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Willy Favre (Illustrateur)
ISBN : 1612274714
Éditeur : Riviere blanche (01/11/2015)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Fut un temps où les films de Frank Henenlotter et Brian Yuzna sortaient au cinéma. Où les romans de la collection Gore s'écoulaient à plus de 100.000 exemplaires. Disons-le tout net : cette époque-là est révolue. Hélas. Mais si TRASH est ouvertement nostalgique, pas question de sombrer dans le passéisme. Nous ne sommes pas les enfants, mais les "bâtards" de Gore.

Si nos artisans bouchers se décarcassent, ce n'est pas pour vous servir du réchauffé. Nou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
oVerdomme
  12 avril 2016
De ce recueil de vingt histoires sanglantes, je n'ai, pour l'instant, lu que la préface plein d'enthousiasme de David Didelot qui brosse un tableau rapide de la défunte collection "gore" de Fleuve Noir et présente, en dehors de l'ancienne génération d'auteurs, la nouvelle, qui a décidé de marcher sur leurs traces déjà très trash.
Et (!) j'ai lu une nouvelle... pour laquelle j'espère capter votre attention.
Il s'agit de "Tranche d'une nuit", récit d'une jeune auteure à qui j'avais promis un "retour" après lecture de son texte.
... Ç'a été une claque !
Quand je lis un livre ou une histoire dans un but précis, j'essaie de lire lentement et avec concentration, mais dès le 2e paragraphe, mes intentions étaient oubliées, tant j'ai été happée par l'histoire noire et réaliste mettant en scène une jeune femme qui a atterri sur les trottoirs strasbourgeois et qui tombe dans un piège...
Alors oui, comme le veut le genre trash, c'est violent et saigneux... Or, l'auteure a très bien su canaliser la narration des faits et évite le "trop-plein". Elle joue finement avec notre crainte pour la prostituée et nous amène à un épilogue amèrement crédible.
Si j'ai délibérément omis de mentionner le nom de l'auteure, c'est parce que je vous invite à lire la critique presque complète d'Amaranth ! La mienne ne fait que compléter la sienne...
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Amaranth
  24 mars 2016
Je ne peux certifier être purement objective, mais malgré ma participation à ce recueil (ce qui est loin d'être un calvaire, au contraire), je peux donner mon avis sur les textes de mes petits et grands camarades. Et je peux assurer que ceux-ci sont très bons et très différents les uns des autres : la recette idéale pour un recueil de qualité. L'éclectisme a toujours été une grande force de TRASH, et on la retrouve dans ce présent recueil. Certaines nouvelles sont de vrais petits bijoux, comme Kotok et Junkfood Rampage, que j'ai adorés ; d'autres m'ont moins emballée. Mais il y en a pour tous les goûts, et ceux qui aiment la littérature rouge trouveront forcément des encas propres à émoustiller leurs papilles dans ce joyeux mélange.

