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Jean Rosenthal (Traducteur)Alfred Hitchcock (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253055468
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1991)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 144 notes)
Résumé :
Deux hommes se rencontrent par hasard, dans un train. Chacun aimerait se débarrasser d'une personne de son entourage. Et si l'un tuait pour le compte de l'autre, il serait impossible d'établir le lien entre la victime et son meurtrier. Bruno est un jeune homme riche qui déteste son père, nourrit des idées morbides et fomente des crimes parfaits. Cette fois, il a imaginé un chef-d'oeuvre du genre. Mais son interlocuteur, Guy Haines, arch... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Pirouette0001
04 juillet 2015
Quelle horrible histoire ! Mais qu'elle est racontée de main de maître ! Tension soutenue jusqu'au bout. Le personnage de Bruno, l'inconnu du Nord Express, est répugnant à souhait et l'on se rassure en se disant que, dans la vraie vie, il n'aurait entraîné chez nous que pure répulsion et envie de fuir. Et que rien de tout cela, jamais ne pourrait nous arriver. En outre, et pour moi, c'est un plus, aucun côté 'gore' chez Patricia Highsmith. L'on comprend parfaitement l'engouement de Hitchcock à la lecture de ce livre.
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marielitenpyjama
22 septembre 2014
Deux hommes se rencontrent dans un train. L'un a un différend avec son père, qu'il déteste et l'autre avec son ex-femme, qui lui refuse le divorce. Dans la conversation, ils réalisent que si chacun tuait la victime de l'autre, ils pourraient bien commettre le crime parfait...
L'histoire, d'ailleurs reprise par Hitchcock dans l'inconnu du Nord-Express est géniale : un échange de victime en quelque sorte. J'ai trouvé la première partie du roman géniale, la suite un peu moins convaincante. Il y a une ambiance très lourde, une angoisse très forte qu'on ressent bien en tant que lecteur. Les personnages, notamment celui de Bruno, sont très réussis.
Ça vaut le coup de le lire, malgré un petit risque de déception quant à la tournure que prend le récit après la première moitié...
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MissG
14 février 2016
Guy et Bruno sont dans un train.
Ils ne se connaissent ni l'un ni l'autre, mais Bruno finit par engager la conversation avec Guy et à l'écoute des ennuis de ce dernier - Miriam sa femme dont il est déparé depuis quelques années fait traîner le divorce et ne cesse de l'importuner - il est frappé d'une idée qu'il juge de génie : "Bon sang, quelle idée formidable ! Ecoutez : chacun de nous tue pour le compte de l'autre, vous comprenez ? Je tue votre femme et vous tuez mon père ! Nous nous sommes rencontrés dans le train et personne ne sait que nous nous connaissons ! Nous avons chacun un alibi parfait !".
Car pour Bruno : "N'importe qui est capable d'assassiner.", et il ne va pas s'embarrasser de remords, car Bruno ne ressent rien, hormis un profond sentiment envers Guy qu'il ne connaît pourtant pas si bien que ça.
Et voilà les deux compères embarqués dans cette histoire de manipulation et de crime parfait.
Ce roman n'est pas un policier, ou alors pas au sens classique du terme, mais plus un thriller psychologique.
Partant du principe qu' "Un assassin ça ressemble à tout le monde.", et Bruno étant persuadé d'avoir eu l'idée du crime parfait, il va dès lors s'accrocher à Guy, le manipuler, le harceler, jusqu'à parvenir à ses fins, et même son but atteint il continuera à le coller et à s'incruster dans sa vie, au grand dam de Guy qui pourtant n'arrive pas à lui en vouloir totalement et à l'envoyer valser pour le sortir définitivement de sa vie.
Guy, à l'inverse de Bruno, n'est pas une créature sans âme et il est rongé intérieurement, ne serait-ce que par les paroles et les idées de Bruno : "Jamais, lui semblait-il, créature humaine n'avait supporté, n'avait eu à supporter un tel poids de culpabilité, et sans doute aurait-il été lui-même incapable de l'endurer et de vivre si son âme n'était déjà morte et s'il avait été autre chose qu'une coque vide.".
La relation entre les deux hommes est sans doute l'aspect le plus intéressant, pour ne pas dire fascinant, de ce roman.
Bruno connaît à peine Guy et il va s'accrocher à lui, fasciné qu'il est par cet homme, ses réalisations, voire même sa vie et sa nouvelle fiancée qu'il s'apprête à épouser.
