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EAN : 9782748516869
272 pages
Éditeur : Syros (29/01/2015)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 538 notes)
Résumé :
Imaginez un monde où la loi oblige à être heureux à tout prix...
Silas vit dans une société où tout est fait pour vivre sereinement. Chaque jour, la Cellule d'Éradication de la Douleur Émotionnelle efface les souvenirs douloureux. Plus de deuil ou de dépression, juste un point bleu au poignet comme signe d'une souffrance évitée. Sur le Réseau, les gens partagent tous leurs faits et gestes, " veillant " les uns sur les autres. Silas est un grand romantique : i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (269) Voir plus Ajouter une critique
ReveursEtMangeursDePapier
  24 février 2015
Silas vit à une époque où il est possible d'effacer la douleur liée à un choc émotionnel. Alors quand sa copine Astrid se fait renverser et meurt. le choc est tel que Silas est emmené immédiatement à la CEDE pour éradiquer cette souffrance. Après ça, la douleur d'avoir perdu Astrid ne sera plus qu'un lointain souvenir...

L'histoire : J'ai eu un coup de coeur pour le sujet abordé par l'auteure. C'est vraiment très intéressant. C'est un monde similaire au nôtre et l'histoire se déroule dans une réalité proche de notre quotidien. A la différence près que c'est une société qui a fait un énorme "progrès" scientifique avec l'éradication de la douleur, aussi appelée l'oblitération.
J'ai perdu mon travail, un point bleu et c'est oublié. Nous avons rompu, un point bleu et c'est oublié. Un proche est mort, un point bleu et c'est oublié. On imagine d'abord que tout serait plus simple, et qu'il serait facile de trouver le bien être. le premier objectif est de supprimer la douleur chez les enfants, pour éviter qu'ils souffrent. Les mineurs sont donc obligés d'y passer si ils échouent aux tests psychologiques ou lorsque cela semble nécessaire. Certains adultes ne veulent supporter aucune douleur et subissent le traitement volontairement, plusieurs fois au cours de leur vie. Et d'autres essaient de passer outre en souffrant en silence, en masquant la douleur.
Les relations sociales et les réseaux sociaux ont aussi un gros rôle à jouer dans cette histoire puisque tout le monde est connecté en permanence. Plus vous avez d'amis et de point bleus, mieux vous êtes vus. L'intrigue est donc très intéressante surtout quand on découvre qu'il y aurait des gens contre ce procédé. Des gens dont l'opinion est censurée, comme tout ce qui passe dans les médias. Pourquoi? Ce procédé est-il vraiment bon pour l'homme? Et tout ce qui en découle est très sympa à lire.

Les personnages : L'auteure a choisi de centrer l'histoire sur deux adolescents. Silas est un jeune garçon un peu rêveur, et sensible à tout ce qui l'entoure. Sa copine Astrid est flamboyante, pleine de vie. Je les ai vraiment trouvé tout mignons tous les deux. Ce sont deux adolescents qui s'aiment d'un amour vrai, intense et beau. Et j'ai trouvé la façon dont ils se voient l'un et l'autre très touchante.
On commence la lecture avec le point de vue de Silas, son ressenti, et on s'attache très rapidement à ce personnage plus sensible, réceptif et doux. Puis vient la mort d'Astrid et l'oblitération de Silas. Et c'est un vrai choc pour le lecteur. L'auteure réussi à nous mettre en colère contre Silas et l'oblitération. Car il change d'un coup. Rien ne le touche vraiment, sa sensibilité n'est plus la même. J'avais envie de le secouer pour qu'il ressente enfin quelque chose. Et à chaque fois qu'un personnage autour de lui ressentait quelque chose de sensé face à la situation, j'étais un peu rassurée, soulagée.

