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EAN : 9780140149067
272 pages
Penguin (01/03/1993)
3.86/5   33 notes
Résumé :
Carol (The Price of Salt ou Carol, dans l'édition originale américaine), est un roman lesbien de Patricia Highsmith, d'abord publié sous le pseudonyme de Claire Morgan en 1952 dans une première version censurée. La version intégrale du texte, titrée The Price of Salt, paraît au Royaume-Uni, sous le pseudonyme, puis sous la signature Patricia Highsmith.

En France, le roman est d'abord traduit par Emmanuèle de Lesseps en 1985, sous le pseudonyme de Clai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
krzysvanco
  12 avril 2020
Il serait réducteur et infiniment dommage de ne voir en ce livre qu'un roman lesbien ! Il a été vu comme tel lors de sa parution - Patricia Highsmith l'a vu refusé et l'a publié sous un pseudonyme - nous ne sommes plus en 1952, les moeurs, les points de vue ont changé et pourtant, j'ai l'impression qu'il est toujours ostracisé comme tel au vu du petit nombre de ses lecteurs...
Alors, j'ai envie de lui rendre justice !
Therese travaille dans un grand magasin, un travail sans intérêt et elle rêverait de réaliser des décors de théâtre. Noel approche, les clients sont à la recherche d'un dernier achat quand elle aperçoit une belle femme blonde, elle est subjuguée par cette apparition, et cette cliente s'approche d'elle pour lui demander d'envoyer un cadeau. Therese á envie de la revoir, elle lui écrit une carte de Noël émanant du magasin. Leur attirance est réciproque.
Therese est fiancée à Richard, mais sans vraiment éprouver de l'amour, Carol quant à elle est en procédure de divorce et a une fille.
Carol l'invite à partir en voyage, et leur amour s'y révèlera. le mari de Carol en profitera pour demander la garde de leur fille. Je n'en dirai pas plus.
J'ai admiré la description des émois de Therese, de la croissance de son désir, de sa première nuit dans les bras de Carol, c'est raconté avec justesse et pudeur sans pour autant occulter l'érotisme.
J'ai admiré l'atmosphère de ce roman, j'ai apprécié qu'il se termine bien.
Patricia Highsmith a su me captiver, j'ai lu ce livre d'une traite, son style m'a plu, alternant pensées, dialogues, descriptions, échange de correspondance.
C'est un bel hymne à l'Amour.
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MiseryMangeNuage
  02 mai 2019
Honnêtement, je ne sais pas trop par quel bout prendre ce roman, qui a échoué à provoquer le moindre engouement chez moi. Je l'ai lu en un peu plus de six heures, et c'est le genre de livre qui te rappelle que c'est loooong, six heures. Or, comme le disait Jane Austen, quand un livre est bien écrit, il me paraît toujours trop court. Tu te doutes donc que c'est mal parti entre Carol et moi.
Mais pour que tu comprennes mon embarras, je vais te pitcher un peu l'histoire. Nous sommes dans les années 50, dans la belle ville de New York. Therese, qui aimerait gagner sa vie comme conceptrice de décors pour le théâtre, travaille en attendant dans un centre commercial qui ressemble aux Galeries Lafayette, mais en encore plus cher. Sa vie est morne et tout l'ennuie : son boulot, sa vieille collègue qui la dégoûte, son petit ami qu'elle n'a jamais aimé. Jusqu'à ce que Carol débarque dans sa vie. L'élégance, l'assurance et la beauté de cette femme attirent Therese comme un aimant, et celle-ci ne vit que pour la croiser à nouveau. Au fil des semaines, une relation se noue entre les deux femmes. Elles sembles incapables de se passer l'une de l'autre, ce qui provoque bien des antipathies.
Le roman est labellé sur beaucoup de blogs ou de sites comme étant un roman lesbien, or quand je l'ai lu, j'y ai reconnu la structure d'une belle histoire, mais ce n'était en rien comparable à ce que qui est identifié de nos jours comme un « roman lesbien ». Et je pense que Patricia Highsmith n'avait en effet pas l'intention d'en faire un roman adressé à la communauté homosexuelle, mais un roman psychologique sur un amour contrarié, dont les protagonistes se trouvent être des femmes. C'est ça qui me chiffonne avec les romances f/f ou h/h : je sais qu'un jour, pas très lointain d'ailleurs parce qu'on y arrive doucement, les personnages LGBT de la majorité des romans dans lesquels ils figurent seront autre chose que des représentations, mais de véritables personnages avec des aspirations, des rêves et des projets, bref, une substance indépendante de leur sexualité, ce à quoi ils sont bien trop souvent ramenés.
