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EAN : 9782330006136
256 pages
Éditeur : Actes Sud (02/05/2012)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 274 notes)
Résumé :
Dans une maison des beaux quartiers de Tokyo, Yoshitaka Mashiba annonce froidement à son épouse Ayané qu'il va la quitter car elle ne lui a pas donné d'enfant. Il a rencontré une autre femme et veut reprendre sa liberté. Elle décide alors de partir passer quelques jours chez ses parents à Sapporo.
Le surlendemain, on retrouve le cadavre de Yoshitaka gisant dans son salon à côté d'une tasse de café renversée. L'inspecteur Kusanagi et son équipe sont dépêché... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
andman
  08 mai 2014
Au Japon la vengeance est un breuvage qui se boit chaud, c'est du moins ce que laisse à penser le roman policier de Keigo Higashino "Un café maison".
Yoshitaka est seul dans son luxueux appartement de la capitale nippone ; il sirote un petit noir en pensant à sa maîtresse Hiromi qui sitôt la journée de travail terminée va l'appeler. Et puis soudain, alors qu'il tient encore la tasse à la main, il s'écroule raide mort au milieu du salon.
La femme de Yoshitaka, Ayané, se trouve depuis deux jours chez ses parents à l'autre bout du pays. Yoshitaka lui a annoncé récemment son intention de demander le divorce au motif qu'elle ne peut pas avoir d'enfant.
Hiromi est l'élève favorite d'Ayané son professeur de patchwork. Curieusement, avant de partir précipitamment en province, Ayané lui a confié une clé de leur appartement.
C'est donc la malheureuse Hiromi qui découvre le corps sans vie de son amant et appelle les secours.
C'est avec plaisir que nous retrouvons les fins limiers tokyoïtes et notamment le sympathique inspecteur Kusanagi, déjà rencontré lors d'une précédente affaire criminelle, avec sa façon impayable de questionner avec force politesse les présumés innocents.
Si l'empoisonnement à l'arsenic est rapidement avéré, les enquêteurs se perdent en conjectures quant au mobile du crime et aucun des assassins potentiels ne fait consensus.
Heureusement le physicien Yukawa, l'ami de Kusanagi, adore les énigmes à priori insolubles. Il sait que le crime parfait n'est pas si facile et, contrairement aux policiers, n'écarte pas d'emblée les hypothèses les plus irrationnelles…
Bien qu'il n'ait pas la saveur exquise des romans d'Higashino "Le Dévouement du suspect X" et "La maison où je suis mort autrefois", j'ai goûté sans déplaisir à "Un café maison".
D'un arôme un peu moins subtil, ce policier m'a au final quelque peu laissé… sur ma soif.
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Sylviegeo
  27 avril 2019
Toujours légèrement, non assez, dépaysant lire un polar japonais. Surtout un polar de Higashino. On tourne autour du pot, on relaie l'information, on reste poli, on respecte...ça peut nous paraître long et inutile mais c'est en même temps une révélation sur les us et coutumes des japonais. Dès le début ici, un personnage nous dit qu'il va tuer. Peut-on quand même permettre au lecteur de douter ? Oui ! et c'est ce qui est magique avec "Un café maison". Ce sera la recherche de preuves qui nous fera douter. Ici nous avons une enquête qui tourne autour de l'incapacité de personnalités à vivre ensemble. Qui tourne autour de motivations trop différentes pour s'accorder. Mais nous avons aussi une enquête bâtie autour d'une équipe de policiers où le respect mutuel et la hiérarchie bien japonaise sont très présents. Avec les mots justes et une écriture fluide, l'auteur nous implique dans les réflexions, la recherche et la minutie du détail d'enquête. Somme toute, une bonne lecture parce que j'aime cet auteur .
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sandrine57
  14 novembre 2014
Créatrice de patchwork, Ayané Mashiba se consacre à son travail mais surtout à son mari Yoshitaka dont elle est l'épouse dévouée depuis un an déjà. Malheureusement, elle n'a pas pu lui donner l'enfant dont il rêve et, en accord avec la promesse qu'ils se sont faite avant leur mariage, Yoshikata a décidé de la quitter. Cette annonce n'étonne donc pas Ayané qui décide de partir quelques jours chez ses parents à Sapporo pour réfléchir à son avenir. Deux jours plus tard, la police l'informe que son mari est décédé, mort dans le salon de leur belle maison de la banlieue tokyoïte, empoisonné à l'arsenic par un des cafés dont il était friand. C'est Hiromi Wakayama, l'assistante d'Ayané et, accessoirement la maîtresse de Yoshikata, qui a fait la macabre découverte et elle est tout naturellement la première suspecte pour la police. En charge de l'enquête, l'inspecteur Kusanagi tombe sous le charme d'Ayané, sensible à sa beauté et à sa douceur. Mais sa jeune collègue, Kaoru, est d'un autre avis. Malgré un solide alibi, elle voit dans l'épouse trahie une coupable toute trouvée. En cachette de son supérieur, elle contacte Yukawa, le brillant physicien qui a souvent aidé la police dans ses investigations. Kusanagi et Kaoru mènent chacun une enquête parallèle, l'un pour disculper la veuve, l'autre pour prouver qu'elle est une meurtrière.

