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orbe
  02 avril 2014
D'un milieu aisé, Amelia est pourtant mal dans sa peau. Les circonstances vont l'amener à partir un mois en Mongolie pour travailler dans une association humanitaire qui vient en aide aux enfants. Ce voyage va changer sa vie...
Au début de l'histoire, Amélia manque de confiance, elle n'est pas volontaire pour partir et a peur. Mais pour tenter de se sentir mieux elle décide de relever le défi et d'aller à la rencontre du passé de ses parents. le récit initiatique présente la découverte des coutumes mongoles, la difficile condition des enfants mais aussi révélation d'un secret familial. Il s'agit donc en quelque sorte d'un héritage.
le lecteur suit la métamorphose de la jeune fille, entre dans le quotidien d'une association humanitaire, pénètre dans les yourtes, et ressort lui aussi... changé !
A lire absolument !

Lien : http://cdilumiere.over-blog...
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claireo
  05 octobre 2017
Un roman de plus de cet auteure, et je suis une fois de plus conquise. Annelise Heurtier réussit à nous parler très justement de l'adolescence.
L'héroïne, Amélia vit mal son adolescence, elle est mal dans sa peau. le choc d'un voyage humanitaire en Mongolie va lui permettre de découvrir une autre culture, des difficultés qu'elle n'imaginait pas, et de se découvrir elle-même.
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murielan
  01 août 2014
A 16 ans, Amélia est mal dans sa peau et compense avec la nourriture. Pourtant, avec une mère juge aux affaires familiales et un père gastro entérologue, elle ne manque de rien. le voyage en solitaire qu'elle fera en Mongolie au sein d'une association venant en aide aux enfants des rues va bouleverser sa vie...
Ce roman est vraiment très réussi. Non seulement on découvre différents aspects de la Mongolie d'aujourd'hui à travers les yeux d'Amélia mais on assiste aussi à sa métamorphose en une ado plus responsable, plus mature.
La pauvreté qui existe dans les rues d'Oulan-Bator est malheureusement une réalité et j'ai trouvé intéressant d'en apprendre plus sur le rôle de cette association humanitaire qui cherche à placer les enfants abandonnés ou maltraités de la capitale dans des familles nomades.
Un récit sensible et émouvant à ne pas manquer !
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Jumax
  05 septembre 2014
Amélia jeune fille mal dans sa peau va faire LE voyage de sa vie. Ses parfaits parents, aventuriers dans leur jeunesse, décide de la laisser partir seule en Mongolie. Bien qu'elle ne soit pas du tout emballée au début, ce qu'elle découvrira une fois sur place changera sa vie à jamais. Une belle aventure humaine.
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   01 avril 2014
La ville [de Oulan-Bator] donnait une impression d'anarchie architecturale totale. De grands buildings flambant neufs côtoyaient de petites yourtes. Des bâtiments hérités de l'époque russe, mastodontes sinistres et délabrés, enlaidissaient la vue. On aurait dit des squats (...). Partout, des grues, des chantiers de construction, de la poussière, des matériaux entassés. L'air était chargé. Par association d'idées, je me suis mise à tousser.
Franck a commenté :
- Eh oui, il faudra t'y habituer... Et encore, en été, c'est à peu près respirable. Mais en hiver, l'air est à couper au couteau. Dans le bidonville, y a pas de merde de yack à brûler, alors la plupart des gens se chauffent en faisant griller des pneus. Je te laisse imaginer.
(p. 66-67)
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ZilizZiliz   30 mars 2014
En Mongolie, la transition vers l'économie de marché avait été catastrophique. Désorganisé par la privation subite des subsides et débouchés commerciaux vers l'URSS, le pays s'était retrouvé à devoir gérer brutalement chômage et inflation à trois chiffres. Une succession d'hivers particulièrement rigoureux - les 'dzud'* - s'étant ajouté au désastre économique, de nombreux nomades n'avaient eu d'autres choix que de rallier [la ville de] Oulan-Bator, où ils espéraient trouver un travail qui finalement n'existerait pas. A la vitesse d'un cancer foudroyant, un immense bidonville s'était constitué aux abords de la capitale, ravagé par l'insalubrité, la violence et l'alcoolisme. (p. 29-30)
* 'dzud' : hiver très rude qui, rendant le pâturage impossible, décime le bétail
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AproposdelivresAproposdelivres   15 avril 2014
Je détestais ça.
Je détestais que l'on me regarde comme ça.
Du bout des doigts, la fille de la boulangère me tendait le petit sac en papier, le sourire dégoulinant de mépris. Elle avait les ongles chargés d'une épaisse couche de vernis pailleté, sauf celui de l'index, qui se singularisait grâce au palmier miniature qu'on y avait habilement dessiné.
J'ai croisé le reflet d'un visage dans la glace. A côté d'un éventail de sucettes multicolores, il y avait une fille yeux rouges paupières gonflées cheveux ébouriffés saloperie d'humidité.
Moi.
Je me suis contentée de placer la monnaie sur le comptoir et je lui ai quasiment arraché le sac brun, déjà auréolé de gras par les trois pains au chocolat. Je suis sortie et j'ai commencé à marcher sur le trottoir mouillé. Un pas devant l'autre. Je me foutais complètement de ce qu'elle pouvait penser, avec sa manucure de dinde. Un pas et puis l'autre. Ce n'est pas elle qui venait de découvrir le garçon de ses rêves en train d'embrasser (dévorer) sa meilleure amie contre la grille du lycée.
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JumaxJumax   03 septembre 2014
"Normalement, les gamins de riches, ils sont toujours ravissants. L'argent, ça rend charmant, on le voit dans les magazines.[...]" En arrivant chez moi, j'avais terminé le troisième pain au chocolat. Dans mon estomac, un kilo de beurre s'attaquait à dissoudre mon chagrin.
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cdisiegfried67cdisiegfried67   13 janvier 2016
Le dernier repas a été pour moi d'une tristesse infinie. Je n'étais pas encore partie que j'avais déjà envie de revenir pour tout vivre une nouvelle fois, éclairée par ma première expérience, délestée de l'angoisse de ce que l'on ne connaît pas. Oyanza avait préparé des nouilles, des crêpes de viande frites et des boorstog, des petits gâteaux ressemblant à des beignets. J'ai dû me forcer pour manger; j'avais l'estomac noué. Jamais je n'aurais pensé avoir tant de peine à quitter cet endroit qu'il m'avais été si difficile d'apprivoiser. La perspective de retrouver le confort de mon appartement parisien me réjouissais, mais d'un autre côté je commençais à avoir peur de moi-même. Peur de ce que j'allais redevenir, peur d'oublier ce que je ne verrai plus.
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