Hormis sa mère, Bruno n'aime pas les femmes, une relation amoureuse, et plus particulièrement en son aspect charnel, lui fait horreur.
Je me suis posée la question de savoir si cette fascination qu'il ressent envers Guy n'était pas plus que de l'amitié masculine ou virile, voire même s'il ne jalousait pas les personnes gravitant autour de Guy car lui-même en est exclu, hormis lorsqu'il s'impose.
Bruno a également un problème relationnel avec son père qu'il déteste royalement et qu'il rend responsable de bien des maux; et pour finir il a une dépendance à l'alcool qui ne cesse de s'accroître, jusqu'à le plonger dans une sorte de crise de delirium tremens.
Bruno est un personnage profondément détestable, il n'a cessé de me faire penser à une limace bien baveuse mâtinée d'un serpent venimeux.
Quant à Guy, j'ai été fascinée par la métamorphose de ce personnage qui tombe sous la coupe de Bruno et n'est plus qu'un pantin entre ses mains.
Il a beau lutter rien n'y fait, il finit par obéir à ce dernier et développe même un attachement qui pourrait s'apparenter à un syndrome de Stockholm.
La relation entre les deux hommes est pertinemment analysée et a su maintenir mon intérêt éveillé tout au long du récit, j'ai également apprécié les liens qui se tissent entre les personnages gravitant autour des deux principaux ainsi que la tension qui ne cesse de monter tout au long du récit.
Il me tarde désormais de voir l'adaptation qu'en a fait Alfred Hitchcock, il n'est en tout cas pas étonnant que ce roman lui ait plu et qu'il l'ait adapté au cinéma, cela correspond tout à fait à l'esprit de son oeuvre.
A travers "L'inconnu du Nord-Express" Patricia Highsmith a su analyser et retranscrire finement la fascination que l'on peut ressentir envers le crime, et dire que c'était son premier roman policier et bien chapeau !
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Alixone
11 novembre 2013
Dans le Nord-Express qui roule vers Palm Beach, un jeune architecte, Guy-Daniel Haines fait connaissance d'un étrange voyageur. Insidieux, curieux, familier jusqu'à l'indiscrétion, celui-ci lui avoue avec cynisme qu'il est hanté par le désir d'assassiner son père, un riche industriel de Long Island, véritable tyran domestique dont il voudrait débarrasser sa mère, qu'il adore. Pour l'heure, il se rend à Santa Fé. L'alcool aidant, de confidence en confidence, Guy révèle à l'inconnu qu'il va s'arrêter à Metcalf, son pays natal, où il doit rencontrer sa femme, Miriam, dont il vit séparé depuis qu'elle l'a trompé. Elle attend maintenant un enfant, d'un autre. Guy souhaite divorcer le plus vite possible pour pouvoir épouser Anne, son nouvel amour. Mais peut-être devra-t-il ronger son frein. Car Miriam n'est pas pressée de rompre définitivement. Son amant est marié, il faudra qu'il divorce, lui aussi, avant de reconnaître la paternité de leur enfant. Qu'à cela ne tienne ! Les méditations parricides de Bruno ; l'inconnu ; l'ont conduit à concevoir mille façons d'exécuter un crime parfait. Pourquoi pas deux ? Et le drame se déroule de la façon la plus inattendue. Dans ce récit plein d'une atmosphère étrange, Patricia Highsmith a su rendre avec force et un talent envoûtant l'extraordinaire attirance du crime....
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Maliae
25 mars 2017
J'ai eu très envie de lire du Patricia Highsmith après avoir vu une vidéo qui en parlait. Je me suis donc lancé avec celui-ci, qui est son premier roman. Un roman assez noir et sombre.
Guy va faire la rencontre de Bruno dans un train, Bruno qui est un jeune homme assez fou et très porté sur l'alcool, et qui va lui proposer d'échanger leurs meurtres. Guy refuse et pense que l'histoire s'arrêtera là. C'est sans compter sur Bruno, Bruno nourrit une obsession pour Guy depuis leur rencontre et est bien décidé à mettre son plan à exécution.
Le livre a un côté étouffant, je ne m'en rendais pas compte au cours de ma lecture, mais c'est en le refermant pour dormir, qu'il a beaucoup tourné dans ma tête et que je me suis retrouvée un peu prise au piège de l'histoire. On se sent comme pris dans une toile d'araignée avec cette histoire, et on sent bien que les liens se resserrent autour des personnages au fur et à mesure.
