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EAN : 9782869300095
256 pages
Éditeur : Payot et Rivages (12/09/2003)
3.92/5   219 notes
Résumé :
Là où dansent les morts, c'est le paradis selon les indiens Zuni, qui vivent cernés par trois réserves de Navajos, tribus qu'ils ne portent pas dans leur coeur. Mais quand le jeune dieu du feu Zuni disparaît et que tout indique qu'il a été assassiné, c'est un policier Navajo qui entre en scène. son enquête le mènera dans deux autres " tribus " : des hippies et des anthropologues.
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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Ogrimoire
  31 août 2017
Les enquêtes de Tony Hillerman sont bien ficelées, d'une trame assez classique. Mais ce qui fait leur intérêt majeur, c'est qu'elles ont aussi une dimension ethnologique, permettant de découvrir la culture des peuples indiens présents au Nouveau-Mexique, navajo, hopie, zuñie, notamment, avec, dans le décor, les mystères anasazis.
Les cérémonies et les coutumes de ces peuples sont fortement présentes et détaillées, en insistant notamment sur la dimension orale de leur culture, sur la place du chant dans les cérémonies, sur la façon dont la mort est perçue. Naturellement, les ravages liées à l'alcool, dans les populations parquées dans des zones « réservées » sont abordés, ainsi que les problèmes récurrents liés à l'intérêt porté par les entreprises aux réserves présentes dans certains sous-sols. On y retrouve également la dimension sacrée donnée par ces peuples aux montagnes, et on y découvre (en tout cas, ce fut mon cas) les « peintures » de sable, acte chamanique sacré destiné à obtenir une guérison. Cette dimension anthropologique, on peut la retrouver, pour les peuples crow et cheyenne, chez Craig Johnson, dans sa série mettant en scène le shérif Walt Longmire.
Les enquêtes de Tony Hillerman ne sont jamais menées tambour battant. Il faut savoir attendre, faire preuve de patience, et, surtout, accepter de se plier à des traditions qui nous sont inconnues. Comme le montre la citation donnée au début de cette chronique, il faut savoir décrypter, par delà l'agitation du monde, les vrais ressorts de l'existence… comme les mouvements des bousiers ! Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.
Alors, si vous voulez en découvrir davantage sur les amérindiens – j'avoue, mes uniques connaissances venaient, avant de lire Hillerman, de westerns dont la précision ethnologique est, pour le dire gentiment, inégale -, pas d'hésitation : rendez-vous dans votre librairie préférée, rayon des policiers, et demandez Là où dansent les morts (et Little Bird, de Craig Johnson, rappel) !
Lien : https://ogrimoire.wordpress...
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Nadouch
  03 janvier 2018
Même si ce tome n'est pas le premier des enquêtes du policier navajo Joe Leaphorn, aucun souci pour entrer dans le vif du sujet et tout comprendre. Pas d'inutiles digressions dans la vie personnelle des enquêteurs, juste l'enquête brute, sur quelques jours. Deux jeunes indiens, l'un navajo l'autre Zuni (une tribu très petite et méconnue), au Nouveau Mexique, sont mêlées à de curieuses histoires mâtinées de sorcellerie. L'un des deux est retrouvé mort, l'autre a disparu. Leaphorn se lance à la recherche de ce dernier, l'occasion de visiter les coutumes indiennes.
Après avoir lu ici ou là que les polars de Tony Hillerman étaient très voire trop précis en termes de coutumes indiennes, j'avais un peu d'appréhension, car en plus a priori ça ne me passionne guère... Mais au final tout passe bien, on se prend d'intérêt pour cette histoire, les explications renvoyées en fin de roman évitent de casser le récit et on peut choisir de ne les lire qu'à la fin, cela n'entrave pas la compréhension. Je regrette simplement la fin, un peu trop plate et ouverte à mon goût.
Au final, un polar original de par l'ambiance et le contexte, et une écriture brute qui m'a plu.
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letitbe
  07 juin 2015
Dans le cadre d'une opération "Pioche PAL" sur facebook, je devais choisir un livre à lire dans une liste proposée par un binôme et réciproquement. Ce livre dormait depuis vingt dans ma bibliothèque car je n'arrivais pas à comprendre le premier chapitre.
Je sais qu'après avoir lu "Là où dansent les morts" je lirai d'autres romans de Tony Hillerman car j'ai très envie de suivre l'évolution de Joe Leaphorn, un policier navajo aussi cérébral qu'intuitif.
