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ISBN : 2253191175
Éditeur : Préludes (02/09/2015)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Juillet 1940. La petite Lydia, 11 ans, traverse un village du Suffolk. Elle porte un masque à gaz. Les magasins sont fermés, les maisons vides, les fenêtres condamnées. Lydia coupe à travers champs et arrive bientôt devant une grande demeure. C'est là qu'elle a grandi. La fillette espère y retrouver sa famille, mais la maison est déserte. Plus tard, dans la nuit, un soldat portant un fusil et un uniforme anglais pénètre dans la maison. Avec un étrange accent, il lui... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
  27 octobre 2015
Une petite fille qui marche sur une route de campagne, en plein soleil, un masque à gaz sur la tête, qu'elle s'empêche de retirer pour obéir aux injonctions des adultes et dans l'espoir de conjurer le danger. Des femmes pensionnaires d'un hôpital faisant la queue sous la pluie pour être emmenées par camion vers une destination inconnue. Un couple d'amoureux qui regarde les toits de Berlin, comparant la succession des cheminées à des notes de musique posées sur une partition et formant une petite mélodie secrète, le « Concerto pour cheminées ». Des soldats épuisés s'abritant de la neige et du froid dans un entrepôt de dynamite. Un petit bonhomme taillé dans une allumette apparu par miracle sur un rebord de fenêtre, dans un contexte totalement impossible et inexplicable… A moins que… Sauf si…
Telles sont quelques-unes des images fortes qui vous resteront en tête à la lecture de ce livre éblouissant et profondément humain, d'une maîtrise incroyable pour un premier roman.
Nous sommes en juillet 1940, les autorités britanniques craignent le débarquement des troupes allemandes, ou du moins une possible infiltration d'espions à la solde des nazis visant à préparer cet hypothétique débarquement. Des régions entières du littoral ont donc été évacuées et vidées de leurs habitants. Dans ce no man's land improbable, la petite Lydia, 11 ans, regagne la maison de ses parents où elle espère retrouver les membres de sa famille. Malheureusement, elle n'y trouve qu'Heiden, un soldat allemand en uniforme britannique qui semble se cacher et attendre de passer à l'action pour accomplir un mystérieux dessein. Commence alors un huis-clos étouffant, où les deux personnages que tout oppose vont jouer au chat et à la souris, s'attirer et s'éviter à plusieurs reprises, chercher à s'apprivoiser pour finalement comprendre qu'ils ont besoin l'un de l'autre s'ils veulent réussir leurs projets respectifs.
Lydia cherchait la protection de sa famille… va-t-elle trouver en Heiden un père de substitution, un grand frère, un camarade de jeu ? Quel lien unit Heiden à son véritable père ? de son côté, Heiden peut-il faire une croix sur son passé ? Parviendra-t-il à refaire sa vie sous une nouvelle identité ? le costume qu'il veut endosser n'est-il pas trop large pour lui ? A-t-il tué ou sauvé des vies ? Peut-il se racheter de ses crimes ? Dans quel camp est-il et peut-il seulement changer de camp ? Sa stratégie de rédemption n'est-elle pas une solution un peu trop facile ? Quel en sera le prix à payer ?
La narration de Jason Hewitt semble décousue mais obéit en réalité à une construction très élaborée. Les éléments du récit surgissent comme autant de souvenirs, naissant d'associations d'idées ou apparaissant spontanément dans la pensée des protagonistes comme des pièces de puzzle tirées d'une boîte. le récit oscille en permanence entre le présent et des bribes désordonnées du passé qui se reconstruit peu à peu. C'est au lecteur que revient le lent travail de reconstitution de ce puzzle mnémonique, qui progressivement fait apparaitre des liens logiques, des explications inattendues éclairant comme par magie les comportements parfois énigmatiques des deux personnages. L'histoire trouve ses racines dans le temps et dans l'espace : la montée inéluctable de l'idéologie nazie qu'aucun Allemand sensé n'est parvenu à arrêter, le patriotisme comme une revanche sur le Traité de Versailles, la réalité de la brutalité de la guerre et la perte des repères. Après l'aveuglement vient la désillusion. Heiden, le musicien berlinois romantique, deviendra suite à une perte irréparable un soldat désabusé et sans état d'âme. La musique s'est arrêtée dans le silence des bombes. Son avenir et son salut se joueront en Norvège, dans une réserve de munitions où il trouvera refuge (la « dynamite room » du titre anglais).