[La suite sur le blog !]
Lien : https://lachatteetlachouette..
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Tu_vas_voir_ce_que_tu_vas_lire
  24 mars 2022
Dans le New-York des années 50, on fête Noël et Thérèse, dix-neuf ans, voit sa vie morose et routinière, bouleversée par sa rencontre avec Carol, femme mystérieuse, torturée par son passé. Les deux femmes vont rapidement devenir indispensables l'une pour l'autre, mais l'hypothèse d'une vie à deux est vite compromise… Arriveront-elles à vivre l'histoire d'amour libre et épanouissante qu'elles ont toujours désirée ?
À une époque où l'homosexualité est encore considérée comme une maladie, Patricia Highsmith, alors cataloguée comme romancière de polar, se lance dans l'exploration de ce sujet de la manière la plus naturelle qui soit. Dans la préface, on peut même découvrir la scène réelle, observée par l'autrice, qui a inspiré le début du roman, puis la comparer avec le résultat de son imagination. Refusé par sa maison d'édition, son projet audacieux de traiter cette thématique taboue sera tout de même publié sous pseudonyme et connaîtra un succès inattendu.
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LanQin
  26 juin 2021
Une belle histoire d'amour, qui brave les interdictions et la morale de l'epoque. Nous sommes en 1950 et Therese, une toute jeune femme de dix-neuf ans tombe amoureuse. Malheureusement pour l'époque, elle jette son dévolu sur une autre femme, Carol, la trentaine et mère de famille. J'ai aimé le début et la fin mais j'ai trouvé quelques longueurs dans le road trip des deux femmes.
L'evolution du personnage de Thérèse qui, de jeune fille devient femme et interessante et j'ai trouvé le personnage attachant. Carol, elle, m'a semblé un peu froide et distante. Elle aurait gagné à être plus tendre et pas juste femme fatale de papier glacé.
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KroMorgan37
  15 avril 2021
Je m'attendais à beaucoup plus d'émotions, de passion, de rebondissements dans ce roman. Malheureusement, pour ma part, aucun relief dans cette lecture. Toute l'histoire est résumée dans la quatrième de couverture, rien de moins mais rien de plus non plus.
L'histoire d'amour entre Carol et Thèrèse est un peu survolée. C'est plutôt de l'ordre d'un roman psychologique sur un amour impossible, que d'un roman lesbien avec une belle histoire d'amour entre deux femmes, passionnée, enflammée comme je l'attendais.
Grosse déception: lecture plate, sans réel intérêt pour ma part....!
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
krzysvancokrzysvanco   12 avril 2020
Janvier était tout. Et janvier était unique, une porte massive. Son froid emprisonnait la ville dans une bulle grise. Janvier était des instants et janvier était une année. Il entraînait les instants dans sa pluie et les figeait dans la mémoire de Therese : la femme qui grattait une allumette, à la recherche d’un nom sous une porte cochère, l’homme qui griffonnait un message à son ami au moment de la séparation, celui qui courait après un autobus et sautait sur le marchepied. Chaque geste humain semblait empreint de magie. Janvier, le mois aux deux visages, clochettes de bateleur, craquements de neige roide, pur comme tout commencement, grimaçant comme la vieillesse, mystérieusement familier et en même temps inconnu, tel le mot qu’on va saisir et qui vous échappe.
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BAudoyeBAudoye   20 juillet 2022
Il y eut cependant des jours ou, en voiture, elles se promenèrent seules dans les montagnes, à la découverte. Une fois, elles tombèrent sur un village qui les charma et y passèrent la nuit, sans pyjama ni brosse à dents, sans passé ni futur, et cette nuit fut une de leurs îles dans le temps, préservée quelque part, dans le coeur ou la mémoire, intacte et absolue. Peut-être n'était-ce rien d'autre que le bonheur, pensa Therese, un bonheur total, rare sûrement, si rare que la plupart des gens ne devaient jamais le rencontrer. Mais si c'était simplement le bonheur, alors il avait dû dépasser les limites ordinaires et se muer en autre chose, une sorte de pression excessive, au point que le poids d'une tasse de café dans sa main, la rapidité d'un chat traversant le jardin, le choc silencieux de deux nuages, semblaient presque plus qu'elle ne pouvait en supporter. Et, de même qu'un mois auparavant elle n'avait pas compris le phénomène du bonheur soudain, elle ne comprenait pas son état présent, qui semblait un au-delà. C'était plus souvent pénible qu'agréable et elle craignait de souffrir de quelque handicap propre à elle seule. Elle avait aussi peur, par moments, que si elle marchait la colonne vertébrale brisée. Lorsqu'elle avait la tentation de s'en ouvrir à Carol, les mots se dissolvaient avant qu'elle pût les prononcer, tant elle manquait de confiance dans la normalité de ses réactions, uniques peut-être, que même Carol, alors, ne pourrait comprendre.