Verdict : Un moment de lecture très agréable avec quelques belles surprises. C'est une réflexion intéressante sur les situations difficiles qui peuvent nous bouleverser au cours de notre vie. L'idée est de savoir si la douleur et les obstacles nous façonnent tout autant que le bien être et la joie. On ne peut s'empêcher d'imaginer l'impact que ça pourrait avoir sur notre société actuelle. Ce que ça donnerait si nous pouvions effacer la douleur de nos vies, et je crois qu'au final ce serait une possibilité effrayante.
Lien : http://revesurpapier.blog4ev..
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Shan_Ze
  06 mai 2019
Silas vient de perdre sa petite amie Astrid dans un accident, il est accablé par sa disparition. Il est donc emmené au CEDE afin que sa douleur soit éradiquée, que la mort de sa copine ne soit pas un poids pour lui. Dans un futur lointain, il est possible de supprimer les douleurs mentales et physiques, un petit passage au CEDE et plus de pensées noires de dépression, de deuil ou de douleur. En plus, la société impose d'être constamment connecté, dit comment on se sent, qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on mange... Etre déconnecté est suspect aux yeux de l'entourage. L'allusion aux réseaux sociaux actuels (pour n'en citer qu'un, Facebook) est assez directe. Bien évidemment, le trait est grossi mais ça prend forme d'avertissement.
L'histoire en elle-même est très prenante, on est au coeur de l'action. Après cette mort choquante, Silas a maintenant un point bleu, il n'a plus triste, même s'il ressent parfois un manque. Les différentes situations montrent le fonctionnement de cette société mais on voit très rapidement les manques... et le reste avance rapidement vers un combat vers un tel système, le droit d'avoir des émotions pour les plus jeunes même si celles-ci peuvent être trop fortes, le droit de souffrir, de faire son deuil.
L'ensemble se lit bien même si j'ai trouvé des moments moins crédibles. Aussi, j'ai ressenti le côté jeunesse : un côté répétitif par la construction du roman, une fin très normée. Ca reste une dystopie intéressante sur les réseaux sociaux et l'importance des sentiments.
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rabanne
  23 février 2021
Ce roman jeunesse, publié en 2015, figure chaque année parmi nos listes de défis lecture (4e/ Dire l'amour ; 3e/ Progrès et rêves scientifiques). Je me suis donc décidée à le lire, alors que le genre ne m'attire pas d'ordinaire.
Vous avez un (ou plusieurs) petit point bleu au creux du poignet ? C'est que vous avez été "oblitéré" par la CEDE (Cellule d'Éradication de la Douleur Émotionnelle), à la suite d'un traumatisme physique ou psychologique, d'un épisode douloureux que vous avez eu du mal à affronter.
Vous souhaitez vivre dans le "meilleur des mondes" ? Alors ne pourrez être qu'heureux dans une société exemptée de sentiments négatifs, délétères, malsains, belliqueux, déprimants. Vous serez choyé, plus jamais seul ni désoeuvré grâce au Réseau toujours à vos côtés !
Silas vient de perdre l'amour de sa vie, Astrid. La CEDE est aussitôt alertée. Étant mineur, il n'a pas le choix de décider pour lui-même...
Une dystopie efficacement construite, bien que prévisible sur le plan du scénario. le rythme assez soutenu, la plume fluide et percutante, en font un roman plébiscité par nos élèves.
Un récit qui appelle indubitablement à une réflexion éthique, philosophique, sur la dictature (pensée unique, communautarisme, libre-arbitre), sur la mémoire émotionnelle (souvenirs, oubli, empathie, compassion), sur la résilience (confrontation, reconstruction, libération).
"Toute ressemblance avec des éléments déjà existants serait purement fortuite" ! (^^)
(Dès 13 ans)
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Rogues
  02 septembre 2019
"#bleue"
Drôle de titre... je ne sais pas par quoi je l'aurais remplacé, mais je pense que ça ne convient pas pour l'histoire...
J'ai découvert Florence Hinckel en lisant la série U4, Yannis. J'en avais déjà entendu parler de ce livre, mais je ne m'étais jamais lancé dans cette lecture jusqu'au 31 août (il y a deux jours) où j'ai commencé à le lire.
Je rectifie, je ne l'ai pas lu, mais dévoré. En une seule journée, j'ai dévoré les 255 pages de ce livre.

Imaginez une société où dès que vous ressentez de la douleur, on vous l'enlève. Vous n'avez donc plus le droit de ressentir la douleur ce n'est pas horrible, mais ce n'est pas bien non plus de l'enlever...
Personnellement, je serais déjà parti dans le seul pays qui interdit ça, la Laponie, mais les gens là-bas n'ont pas les moyens... et c'est bien triste...

Le livre est construit différemment des autres bouquins. Il y a trois parties avec un narrateur interne à chaque fois, mais dans les parties 1 et 3, le narrateur est Silas et dans la partie 2, c'est Astrid.