La fin du roman est digne d'un scénario à la Hitchcock. Si vous avez aimé le huis-clos angoissant vous adorerez le road movie débridé. Tout s'accélère en effet pour un dénouement époustouflant qui prend le lecteur aux tripes et au dépourvu. Jason Hewitt, grand spécialiste de la nature humaine malgré son air tout à fait juvénile, a plus d'un tour dans son sac. Comme il l'annonce lui-même lors de la rencontre organisée par Babelio, tout était écrit à l'avance et bien évidemment, avec des personnages attirant à ce point le drame, il ne pouvait pas franchement terminer son roman par un happy end… Mais, dans un petit coin de l'esprit du lecteur, il laisse néanmoins une porte ouverte. Une porte ouverte sur un épilogue non écrit, permettant de s'agripper à un mince espoir. Que je tairai ici, bien entendu. Jason Hewitt est libraire et comédien. Alors, saluons la performance, bravo l'artiste ! le silence des bombes est son premier roman, bourré de talent et de dynamite, les ventes ne peuvent qu'exploser.
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Annette55
  25 novembre 2016
Voici un roman original où l'on aborde la deuxième guerre mondiale sous un angle singulier.
Une enfant anglaise: Lydia, 11ans, fuyant sa famille d'accueil...
Retrouvant l'imposante demeure où elle a grandi et où elle espére retrouver sa famille , mais la maison est vide......
De l'autre côté, l'arrivée de Heiden, un soldat allemand, armé d'un fusil et vêtu d'un uniforme anglais.....je n'en dirai pas plus......
Nous plongeons alors dans un huit- clos angoissant et éprouvant où Lydia cherche à comprendre qui est cet homme ? Et que cherche t-il ? Pourquoi connaît-il son prénom ?
Heiden, lui, se remémore avec douleur les épisodes douloureux et cruels de son passé militaire et sentimental....
Comme le début du livre est long et lent, nous avons de la difficulté à nous repérer .
L'angoisse nous étreint l'atmosphère est pesante, les personnages sont nombreux, nous revenons en arrière sur les moments heureux de la vie des protagonistes .L'auteur nous les fait partager.
Chaque " souvenir "est retranscrit avec finesse;
D'une plume élégante, poétique, un peu mystérieuse l'auteur décrit les tensions psychologiques , physiques entre ses personnages, eux- mêmes habités par un passé fantôme, nous immisçant au plus près dans un temps long , étiré, très éloigné de notre appréhension moderne........
Enfermés dans une maison et retranchés en eux- mêmes, dans une sorte d'entre soi les deux personnages se racontent leur histoire, en deviennent infiniment attachants;
Ces deux -là ont souffert et souffrent de la perte d'un être cher...
Au total : des blessures morales et psychologiques intenses: les horreurs des combats et la perte de la femme aimée pour Heiden, la perte de son frére et l'espoir que son Pére reviendra pour Lydia......
Comprendre les comportements des gens en temps de guerre est ardu.....
Un ouvrage à l'ambiance intime , triste, lourde , angoissante , qui mélange petite et grande histoire,---mélange de roman - historique ---psychologique - où l'auteur pose la question de la rédemption et de l'humanité avec acuité......
Un bémol, un livre difficile à lire et à commenter au rythme très lent ........
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livrevie
  15 février 2016
J'aime beaucoup les romans qui ont trait à la Seconde Guerre Mondiale, et la mémoire est une petite chose étrange, mais je me souvenais parfaitement d'une chronique du Chat du Cheshire sur ce roman. Quand il a croisé ma route, je me suis lancée. Et je n'ai aucun regret.
