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EAN : 9782809815757
160 pages
Éditeur : L'Archipel (22/10/2014)
2.97/5   65 notes
Résumé :
« C’est alors que je sentis une petite main se glisser dans ma main droite, comme si un enfant s’était matérialisé à côté de moi dans l’obscurité pour s’en saisir. Elle était fraîche et ses doigts se replièrent avec confiance dans ma paume. Nous restâmes ainsi pendant un moment, ma main d’homme serrant la toute petite main. Mais l’enfant était invisible… »
Adam Snow, un libraire de livres anciens se perd dans la campagne anglaise et se retrouve dans le jardin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
2,97

sur 65 notes

missmolko1
  20 octobre 2015
Je me suis lancée séduire par ce roman de Susan Hill et je ne le regrette absolument pas car j'ai passé un très bon moment.
Le personnage principal, Adam Snow, est un marchand anglais de livre ancien, qui part hasard, perdu dans la campagne anglaise, découvre une maison abandonnée. Survient a ce moment-la, un événement étrange : une main d'enfant se glisse dans la sienne. Ce fantôme va le suivre, un peu partout et surtout lui vouloir du mal..... L'intrigue est un peu longue a se mettre en route, pourtant le livre n'est pas bien épais, moins de 200 pages. C'est toujours la même histoire, la main se glisse dans la sienne et semble l'entraîner, le pousser a se jeter dans l'eau mais qui est ce fantôme ? Nous le saurons que dans les dernières pages.
Malgré ce bémol, j'ai aimé l'ambiance du roman : la campagne anglaise, les vieux livres et surtout notre héros fait un passage dans un monastère française et se rend dans la bibliothèque : "Aucun lieu n'était plus apaisant pour les sens et enrichissant pour l'esprit que la grande bibliothèque du monastère de Saint-Mathieu-des-Etoiles. le lendemain, assis dans ce lieu aussi calme que splendide, je me considérais comme l'un des hommes les plus heureux du monde, et tout ce qui m'était arrivé auparavant était aussi insignifiant qu'une piqûre de moustique.
La bibliothèque se trouvait dans un bâtiment de trois étages séparé du reste du monastère. Un escalier de pierre en colimaçon amenait du cloître a une simple salle de lecture meublée de tables en bois blond. A l'étage supérieur, m'expliqua le frère-bibliothécaire, étaient entreposes tous les livres et manuscrits sacrés, la plupart en plusieurs exemplaires. Mais c'est la salle du dernier étage qui me coupa le souffle, avec ses hautes fenêtres étroites laissant filtrer des rais de lumière vive et sa galerie circulaire. de toutes les bibliothèques que je connaissais, la seule qui pouvait soutenir la comparaison était la Duke Humfrey de la Bodleain Library, si impressionnant et intimidante. Mais la bibliothèque du monastère, plus spacieuse, ne donnait pas cette impression claustrophobie."
Je me suis aussi laissé séduire par la plus de l'auteur qui est très agréable a lire et qui donne beaucoup de fluidité au roman. Malgré les petites longueurs de l'intrigue, l'auteur sait captiver son lecteur et lui donner envie de poursuivre la lecture jusqu'à connaître le fin mot de l'histoire.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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LePamplemousse
  27 octobre 2014
Ce court roman (180 p) est tout à fait caractéristique des romans gothiques.
On y trouve un personnage principal sympathique mais dont on ne sait que peu de choses, une maison mystérieuse, un jardin à l'abandon depuis des années, une expérience inquiétante, des secrets, etc...
Adam Snow est un passionné de livres anciens, et au cours d'une visite à un de ses acheteurs, il découvre par hasard une maison vide et fait une expérience à la limite du fantastique, et toute sa vie va ainsi en être bouleversée.
Ca se lit vite et bien mais la magie n'a pas vraiment opérée en ce qui me concerne.
La montée du suspense est lente et assez attendue, les événements qui s'y déroulent sont un peu répétitifs et sans grande surprise et la fin était assez prévisible.
Si c'est votre première expérience de roman gothique, ça peut être une bonne idée car le roman est court et ne vous causera pas vraiment de frayeurs nocturnes, pour les autres, ce sera une petite distraction vite lue et vite oubliée.
