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ISBN : 2811213171
Éditeur : Milady (23/10/2014)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Pour rendre service à sa mère criblée de dettes, Evelyn Denvill, dandy désinvolte, accepte de jouer la comédie de l'amour à Cressida Stavely, issue d'une famille fortunée, dans l'espoir de restaurer les finances familiales. Mais le soir où un dîner est donné en son honneur par la famille de sa fiancée, Evelyn disparaît. Son frère jumeau, Christopher, accepte de le remplacer à cette réception. Et comme le hasard fait bien les choses, le jeune homme n'est pas insensib... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Melisende
  11 avril 2015
Une petite romance historique de temps en temps, c'est bon pour la santé. Et quand le Publishers Weekly nous annonce que "découvrir Georgette Heyer est la meilleure chose qui puisse vous arriver après avoir lu Jane Austen", difficile de passer à côté de ces Fourberies de l'Amour !
Effectivement, ce roman est un joli divertissement et s'il n'est pas au niveau de la grande Jane, il est indéniablement bien écrit. Il m'a malgré tout manqué un brin de piment, un poil d'émotion et une grande louche de second degré pour que j'en fasse une excellente lecture. Agréable mais pas inoubliable, donc.
Le texte s'ouvre sur le retour impromptu de Christopher - Kit pour les intimes - au milieu de la nuit. Sa mère profite de ses retrouvailles pour lui apprendre sa situation délicate (elle est lourdement endettée) et, par la même occasion, les projets d'Evelyn, son autre fils. Disparu soudainement de la circulation (le jeune homme n'en est pas à sa première escapade), la chère mère s'inquiète de la soirée du lendemain pendant laquelle ses fiançailles avec Cressida Stavely (affectueusement surnommée Cressy par ses proches) doivent être annoncées (fiançailles qui permettraient de contenter l'oncle tuteur et qui débloqueraient donc l'héritage du jeune homme). Si Evelyn n'est pas là, tout le monde va y perdre face et réputation ! Kit a la solution : il prendra la place de son jumeau pour la soirée, pour sauver les apparences... oui mais voilà que cette situation douteuse perdure dans le temps et qu'il est de plus en plus difficile de mentir à tous quotidiennement.
Comme pour toutes les romances que j'ai pu lire jusque là, il suffit de parcourir la quatrième de couverture et les premières pages pour avoir une idée assez claire du dénouement. Peu de surprises à l'horizon, on sait très vite que les deux amoureux (à savoir Kit et Cressy) vont finir main dans la main. le suspens n'est donc pas au rendez-vous mais ce n'est pas ce qu'on cherche avec le genre, on a juste envie d'être rassuré et de passer un bon moment.
Malgré tout, j'apprécie généralement que tout ne soit pas du "tout cuit" et que quelques rebondissements viennent pimenter l'ensemble. Ici, c'est malheureusement assez peu le cas. L'intrigue est plutôt linéaire, sans véritable surprises ce qui donne une impression de fadeur et même parfois d'ennui. Je me suis d'ailleurs demandée à plusieurs reprises comment Georgette Heyer avait pu remplir autant de pages (428 quand même !) avec "si peu de fond"...
Eh bien, la dame écrit bien. Je ne peux me baser que sur la traduction française proposée par Milady, signée par Francine et Tanguy de Courson, mais celle-ci vient bien de quelque part... la base originale doit donc être dans le même ordre d'idée. J'ai été suprise de découvrir que la première publication de ce roman (baptisé False Colours dans sa langue d'origine) date de 1963 ! Mais le côté un peu "désuet" et plus élégant du style s'explique très certainement ainsi car, il faut bien l'avouer, les romances historiques écrites aujourd'hui n'ont pas la même saveur et, malgré leur désir de respecter les codes d'une société ancienne, laissent généralement glisser trop d'éléments modernes pour qu'on y croit vraiment. Ici, non seulement les codes de la Régence anglaise (début XIXe siècle) sont respectés mais le style permet en plus une immersion un peu plus complète.
Il manque malgré tout une verve à la Jane Austen pour dynamiser un peu tout ça. En effet, tout le soin apporté à la plume n'efface pas les longueurs et moments assez ennuyeux que j'ai pu relever pendant ma lecture. On tourne en rond, ça manque de rythme, d'ironie dans les descriptions et de réparties piquantes. Dommage car avec ce petit je-ne-sais-quoi supplémentaire, Les Fourberies de l'Amour aurait pu passer d'une lecture agréable mais sans plus à une lecture véritablement marquante.
Ce qui est également un peu dommage ici et qui manque aussi de piment, ce sont les personnalités des personnages, notamment des deux principaux : Cressy et Kit. Les deux amoureux sont assez fades et j'avoue que je n'ai qu'assez peu vibrer avec eux. Pas du tout en fait. Je peux comprendre qu'ils tombent amoureux - c'est plutôt logique - mais je n'ai rien ressenti en suivant leurs aventures, je n'y ai pas cru. Comme je le disais plus haut, ça manque un peu d'émotions et c'est ce qui rend cette lecture trop terne. Dommage !
Evelyn, qui finit par réapparaître (même si je ne vous dis pas dans quelles circonstances) et qui est censé être plus vif et indomptable que son jumeau (en tout cas c'est comme cela qu'on nous le présente à plusieurs reprises) m'a lui aussi semblé un peu "mou". En tout cas, pas fougueux et volage, ni même faisant preuve d'indécence dans ses réparties. Il est presque trop sage dans ses interventions. Un comble ! La mère est une ingénue immature particulièrement agaçante... mais qui a finalement bon fond, alors on lui pardonne ses bêtises et on sourit lorsqu'on est témoin du puissant amour qu'elle éprouve pour ses deux grands garçons.