Les bombes de la guerre explosent dans toute l'Europe, partout. Aucun pays n'est épargné. Même l'Angleterre qui craint une invasion allemande et a préparé la population à réagir en tant qu'attaque. Les enfants sont envoyées en zone protégée, certains villages sont désertés. L'exode de la peur est là. La guerre est loin mais si proche. Lydia a 11 ans, et revient chez elle. Mais elle a la mauvaise surprise de découvrir que les lieux sont vides. Il n'y a ni famille, ni voisin. Personne. Plus personne. Comment faire quand on a 11 ans ? Sa mère va forcément revenir, il ne peut en être autrement... Il faut juste attendre.
La guerre n'a pas simplement dévasté les pays qui ont été envahis. Elle a aussi frappé de plein fouet les allemands. le soldat en est un bon exemple. Musicien amoureux avant la guerre, il devient cet être qui tente de survivre comme il peut dans le tumulte du conflit.
Le récit est lent, oppressant, l'horreur n'a pas besoin de sang. Ce huis-clos se révèle au fil des pages et l'humanité naît de l'inhumain. L'insertion de flash-back donne un vrai souffle au soldat, qui, malgré les actes qu'il a commis, est habité par une conscience. Il a tout perdu, mais il veut vivre, tenter de se reconstruire. Mais il ne veut pas commettre l'innommable, et le contact avec Lydia va lui montrer que rien n'est simple dans ce monde.
L'auteur a parfaitement su retranscrire les émotions de cette petite fille seule, désoeuvrée, qui comprend vite que sa survie dépend du bon vouloir de cet homme. Ses réflexions sur le monde, sur cette guerre qu'elle ne comprend pas jalonnent ce roman, tout comme celles du soldat. Ces deux personnages s'animent, se construisent au fil des pages. Les pièces du récit d'imbriquent petit à petit pour nous emmener dans une direction que je n'avais pas forcément prévue.
Ai-je aimé ce roman ? Oui, c'est indéniable. La lenteur du récit a parfaitement servi l'histoire, la noirceur a insufflé un vent d'émotions dans mon coeur. Ce sont des pages difficiles, mais empreintes d'une émotion lourde. J'ai vraiment apprécié.
Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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babel95
  25 septembre 2015
Je remercie les éditions Préludes et Babelio de m'avoir permis de découvrir le roman de Jason Hewitt, le silence des bombes, et d'en rédiger la critique.
Lydia, petite fille de onze ans, fuit le Pays de Galles, où elle était réfugiée, et choisit de rentrer chez elle, de retrouver sa mère. Nous sommes en 1940, en Angleterre, dans le Suffolk, l'été est particulièrement chaud. Au terme de son voyage, Lydia retrouve Greyfriars, la maison de son enfance. Mais le village est déserté, la maison est vide... Lydia s'installe dans la maison. le soir même, un soldat anglais trouve lui-aussi refuge à Greyfriars. Sous la menace d'une arme, il interdit à la petite fille de sortir de la maison.
Le décor du roman est posé. Lydia et le soldat.... Deux personnages dissemblables qui vont devoir cohabiter quelques jours, s'observer, se parler.
Le soldat n'est pas anglais, mais allemand. Lydia l'a reconnu à son accent imperceptible. La guerre transforme les hommes et brise les destins. Heiden était un musicien, il a commis l'irréparable, a tué, a assisté à des exactions.
Quel peut-être son avenir ? Quel rôle Lydia peut-elle jouer ? Les récits se mêlent, passé, présent, les points de vue de Lydia et de Heiden se répondent, se complètent, pour former un récit cohérent, très fort, dans lequel l'émotion est omniprésente.
Et pourtant, je dois avouer que j'ai trouvé ce roman difficile à lire.
Si le texte est très bien écrit, et la perspective et l'analyse des personnages tout à fait originales, j'ai regretté l'atmosphère plombée, désespérée, aride de ce huis clos. Je n'ai pas retiré un vrai plaisir de ma lecture.
