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Elisabeth Gille (Traducteur)
EAN : 9782253056676
318 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1991)
3.27/5   30 notes
Résumé :
Lorsque le jeune romancier héros du livre débarque en Tunisie, où il doit tourner un film, sa vie lui paraît totalement réussie. Sa carrière s'annonce brillante ; il ne doute ni de lui-même ni de celle qu'il se dispose à épouser. Or, voilà que tout se dérègle : l'ami qu'il attend n'arrive pas… : Sa fiancée le laisse sans nouvelles. Et les certitudes font place au doute. II en viendra à se demander sans angoisse, au terme de cette traversée de la solitude, s'il n'est... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
garanemsa
  10 janvier 2021
Highsmith Patricia
L'empreinte du faux
Contrairement à beaucoup de ses autres livres, ce n'est pas une histoire policière, non.
Ici, on analyse en profondeur quatre personnages.
Un jeune romancier débarque en Tunisie pour y tourner un film avec son ami John. Il vient seul pour prendre un peu l'atmosphère de l'endroit, tenter de parcourir le pays pour en faire un scénario naturel car le producteur voudrait y voir des acteurs de l'endroit, inconnus.
Il a laissé à New York sa fiancée laquelle ne lui écrit pas que deux vagues petits mots. Son ami idem. Il s'en inquiète.
Le petit bungalow de l'hôtel dans lequel il est descendu est proche d'un homme d'un certain âge qui est là depuis pas mal de temps. Bien que celui-ci ne soit pas vraiment le genre de personne avec qui il aimerais passer du temps, il se rend compte qu'il peut, grâce à lui connaître un peu mieux la manière de vivre des Tunisiens, cela se passe au moment où Bourguiba tente de former son premier gouvernement.
Pour lui la vie est relativement facile car la vie est terriblement bon marché. Mais il écrit son roman.
En rentrant un soir il se rend compte que le bungalow a été cambriolé, alors que le matin, ses affaires avaient elles aussi été volée dans sa voiture lors de son repas près de la plage.
Et le soir il ne dort pas et entendant du bruit et la porte qui s'ouvre, d'un réflexe naturel, la première chose qui lui tombe sous la main, sa machine à écrire, il la lance en direction de l'individu qu'il supposait être le premier voleur. Il entend un cri certes mais ferme vite sa porte et va se rendormir.
Le lendemain il fait une mini enquête mais d'après les serveurs ou voisins, personnes n'a rien vu ni entendu. Il a bien peur que cet homme ne soit mort ou gravement blessé, mais pas de sang et rien d'autre.
Là dans ce petit restaurant typique il y rencontre un danois, un jeune dégingandé, pas l'air très heureux, pédéraste mais sans compagnie et peintre. Des peintures quelque peu surprenantes.
Son ancien voisin, lui a confié un secret, une fois par semaine, il envoie des communiqués en Russie, il prône le pardon, la religion et l'anticommunisme. L'auteur se sent poussé à lui parler de la nuit du vol.
Mais ce dernier voudrait en avoir le fin mot. Et surtout le pardon et l'aveu d'un éventuel meurtre.
L'auteur décide alors de prendre deux pièces dans l'immeuble de ce danois.
Il l'aménage de bric et de broc mais suffisamment pour lui.
Sa fiancée lui écrit enfin que son ami John avec qui il sevait faire le film s'est suicidé et de plus dans son propre appartement, elle lui avoue aussi que c'est parce qu'il était follement amoureux d'elle et que pendant un certain temps, elle a accepté ses avances.
Elle débarque elle aussi en Tunisie, ne comprend pas tout sur son fiancé, ne comprend pas ses réactions et est poussée par le vieux monsieur à l'obliger à dévoiler le secret de ce vol, de ce qu'il a fait, s'il pense qu'il l'a tué. Elle comme lui sont des proches de Dieu et il faut qu'il se pardonne ou se dénonces, mais de quoi ?????
L'auteur analyse les quatre personnages, les affres de leurs pensées, le pourquoi du comment, ils ne se comprennent pas, ne sont pas sur la même longueur d'ondes. Que faire ?
Partir est le seul moyen d'en sortir, lui a fini son roman, elle doit se rendre à Paris, et le danois rentre chez lui, il ne supporte plus cette vie quant au vieux monsieur, il doit continuer à assurer ses transmission, vraies ou fausses on ne sait.
Bof, c'est bien analysé mais vite lu et ne retient pas tellement l'attention.

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miriam
  12 janvier 2018
L'auteure est américaine. L'histoire se déroule en Tunisie, à Hammamet, dans un de ces hôtels de luxe sur le bord de la plage.
Ingham, un romancier américain, vient en Tunisie, s'imprégner de l'esprit du lieu pour adapter un de ses romans au cinéma. le réalisateur, de ses amis, le rejoindra quelques jours plus tard....
Mais rien ne se passe comme prévu. le cinéaste ne donne pas signe de vie.  Ingham met à profit sa disponibilité pour commencer un nouveau roman. Il se lie avec Adams, un autre américain et avec un peintre danois. Ils mènent la vie des vacanciers de bord de mer.