Silas est un garçon timide, sensible, différent des autres. Je le préfère à Astrid qui est plus rebelle, qui aime le danger. On voit très bien que l'amour entre Astrid et Silas est très fort et que peu de choses peuvent le détruire, peu de choses, mais le CEDE lui, pourrait. Il faut alors qu'ils évitent à tous prix la Cellule d'Éradication de la Douleur Émotionnelle (CEDE), mais lorsque l'accident se déroule, je suis dans le même cas que Silas, je suis inquiet pour Astrid, je ressens de la douleur alors je passe à la CEDE et j'oublie cette douleur.
Quelquefois, comme certains l'ont dit dans leurs critiques, on a envie d secouer Silas pour lui dire de ressentir quelque chose pour sa copine, mais rien. Silas est vide et la mort d'Astrid n'est plus rien pour lui, juste un moment qui n'a pas d'importance.

Pour conclure, je dirais que ce livre est bien mené par Florence Hinckel. J'ai adoré ce livre, mais pas au point (bleu :-D) de le mettre en coup de coeur. Je ne conseille pas ce roman aux personnes n'aimant pas les romans d'amour et les romans tristes. Néanmoins, lisez-le si vous avez un trou dans vos lectures, ça ne vous prendra qu'un seul jour comme pour moi !
Bonne lecture, bonne rentrée et 139 critiques !
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4e4_clauzades2016
  09 novembre 2016
#bleue est un livre qui raconte l'histoire de deux personnages, Astrid et Silas. Il se passe dans une époque futuriste où le Réseau est devenu une quasi-obligation. Il n'y a pas vraiment de lieu, on ne dit pas vraiment où ils habitent, mais seulement le pays où ils voudraient habiter, la Laponie. Un pays où la loi qui oblige d'être heureux n'existe pas.
Au début du récit, Astrid, la petite amie de Silas se fait renverser par un camion est donc amené par les employés de la C.E.D.E., pour oublier.
Ce livre m'a fait réfléchir sur le monde où je vis, je me suis dit au début qu'un monde sans tristesse toléré devaient-être meilleur, on y serait heureux. Mais j'ai complétement changé d'avis, un monde sans tristesse est tout simplement impossible, un monde où la technologie contrôle nos vies est tout simplement horrible. Alors je me suis dit que le monde dans lequel on vit est bien meilleur, malgré tous ses défauts.
Il y a eu aussi beaucoup de rebondissements, jamais il n'y a un moment de mou. Il est toujours aussi intéressant à lire, du début à la fin. J'ai adoré ce livre. Il était magique.
Marilys
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#bleue est un roman écrit par Florence Hinckel, destiné à des adolescents et des adultes.
L'histoire se déroule dans un monde futuriste, où les mineurs ne doivent ressentir ni tristesse ni peine. Pour cela une Cellule d'Eradication de la Douleur Emotionnelle ( CEDE ) a été mise en place pour que les jeunes gens vivent dans un bien-être total, quels que soient les évènements tragiques rencontrés.
Dans cette société hyper-connectée et déshumanisée, Silas rencontre au lycée, l'énigmatique rousse : Astrid. Leur histoire d'amour prend une tournure catastrophique, lorsque la jeune fille se fait renverser par un camion et meurt. Ayant assisté à l'accident, Silas est " oblitéré " par les agents de la CEDE, pour oublier sa douleur et tout le chagrin engendré par sa relation passionnelle.
Une société où tout le monde est soumis à la joie éternelle, est-elle la clé du bonheur ?
Silas oubliera-t-il définitivement Astrid ?
Après son passage à la CEDE, qui est la silhouette rousse que Silas voit au loin ?
Florence HINCKEL, auteur de #bleue, est une romancière née en 1973 qui s'est spécialisée dans la littérature d'enfance et de jeunesse et a publié de nombreuses oeuvres chez Nathan, Syros, Sarbacane, Rageot.
Le livre #bleue, paru en 2015, est un roman d'anticipation. Il compte trois parties et deux narrateurs : Silas et Astrid, les héros de cette histoire.
Au début de ma lecture, j'étais relativement perplexe. Je me demandais où l'auteur voulait nous conduire, en nous annonçant la mort de l'héroïne après quelques pages.
Tenue en haleine par les rebondissements, ma lecture a été facile et rapide. Il y a matière à réfléchir dans ce livre, c'est ce qui m'a plu ! J'ai adoré l'amour profond et plus fort que tout, entre les deux héros de l'histoire.