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Florel
  16 novembre 2014
Même-pas-peur ! Enfin si, sur la fin, mais ça n’était pas à cause du livre, juste la faute à mes andouilles de chatte qui ont grogné après je ne sais pas quoi en direction de la baie vitrée à 00H30, une heure normale pour grogner et me faire flipper, alors que je suis en train de lire un livre qui parle de fantôme. Crétines ! ^^
A part ça je n’ai même pas eu peur, comme pour La dame en noir Susan Hill reste dans son style très subtil, très simple, qui donne des frissons mais pas trop. Ici comme dans le précédent, pas de psychologie très approfondie et d’évènements trop frappants, l’auteure joue avec quelques actions fortes, mais le reste du temps ça reste plus ou moins calme. Un peu à l’image du personnage principal qui possède une certaine facilité pour passer à autre chose d'ailleurs, - ce qui force l’admiration parce que moi j’aurai depuis longtemps fait une crise cardiaque si une main invisible me tenait. Mais passons.
Alors bien sûr dans ce roman on va retrouver quelques clichés inhérents à ce genre d’intrigue, une maison en ruine et un jardin abandonné, ça ne bousculent pas les codes du genre. Mais malgré ça, ce livre n’en reste pas moins mystérieux et prenant, cette petite main, ces apparitions, ces évènements inexplicables, m’ont interrogée, m’ont intriguée et je me suis demandé tout le long comment tout cela allait finir ; car même si ce n’est pas un suspense très dense, qui tient en haleine le lecteur, le récit est quand même manœuvré pour être intriguant.
Il y’a du danger, même si c’est par à-coup, il y a deux ou trois paroles qui sont glissées l’air de rien dans le roman mais qui sont-là pour questionner, il y a aussi des non-dits, bref, il y a quand même de la matière derrière cette apparente mollesse qui fait que le roman n’est pas non plus mort, de plus on se doute que la fin va être inattendue comme dans La dame en noir qui est exactement dans le même style. Bien entendu je ne vais pas vous la dévoiler, mais sachez qu’elle surprend.
Pour résumer, on peut reprocher une certaine inertie dans le récit, un manque d’image forte, mais comme il y a aussi du suspense et une intrigue qui intrigue, il se lit bien. Et je conseille avant tout à ceux qui comme moi sont peureux, et à ceux qui acceptent qu’il n’y a pas besoin d’effusion de sang pour avoir quelques frissons, je rappelle que ce livre est monté à l’image des apparitions surnaturelles, les sensations sont brèves comme les fantômes qui traversent ce monde. Enfin bref, un moment de lecture sympathique pour moi.
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Elamia
  10 octobre 2015
Mon premier roman de Susan Hill, et certainement pas le dernier.
Frustrée de ne pas pouvoir acheter La dame en noir, (mais quand vont-ils enfin se décider à le rééditer ?!), c'est sans hésitation que j'ai acheté La main de la nuit. Premier livre de la romancière a avoir rejoint ma bibliothèque, j'espère que beaucoup d'autres viendront s'ajouter à la collection.
Susan Hill est avant tout connue pour ses romans à suspense ou ses polars. Elle renoue ainsi avec le style gothique et fantastique, mouvance littéraire très en vogue à la fin du XIXème siècle popularisée notamment par la romancière Ann Raddcliffe ou encore par Henry James avec le Tour d'écrou.
La main de la nuit est un court roman qui s'articule autour du thème de l'apparition spectrale. L'on se doute que comme dans toute histoire de fantômes, le revenant n'est pas là par hasard et souhaite accomplir une dernière volonté avant de trouver la paix éternelle. Et comme on parle avant tout de littérature à suspense, ce spectre est une entité dont il faut se méfier et qui représente le danger.