Elucider le meurtre d'un enfant, retrouver la trace d'un autre (son meilleur ami) puis trouver le meurtrier du père du second, voilà ce qui attend Joe Leaphorn. le jeu de pistes commence : il y a une communauté hippie et des archéologues. Ajouter à cela la visite surprise du FBI et d'un agent des stups, autant dire que le bureau des affaires indiennes n'en demandait pas autant.
Lire ce livre, c'est aussi aller à la découverte d'un monde aux tribus rivales, aux moeurs différentes, aux coutumes variées et aux conceptions de la vie et de la mort totalement opposées. Il y a aussi cet environnement qui est une composante essentielle du monde indien. Et n'oublions pas le rapport complexe aux blancs.
Tony Hillerman connaît cet univers. Il ne se contente pas de le décrire mais de l'intégrer dans une intrigue serrée, rigoureuse et captivante.
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Ornitho92
  05 décembre 2020
J'ai relu ce polar qui m'avait enthousiasmé il y a une vingtaine d'années car je me suis remis au polar ethnologique.
Je pense que cela ne plaira peut-être pas au lecteur de 2020 car ce n'est pas un livre rempli d'hémoglobine et ce n'est pas un inspecteur qui traîne sa névrose, ses états d'âme au fil des pages.
C'est un flic navajo qui mène son enquête pas à pas, très observateur car chaque chose doit avoir sa place et si ce n'est pas le cas il y a anguille sous roche. le scénario est très bien construit et la fin inattendue. Il y a une certaine lenteur mais cela fait partie de l'ambiance surtout avec ces magnifiques paysages qui invitent à la méditation et approfondir ses connaissances sur les coutumes des Navajos et des Zunis. Un bon vieux polar qui m'a fait passer un agréable moment.
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caryatide
  13 juin 2014
C'est le premier Tony Hillerman que j'ai lu, celui qui m'a donné envie de lire les autres.
Deux jeunes adolescents, l'un est Zuni, l'autre Navajo....deux peuples qui ne s'apprécient guère ou même pas du tout, mais ces deux jeunes sont amis...
Un jour ils disparaissent tous les deux...On découvre vite qu' Ernesto a été tué mais où est George, qui semble-t-il est parti chercher l'endroit "où dansent les morts" ?
C'est Leaphorn qui mène l'enquête...Policier Navajo dans une réserve Zuni...On commence à mieux le connaître et à comprendre sa façon de fonctionner...chercher des liens logiques, chaque cause menant à chaque effet, pour recréer une harmonie, au moins intellectuelle là où des meurtres l'ont rompue..;
Et de l'harmonie, il n'y en a pas beaucoup, Deux peuples qui ne s'aiment pas, une communauté hippie qui ne connait rien aux lois de l'élevage, dont le troupeau reste misérable et qui pollue ses propres points d'eau (mais peut être ont-ils d'autres activités ?) et un chantier de fouilles archéologiques où on pense que ce qu'on va trouver va révolutionner complètement la connaissance de l'homme de Folsom...
Quelle est la place de ces deux adolescents au milieu de tout ça ? Pourquoi Ernesto devait il mourir ? Et Georges ?
Avec une petite carte et le glossaire de la fin du Livre on se déplace parfaitement dans ces lieux et civilisations inconnues et je crois qu'il faut rendre hommage à la traduction qui est excellente, ce qui est loin d'être toujours le cas.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   18 juin 2016
Leaphorn connaissait Ingles de réputation. Pendant des années, il avait sillonné la région depuis la Mission Saint-Michel à côté de Window Rock et, pour les Navajos de Window Rock, il était connu sous le nom de Curé Tracy par déférence envers son arrière-train osseux. Il parlait le navajo, ce qui était rare chez les hommes blancs, et en avait si bien assimilé les tonalités complexes qu’il pouvait pratiquer le passe-temps favori du Peuple consistant à produire des jeux de mots absurdes en faisant semblant de mal prononcer. Pour l’heure, le son de sa voix était triste. Il avait parlé à Leaphorn de la famille d’Ernesto Cata, et maintenant il lui parlait de Shorty Bowlegs. Leaphorn était déjà au courant de l’essentiel. Plus tard, quand il se serait écoulé suffisamment de temps pour que cette conversation prenne un tour tout à fait détendu, il poserait les questions qu’il était venu poser. En attendant, il se contentait d’écouter. C’était là quelque chose que Joe Leaphorn savait très bien faire.