Cependant, la qualité littéraire du "Silence des bombes" est telle que je souhaite donner une deuxième chance à ce roman - je vais le reposer et reprendre mon souffle avant de reprendre, plus tard, une deuxième lecture plus apaisée.
Je souhaite reprendre cette critique en évoquant la rencontre avec Jason Hewitt organisée par Babelio en début de semaine. J'ai été particulièrement intéressée par deux phrases, deux réflexions générales : à la question : l'homme peut-il faire une croix sur un passé douloureux et tout reprendre à zéro ?", Jason Hewitt répond simplement "non". Nous sommes déterminés par notre passé, il restera en nous à jamais. Il ajoute : la représentation que nous nous faisons de nous-mêmes n'est pas exacte, nous nous imaginons être bien meilleurs que ce que nous sommes réellement. Cet éclairage permet en particulier de mieux mesurer la complexité du personnage de Heiden.
Les échanges de qualité entre les lecteurs (lectrices) et Jason Hewitt, mis en valeur par Pierre Krause et très bien traduits par l'interprète, m'ont beaucoup apporté, ils m'ont donné à réfléchir ; je suis tout à fait sûre maintenant que je vais reprendre la lecture du Silence des bombes, écouter de nouveau le dialogue singulier entre Haiden et Lydia, et repartir dans le Suffolk, au cours de l'été 1940.







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lilice_brocolis
  29 septembre 2015
Merci à Babélio et Préludes pour ce livre, ainsi que pour la rencontre avec son auteur !
J'ai apprécié ce livre original. L'histoire se déroule pendant la seconde guerre mondiale, mais au final un livre similaire aurait pu être écrit en se plaçant dans d'autres circonstances. Du coup j'ai trouvé la présentation de quatrième de couverture un peu trompeuse. On est donc dans un pays en guerre -l'Angleterre - et une fille de 11ans va voyager toute seule pour rentrer chez elle. Là elle y rencontre un homme, et ni son identité ni ses motivation ne sont très claires. On suit globalement ces deux personnages sur un temps très courts (quelques jours). Ils vont lier une relation étrange, entre quotidien et évènements exceptionnels et leur passé et personnalités vont peu à peu se révéler.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance très intime de ce livre. Le ton est tout en finesse et en doute, tournant autour de gestes presque simple que l'on ne sait pas comment faire - ou si on doit le faire. La méfiance est sans arret présente, induisant une relation en yoyo des personages. J'ai particulièrement apprécié le personnage de la jeune fille paumée, une enfance qui ne l'ai plus tout à fait et qui essaie d'agir en adulte dans une situation incompréhensible. Pour une fois on a une vision que je trouve assez honête de l'enfance, sans tabou et sans naïveté exagérée, sans pour autant la doter d'une maturité et d'un recul d'adulte.
J'ai un peu moins aimé les passages sur le passé de l'homme -plus classique, moins original, bie qu'également bien construit.
Car plus généralement l'intrigue et l'ambiance sont très originales sans etre extravagantes, ce qui est pour moi un gros point positif. Par contre, si vous voulez lire un livre "typique" sur la seconde guerre mondiale et ces atrocités, je vous déconseille celui-ci.
____
Mes impressions sur la rencontre (en espérant que ça ait sa place ici) :
Un super accueil, un auteur qui a des choses à dire, une traductrice top,.. J'ai même pu poser mes questions interminables (oups, désolée). Ce que j'en retiens principalement : l'auteur a lu des tas de documents -tant historiques que personnels - pour mettre en place son histoire, comme c'est un comédien il a joué seul chez lui ces personnages pour mieux s'en imprégner, il a établi leur emploi du temps précis à la demie-heure près lorsqu'il a conçu le roman, il a donc globalement planifier et travailler très finement l'intrigue de manière presque mécanique, il s'est plus facilement mis dans le peau du Lydia que du soldat qui a vécu la guerre, il a visité différents lieu et s'est inspiré d'un fait réel pour point de départ : un corps trouvé sur la plage pendant la guerre pour se dire "et s'il n'était pas mort, qu'aurait-il pu se passer ?...". Et aussi, tout aussi fondamental, il a l'air très sympathique ou est en tout cas très poli avec un petit côté très "smart" (faut dire, si j'ai bien compris il a vécu entre Oxford et Londres et est comédien de théâtre) et est plutôt agréable à regarder (mais encore plus à entendre. Ha ce merveilleux accent(/diction) qui nous donne l'impression d'être super bon en anglais !....).