C'est un véritable plaisir de retrouver le duo Kusanagi / Yukawa et l'ambiance feutrée des polars de Keigo HIGASHINO. Bien sûr, il y a crime mais sans effusions de sang ou violence. Un mystérieux empoisonnement à l'arsenic, la préparation délicate du café, un couple qui se sépare en douceur, une maîtresse anéantie et bien sûr un meurtrier ou une meurtrière, suffisamment rusé pour damer le pion à deux policiers et surtout à un physicien fantasque mais très doué, voilà les ingrédients de ce polar qui déroule sa trame tout en douceur, politesse et raffinement japonais obligent. Les interrogatoires ne sont jamais musclés, on essaie de ménager le suspect, de ne pas blesser sa sensibilité, même s'il faut lui soutirer des aveux. Les suspects se prêtent de bonne grâce aux exigences de la police, tout juste fait-on une moue pour marquer sa lassitude ou sa désapprobation. Tout se passe dans le plus grand respect, surtout si l'un des policiers sent en lui s'éveiller de tendres sentiments pour une suspecte. Evidemment, il ne se laisse pas aveugler pour autant, mais entame une saine compétition avec sa collègue pour trouver un autre coupable.
Un polar agréable dans lequel on se glisse avec délice et qui réserve son lot de surprises et de révélations étonnantes. Décidément, Keigo HIGASHINO est un écrivain à découvrir. Il nous livre là une sombre histoire de vengeance à la mode japonaise qui surprendra le plus fin des lecteurs-enquêteurs. Encore une réussite !
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LePamplemousse
  11 mai 2015
Ce roman policier japonais est très particulier, à l'image des moeurs en usage dans ce pays où la politesse et la délicatesse sont au coeur du quotidien de chacun, et mêmes des meurtriers !
Le travail des policiers n'est pas facile, surtout quand ils n'osent qu'à peine poser des questions gênantes aux suspects, et sont tentés de s'excuser auprès de ces mêmes suspects à chaque nouvelle question.
Perdre la face est considérée comme une honte, et les policiers tentent donc de ne pas se ridiculiser en faisant mal leur travail, mais ne veulent pas risquer non plus de heurter la sensibilité des témoins, des suspects, voire même du ou des coupables.
L'enquête semble pourtant simple à résoudre : un homme est mort seul chez lui, visiblement empoisonné, alors qu'il venait d'annoncer à sa femme qu'il la quittait parce qu'elle ne lui avait pas donné d'enfant. Mais celle-ci se trouvait depuis deux jours à plusieurs centaines de kilomètres de là, chez ses parents, et elle n'a donc pas pu le tuer.
Qui a donc pu assassiner cet homme et pour quelle raison ?
J'ai eu un peu de mal au début à mémoriser les noms des divers personnages, certains prénoms n'ayant de consonances ni masculine ni féminine à mes oreilles, et j'ai trouvé que l'enquête était assez lente, les policiers avançant ici avec une grande prudence face aux divers suspects potentiels.