Plus qu'une envie de tuer, je pense que c'est l'obsession de Bruno pour Guy qui le conduit au meurtre, son envie de le revoir, d'avoir quelque chose à partager avec lui, de vouloir lui rendre service. Oui, Bruno est un personnage horrible, il voit les autres un peu comme des objets, il s'ennuie, il est fou, et alcoolique, mais en même temps, je me suis attachée à lui d'une certaine façon. Il éprouve un attachement pour Guy qui le conduit un peu plus dans la folie, et parce qu'il ne peut pas avoir Guy, il cherche un moyen de les lier définitivement, d'une certaine façon. du moins j'ai vécu l'histoire comme ça. Bruno est très changeant, ses pensées tournent dans tous les sens, un jour il pense blanc, le lendemain il pense noir, et l'alcool ne l'aide pas à avoir les idées claires. La seule chose qui est sûre c'est sa fixation sur Guy qui ne vacillera jamais.
De son côté Guy est un personnage très porté sur la mélancolie, et qui a tendance à laisser les choses se faire, à ne pas se battre. La façon dont sa femme se sert de lui, l'utilise, et comment il se défend à peine, en est un bon exemple. C'est un personnage assez doux, amoureux d'Anne, et qui rêve de construire de grande chose, de se faire un nom comme architecte, et en plus il a du talent. Piégé par Bruno pourtant, sa vie va devenir un véritable enfer. Il va chercher à fuir, à l'éviter, mais ce n'est pas si facile, parce que lui-même éprouve une certaine fascination pour Bruno (en même temps que du rejet).
J'avais parfois envie que Guy se secoue, bouge, essaie de changer les choses, mais il se laisse écraser par les événements, et accuse la destinée. Je n'ai pas tant aimé ce personnage finalement.
J'ai trouvé que l'histoire perdait un peu de rythme après un certain événement, mais l'écriture est très prenante et on continue à lire jusqu'au bout. Jusqu'au dénouement final. Un dénouement que je ne suis pas tout à fait sûre d'aimer, mais qui reste en accord avec l'histoire et qui est quand même très bien.
Un livre que j'ai donc beaucoup aimé, et qui, malgré son côté sombre, m'a beaucoup fait rire par moment, car j'ai trouvé certaines situations plutôt cocasse au vu de la personnalité de Bruno et de sa façon de penser. Je suis très contente de cette découverte.
Lien : https://jetulis.wordpress.co..
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
AlixoneAlixone17 septembre 2014
Une idée formidable ! Supposez que chacun de nous tue pour le compte de l'autre ? Nous nous sommes rencontrés dans le train et personne ne sait que nous nous connaissons. Nous avons chacun un alibi parfait. Un alibi sans la moindre fissure....
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AtonementAtonement24 août 2013
Non, elle existait cette dualité qui imprégnait la nature jusqu'au plus infirme proton et au plus minuscule électron du plus infime atome. La science s'efforçait aujourd'hui de désintégrer l'électron, et peut-être était-ce l'impossible parce qu'il n'y avait plus derrière cela qu'une idée : l'unique et seule vérité, à savoir que l'antagoniste est toujours présent.
Qui savait si un électron était matière ou énergie ? Peut-être Dieu et le Diable dansaient-ils la main dans la main atour de chaque électron !
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MissGMissG14 février 2016
Jamais, lui semblait-il, créature humaine n'avait supporté, n'avait eu à supporter un tel poids de culpabilité, et sans doute aurait-il été lui-même incapable de l'endurer et de vivre si son âme n'était déjà morte et s'il avait été autre chose qu'une coque vide.
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AtonementAtonement24 août 2013
Il se souvint d'une pensée d'une remarquable profondeur qui lui était venue la veille au soir tandis qu'il regardait à la télévision la retransmission d'une partie de galets : la meilleure façon de voir le monde, c'était de le voir ivre. Tout avait été créé pour être vu quand on était en état d'ivresse.
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MaliaeMaliae25 mars 2017
C’est une de mes théories qu’on doit faire tout ce qui est possible avant de mourir, et peut-être mourir en essayant de faire quelque chose de vraiment impossible.
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Videos de Patricia Highsmith (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patricia Highsmith
Bande annonce de "Carol", adaptation du roman de Patricia Highsmith, Carol / Les eaux dérobées
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