Christian Vilà : Splash !
Les histoires d'extraterrestres, ce n'est pas trop ma tasse de thé. Mais ici, ce n'est pas un problème, puisque la nouvelle ne s'arrête pas à ce postulat de base ! Descriptions crues, une bonne dose d'hémoglobine, de l'humour noir et une histoire plus complexe qu'il n'y paraît, forment une partie des ingrédients de cette nouvelle.
Adolf Marx : Épilogue du " Vivre ensemble "
J'ai enchaîné la lecture de cette nouvelle après celle de Lumpen, épilogue percutant de ce roman éprouvant. Même s'il est possible de saisir la violence, le cynisme du texte, je pense qu'avoir lu le livre de Janus auparavant est peut-être plus pertinent.
Francois Darnaudet : Femmes, plantes et autres machines cruelles
Condensé de textes courts, à tendance pornographique, qui m'ont surprise. Il y a une créativité dans ces textes, un vrai pouvoir imaginatif, auquel je ne me serais pas attendue. le monde créé, étrange, un peu absurde, a quelque chose de très visuel, et transportant.
Brice Tarvel : Kotok
Ma nouvelle préférée dans ce recueil. C'est drôle, sordide, fort, et porté par un style irréprochable. J'ai passé un excellent moment. Voilà qui m'a donnée envie de découvrir Charogne Tango !
Cancereugène : Descente d'organes
Un récit un peu étrange, un peu hermétique, mais stylistiquement intéressant.
Julian C. Hellbroke : Junkfood rampage
Un récit post-apocalyptique savoureux. Rythme, ambiance, personnages déglingués… qu'est-ce qu'il manque ? Ah oui, des rats ! Beaucoup de rats ! Une nouvelle que j'ai adorée.
Romain D'Huissier : La veuve écarlate
Une ambiance soignée, sur fond oriental : dépaysant et agréable à lire.
Zaroff : Zomb's short
Des textes courts et percutants, comme sait bien les faire Zaroff. Variations intéressantes sur le thème du zombie, chaque nouvelle apporte un nouveau éclairage et on ne s'ennuie pas !
Sarah Buschmann : Tranche de nuit
Je ne vais pas m'appesantir sur cette nouvelle, étant l'auteure, mais plutôt faire un bref résumé : Alex, prostituée toxicomane, tombe sur un client malveillant. Elle va tout faire pour tenter de s'en sortir.
Gilles Bergal : Nouvelle vie
Une autre histoire sur les zombies, mais avec une nouvelle perspective. C'est une nouvelle agréable.
Robert Darvel : Killing Joe D'Amato
Fan fiction autour de 50 nuances de Grey, l'intrigue tourne autour du snuff, dans une ambiance relativement porno.
Patrice Lamare : Allegro ma non troppo
Représentation sanglante, devant une foule de monstres, où la violence devient chef d'oeuvre. L'ambiance est là mais il m'a manqué une intrigue.
Artikel Unbekannt vs Schweinhund : White trash
Huit textes courts qui permettent une immersion dans l'univers particulier de cet auteur. L'ambiance y est soignée, la prose est réfléchie, élaborée, et chaque texte est un morceau de quelque chose de singulier, de différent. Je n'ai pas tout saisi, mais j'ai été transportée. Même si mon affection revient toujours à l'excellent « Profondo Nero ».
Catherine Robert : Je suis méchante
Une nouvelle dérangeante, mais qui sait choper le lecteur (aux tripes sûrement, autre part peut-être aussi) pour ne plus le lâcher. J'ai vraiment beaucoup aimé. Même après… quasiment trois mois (j'ai vraiment tardé à écrire cette chronique), j'ai encore tout à fait l'image de cette petite fille, à la fois glaçante et touchante. J'ai certainement ressenti une certaine exultation devant ses forfaits, terribles mais pas injustifiés.
Guy Kermen : Gloriole au glory hole
Une nouvelle efficace et assez dérangeante, qui met indubitablement mal à l'aise.
Corvis : Une heure à tuer
Histoire classique mais efficace. Très vite, la compassion pour les horreurs que subit le personnage s'efface, pour laisser place à une certaine jubilation. J'ai bien aimé le déroulement, certes prévisible, mais implacable. Et j'ai toujours apprécié les vengeances sanglantes.
Kriss Vilà : Éventration d'une grenouille
Un autre récit assez fort, qui joue sur le plan social. C'est cynique et c'est noir. Ca fait mal, et c'est ça qui est bien.
Charles Nécrorian : Les immortels
Dans l'univers de la science-fiction, le récit de ce grand nom du gore se démarque quelque peu des autres textes, ce qui renforce la diversité de ce recueil.
Nelly Chadour : Sacré gril
Un récit extrêmement efficace et dépaysant. Très visuel, il nous fait voyager dans l'Antiquité, pour y suivre des personnages dégénérés. La chute est excellente, et conclut superbement un récit du même acabit.
Christophe Siébert : La vieille
Description froide et crue de la lente décomposition d'un corps, rappelant notre condition mortelle, et animale. C'est un peu effrayant. Et déprimant aussi.
Postface de Sandy Foulon
Condensé de chroniques intéressantes des douze premiers TRASH.
Je n'ai pas lu beaucoup de recueils de nouvelles pour l'instant. Néanmoins, de ma courte expérience, je peux dire que celui-ci est particulièrement bien équilibré, proposant un ensemble de nouvelles diversifiées et de qualité. Je suis vraiment fière d'en faire partie, plus encore maintenant que j'ai pu découvrir le niveau des textes qui le composent. Pour ceux qui suivent TRASH, pour ceux qui apprécient la littérature sanglante ou ceux qui veulent la découvrir, ce recueil en présente un échantillon, écoeurant parfois, affreux souvent, mais aussi tout à fait savoureux.
Lien : http://amaranth-chroniques.b..
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cancereugene
  23 mai 2018
Christian Vilà : Splash ; auteur de "Clip de Sang", "L'océan Cannibale" et "La mort noire", de chez Gore
Ma préférée de l'anthologie, une histoire sordide d'invasion extra-terrestre. C'est sale, méchant, avec une touche de second degré salvateur. Vraiment une merveille !
Adolf Marx : Épilogue du "Vivre ensemble"
Je pense préférable d'avoir lu "Lumpen" de chez Trash pour comprendre les enjeux de ce récit assez court. Il s'agit d'une sorte d'épilogue.
François Darnaudet : Femmes, plantes et autres machines cruelles ; auteur de "Collioure Trap" et "Andernos Trap" chez Gore
Il s'agit d'une série de textes très courts, centrés sur des intrigues à base de plantes... c'est souvent libidineux (les végétaux sont finalement assez vicelards) et intriguant.
Brice Tarvel : Kotok
Assurément un moment fort de l'anthologie. Un géant russe prend en stop une gamine de dix ans, avec des intentions peu avouables, gamine qui va le mener par le bout du nez, ce pauvre crétin ! Excellent !
Cancereugène avec le concours de Schweinhund : Descente d'Organes
Je suis auteur de l'intégralité du texte, mais Schweinhund a accompli un travail particulier pour le façonner, qui mérite de lui attribuer le statut de co-auteur. de deux textes écrits dans un état d'esprit très différent, il en a compilé un troisième, celui-ci. Je n'ai pratiquement rien touché, juste ôté deux ou trois phrases peu adaptées à mon goût, mais le reste demeure cohérent. Il s'agit au final d'un exercice de style, et même si je ne suis pas un habitué de ce type de récit obscur, j'espère qu'il pourra trouver grâce auprès de certains lecteurs avides d'univers nébuleux emplis de haine et de rage...
Julien Heylbroeck : Junkfood Rampage
L'auteur mixe les univers de ses deux romans trash pour raconter une histoire centré sur les livres. Serait-ce une manière de manifester son amour de la littérature ? En tout cas, c'est très... savoureux...
Romain d'Huissier : la Veuve Ecarlate
Ce récit nous conte la méthode d'alimentation d'une sorte de vampire asiatique... sensuel et mortel, un récit fort sympathique...
Zaroff : Zomb's Short
Comme le nom l'indique, il s'agit d'un chapelet de petits récits axés sur les zombies. Carré, concis, efficace.
Sarah Bushmann : Tranche de nuit
Une prostituée accepte une passe hors de son "service" et se retrouve embarquée dans un endroit lugubre pour y être... je vous laisse deviner. Violent au point d'en devenir brutal, cette aventure se termine dans la douleur et les bonnes humeurs...
Gilles Bergal : Nouvelle vie ; auteur de "Cauchemar à Staten Island" et "Camping Sauvage" chez Gore
Une nouvelle vraiment sympa qui m'a beaucoup fait penser à "Je suis d'ailleurs" de Lovecraft.
Robert Darvel : Killing Joe d'Amato
Des tueurs sont engagés pour assassiner Joe d'Amato sur le tournage de son nouveau film... beaucoup de second degré et de sexe dans ce récit hautement jubilatoire et parfaitement construit.
Patrice Lamare : Allegro ma non iroppo ; auteur de "La galerie des horreurs" chez Gore
Voilà un récit très élégant, "raffiné" oserais-je dire. Quand musique et dégustation copulent ensemble...
Artikel Unbekannt & Schweinhund : White Trash
Le taulier de la collection de Trash Edition nous délivre un chapelet de récits très courts. On y retrouve son goût des jeux de mots, et des atmosphères lugubres. Mon préféré dénote un peu de tout ce que j'ai pu lire de lui, "bon sang ne saurait mentir"...
Catherine Robert : Je suis méchante
Une petite fille raconte sa vie, et confie au lecteur ses envies, ses souffrances et... ses vices. Très premier degré, et au final, assez dérangeant.
Guy Kermen : Gloriole au Glory Hole
Apôtres du mauvais goût, ce récit est pour vous ! Pas de SFFF ici, non, on est dans une forme de porno cynique. Un viol (?) avec orgasme à la clé. Faut être prêt à l'encaisser !
Corvis : une heure à tuer
Histoire ô combien classique, fort bien écrite. J'aurais aimé quelque chose de plus sale, sans doute, mais j'apprécie l'aspect "jusqu'au-boutiste" de l'intrigue...
Kriss Vilà : Éventration d'une grenouille
Comme souvent avec Kriss Vilà, on a affaire à une tranche de vie située dans les bas-fonds de la société, là où les individus "défavorisés" évoluent, avec leurs vices et leurs... vices. Rehaussé ici d'un poil d'anticipation. Encore un très bon récit.
Charles Necrorian : Les immortels ; auteur de légende chez Gore, pour cinq bouquins : "Blood-sex", "Impacts", "Skin killer", "Inquisition", "Blood-sex n°2 : bayou"
Les 3/4 du récit sont ancrés dans une science-fiction assez classique, plutôt bien exécutée, et puis nous nous retrouvons devant une rencontre du 3ème type... euh... haute en couleur...
Original, mais un peu déroutant.
Nelly Chadour : Sacré gril
Aux temps antiques, un bourreau a pour mission de pulvériser un chrétien. Ce serait une histoire gentillette si le bourreau n'était pas un pervers, son fils un dépravé et les catholiques de vrais sado-masos...
Christophe Siébert : La vieille
Fabuleuse description d'une décomposition corporelle et spirituelle. On descend avec le personnage au fond de la fosse, et on se désagrège avec lui. Un bijou, cette nouvelle.
L'ensemble est copieux, gouleyant, amusant, horrible, vomitif, distrayant... allez, prenez les adjectifs de votre choix... en tout cas, ce n'est pas recommandé à toutes les sensibilités.
Vous voilà prévenus...