Je ne peux pas dire que j'ai eu peur ou même frissonné pendant ma lecture, mais j'ai passé un assez bon moment. Je reste un peu sur une impression d'inachevé, même si je peux comprendre que c'est typiquement le genre de récit qui joue sur les incertitudes et les questions restées réponses. Je n'arrive pas à me dire que j'ai déjà fini le livre, dans lequel il ne se passe finalement pas grand chose. le côté voyage et dépaysement aurait pu être un peu plus exploité. Car en effet, le protagoniste est antiquaire spécialisé en livres, et se déplace énormément à l'étranger. Il vient même jusqu'en France, dans un monastère. Mais là encore, le passage est assez court et ne représente qu'une infime partie du livre. Ce qui est dommage car c'est un lieu que j'aurais imaginé propice au mysticisme et aux phénomènes surnaturels. La campagne anglaise est également très peu représentée. Finalement, tout ou presque se passe dans l'esprit du narrateur. En outre, j'aurais vraiment aimé en savoir plus sur les aspects divers et variés de son métier qui me semble vraiment passionnant. Je pense que l'auteur n'a pas choisi ce métier au hasard, et que cela constitue une raison de plus pour les amoureux(ses) des livres de se plonger dans cette histoire. Hélas, tout reste définitivement trop en surface. En bref, beaucoup de bonnes idées qui auraient mérité d'être étoffées pour rendre ce livre inoubliable.
Quelques petits bémols donc pour cette lecture mais rien de bien méchant. C'est un livre qui m'a marquée à sa façon et que je conseillerais certainement autour de moi.
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Syl
  05 octobre 2017
Perdu dans la campagne alors qu'il se dirigeait vers Londres, Adam Snow rentre dans un domaine à l'abandon pensant trouver une personne qui pourrait l'aider. le parc et le manoir sont noyés dans les ombres du soir et très vite une angoisse l'étreint. Étonné par ce sentiment démesuré et irrationnel, Adam se répète dans un leitmotiv qu'il devrait partir, lorsque une petite main s'empare de la sienne. La main de l'enfant est douce et ferme ; la main de l'enfant est surtout de l'ordre de l'invisible…
Le lendemain chez lui, mettant cette illusion sur le compte de la fatigue, Adam essaie de reprendre le fil de sa vie d'expert en livres anciens comme si de rien n'était, mais l'idée de la petite main l'obsède.
C'est auprès de Lady Merriman, la femme de son riche client, qu'il obtient des renseignements sur cette demeure délaissée qu'on appelle La maison blanche. Un très vieil article de journal parle du décès tragique du petit-fils de la propriétaire, qu'on aurait trouvé mort noyé dans l'étang du parc. Aujourd'hui, ce parc qui avait été ouvert à des visiteurs extérieurs n'a plus sa splendeur et rend une atmosphère lugubre et fantomatique.
Ce qui va décider Adam à mener une enquête plus investie, c'est la source de ses rêves qui deviennent cauchemars. Tourmenté par des visions de noyades et poussé à commettre des actes imprudents, voire suicidaires, il va demander conseils à son frère Hugo qui avait eu des problèmes psychologiques quelques années auparavant et qui serait à même de le comprendre.
Au fil des jours, la douce main de l'enfant se fait menaçante…
Je ne connaissais pas Susan Hill, mais j'ai souvent vu passer son nom sur les blogs-lecteurs. Histoires de fantômes dans la veine des romans gothiques du XIXè siècle, ses livres ressuscitent nos phobies d'ensorcellement et de possession.
La trame de l'histoire est intéressante mais si j'ai parfois frissonné en pensant à l'esprit du petit garçon qui cherche vengeance, je vous avouerai que je me suis ennuyée. L'auteur aurait peut-être dû adapter ce roman en nouvelle.
Je ne resterai pas sur un avis mitigé et continuerai à découvrir l'auteur avec ses romans policiers et « La dame en noir » qui a été adapté au cinéma, avec dans le rôle principal Daniel Radcliffe.
A suivre !
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   18 octobre 2015
Aucun lieu n’était plus apaisant pour les sens et enrichissant pour l'esprit que la grande bibliothèque du monastère de Saint-Mathieu-des-Etoiles. Le lendemain, assis dans ce lieu aussi calme que splendide, je me considérais comme l'un des hommes les plus heureux du monde, et tout ce qui m’était arrivé auparavant était aussi insignifiant qu'une piqure de moustique.
