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ISBN : 2869300093
Éditeur : Payot et Rivages (12/09/2003)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 155 notes)
Résumé :
Joe Leaphorn est un policier d'origine indienne à la double culture et selon son créateur "un personnage de synthèse". Pour débusquer les coupables, il allie à la parfaite connaissance des coutumes de son peuple et une maîtrise des méthodes policières modernes. Dans sa première aventure de La Trilogie Joe Leaphorn, La Voie de l'ennemi, il part à la recherche d'un petit délinquant et retrouve son cadavre sur une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
letitbe
07 juin 2015
Dans le cadre d'une opération "Pioche PAL" sur facebook, je devais choisir un livre à lire dans une liste proposée par un binôme et réciproquement. Ce livre dormait depuis vingt dans ma bibliothèque car je n'arrivais pas à comprendre le premier chapitre.
Je sais qu'après avoir lu "Là où dansent les morts" je lirai d'autres romans de Tony Hillerman car j'ai très envie de suivre l'évolution de Joe Leaphorn, un policier navajo aussi cérébral qu'intuitif.
Elucider le meurtre d'un enfant, retrouver la trace d'un autre (son meilleur ami) puis trouver le meurtrier du père du second, voilà ce qui attend Joe Leaphorn. le jeu de pistes commence : il y a une communauté hippie et des archéologues. Ajouter à cela la visite surprise du FBI et d'un agent des stups, autant dire que le bureau des affaires indiennes n'en demandait pas autant.
Lire ce livre, c'est aussi aller à la découverte d'un monde aux tribus rivales, aux moeurs différentes, aux coutumes variées et aux conceptions de la vie et de la mort totalement opposées. Il y a aussi cet environnement qui est une composante essentielle du monde indien. Et n'oublions pas le rapport complexe aux blancs.
Tony Hillerman connaît cet univers. Il ne se contente pas de le décrire mais de l'intégrer dans une intrigue serrée, rigoureuse et captivante.
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loreleirocks
23 mars 2014
Plus d'un an entre le premier tome de Hillerman et ce deuxième tome, Dance Hall of the Dead, dérogeant ainsi à mon habitude terriblement chronophage de dévorer au moins quelques tomes consécutifs d'une séries en quelques jours. Je ne comprend pas ce qui s'est passé. Il semble cependant que ce soit une habitude à prendre: patience, pas de lassitude trop rapide, et un peu de place pour d'autres livres qui m'attendent (patiemment?) depuis des lustres.
Revenons en à nos bouquins.
Dans Dance Hall of the Dead, on retrouve des thèmes et particularités du premier tome avec plaisir. Leaphorn, personnage principal mais pas central, très particulier, lent, têtu, dont la pensée organisée et claire contraste avec le manque de logique et de sens des événements (meurtre d'un adolescent zuñi) et de l'homme blanc (comme il le remarque à plusieurs reprises), notamment. Je trouve très appréciable une intrigue qui ne se trouve pas constamment ponctuée des détails inutiles de la vie du héros. Ici, on ne trouve que quelques détails importants, liés aux éléments de l'intrigue: ancêtres de Leaphorn en lien avec les Navajos et les Zuñis face à l'exil imposé vers les réserves. Savoirs sur les diverses cultures amérindiennes... voilà. Pas besoin de plus pour que le personnage prenne vie.
Les plus grand plaisirs à la lectures se trouvent dans le jeu de piste entre communauté hippie parasite, fouille archéologique et deux cultures amérindiennes.
Justement, après un premier tome sur les Navajos, on voit ici les Zuñis, rites & mythes et leur perpétuation millénaire. Également quelques remarques où certains protagonistes prennent bien soin de distinguer Navajos et Zuñis, bien sûr différents, mais d'un point de vue mystique et social, les mettant sur des niveaux complètement différents... intéressant.