Lien : https://cancereugene.blogspo..
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DahliaMiike
  13 septembre 2017
Dimension Trash ou les contes de la crypte version Trash.
Tout d'abord, Dimension Trash est un hommage à l'ancienne collection « Gore », qui a bercé l'adolescence de beaucoup de lecteurs en mal de sensations horrifique avec ses 118 « petits » romans sortis entre 1985 et 1990 chez Fleuve Noir puis chez Vaugirard. Aujourd'hui le flambeau a été repris par la collection « Trash », on y retrouve d'ailleurs certains auteurs de l'ancienne, Dimension Trash est une belle transition entre ces deux collections.
Ce recueil est un joli Medley où chaque amateur de genre y trouvera son plaisir, des histoires de zombis horrifiques, une histoire d'inceste qui vire à l'invasion extraterrestre ou encore des petites histoires pornos trash qui ont toujours une chute émoustillante. On traversera également toutes sortes d'époques, du futur apocalyptique, à la folle antiquité romaine, en passant par un présent effrayant d'actualité.
Certaines nouvelles sont assez puissantes pour s'immiscer dans notre esprit et remettre en question nos états d'âme "Merde j'aime ça, suis-je un putain de pervers?" La réponse est à l'évidence oui...
Je conseille fortement ce recueil, qui dérangera vos petites vies bien pépères, qui vous procurera des émotions incongrues, soyez fort et ne basculez pas du mauvais côté, c'est tentant...