J'ai cependant beaucoup aimé cette enquête dépaysante où l'on découvre qu'un policier amoureux peut apprendre à aimer le patchwork !
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Ichirin-No-Hana
  07 juin 2017
Après le Dévouement du Suspect X, nous retrouvons Yukawa, professeur de physique à l'université et expert dans son domaine va, encore une fois, dans le roman Un Café maison aider la police et l'inspecteur Kusanagi à élucider ce nouveau meurtre.
Dans un des plus beaux quartiers de Tokyo, Yoshitaka Mashiba est retrouvé mort chez lui, empoissonné par son café. Son épouse, partie se ressourcer dans sa famille à Sapporo, est absente au moment des faits. Ayané Mashiba est une trentenaire très distinguée et au charme incontestable. Très reconnue dans son domaine artistique, elle tient une école de patchwork. Mariés depuis seulement un an, son mari vient de lui annoncer son désir de divorcer. N'ayant pas respecté les termes de leur « contrat » indiquant qu'Ayané devait lui donner un enfant, Yoshitaka s'est vite détourné de sa femme et en a rencontré une nouvelle. Très sensible aux beaux yeux de la belle, l'inspecteur Kusanagi a du mal à rester neutre dans cette affaire, sa coéquipière, Kaoru Utsumi, remarquant cela et soupçonnant la jeune femme malgré son absence, se tournera vers le professeur Yukawa, pour résoudre cette affaire. En espérant que celui-ci, avec son regard scientifique, pourra peut-être, voir et comprendre des détails passés inaperçus aux yeux des policiers.
Dans la même veine que le Dévouement du Suspect X, Keigo Higashino nous propose, encore une fois, un roman policier qui se concentre sur la méthode utilisée dans le meurtre et sur la psychologie des personnages. L'enquête, loin des effusions de sang et de l'action à revendre, peut paraître très lente mais l'intérêt ne se situe pas du tout là. L'ambiance qui se dégage est très particulière. On a l'impression de tout savoir mais on reste malgré tout happé dans le récit car on sent une surprise arrivée (et elle arrive). Bien que l'on se doute du meurtrier, il reste maintenant à le prouver et à comprendre le déroulement. le peu de personnage proposé dans cette intrigue est un véritable atout. La psychologie des différents protagonistes est fouillée et extrêmement précise, même concernant la victime, homme plein de défaut et particulièrement égoïste et insensible. La plume de l'auteur va à l'essentiel, est concise et d'une grande finesse. Tout est parfaitement réfléchi et on ne se perd pas dans des éléments inutiles.
Keigo Higashino est un auteur japonais aux nombreuses qualités. Il nous propose des romans policiers plutôt originaux dans leur genre. Je continuerai bien sûr ma découverte.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   20 juillet 2017
[...]... Yukawa arriva pendant qu'elle buvait un thé dans le café où ils s'étaient donné rendez-vous. Il s'assit en face d'elle et commanda un chocolat chaud.