Ah et aussi, ce qui me fait généralement halluciner dans des articles ou ouvrages de non-fiction, et que l'on retrouve un peu ici, le nombre d'agence gouvernementales de police et autres et leurs juridictions: Bureau of Indian Affairs Police, différents représentants des différentes réserves (ici Navajo et Zuñi), Bureau du Sheriff du county, FBI, sans compter les narcotiques, et que sais-je. Chaos et organisation à la fois très bien écrit et caricaturé à travers les yeux de Leaphorn.
Et évidemment, le plaisir de l'environnement qui prend vie sous la plume de Hillerman, qu'il soit paysage naturel ou urbain (Zuñis) ou encore rituel et mystique.
Une lecture presque trop rapide, mais qui se termine agréablement sans trop se soucier d'un dénouement dans les règles. On a les détails, mais à quoi bon tout clore. Leaphorn désabusé. Fin plus ou moins ouverte. Aaaah!
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Ogrimoire
31 août 2017
Les enquêtes de Tony Hillerman sont bien ficelées, d'une trame assez classique. Mais ce qui fait leur intérêt majeur, c'est qu'elles ont aussi une dimension ethnologique, permettant de découvrir la culture des peuples indiens présents au Nouveau-Mexique, navajo, hopie, zuñie, notamment, avec, dans le décor, les mystères anasazis.
Les cérémonies et les coutumes de ces peuples sont fortement présentes et détaillées, en insistant notamment sur la dimension orale de leur culture, sur la place du chant dans les cérémonies, sur la façon dont la mort est perçue. Naturellement, les ravages liées à l'alcool, dans les populations parquées dans des zones « réservées » sont abordés, ainsi que les problèmes récurrents liés à l'intérêt porté par les entreprises aux réserves présentes dans certains sous-sols. On y retrouve également la dimension sacrée donnée par ces peuples aux montagnes, et on y découvre (en tout cas, ce fut mon cas) les « peintures » de sable, acte chamanique sacré destiné à obtenir une guérison. Cette dimension anthropologique, on peut la retrouver, pour les peuples crow et cheyenne, chez Craig Johnson, dans sa série mettant en scène le shérif Walt Longmire.
Les enquêtes de Tony Hillerman ne sont jamais menées tambour battant. Il faut savoir attendre, faire preuve de patience, et, surtout, accepter de se plier à des traditions qui nous sont inconnues. Comme le montre la citation donnée au début de cette chronique, il faut savoir décrypter, par delà l'agitation du monde, les vrais ressorts de l'existence… comme les mouvements des bousiers ! Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.
Alors, si vous voulez en découvrir davantage sur les amérindiens – j'avoue, mes uniques connaissances venaient, avant de lire Hillerman, de westerns dont la précision ethnologique est, pour le dire gentiment, inégale -, pas d'hésitation : rendez-vous dans votre librairie préférée, rayon des policiers, et demandez Là où dansent les morts (et Little Bird, de Craig Johnson, rappel) !
Lien : https://ogrimoire.wordpress...
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caryatide
13 juin 2014
C'est le premier Tony Hillerman que j'ai lu, celui qui m'a donné envie de lire les autres.
Deux jeunes adolescents, l'un est Zuni, l'autre Navajo....deux peuples qui ne s'apprécient guère ou même pas du tout, mais ces deux jeunes sont amis...
Un jour ils disparaissent tous les deux...On découvre vite qu' Ernesto a été tué mais où est George, qui semble-t-il est parti chercher l'endroit "où dansent les morts" ?
C'est Leaphorn qui mène l'enquête...Policier Navajo dans une réserve Zuni...On commence à mieux le connaître et à comprendre sa façon de fonctionner...chercher des liens logiques, chaque cause menant à chaque effet, pour recréer une harmonie, au moins intellectuelle là où des meurtres l'ont rompue..;
Et de l'harmonie, il n'y en a pas beaucoup, Deux peuples qui ne s'aiment pas, une communauté hippie qui ne connait rien aux lois de l'élevage, dont le troupeau reste misérable et qui pollue ses propres points d'eau (mais peut être ont-ils d'autres activités ?) et un chantier de fouilles archéologiques où on pense que ce qu'on va trouver va révolutionner complètement la connaissance de l'homme de Folsom...