A pas mettre (quand même) entre toutes les mains...
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Fromtheavenue
  22 janvier 2016
L'anthologie Dimension Trash est sortie il y a peu et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle tient ses promesses. En effet, sur les cendres de la défunte et mythique Collection Gore, on se propose ici d'être tout sauf politiquement correct. Et c'est totalement jouissif, même lorsque c'est écoeurant au possible et que le sang se mélange au vomi et à tous les fluides corporels imaginables (et autres).
Bon, il faut l'avouer, à moins d'être très bien accroché, je ne pense pas qu'il soit possible de lire toutes les nouvelles sans faire de pause. J'ai eu souvent besoin de reprendre mon souffle (un jour ou deux) avant de continuer ma lecture parce qu'ici quand on vous promet du trash, c'est vraiment super hard.
Par exemple, dès la première nouvelle, on est confronté à de pauvres misères de la Banlieue qui vont être fécondées par des aliens. Et ça gicle de partout, de toutes les couleurs et de toutes les odeurs. Attention, âmes sensibles s'abstenir. Vient ensuite le fils de Satan en proie à des orgies en prison. Et ce n'est qu'un mince aperçu de ce qui vous attend!
Lien : http://fromtheavenue.blogspo..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
AmaranthAmaranth   02 novembre 2015
« Ceci n’est pas un rêve. » Quatre nuits déjà que je me réveille en sursaut, trempé d’une sueur malsaine, au son de la voix sans bouche qui vient scander ce slogan synthétique. Quatre nuits que des scènes soi-disant réelles tissent dans ma tête une toile d’araignée dont je ne puis me dépêtrer. Quatre nuits que leur apparente incohérence se mue de fil en aiguille en un tableau d’ensemble tatouant dans mon cerveau une insupportable impression de déjà-vu.