Un roman sur la Tunisie? ¨Pas vraiment, plutôt sur le peuple des vacanciers, déconnectés de leur habitudes, de leurs amis et famille, des relations que le hasard a rassemblé sur cette plage. Pas spécialement sympathiques. Même pas touristes. de la Tunisie, il jouissent du soleil, des baignades. Ils boivent. Leur monde clos leur suffit. Les Tunisiens, qu'ils nomment les "Arabes" sont soit des larbins soit des voleurs, peut être les deux. le sens moral de ces estivants a aussi pris des vacances : Ingham trouve un homme assassiné dans une ruelle et n'a même pas l'idée d'avertir la police. Compliqué? Inutile? Quelle valeur attribue-t-il à la vie de cet homme. Ingham, lors d'une tentative d'effraction dans son bungalow, blesse? Tue? son voleur. Cet "incident" l'ennuie, mais cela ne va pas plus loin. Qui va le soupçonner? Quelles conséquences? Y-a-t-il eu une victime?
Peu ou pas de suspens dans ce "polar". Pas d'enquête. Juste une atmosphère de mensonge, de faux. On pourrait s'ennuyer dans ce roman où il ne se passe presque rien.  C'est tout l'art de la romancière que de suggérer, de distiller, ce soupçon, cette empreinte du faux...
Elle raconte une époque révolue, celle de la guerre froide, de la guerre du Vietnam, de la guerre des 6 jours. Et puis ce voleur, cet arabe pouilleux qui a peut être été assassiné, ce n'est pas le Président Kennedy! J'aime relever tous les détails de cette histoire contemporaine. Critique volontaire ou involontaire de cet insouciance américaine, de son outrecuidance, certitude d'être porteur des valeurs supérieures de la démocratie et de la morale chrétienne, discours insupportables d'Adams surnommé OWL (Our Way of Life).
Amateurs de romans d'action, de polars haletants, s'abstenir.
Amateurs de folklore tunisien, vous serez déçus!
En revanche si vous goûtez l'humour, la finesse et une histoire désuète, je vous recommande cette lecture;
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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le-mange-livres
  12 avril 2012
"Toute sa vie passée n'était-elle qu'une suite de mensonges ? Ou ce mensonge ne datait-il que de ces dernières semaines ?"
Howard Ingham, un jeune écrivain dont le dernier roman va être adapté au cinéma, se trouve en Tunisie, où il se prélasse à l'hôtel en attendant l'arrivée du réalisateur. Apparemment, tout réussit à Ingham. Mais voilà que l'attente s'éternise, et qu'il n'a de nouvelles ni du réalisateur, ni de sa fiancée. Après quelque temps, il apprend, par une connaissance, que le réalisateur s'est suicidé, ce qui vient singulièrement compliquer ses relations avec son amie. Au fil des rencontres, il s'interroge sur son être.
Alléchée par la citation de Graham Greene, un auteur que j'aime beaucoup, qui décrit L'empreinte du faux comme étant son Highsmith préféré, je me suis jetée sur ce roman. Et, pour tout dire, je reste un peu sur ma faim. Certes, il y a le talent habituel d'Highsmith pour les personnages louches et les situations interlopes (voir Monsieur Ripley), la solitude qui révèle le êtres à eux-mêmes. Certes, l'ambiance de la Tunisie dans les années 1960 est délicieusement désuète.
Oui, mais. On ne retrouve pas la même tension que dans Monsieur Ripley ou Eaux profondes. le personnage d'Ingham est intéressant, mais manque par moments de la complexité que j'apprécie chez Highsmith, son égoïsme et son cynisme évoquant une sorte de sous-Ripley.
Reste que, comme toujours, la morale de son personnage reste éminemment troublante et déroutante.
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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ollivier
  18 avril 2020
Rien d'un polar, contrairement à ce que je croyais.
Un écrivain américain vient en Tunisie pour y tourner un film ; rien ne se passe comme prévu puisqu'il se retrouve seul ; autour de lui, quelques exilés ou touristes occidentaux.
Il ne se passe rien, hormis quelques vols, la disparition d'un chien, un assassinant, sans doute un assassinat, une histoire d'amour qui n'aboutit pas au profit d'une ancienne : il ne se passe rien...
C'est le second roman de cet auteur que je lis et j'ai toujours la même impression de vacuité.
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jyducap
  22 mars 2021
Un écrivain attend en vain la venue d'un producteur pour tourner un film en Tunisie. le temps passe, il se fait des amis, se fait voler des objets, soupçonner d'un assassinat, se baigne, fait du chameau dans le désert, écrit, en particulier à son amante qui débarque en vacances. Mais ces retrouvailles ne tournent pas comme prévues. La complexité des tiraillements de l'écrivain, ses relations avec son amante et ses amis sont décrites tout en nuance et en profondeur alors que l'angoisse et le doute envahissent l'écrivain. Les personnages s'échappent de la caricature que chacun tente de faire de l'autre. C'est un roman très subtil où la chaleur de la Tunisie, en douceur, arrondie les angles des relations entre tous ces exilés qui gardent une grande estime les uns des autres, malgré leurs différences, leurs mystères et des aspirations qui ne peuvent que les séparer.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
le-mange-livresle-mange-livres   12 avril 2012
Toute sa vie passée n'était-elle qu'une suite de mensonges ? Ou ce mensonge ne datait-il que de ces dernières semaines ?
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Vidéo de Patricia Highsmith
DEEP WATER 2021 - Official Trailer HD - Ben Affleck, Ana de Armas Movie. Eaux profondes - adaptation cinématographique du roman du même nom de Patricia Highsmith.
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