Quelle est la place de ces deux adolescents au milieu de tout ça ? Pourquoi Ernesto devait il mourir ? Et Georges ?
Avec une petite carte et le glossaire de la fin du Livre on se déplace parfaitement dans ces lieux et civilisations inconnues et je crois qu'il faut rendre hommage à la traduction qui est excellente, ce qui est loin d'être toujours le cas.
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Folfaerie
22 juin 2013
Mes goûts sont très restreints en matière de polars, un genre littéraire que je ne goûte que fort peu. Je fais une exception cependant pour ceux de Fred Vargas, les polars historiques de Philipp Kerr et bien sûr, les ethniques de Tony Hillerman.
J'ai retrouvé avec plaisir Joe Leaphorn pour une enquête au goût bien amer. Cette fois, un meurtre est commis en terre Zuni, mais le principal suspect est Navajo, c'est donc Leaphorn qui est chargé de le retrouver.
Comme d'habitude, Hillerman n'a pas son pareil pour dépayser le lecteur : les paysages, le territoire Zuni dévoilent leur beauté sous la plume conquise de l'auteur.
Et puis c'est l'occasion d'en apprendre énormément sur les rites religieux et la culture Zuni, réellement passionnants.
Hillerman ne se prive pas d'écorcher sévèrement le monde de l'anthropologie et les communautés hippies en prennent aussi pour leur grade. Tous ces gens vivent le plus souvent aux dépens des communautés indiennes, ça finit par être agaçant...
J'ai particulièrement aimé la fin, qui console un peu de ces affreux meurtres, mais l'ensemble du roman m'a vraiment plu. Tony Hillerman, c'est toujours une valeur sûre.
Traduction de Pierre et Danièle Bondil.

Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde218 juin 2016
Leaphorn connaissait Ingles de réputation. Pendant des années, il avait sillonné la région depuis la Mission Saint-Michel à côté de Window Rock et, pour les Navajos de Window Rock, il était connu sous le nom de Curé Tracy par déférence envers son arrière-train osseux. Il parlait le navajo, ce qui était rare chez les hommes blancs, et en avait si bien assimilé les tonalités complexes qu’il pouvait pratiquer le passe-temps favori du Peuple consistant à produire des jeux de mots absurdes en faisant semblant de mal prononcer. Pour l’heure, le son de sa voix était triste. Il avait parlé à Leaphorn de la famille d’Ernesto Cata, et maintenant il lui parlait de Shorty Bowlegs. Leaphorn était déjà au courant de l’essentiel. Plus tard, quand il se serait écoulé suffisamment de temps pour que cette conversation prenne un tour tout à fait détendu, il poserait les questions qu’il était venu poser. En attendant, il se contentait d’écouter. C’était là quelque chose que Joe Leaphorn savait très bien faire.
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tamara29tamara2931 juillet 2016
- Mais peut-être que les Navajos ne se suicident pas.
- C'est rare. Sauf avec la bouteille. C'est un peu moins rapide qu'avec une arme à feu.