Profondo Nero (White trash), Schweinhund
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cancereugenecancereugene   13 juin 2018
Recroquevillée sur le sol, Alex attendit avec l'impression d'un temps qui se distordait, s'étirait à l'infini. Son corps nu était parcouru de tremblements incontrôlables et recouvert d'une couche de sueur. Les yeux révulsés, elle ne parvenait plus à distinguer son environnement. La douleur qui la rongeait, la putréfiait de l'intérieur, était son seul repère. L'image d'une moisissure verdâtre, spongieuse, lui recouvrant les os ne cessait de surgir dans son esprit, lui donnant envie de hurler. De s'arracher la peau. Peut-être l'avait-elle fait, d'ailleurs. Tout ce sang dont elle était couverte, d'où venait-il ? Alex ne se rappelait plus bien. Seul un relent de peur persistait, arrière-goût âcre dans la gorge, dernières traces d'un cauchemar éveillé.

Sarah Buschmann : Tranche de nuit
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cancereugenecancereugene   13 juin 2018
J'oublie la dernière matinée passée à feuilleter les prospectus publicitaires glissés dans ma boîte aux lettres.
J'oublie le dernier regard jeté à la fenêtre en ne pensant à rien et en buvant un thé Lipton au citron.
J'oublie la dernière fois que j'allume la radio et que j'écoute les informations sur la RMC.
J'oublie la dernière fois que je me réveille et ouvre les yeux, vers six heures du matin.

Vers 11h30, les tâches bleuâtres apparaissent au niveau du cou d'Aline Gougier.
Vers midi, sa cornée devient opaque. Les mouches font leur apparition. Elles sont trois ou quatre dizaines, de différentes espèces. Elles pondent chacune de mille à deux mille œufs.
Vers 13h, la rigidité cadavérique s'installe au niveau de sa mâchoire. La température de son corps a chuté à 35 degrés environ.

Christophe Siébert : La vieille
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cancereugenecancereugene   10 juin 2018
Rouge de colère, il patauge en direction de la cabane. Il va leur dire sa façon de penser, à ces deux-là.
Emile tire la porte de l'abri. De l'écarlate et sans transition, sa trogne vire au crayeux. Il vomit dans l'instant son petit déjeuner.
Il y a de la viande sur les murs. De la chair pourrissante, pâle, gélatineuse, collée partout dans la cabane. D'infectes glaires de barbaque, plus ou moins identifiables, pendouillent au plafond telles des stalactites. Sur la paillasse de Nicole, trempée d'une sorte de suint rosâtre, des lambeaux de viscères éclatées cernent le creux qu'y a imprimé son corps.

Christian Vilà : Splash !
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cancereugenecancereugene   15 juin 2018
Papa a avalé de travers et s'est levé de son fauteuil. On est montés au grenier et j'ai commencé à fouiller un peu partout. Je me baissais et il voyait ma petite culotte. Je faisais toujours bien attention qu'il soit derrière moi pour lui en montrer le plus possible.
Quand j'ai vu la bosse dans son pantalon, j'ai su que c'était le moment. J'ai pris les clichés que j'avais préparés et j'ai fait semblant d'être toute contente de les retrouver. je me suis jetée dans ses bras et je les lui ai montrés en riant. Il s'étais assis sur le vieux matelas qui traînait là depuis des années. La poussière n'a même pas eu l'air de le déranger, moi j'ai toussé un peu, et puis j'ai dit que j'avais chaud.
Lorsque je lui ai demandé si je pouvais enlever mon tee-shirt, il a dit oui et sa voix n'était pas comme d'habitude.

Catherine Robert : Je suis méchante
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