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André Geymond (Traducteur)
ISBN : 2877302652
Éditeur : Editions Philippe Picquier (19/05/1998)

Note moyenne : 3.06/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Qui est le plus grand?, appelé à devenir un classique de la littérature japonaise, est une des oeuvres les plus attachantes de l'auteur (1872-1896), morte à vingt-quatre ans, qui traversa l'ère Meiji à la manière d'une étoile filante.

A la fin du XIXe siècle, dans le Yoshiwara, le quartier des plaisirs d'Edo, des enfants au seuil de l'âge adulte font l'apprentissage de la vie. Derniers instants d'attente, de plaisirs insouciants, d'amours enfantines, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
kuroineko
  27 décembre 2017
Higuchi Ichiyô, bien que peu connue en Occident, est considérée comme la première femme écrivain professionnelle au Japon. Elle publie en plusieurs parties Qui est le plus grand? entre janvier 1895 et janvier 1896. Elle meurt cette même année de la tuberculose.
Ce roman se déroule dans un espace très fameux du Tokyo d'alors : celui qui entoure le quartier des plaisirs de Yoshiwara ("la plaine des roseaux"). Dedans gravitent maisons de thé, courtisanes de haut rang ("oiran") ou simples prostituées, geishas et toute une foule de marchands ambulants, clients plus ou moins cousus, ... Presque un univers à part, tout comme le Gion de Kyoto.
Vivant à proximité de ce lieu hors normes, la jeunesse y est plus précocement délurée. Les principaux protagonistes du roman sont d'ailleurs des adolescents entre treize et seize ans. On sent un certain souffle du changement les frôler, les amenant pas à pas vers leur destinée. Midori, la jolie cadette d'une aînée qui s'est vendue comme courtisane, sait avoir à suivre le même chemin. Shinnyo, lui, est appelé à marcher dans les traces de son père en tant que bonze d'un temple bouddhiste (un bonze haut en couleur et à la tempérance toute relative, le paternel!). Shôtarô enfin a déjà commencé à seconder sa grand-mère dans le recouvrement des prêts sur gage de la boutique.
Le rythme des saisons induit les changements à venir, l'hiver annonçant la mort de la douce saison de l'enfance.
Bien que de formation littéraire extrêmement classique, Higuchi Ichiyo débride ici son pinceau en invoquant un Tokyo populaire et le quotidien des simples gens. Les commérages vont bon train, les jeunes garçons s'essaient à des poses viriles et chic, les fêtes du quartier déploient ses artistes de rue et gargotes temporaires. L'auteure signe ici une chronique vibrante de vie. Elle qui vécut dans un lieu plus cossu, a loué un temps avec sa mère une petite boutique dans un milieu populaire. Cette expérience donne toute sa véracité et son naturel au récit.
On sent d'ailleurs, même à ce niveau, les rivalités en matière de rang entre les habitants du Boulevard (la rue principale) et le Faubourg (les venelles et ruelles à l'arrière), le second socialement inférieur au premier.
Le récit m'a beaucoup intéressée. Les renvois aux multiples notes en fin d'ouvrage sont parfois un peu fastidieux mais très instructif quant aux éléments de la vie de tous les jours comme aux références littéraires ou musicales qui parcourent le roman.
En revanche, le texte ne m'a pas touchée, émotionnellement parlant. Sans doute cela tient-il à la prose particulière de l'ère Meiji à laquelle la lectrice occidentale du XXIème siècle que je suis n'est pas habituée. Pour autant, c'est un livre que je recommande à tout curieux de cette époque charnière du Japon, entre des restes de l'époque Edo et une marche en avant rapide vers le modernisme.
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5Arabella
  12 janvier 2018
Difficile de résumer ce livre; cela se passe à la fin du XIXem siècle dans un quartier japonais populaire, dans lequel les gens vivent de façon traditionnelle. Les personnages principaux sont des préadolescents, en particulier un garçon fils de bonze qui doit devenir bonze comme son père, et une fillette dont le destin est de devenir courtisane comme sa soeur.
J'ai une certaine difficulté à entrer dans ce livre, il est rempli de termes se rapportant au Japon traditionnel (vêtements, coiffures, nourriture....) et de références culturelles, en particulier littéraires. Or le Japon traditionnel m'est peu familier, il a y a certes de nombreuses notes, mais cela alourdit beaucoup la lecture. En plus il n'y a pas vraiment de récit, c'est une suite de saynètes. Et c'est au moment que les personnages sont posés, et qu'un semblant de récit démarre (une attirance entre les deux personnages principaux qui se concrétise par une fleur) que le livre s'arrête.
Une lecture un tant soit peu frustrante pour moi, peut être par ignorance de la culture japonaise traditionnelle.
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zaphrina
  21 avril 2018
J'ai beaucoup aimé un livre de cette autrice que je relierai. Je n'ai donc pas hésité à acheter celui-ci. Néanmoins, il n'a pas grand rapport avec le précédent. En effet, on est dans le Japon du 19ème siècle. L'autrice utilise beaucoup de choses typiquement japonaises. Si on ne connait pas les références ou les objets, la compréhension est difficile. Certes, à la fin du livre, un lexique nous aide mais ça coupe la lecture.
Si ce n'était que ça, ce ne serait pas gênant mais l'autrice exploite de nombreux personnages. le lecteur doit dont être très attentif passant de la liste de personnages à retenir qui s'enchainent rapidement au lexique afin de comprendre des éléments qui apportent à l'ambiance. Surprenant quand on sait que tous ses personnages vivent dans le même quartier.

