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ISBN : 2253001910
Éditeur : Le Livre de Poche (28/03/2007)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Odyssée tragique et rocambolesque d'un paysan arménien émigré aux Etats-Unis et accusé à son retour en 1914 de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo ; saga familiale foisonnante de destins heureux, cruels ou cocasses ; épopée tentaculaire du peuple arménien condamné à mort par le pouvoir turc lors du « grand massacre » de 1915 : tout se mêle et se répond dans ce roman prodigieux, envoûtant à la manière des contes orientaux, tour à tour truculent, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
colimasson
12 février 2013
Dans la tradition des vieux contes orientaux telle que la conçoivent en tout cas les lecteurs occidentaux, le Conte de la Pensée Dernière se fait récit à plusieurs niveaux. En effet, qu'est-ce que cette pensée dernière, sinon elle-même un conte englobé dans le conte plus moderne de la tradition « orale » ? Edgar Hilsenrath, sang-mêlé aux influences et aux origines diverses –fils d'une famille juive d'origine polonaise, déporté dans un camp nazi avant de vivre en Israël puis aux Etats-Unis- est d'un cosmopolitisme dont il joue avec subtilité.

Pourrait-on comparer son Conte de la Pensée dernière avec un autre conte choisi tout à fait par hasard, lui-même issu de la vieille tradition orientale ? par exemple les Contes des Milles et une nuits ? On retrouverait là de belles similitudes, ainsi ce rythme caractéristique de la narration, répétitif et mécanique à la manière d'une chanson –donc également musical- et primaire dans les structures grammaticales. On retrouverait également des thèmes similaires dans la perversité, la cruauté et l'érotisme déployés par les personnages, que tout semble rassembler autour des problématiques de l'union amoureuse, de la famille et des castes –et donc du pouvoir. Edgar Hilsenrath ne se contente cependant pas d'un récit à lire au premier degré. Espiègle et ludique, il prend du recul et s'éloigne de la tradition ancestrale du conte oriental pour instiller un brin du cynisme post-historique qui échoit à ceux qui ont vécu et connu les tumultes de la première moitié du 20e siècle, et une dose d'ironie à la fois accusatrice –lorsqu'il s'agit de décrire les comportements absurdes des grands hommes- mais aussi libératrice –car l'ironie est un signe d'espoir lorsqu'elle devient parole du survivant. Edgar Hilsenrath corse les règles du jeu du conte oriental en brouillant les pistes chronologiques, nous faisant passer d'une époque à l'autre sans crier gare et en nous laissant nous débrouiller quant à l'identité des voix qui s'expriment tour à tour. Sans chercher à compliquer notre pauvre existence de lecteur, Edgar Hilsenrath parvient ainsi à donner de l'épaisseur à son conte qui ne se montre jamais linéaire.

Là où l'écrivain se montre résolument moderne, c'est dans le sujet que choisit d'évoquer la petite voix de la Pensée dernière. A travers un défilé de légendes, de rumeurs, d'époques et de personnages, Edgar Hilsenrath se propose de nous présenter une région partagée entre Turcs, Kurdes et Arméniens –or, on sait que les plus grands ennemis et que les plus cruels conflits éclatent entre ceux qui sont le plus proches et qui se ressemblent le plus, car les seules différences existant entre eux prennent alors des proportions hors-du-commun. Une conjonction d'évènements locaux mais aussi internationaux, à laquelle participent les états européens dans un jeu de conflits d'intérêts, précipitera le pogrom arménien de 1915 qui aboutit au génocide bien connu. En suivant le Conte de la Pensée Dernière, nous passons donc progressivement d'une histoire locale à une histoire dont le périmètre d'influence s'élargit sans cesse jusqu'à englober la Terre entière, car tel est le projet d'Edgar Hilsenrath : donner une voix à toutes les victimes silencieuses, obligées de souffrir et de se taire tout à la fois.

Pour éviter un excès de tragique qui aurait rendu ce conte plombant, l'écrivain n'hésite pas à ridiculiser les principaux acteurs de ce crime. Pas d'intelligence ni de perspicacité à l'oeuvre dans les grandes décisions politiques : ici comme ailleurs, le pouvoir tyrannique permet tout et sert aux intérêts individuels.