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Charybde2Charybde218 juin 2016
Shulawitsi, le Petit Dieu du Feu, membre du Conseil des Dieux et Représentant du Soleil, avait ajusté à ses pieds ses chaussures de sport à fermeture velcro. Ainsi que l’Entraîneur le lui avait appris, il avait serré fort sur le cou de pied le ruban à crochets. Et maintenant, les pointes qui mordaient dans la terre compacte du chemin des moutons semblaient être une partie de lui-même. Il courait avec une grâce parfaitement acquise, son corps fonctionnant comme une machine, son esprit ailleurs occupé à autre chose. Juste devant lui, là où le chemin obliquait sur le flanc de la mesa, il allait s’arrêter, comme il le faisait toujours, se chronométrer et s’accorder quatre minutes de repos. Il savait maintenant avec une certitude triomphante qu’il serait prêt. Ses poumons s’étaient dilatés, les muscles de ses jambes endurcis. Dans deux jours, quand il guiderait Longue Corne et le Conseil depuis le village ancestral jusqu’à Zuñi, la fatigue ne lui ferait pas oublier les mots du chant sacré, ni un seul pas de la danse rituelle. Et quand Shalako viendrait, il serait prêt à danser toute la nuit sans commettre la moindre erreur. Jamais les Salamobia n’auraient à intervenir pour le punir. Il se souvint de quand il avait neuf ans, l’année ou Hu-tu-tu avait trébuché à l’endroit où le chemin franchit le Zuñi Wash ; les Salamobia l’avaient fouetté avec leurs bâtons de yucca tressé et tout le monde s’était moqué de lui. Même les Navajos avaient ri, et ils ne se moquaient guère pendant Shalako. Ils ne se moqueraient pas de lui
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots09 janvier 2013
Dimanche 30 novembre, 17h18.
Shulawitsi, le Petit Dieu du Feu, membre du Conseil des Dieux et Représentant du Soleil, avait ajusté à ses pieds ses chaussures de sport à fermeture Velcro. Ainsi que l'Entraîneur le lui avait appris, il avait serré fort sur le coup de pied le ruban à crochets. Et maintenant, les pointes qui mordaient dans la terre compacte du chemin des moutons semblaient être une partie de lui-même. Il courait avec une grâce parfaitement acquise, son corps fonctionnant comme une machine, son esprit ailleurs, occupé à autre chose.
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Charybde2Charybde218 juin 2016
Peut-être six mille Zuñis, pensa Leaphorn, et cent soixante-dix kilomètres carrés ; et à part quelques centaines, ils vivaient tous comme des abeilles dans cette unique ruche bourdonnante d’activité. Jusqu’à vingt-cinq ou trente par maison, lui avait-on dit. Toutes les filles d’une même famille habitaient sous le toit de leur mère, y habitaient avec leur mari et leurs enfants dans une sorte de coutume inverse de l’ostracisme frappant la belle-mère chez les Navajos. Une poignée de Zuñis vivaient donc dans une ville plus grande que n’en avaient jamais construit les Navajos dont le nombre était de cent trente mille. Quelle était la force qui poussait les Zuñis à se rassembler de la sorte ? Était-ce la force opposée à celle qui poussait son propre Dinee à se disperser, à rechercher l’isolement, autant pour trouver de l’herbe, du bois et de l’eau, que pour être maître du site de son hogan ? Était-ce pour cette raison que le peuple Zuñi avait survécu à cinq siècles d’invasion ? Y avait-il une loi naturelle comparable à celle de la masse critique en physique nucléaire, qui voulait qu’un nombre x d’Indiens concentrés dans un nombre x de mètres carrés puissent résister aux Coutumes des Hommes Blancs en puisant leur force les uns dans les autres ?
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Video de Tony Hillerman (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tony Hillerman

Présentation des trois nouveaux ouvrages de la collection Rivages/Casterman/Noir
Découvrez la séance dédicace des auteurs Romain Renard, Christian de Metter et Will Argunas à l'espace passion BD du magasin Fnac Forum des halles. Leurs nouveaux ouvrages respectifs sont parus dans la collection Rivages/Casterman/Noir, qui s'étoffe de nouvelles perles mois après mois, pour notre plus grand plaisir. L'Homme Squelette de Will Argunas : Les enquêtes de la célèbre police tribale navajo de Tony Hillerman enfin en bande dessinée. Une narration coup-de-poing qui ne laissera aucun lecteur indifférent. Scarface de Christian de Metter : Inspirée en partie par le personnage d'Al Capone, plusieurs fois transposée au cinéma, voici l'histoire de l'une des plus célèbres figures du polar, revisitée avec maîtrise et talent à partir du roman-culte d'Armitage Trail. Un hiver de glace de Romain Renard : Un grand roman américain de Daniel Woodrell mis en images avec une rare intensité. Enregistré le 13 avril 2011.
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