Vous pouvez trouver un compte-rendu de la rencontre nettement plus substantiel sur le blog de Babelio, organisateur de la rencontre : https://babelio.wordpress.com/2015/10/02/quand-les-lecteurs-de-babelio-rencontrent-jason-hewitt/
Merci encore à eux ! (et à l'éditeur, et à l'auteur bien sûr)

Lien : http://lemoulinacritiques.bl..
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Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel95   25 septembre 2015
En bas, sous le porche, il trouva des pots, des plateaux de bois, des sacs de compost, des gants de jardinage, des mini-serres et des tuteurs attachés avec des cordes effilochées. Son grand-père lui avait appris le jardinage, entre autres choses, mais il n'avait jamais eu d'espace pour s'y adonner, à Berlin. Il passa en revue les sachets de graines, tous ouverts, mais pliés, maintenus ensemble et fermés avec des pinces à linge en bois. Il lut les noms avec attention, exagérant chaque syllabe : delphinium, lupin, fuchsia, géranium. Il plaça quelques graines dans la paume de sa main et les effleura du bout des doigts. Chaque graine incarnait une petite touche d'espoir, un nouveau départ, minuscule.
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babel95babel95   24 septembre 2015
La guerre était une besogne longue et pénible. Elle déchirait les talons, pinçait, mordait, écrasait, rongeait, broyait les épaules, plaquait les hommes au sol. Mieux valait éviter de se considérer comme un être humain. On n'était plus qu'une machine biologique, rien d'autre, avec des roues, des pistons, des bielles, des engrenages qui, d'une façon ou d'une autre, poussaient vers l'avant.
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babel95babel95   25 septembre 2015
Elle imagine son père marchant dans les forêts blanches de Norvège, s'enfonçant dans la neige sans se retourner une seule fois. Il disparaît entre les arbres et la neige tombe des branches, recouvrant toutes ses traces. Elle ne l'imagine jamais mourir là-bas, mais s'estomper, oui. Lentement, paisiblement, jusqu'à ce que la brume prenne sa place, peu à peu. Elle le retrouvera peut-être de la même façon. Elle se tiendra sur un quai de gare, il émergera des volutes de vapeur crachées par la locomotive, comme dans le brouillard norvégien. Un tour de magie.
Elle connaît la vérité, pourtant. Son père ne reviendra jamais.
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sevm57sevm57   11 octobre 2015
Et puis cette touche finale, cette explosion de silence, délicatement suspendue dans l'air pendant quelques secondes, telle une inspiration retenue, avant qu'elle disparaisse, balayée par les applaudissements.
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sevm57sevm57   17 octobre 2015
L'Allemagne ne s'était pas faite dans les salles de concert, mais dans les tranchées, dans le fracas des batailles. A part Wagner et de rares chants folkloriques traditionnels, la musique n'avait jamais aidé le peuple allemand. C'était une distraction acceptable pour un dimanche après-midi, et seulement quand il n'y avait rien de mieux à faire.
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Video de Jason Hewitt (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jason Hewitt
Jason Hewitt - le silence des bombes .Jason Hewitt vous présente son ouvrage "Le silence des bombes" aux éditions Préludes. Rentrée littéraire automne 2015. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/hewitt-jason-silence-des-bombes-9782253191179.html Notes de Musique : The Bomber's Song by Allister Thompson. Free Musique Archive. www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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