« - Et les maisons des Arméniens, qu'est-ce qu'elles vont devenir ? Et le mobilier ? Et les vêtements et tout le reste ? Et l'argent et l'or et les bijoux ? Qu'est-ce qu'on en fera ?
- Les objets de valeur devront être remis aux autorités. Et cela sous peine de mort. Les bagages des Arméniens devront se limiter à ce qu'ils peuvent porter eux-mêmes ou ce qu'ils pourront entasser sur les chars à boeufs. Nous ferons proclamer que les biens immobiliers seront restitués aux déportés à la fin de la guerre, lorsqu'ils rentreront chez eux.
- Il y en aura donc qui rentreront chez eux ?
- Nous ferons en sorte que personne ne rentre.
- Dans ce cas, il n'y aura pas de restitution, je veux dire : de ces biens immobiliers ?
- Je ne vous le fais pas dire. »

Mais les petits acteurs de ce conte –paysans, mères de famille, enfants…- n'échappent pas à la même causticité verbale d'Edgar Hilsenrath. Leurs défauts sont eux aussi mis en avant et leur exubérance éclate à travers les légendes métaphoriques transmises de génération en génération :

« Et soudain les gros sacs de lait de sa mère éclatèrent. Et ce furent des torrents de lait qui dévalèrent la montagne et se répandirent dans les vallées anatoliennes. Et les torrents devinrent des fleuves. Et les fleuves devinrent des mers. le lait de sa mère coulait de par le monde à grands flots, seul le petit Wartan, couché sous la vigne, en demeurait privé. Et le petit Wartan hurlait, hurlait, avide du lait de sa mère qui coulait partout, sauf dans sa bouche. »