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krzysvancokrzysvanco   12 avril 2020
Alors Carol glissa son bras sous le cou de Therese, et leurs deux corps se touchèrent sur toute leur longueur, accordés comme une harmonie préétablie. Le bonheur était pareil à une vigne verte qui se répandait en elle, poussant de fines ramilles, éclosant des fleurs dans sa chair. Elle avait la vision d’une fleur d’un blanc pâle, tremblante comme si elle était vue dans l’obscurité ou à travers l’eau. Pourquoi les gens parlaient-ils du Ciel, se demanda-t-elle ?
« Dors », dit Carol.
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BAudoyeBAudoye   12 juillet 2022
Elle n'était toujours pas amoureuse de lui après dix mois de fréquentation et sans doute ne le serait-elle jamais. Il était pourtant la personne qu'elle aimait le plus, non pas de tous les gens qu'elle avait connus, mais du moins de tous les hommes. Parfois, elle se croyait amoureuse de lui, lorsqu'elle se réveillait le matin et contemplait le plafond, se rappelait brusquement la présence de Richard dans sa vie, son visage rayonnant après quelque geste tendre de sa part. Elle y croyait tant que son esprit vacant n'émergeait pas du demi-sommeil pour se laisser envahir de préoccupations concrètes telles que l'heure, le programme de la journée, tout ce qui fait la substance solide de l'existence. Ce qu'elle ressentait alors ne ressemblait pourtant pas à ce qu'elle avait entendu dire de I'amour. L'amour, disait-on, était un état de béatitude proche du délire.
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krzysvancokrzysvanco   12 avril 2020
Son parfum, à nouveau, parvint à Therese, clair-obscur, légèrement sucré, évocateur d’une soie vert sombre, un parfum qui lui appartenait en propre comme à une fleur. Therese se pencha vers le parfum, les yeux baissés sur son verre. Elle aurait voulu bousculer la table et se jeter dans les bras de cette femme, enfouir son visage dans son écharpe vert et or.-
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Vidéo de Patricia Highsmith
« Les dernières pages sont un véritable choc ! À tel point que le lecteur est immédiatement tenté de revenir au début pour comprendre comment l'auteure a réussi si brillamment ce qu'elle a entrepris avec cet exceptionnel premier roman ! » – The New York Times
Mrs March vit oisive dans un appartement huppé de New York. Alors que George, son mari, atteint la consécration littéraire avec son dernier roman, l'existence de Mrs March se met à vaciller. Aurait-elle, comme on le dit, servi de modèle à l'un des personnages peu reluisant du livre de son mari ? Impossible, connaissant George. Mais le connaît-elle vraiment ? N'aurait-elle pas été aveuglée, toutes ces années, par son existence dorée ? Mrs March se met alors à enquêter sur la vie intime de l'homme qui partage sa vie. Et elle découvre que celui-ci se passionne pour l'étrange disparition d'une jeune femme. Simple travail de romancier ? Peu à peu, le doute s'installe, et ses soupçons la mènent bien au-delà de ce qu'elle pensait. Au-delà même de la raison ?
Avec ce portrait d'une femme dont le monde s'effondre, Virginia Feito nous offre un récit à la tension extrême. Un coup de maître, pour un premier roman, qui la place d'emblée en digne héritière de Patricia Highsmith. Les droits d'adaptation du livre ont été achetés par l'actrice Elisabeth Moss.
« Ce livre m'a tellement captivée que je n'ai plus eu qu'une envie : l'adapter et jouer Mrs March. C'est un personnage fascinant, complexe, profondément humain – et je brûle d'impatience de m'y faire les dents ! » Elisabeth Moss
En savoir plus : https://bit.ly/3KPYwEg
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