Les autres figures - plutôt nombreuses - restent secondaires. On les différencie assez bien et elles tiennent bien leur rôle, certaines sortent un peu du lot (la grand-mère de Cressy notamment) mais globalement, elles ne marquent pas tellement les esprits. Elles habillent et enrichissent le décor et puis voilà.
J'ai souligné plusieurs petits défauts à ce roman. Malgré tout, je n'ai pas passé un mauvais moment, ma lecture a même été assez divertissante dans son ensemble. Je regrette seulement qu'une plume aussi soignée n'ait pas été au service d'une romance un peu plus dynamique et pimentée avec des héros plus charismatiques et touchants. Peut-être trouverai-je tout ça dans une autre romance historique proposée par Georgette Heyer ?
Lien : http://bazardelalitterature...
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AliceFee
  14 décembre 2014
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Les Fourberies de l'Amour?
"C'est grâce à Jane Austen que j'en étais venue à m'intéresser à Georgette Heyer et grâce à Milady que je peux en découvrir un nouveau régulièrement. Celui-ci n'a pas fait exception."
Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
"Kit Fancot fait la surprise d'une visite à sa mère mais la trouve bouleversée. En effet, il apprend que son frère jumeau a disparu alors même qu'il devait assister le lendemain à un dîner qui les aurait sauvé de la ruine et du déshonneur. Va-t-il se voir obligé de prendre sa place?"
Mais que s'est-il exactement passé entre vous?
"Honnêtement, j'aurais pu vous raconter la fin de l'histoire dans les moindres détails dès les premières pages. D'ailleurs, la quatrième de couverture elle-même dit déjà presque tout. Mais quelle importance? Ce n'est pas vraiment le suspense que l'on vient chercher dans ce genre de lecture. C'est divertissant, amusant et ça nous plonge dans l'époque de la Régence en Angleterre. Personnellement, ça me suffit. de plus, ayant tout de même été écrit au milieu du siècle dernier, le langage est plus élégant je trouve que ce qui se fait aujourd'hui et l'on échappe aux désormais quasi inévitables scènes de sexe que les auteurs de romances se sentent obligées de nous imposer à tout bout de champ. C'est rafraichissant! Il est difficile cependant pour moi d'écrire une nouvelle chronique qui ait quoi que se soit d'original puisque mon avis reste le même que pour tous les précédents Georgette Heyer que Milady a eu la bonne idée de publier, en trois mots: je me régale."
Et comment cela s'est-il fini?
"J'ai envie de dire que lorsqu'on connait ces livres et que l'on sait ce que l'on vient y chercher, on n'est jamais déçu par un Georgette Heyer. Vivement le prochain!"
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Karow
  27 avril 2015
La couverture ainsi que le résumé de ce roman m'ont beaucoup tenté et je n'ai pas pensé une seule seconde que je pourrais être déçue. A mon grand regret, j'avais tort. Je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire et avait l'impression d'observé toute l'intrigue de loin. de ce fait, j'ai trouvé le roman long, peu rythmé et j'ai bien failli l'abandonner plusieurs fois...
Le roman est assez long à se mettre en place. On doit mettre 100 pages à parler des difficultés financière que rencontre la mère des jumeaux, Evelyn et Kit (Christopher).
Ensuite, j'ai trouvé que l'auteure utilisait énormément de dialogues. Ce n'est pas forcement pour me déplaire mais, en particulier à cause de ça, j'ai trouvé que les personnages manquaient de profondeur. On s'attarde sur les détails au lieu de s'intéresser aux personnages. le caractère de Kit ne se ressent absolument pas et, comme il doit se faire passer pour son frère, on a encore moins l'occasion de le découvrir. le personnage de la mère m'a totalement exaspéré. Elle m'a semblait niaise, trop immature pour une mère, voulant être bonne avec tout le monde mais se complaisant dans ses erreurs et dans ses dettes. le caractère d'Evelyn n'est pas plus développé que les autres et il m'a semblé tout aussi fade. D'ailleurs, si leur nom n'était pas indiqué différemment dans le roman, je ne vois pas la différence entre Evelyn et Kit si ce n'est que ce dernier est un peu plus sérieux. le personnage de Cressy ne m'a absolument pas ému ni plu et j'ai plutôt trouvé énervant ses fou rire incessants et son manque de sérieux, parfois, face à la situation. Par contre, j'ai adoré le personnage de Lady Stavely, la grand-mère de Cressy, personnage totalement acariâtre mais qui, au final, possède un grand coeur.
Plusieurs fois je me suis demandée si je n'avais pas loupé plusieurs pages durant ma lecture (ce qui n'a pas était le cas je vous rassure). D'une page à l'autre on apprend que Kit est follement amoureux de Cressy mais, on ne sait pas pourquoi et, même en essayant de deviner, je n'ai toujours pas compris. de même lorsque Cressy découvre qu'en fait celui qu'elle prend pour Evelyn n'est pas Evelyn mais bien Kit. Elle n'a rencontré Evelyn qu'une fois auparavant mais, elle dit avoir deviné dès le début que Kit se faisait passé pour lui lors de la réception et encore après. Comment a-t-elle pu y arriver ? Même Lady Denville, la mère des jumeaux, arrive à les confondre !
Côté romance, j'ai trouvé qu'elle n'était pas assez développée contrairement aux intrigues familiales. de plus, l'auteure décrivait parfois des éléments tout à fait inutiles (à mon avis) à l'intrigue de l'histoire et qui n'ont fait qu'alourdir son contenu. La fin m'a également assez déçue car je trouve que plusieurs questions restent en suspens (Que va-t-il se passer lorsque Kit va aller voir le père de Cressy ? Que va-t-il advenir d'Evelyn et Patience ?...)
Bref, cette lecture fut une grosse déception.
J'ai un autre livre de Georgette Heyer dans ma PAL - "Adorable Sophy" - et j'espère qu'il me plaira d'avantage.