- "Je pensais que vous prendriez un café !

- Non, je n'en ai aucune envie. J'en ai bu deux tasses quand vous étiez avec moi tout à l'heure", sourit Yukawa. "Désolé de vous avoir convoquée de cette manière.

- Cela ne me dérange pas. De quoi vouliez-vous me parler ?

- Euh ..." fit-il.

Il baissa les yeux puis les releva en la regardant.

- "D'abord, je veux savoir si vous continuez à soupçonner Mme Mashiba.

- Eh ! bien ... Oui. Sans aucun doute.

- Ah bon ..." fit-il en sortant de la poche intérieure de sa veste un papier plié en quatre qu'il posa sur la table. "Lisez ça."

Kaoru le prit et le déplia. Elle le lut et fronça les sourcils.

- "De quoi s'agit-il ?

- De ce que je veux vous demander de vérifier. En détail, et non en gros.

- Cela vous permettra de résoudre l'énigme ?"

Yukawa cligna des yeux et soupira.

- "Je ne pense pas, non. Je cherche à vérifier que je ne peux pas la résoudre. Pour utiliser votre terminologie, à corroborer cette état de choses.

- Ce qui signifie ? (...)" ... [...]
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babel95babel95   15 novembre 2020
Vous êtes Monsieur Sasaoka ?
Oui c'est moi. Euh… commença-t-il en ouvrant un tiroir d'où il sortit une carte de visite, qu'il lui tendit.
Kusagani sortit la sienne, et ils les échangèrent. Son interlocuteur, Kunio Sasaoka, était le PDG des éditions Kunugi.
C'est la première fois qu'un policier me donne sa carte de visite. Je vais la garder ! Il la retourna et s'écria : Ah ! vous y avez écrit : "à l'attention de M. Sasaoka". Avec la date d'aujourd'hui. Pour éviter que quelqu'un n'en fasse mauvais usage, j'imagine ?
- Ne le prenez pas mal ! ce n'est qu'une habitude.
- Non, vous avez raison, on n'est jamais trop prudent.
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babel95babel95   15 novembre 2020
Mamiya soupira vigoureusement, avant de se tourner vers Kusanagi.
- Nous devons changer d'attitude. A quoi peut nous servir d'avoir à présent une femme dans notre équipe si l'ambiance qui y règne l'empêche de s'exprimer ?
- Ce n'est pas du tout mon sentiment, s'empressa de bredouiler Kaoru Utsumi, mais son chef l'arrêta de la main.
- Si tu as quelque chose à dire, tu dois le faire sans crainte. Que tu sois une femme ou la dernière arrivée chez nous n'a aucune importance. Je vais informer ma hiérarchie de ta déduction. Il ne faut pas que ça te monte à la tête. Je suis d'accord, le fait que Mme Mashiba n'ait pas rangé ces verres est bizarre. Pourtant cela ne prouve rien. Et ce que nous cherchons, ce sont précisément des preuves. Je vous donne l'ordre de vous mettre en quête d'éléments qui établissent l'alibi de Mme Mashiba. Vous n'avez pas besoin de penser à l'usage qui en sera fait. Vous m'avez compris ?
Kaoru Utsumi baissa les yeux et battit des cils.
- Oui chef, répondit-elle ensuite en le regardant.
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jovidalensjovidalens   19 janvier 2015
C'était une épouse parfaite. Elle a arrêté toutes ses activités extérieures pour se consacrer à son foyer. Quand Mashiba était chez lui, elle y était aussi, toujours assise sur le canapé du salon, un ouvrage de patchwork à la main, prête à satisfaire ses moindres désirs. Mais cela n'avait aucune valeur à ses yeux. Je crois qu'une femme qui ne lui donnait pas d'enfants était pour lui une présence aussi superflue qu'un bibelot.
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Veronique14Veronique14   05 mai 2016
- J'avais remarqué que les universitaires vivaient longtemps, mais je comprends maintenant pourquoi. Ils peuvent utiliser les installations sportives des universités comme leur propre club de sport!
Le ton ironique de kusanagi ne fit pas sourire Yukawa.
- tu te trompes : nous ne pouvons pas nous en servir comme s'il s'agissait de notre propre club. Je fais toujours une réservation. Et ton observation sur notre longévité est aussi erronée. Il faut du temps et des efforts pour devenir universitaire. Autrement dit, ne le deviennent que ceux qui ont une santé qui leur garantit la longévité. Tu confonds cause et résultat.
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Vidéo de Keigo Higashino
Malgré l'annulation des 17èmes Rencontre de l'Imaginaire pour les raisons sanitaires que nous connaissons, la ville de Sèvres a soujaité maintenir le Prix Actusf de l'Uchronie. Grâce au concours toujours fidèle de Jean-Luc Rivera, notre agent littéraire, la participation ed la Maison d'édition Actusf et le suivi logistique et virtuel de la Médiathèque de Sèvres, les prix décernés au nombre de deux sont les suivants : 1er Prix Littéraire : - Les Miracles du Bazar de Namiya de Keigo Higashino chez Actes Sud, 384 pages ... 2ème Prix / Prix Spécial : - Jeu unchronique en ligne "Un monde meilleur" https://abw.lue/index.php ... Un grand merci à tous, Grégoire de LA RONCIERE, Maire de la ville de Sèvres.
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