Ainsi, si Edgar Hilsenrath évite au lecteur de revivre trop pleinement le tragique d'un génocide en nous tenant à distance de ses personnages, il ne lui permet pas non plus d'éprouver le moindre sentiment de compassion pour eux. Les victimes redeviennent ce qu'elles ont toujours été : une masse informe qui disparaît dans l'anonymat, tandis que les responsables en premier lieu continuent de porter le costume bouffon des petits enfants égoïstes qui ont grandi trop vite. Si Edgar Hilsenrath parvient à transcender son propos avec une légèreté toute musicale, il n'ose toutefois pas approcher son lecteur et ne parvient pas à lui transmettre ce qui était peut-être son objectif premier : le sentiment de persécution et de rejet de tout un peuple.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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Ingannmic
02 janvier 2016
On retrouve avec ce "Conte de la dernière pensée" la principale caractéristique des récits d'Edgar Hilsenrath, cette capacité à mêler horreur et burlesque, cette façon de dénoncer la barbarie et l'obscurantisme avec une distanciation amusée et pourtant cynique.
Cette dernière pensée est celle d'un moribond, Thovma Khatisian, emmenée, depuis son lit d'hôpital, quelques soixante-dix décennies en arrière, par la voix du meddah (sorte d'ectoplasme qui fait office de conteur) vers le passé de sa famille. C'est ainsi que nous sommes transportés en Turquie, à l'aube du génocide arménien, et plus précisément dans le village de Yedi Sou, près de Bakir, terre de ses ancêtres qui y cohabitèrent tant bien que mal avec les Turcs au pouvoir et les Kurdes sanguinaires vivant au fin fond des montagnes.
Avec férocité et cocasserie, l'auteur détaille les prémisses puis l'exécution de cet holocauste du début du XXème siècle, en insistant notamment sur la mauvaise foi avec laquelle les autorités turques cherchent des prétextes pour justifier le futur massacre. Leur atterrante rhétorique du bouc-émissaire a des relents nauséabonds mais familiers, de la théorie du complot -le pays seraient envahis pas les arméniens qui, détenant tous les commerces, prendraient insidieusement le pouvoir- aux caractéristiques physiques dont les futures victimes sont soi-disant affublées, démontrant à elles seules leur propension au mal... de même, il fustige l'immobilisme des nations européennes, pourtant en guerre -hormis l'Allemagne- contre la Turquie lors du génocide (en 1915).
Mais il brosse aussi, avec l'histoire du clan Khatisian, une truculente saga, nourrie de mythologie populaire et de superstitions ancestrales. Il a une manière tout à fait réjouissante de doter ses personnages d'une dimension théâtrale, d'autant plus qu'il le fait sans manichéisme, distribuant avec équité bêtise et préjugés...
Certes, nous sommes bien ici en présence d'un conte. A l'instar de la Shéhérazade des 1001 nuits, le meddah Edgar Hilsenrath prend son temps, multiplie les circonvolutions, répète tel un leitmotiv certaines formules destinées à aiguiser l'intérêt et entretenir la patience de son lecteur. Et pourtant, c'est un message bien tragique qu'il délivre, en même temps qu'une exhortation à la mémoire, sous couvert de cet humour cruel et politiquement incorrect qui lui est propre.
Sans remettre en cause le talent de conteur de l'auteur, j'avoue avoir toutefois un peu peiné dans le deuxième tiers de ce roman très dense, qui présente à certains moments un aspect quelque peu décousu (l'histoire oscille entre plusieurs aïeux). Puis, le récit se concentre principalement sur la figure du père de Thovma, Wartan, adoptant une dynamique à mon sens plus soutenue, qui nous emmène sans peine jusqu'au point final !
Lien : http://bookin-inganmic.blogs..
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kanterror
19 décembre 2010
Troisième livre que je lis d'Hilsenrath après "Fuck America" et le "Nazi et le barbier" et le plus critiquable. Bien que l'auteur ait un vrai style d'écriture, que l'on reconnaisse le sens de la formule et ses incontournables dialogues "entendus" (du style "je m'appelle machin / Tu t'appelles machin ? / Je m'appelles Machin / Alors machin est ton nom"), ce livre est le premier ou quelques parties m'ont ennuyé. Il faut dire que c'est un bon pavé, et que certaines longueurs, charmantes d'habitude, sont ici un peu trop présentes. Cela reste un livre intéressant, de par son style, son contenu, peu évoqué (le génocide arménien de 1915 et l'histoire du pays), mais aussi de par son traitement intelligent des relations turco-arméniennes, quand on sait que la Turquie n'a toujours pas reconnu le massacre. Autre bémol, qui n'engage que moi, l'ouverture vers la Shoah, qui a déjà été traitée par l'auteur et qui n'apporte rien au récit en tant que tel (oui l'horreur va se répéter, oui des passerelles peuvent être tendues, oui l'auteur à lui même vécu les pogroms et on peut comprendre que cela revienne sur le tapis, mais y faire encore référence donne un certain malaise, celui du besoin de "comparaison"). Bon livre toutefois, marquant.
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Rhl
01 février 2017
« Pendant soixante années, j'ai rencontré des survivants du massacre qui m'ont raconté des histoires, des histoires du Hayastan, qui s'appelle aussi Arménie turque ou Anatolie - comme vous voudrez -, et à partir de ces nombreuses histoires, j'ai reconstitué ma propre histoire. Et c'est ainsi qu'un beau jour je me suis retrouvé à la tête d'une véritable histoire familiale. Je connaissais mes racines. J'avais de nouveau un père et une mère, et j'avais de nombreux parents. J'avais aussi un nom et une tradition, un nom que je pouvais donner à mes enfants et à mes petits enfants. »
Alors qu'il est sur le point de mourir, Thovma Khatisian voit sa dernière pensée dialoguer avec le Conteur pour reconstituer l'histoire de sa famille, de ses origines, l'Histoire du génocide arménien.