La bibliothèque se trouvait dans un bâtiment de trois étages séparé du reste du monastère. Un escalier de pierre en colimaçon amenait du cloitre a une simple salle de lecture meublée de tables en bois blond. A l’étage supérieur, m'expliqua le frere-bibliothécaire, étaient entreposes tous les livres et manuscrits sacrés, la plupart en plusieurs exemplaires. Mais c'est la salle du dernier étage qui me coupa le souffle, avec ses hautes fenêtres étroites laissant filtrer des rais de lumière vive et sa galerie circulaire. De toutes les bibliothèques que je connaissais, la seule qui pouvait soutenir la comparaison était la Duke Humfrey de la Bodleain Library, si impressionnant et intimidante. Mais la bibliothèque du monastère, plus spacieuse, ne donnait pas cette impression claustrophobie.
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rkhettaouirkhettaoui   29 novembre 2014
On aurait dit qu’une attraction magnétique s’exerçait sur tout mon être. Je la sentais pendant mon sommeil, je la sentais à mon réveil, elle était tapie derrière mes pensées toute la journée et elle me poursuivait même dans mes rêves. Quelle qu’ait pu être cette force, j’aurais été incapable d’y résister – je ne m’y essayais même pas. Je la craignais et je savais, au fond de moi, que la meilleure attitude à adopter si je voulais préserver ma santé mentale était de lui obéir.
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rkhettaouirkhettaoui   29 novembre 2014
Je n’ai pas la moindre idée de l’envergure de sa fortune ni de la façon dont il l’a amassée, mais ce n’est pas important, car c’est d’abord et avant tout un amoureux des livres. Comme lecteur autant que comme collectionneur. Il apprécie ce que je déniche pour lui. Je sais que je dois gagner ma vie et que l’argent n’a pas d’odeur mais, je t’assure, j’ai parfois du mal à me convaincre de travailler pour tel ou tel client…
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AuroraeLibriAuroraeLibri   03 septembre 2020
Le temps accomplit son œuvre, les maisons sont abandonnées et, parfois, la nature reconquiert ce que l’homme a tenté d’apprivoiser. La Maison Blanche et son jardin avaient eu droit à leur résurrection et à une petite heure au soleil, mais leurs meilleurs jours étaient à présent derrière eux.
Et pourtant, tandis que, toutes lumières éteintes, je prêtais l’oreille au murmure serein de la mer, je savais que je devais retourner là-bas. Je devais en apprendre davantage. La maison et le jardin ne m’intéressaient pas plus que ça. Je voulais en savoir plus sur la femme qui les avait découverts et leur avait redonné vie avant de les laisser filer entre ses doigts. Mais si je voulais y retourner, c’était avant tout, naturellement, à cause de la petite main.
Denyse Parsons s’était-elle tenue là, elle aussi, aux premiers instants du crépuscule, contemplant la maison vide cernée par cette végétation luxuriante ? Et, perdue dans ses pensées, avait-elle senti une petite main se faufiler dans la sienne ?

Chapitre 3
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AuroraeLibriAuroraeLibri   03 septembre 2020
Mais soudain, tandis que je me laissais envahir par l’immobilité croissante et le doux crépuscule printanier, un étrange phénomène se produisit. Je me moque bien d’être cru ou pas. Peu importe. Je le sais, c’est tout. (...) Je le sais car, quand je ferme les yeux, je sens cette chose se reproduire, tant le souvenir en est marquant. Et c’est un souvenir physique, éprouvé par mon corps – pas seulement par mon esprit. (...)
je sentis une petite main se glisser dans ma main droite, comme si un enfant s’était matérialisé à côté de moi dans l’obscurité pour s’en saisir. Elle était fraîche et ses doigts se replièrent avec confiance dans ma paume. Puis le petit pouce et l’index se serrèrent autour de mon pouce. Par réflexe, je repliai à mon tour mes doigts dans les siens et nous restâmes ainsi pendant un moment hors du temps, ma main d’homme serrant la toute petite main aussi intimement qu’un père tenant son enfant. Mais je ne suis pas père, et l’enfant était invisible.

Chapitre 1
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