Lien : http://lesmotsdelivrent.blog..
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SuzyBess
  11 août 2016
Petite déception pour cette romance facile qui n'a pas réussi à me surprendre.
Evelyn et Christopher - dit Kit - sont frères jumeaux. Et comme beaucoup de personnes ayant en commun la gémellité, ils partagent un lien unique, presque mystique. Aussi, quand Kit ressent que son frère a un problème, il s'empresse de quitter Vienne - où il travaille pour l'ambassadeur - afin de rejoindre sa famille en Angleterre. Là-bas, il apprend par sa mère que son frère a disparu et que personne ne sait où il se trouve. Pire: Evelyn est fiancé et doit être présenté à la famille de la jeune femme le lendemain ! Kit prend sa place en urgence sans que les Stavely, chez qui il se rend, ne s'aperçoivent de la supercherie, et ce qui ne devait être qu'un dernier recours va s'éterniser, au grand dépit du malheureux acteur. Plus les jours passent, plus le jeune homme s'attache à Cressy, intelligente et pétillante personne qui répond favorablement à ses sentiments. Mais il va apprendre aussi quels circonstances ont poussé son inconstant de frère à vouloir contracter une union sans amour. Et surtout, que sa mère a de gros problèmes d'argent.
Cette comédie vaudevillesque aurait pu être désopilante, malheureusement la construction m'a un peu gênée et je ne suis parvenue à apprécier qu'un seul personnage, à savoir Kit. Son frère est trop peu présent pour que l'on puisse avoir le temps de s'en faire une idée, et sa mère - que l'auteure a tout fait pour rendre sympathique malgré ses défauts - est bien trop fantasque et déraisonnable. Quant à la jeune Cressy, elle est intéressante mais un peu exagérée.
Je n'ai jamais trouvé qu'il y avait trop de dialogues dans mes lectures (au contraire, j'aime plutôt ça habituellement); voilà donc une première puisque c'est ici mon ressenti. Bien qu'ils soient plaisants et étudiés, les nombreux échanges dans ce roman empêchent une narration historique détaillée qui m'aurait davantage plu. de plus, on voit arriver les évènements a des kilomètres: soit je suis devenue prophétesse, soit le suspens a été mal calculé. Ceci dit, bien que je sois frustrée, cette histoire se laisse lire facilement et l'humour est agréable.
Lien : http://letoucherdespages.blo..
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sld09
  28 juin 2017
Les fourberies de l'amour est une romance historique tout ce qu'il y a de plus classique avec les ingrédients habituels : des secrets, des problèmes de famille et d'argent, un homme qui tombe amoureux de la femme qu'il ne devrait pas...Le roman a été rédigé dans les années 1960 : cela se ressent dans le style de l'auteur et le rythme de l'histoire est plus lent, avec moins de rebondissements, que dans les romances plus récentes. D'ailleurs, la construction du texte avec ses dialogues nombreux et ses intrigues amoureuses qui s'emmêlent m'a un peu fait penser à une pièce de théâtre et plus particulièrement à du vaudeville avec ses quiproquos et certains personnages un peu loufoques.Si cette romance a été une lecture agréable, je ne pense pas qu'elle me laissera pas un souvenir impérissable...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   24 décembre 2015
Comme la même idée lui était venue à l’esprit, Mr Fancot n’essaya point de la dissuader et se contenta de dire d’un ton apaisant :