Hilsenrath mêle avec un incroyable et unique talent l'absurde, l'humour et le tragique pour tisser un conte époustouflant qui dénonce avec une puissance singulière l'atrocité du génocide arménien, et la possible barbarie humaine.
Parallèlement au récit du désespoir et des pires atrocités, il rend aussi un hommage incroyablement vivant et vibrant à la culture arménienne.
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JLM56
20 mars 2016
Sur le mode des Contes des mille et une nuits le dialogue entre la pensée dernière de Thomas Khatisian et le Conteur nous entraîne dans une épopée époustouflante sur fond d'histoire tragique du peuple Arménien.
Et que dire de la maestria littéraire et narrative d'EDGAR HILSENRATH
Un ouvrage magnifique
Un pure moment de bonheur
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Les critiques presse (1)
LesEchos22 avril 2015
Hinderath sait que l'humour est la meilleure arme contre la barbarie. Il en distille à toutes les pages de ce roman à tiroirs aux allures de conte des mille et une nuits noires.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson15 juin 2013
Ces deux grandes armées –les Turcs d’un côté et les Rouges de l’autre –allaient tout bonnement écraser le faible Etat arménien. Et parce que les paysans ne voulaient pas les croire –le fait étant qu’ils manquaient d’imagination au point d’être incapables de se représenter comment un Etat pouvait être écrasé-, l’un des commerçants saisit de sa grosse main avide l’œuf d’une jeune poule et l’écrabouilla lentement et voluptueusement. Comme ça, dit le commerçant. Tout simplement comme ça.
- Dommage pour l’œuf, dirent les paysans. Ils comprenaient maintenant ce que les commerçants avaient voulu dire, mais ils n’étaient pas contents du tout car ils y perdaient un bon œuf d’une jeune poule, et cet acte du commerçant, c’était du gaspillage pur et simple, une offense à Allah.
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colimassoncolimasson26 mai 2013
Sept journées et sept nuits s’écoulèrent avant que Wartan réussît enfin à connaître sa femme.
- Elle a un puits desséché entre les cuisses, avait-il dit à son père.
Et son père avait dit : Son puits n’est pas desséché. C’est à toi, mon fils, qu’il appartient de le sonder adroitement, patiemment et avec beaucoup de tendresse, et tu verras alors comment la source vive ne demandait qu’à jaillir
- Mais je n’y arrive pas, dit Wartan.
- Dans ce cas, il te faut employer de la graisse de mouton, mon fils. La bonne graisse aplanit le terrain et facilite l’accès.
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colimassoncolimasson24 avril 2013
- Ces conspirateurs arméniens sont incroyablement prévoyant, dit le vali.
- Oui, dit ton père.
- Mais pourquoi ces Arméniens tenaient-ils tellement à ce qu’il y ait la guerre mondiale ?
- Pour eux, il s’agissait surtout d’entraîner la Turquie dans une guerre contre la Russie. Or, il était clair que cela se produirait automatiquement et infailliblement dès l’instant où les Turcs se rangeraient du côté des Allemands et des Autrichiens.
- C’est clair, en effet, dit le vali.
- Et pour les Arméniens, une guerre russo-turque représente le moyen de se libérer du joug turc.
- Que voulez-vous dire par le joug turc, Effendi ?
- Je ne veux rien dire du tout, Vali Bey, dit ton père. Je cherche simplement à expliquer comment les Arméniens de Sarajevo voyaient les choses.
- Et comment les voyaient-ils ?
- Comment ils les voyaient ? Ils voyaient en premier lieu le front du Caucase. Personne, pensaient-ils, ne pourrait arrêter le rouleau compresseur russe. Les Russes franchiraient le Caucase, entreraient en Turquie et libéreraient les millions d’Arméniens vivant en territoire turc.
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colimassoncolimasson23 mars 2013
- Le tan est fait avec du madsoun, le yoghourt arménien. C’est à peu près la même chose que l’ayran turc. Mais le tan a meilleur goût, du moins celui que l’on prépare chez nous, peut-être parce que ma mère y ajoute quelques épices. Mais je ne saurais vous dire lesquelles. En tout cas, la préparation est légèrement sucrée, et je suppose que cela vient de ce que ma mère y ajoute une pointe de miel.
- Une sorte de potion magique arménienne ?
- Je ne sais pas, Mudir Bey.
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colimassoncolimasson14 février 2013
« Ecoute-moi bien, Thovma Khatisian : cet ancêtre-là surtout, je veux parler de l’arrière-grand-père de ton grand-père, était fait d’un tout autre bois. A quatre-vingt-dix-sept ans, il était encore capable de tirer deux coups par jour, un avant de s’endormir, un autre au point du jour.»
« Comment ça, Meddah ? »
« Voici comment : avant de s’endormir, il le faisait avec l’arrière-grand-mère de ton grand-père, car il était malin comme tous les Arméniens qui sont notoirement plus malins que les Juifs et les Grecs eux-mêmes. L’arrière-grand-père de ton grand-père se disait : Si je ne le fais pas avec elle, va savoir si elle ne me mettra pas de la bouse de vache à la place du miel dans le boulgour de demain. Je préfère ne pas prendre ce risque, bien que mon estomac soit encore en état et que je pète comme un blanc-bec de soixante-treize ans. »
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Vidéo de Edgar Hilsenrath
Edgar Hilsenrath - le conte de la dernière pensée .A l'occasion de l'exposition Edgar Hilsenrath au Point Ephémère, Anthony Folliard, Eléonore Hérissé, Lilian Porchon, artistes-sérigraphes, nous présentent leur travail autour de l'ouvrage "Le conte de la dernière pensée" d'Edgar Hilsenrath aux éditions le Tripode. Traduit de l'allemand par Bernard Kreiss. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/hilsenrath-edgar-conte-pensee-derniere-9782370550484.html Notes de Musique : ?Analog Pulse? (by Hemisphere). Free Music Archive. Visitez le site de la librairie : http://www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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