Personnellement, ça ne m'a pas trop dérangé. En effet, avec tous ce que j'ai lu sur le Japon, je n'ai eu besoin que de la moitié du lexique( il y a énormément d'annotations dans la première partie.). Je me suis perdue concernant les personnages a un moment. Je n'ai pas su trop différencier deux personnages masculins.

On suit principalement quatre enfants dont une jeune fille de 13 ans. J'ai eu du mal à l'apprécier. En même temps, ils sont tous un peu complexe avec leur problèmes personnels. J'ai été très étonné par la fin. Elle nous laisse en suspens tout en sous-entendant que le destin de ces enfants est déjà tracé dès le début du livre. L'écriture est fluide mais pleine de sous-entendu. On n'est pas toujours très sûr de bien comprendre. Seule la fin nous permet de comprendre pleinement.

En bref, voilà un roman extrêmement court complexe que je ne conseillerai qu'aux personnes ayant déjà des bases solide sur le Japon ou une patience de compréhension bien ancrée.
Lien : https://lessortilegesdesmots..
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polarjazz
  15 août 2018
D'une écriture fine et sensible, l'auteure japonaise nous fait découvrir la vie d'un quartier des plaisirs dans la fin du XIXème siècle. Elle relate la dernière année de l'enfance d'une jeune fille Midori qui se destine à devenir geisha et Shinnyo, un bonze.
Il y a de nombreux personnages qui gravitent autour des deux protagonistes. Exposer ainsi, la vie est en mouvement continuel, balayée par les quatre saisons.
L'auteure écrit au présent ce qui accentue l'immédiateté des scènes qui se succèdent. C'est un petit roman plein de bruit et d'odeurs.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   27 décembre 2017
L'amour qui se cache, comme il est éphémère.
Le prochain rendez-vous sera périlleux.
La poudre blanche est salie par les larmes.
Le saké pris sans plaisir dissimule la tristesse du visage.

"Le chemin de l'amour qui se cache", chanson d' Edo [ancien nom de Tokyo]
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kuroinekokuroineko   27 décembre 2017
Son père qui, après lui, a cinq enfants à élever, gagne sa vie comme tireur de pousse. Il a beau avoir des clients attitrés dans la rue des cinquante maisons de thé, la roue de la fortune ne tourne pas aussi bien que les roues de sa voiture et il se trouve dans l'embarras.
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