— Eh bien, s’il ne revient pas à temps pour se rendre à la réception, il ne te restera qu’à faire savoir à Stavely qu’il est subitement tombé malade.

— J’y ai pensé, mais cela n’ira pas, Kit. Si Evelyn est capable de m’envoyer un message, il peut tout aussi bien en adresser un lui-même à Mount Street.

— Trop malade pour écrire ! rétorqua Kit. C’est un des domestiques qui t’aura apporté la nouvelle.

— Quelle suggestion absurde ! Cela supposerait que je me précipite à Ravenhurst et je n’en ai pas la moindre intention. De plus, si je racontais cette histoire, tu peux être certain que, dès le lendemain, il débarquerait à Londres, frais comme une rose, en saluant de droite et de gauche une demi-douzaine de personnes, sinon davantage.

Il eut un sourire.

— Oui, c’est très juste. Un beau méli-mélo en perspective…

— Oh ! Kit ! ne te moque pas de moi. J’en perds la tête. Il passa son bras autour de ses épaules :

— Non, non, ne perds pas la tête, maman. En mettant les choses au pire, je pourrais toujours prendre sa place, n’est-ce pas ?
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SuzyBessSuzyBess   11 août 2016
On craint toujours les épreuves que l'on n'a jamais subies.
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sld09sld09   29 septembre 2017
- Aimez-vous les voyages à l'étranger ?
- Je n'en ai jamais fait, sauf dans les livres...
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