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Charybde2Charybde2   18 juin 2016
Shulawitsi, le Petit Dieu du Feu, membre du Conseil des Dieux et Représentant du Soleil, avait ajusté à ses pieds ses chaussures de sport à fermeture velcro. Ainsi que l’Entraîneur le lui avait appris, il avait serré fort sur le cou de pied le ruban à crochets. Et maintenant, les pointes qui mordaient dans la terre compacte du chemin des moutons semblaient être une partie de lui-même. Il courait avec une grâce parfaitement acquise, son corps fonctionnant comme une machine, son esprit ailleurs occupé à autre chose. Juste devant lui, là où le chemin obliquait sur le flanc de la mesa, il allait s’arrêter, comme il le faisait toujours, se chronométrer et s’accorder quatre minutes de repos. Il savait maintenant avec une certitude triomphante qu’il serait prêt. Ses poumons s’étaient dilatés, les muscles de ses jambes endurcis. Dans deux jours, quand il guiderait Longue Corne et le Conseil depuis le village ancestral jusqu’à Zuñi, la fatigue ne lui ferait pas oublier les mots du chant sacré, ni un seul pas de la danse rituelle. Et quand Shalako viendrait, il serait prêt à danser toute la nuit sans commettre la moindre erreur. Jamais les Salamobia n’auraient à intervenir pour le punir. Il se souvint de quand il avait neuf ans, l’année ou Hu-tu-tu avait trébuché à l’endroit où le chemin franchit le Zuñi Wash ; les Salamobia l’avaient fouetté avec leurs bâtons de yucca tressé et tout le monde s’était moqué de lui. Même les Navajos avaient ri, et ils ne se moquaient guère pendant Shalako. Ils ne se moqueraient pas de lui
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tamara29tamara29   31 juillet 2016
- Mais peut-être que les Navajos ne se suicident pas.
- C'est rare. Sauf avec la bouteille. C'est un peu moins rapide qu'avec une arme à feu.
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   09 janvier 2013
Dimanche 30 novembre, 17h18.
Shulawitsi, le Petit Dieu du Feu, membre du Conseil des Dieux et Représentant du Soleil, avait ajusté à ses pieds ses chaussures de sport à fermeture Velcro. Ainsi que l'Entraîneur le lui avait appris, il avait serré fort sur le coup de pied le ruban à crochets. Et maintenant, les pointes qui mordaient dans la terre compacte du chemin des moutons semblaient être une partie de lui-même. Il courait avec une grâce parfaitement acquise, son corps fonctionnant comme une machine, son esprit ailleurs, occupé à autre chose.
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BrochmaelBrochmael   04 juillet 2019
Ce que Georges Bowlegs cherchait, pensait Leaphorn, était un concept si étranger au Peuple qu'il n'y avait pas de mot pour lui dans sa langue. Il n'y avait pas de paradis dans l'ordre cosmique navajo, pas d'esprit kachina bienveillant, et pas de vie agréable après la mort. Si l'on avait de la chance, il y avait l'oubli. Mais pour la grande majorité, il y avait un fantôme malheureux et malfaisant, le chindi, qui passait l'éternité à se lamenter dans les ténèbres et à propager la maladie et le mal.
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Présentation des trois nouveaux ouvrages de la collection Rivages/Casterman/Noir
Découvrez la séance dédicace des auteurs Romain Renard, Christian de Metter et Will Argunas à l'espace passion BD du magasin Fnac Forum des halles. Leurs nouveaux ouvrages respectifs sont parus dans la collection Rivages/Casterman/Noir, qui s'étoffe de nouvelles perles mois après mois, pour notre plus grand plaisir. L'Homme Squelette de Will Argunas : Les enquêtes de la célèbre police tribale navajo de Tony Hillerman enfin en bande dessinée. Une narration coup-de-poing qui ne laissera aucun lecteur indifférent. Scarface de Christian de Metter : Inspirée en partie par le personnage d'Al Capone, plusieurs fois transposée au cinéma, voici l'histoire de l'une des plus célèbres figures du polar, revisitée avec maîtrise et talent à partir du roman-culte d'Armitage Trail. Un hiver de glace de Romain Renard : Un grand roman américain de Daniel Woodrell mis en images avec une rare intensité. Enregistré le 13 avril 2011.
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