J'ai trouvé que les personnages secondaires : la grand-mère d'Astrid, les parents des deux adolescents, la professeur d'histoire-géographie, Xavier, Sacha, le pasteur, ont une épaisseur en dégageant une symbolique forte : la résistance, l'espoir, l'esprit critique, la passivité, la révolte, l'empathie.
A travers cette histoire sont abordés différents thèmes très actuels tels que l'hyperconnexion, les progrès scientifiques et technologiques et leurs dangers. Elle pose aussi quelques questions essentielles :
Quels humains devenons-nous dans un monde guidé par le progrès numérique ?
L'individu a-t-il un esprit critique ou fait-il parti d'un grand tout ?
Par quels moyens la résistance peut-elle se faire entendre ?
La thématique du progrès et de l'esprit critique développés dans ce livre fait échos à la citation de Rabelais : " science sans conscience n'est que ruine de l'âme."
Ayant fini ma lecture, j'ai mieux compris le titre du livre #bleue. il relie les deux grandes thématiques : le # évoque la société hyper-connectée et bleue, une société déshumanisée. " Bleue " fait aussi penser à Astrid. Cette couleur froide évoque " sa mort officielle " et la mort des sentiments.
Le père d'Astrid, oblitéré de nombreuses fois, répète souvent : " tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles." Florence HINCKEL s'est probablement inspirée du livre " le meilleur des mondes " d'Aldous HUXLEY ( 1932 ) pour cette réplique ainsi que pour sa thématique développée dans un monde où des substances permettent de rendre les gens heureux et passifs.
Les faits relatés dans son livre #bleue ne relèvent pas que de la fiction. En effet, de nombreux médicaments commercialisés permettent d'éradiquer la douleur émotionnelle.
Le thème de la religion est également abordé mais d'une façon subtile : le calvaire, la croix permettent de lier les deux héros et de penser au monde " d'avant".
Eléonore
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C'est l'histoire d'une jeune fille nommée Astrid et qui sort avec un garçon nommée Silas, ils vivent dans dans une société où les gens n'ont pas le droit de souffrir, pour ça ils ont instauré une sorte d'hôpital nommée la CEDE et qui a pour spécialité d'enlever les douleurs morales sans pour autant leur faire oublier ce qu'ils ont vécu ou subi mais juste pour qu'ils n'aient plus de sentiments en y repensant, quand ont leurs enlèvent une douleur, on leurs met un point bleue sur le poignet. Astrid et Silas vivent une histoire d'amour passionnante quand Astrid de fait renverser par un camion, sous le choc, Silas s'évanouit et de réveille à l'hôpital. Mort de trouille de ne plus savoir où est Astrid,il panique. Les infirmières appelle la CEDE où on lui dit que Astrid est morte. Il se fait alors oblitérer, enlever la couleur et commence ensuite une aventure passionnante mais surtout surprenante.
J'ai beaucoup aimé ce livre plein d'aventure et de mystère, on a toujours envie de lire la suite et quand on est pris dans la lecture c'est vraiment très émouvant. Il est assez facile à lire et à comprendre. J'ai aussi beaucoup aimé le fait que ce !Ivre nous fait comprendre que si la douleur n'existerait pas, le monde ne serait pas!Je pareil, on aurait plus aucun intérêt de vivre, on aurait plus aucune émotion et il nous montre que la douleur sert à quelque chose.
Chloé
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L'histoire se déroule dans une société ou la CEDE (Cellules d'Eradication de la Douleur Emotionnelle) efface les douleurs physiques ou morales. si les adultes ont le choix de garder leurs souffrances ou de les supprimer grâce à un traitement de la CEDE (être oblitéré). Il n'en est pas de même pour les enfants et les adolescents qui sont obligés de subir le traitement . SUBIR, car si l'oblitération supprime la souffrance, elle supprime également une part d'humanité et les émotions positives. Les personnes faisant souvent appel à l'opération sont très différentes, nonchalantes, déprimées et sans vie. Silas Lopez, le héros du livre, se démarque en se déconnectant régulièrement du réseau. En effet toute la population est connectée sur la toile au travers des réseaux sociaux depuis le réveil jusqu'au coucher. Cette déconnexion lui permet de libérer son esprit et de le laisser s'évader. Il rencontre Astrid Clozel, une jeune fille engagée contre l'oblitération. Il tombe amoureux d'elle, mais leur histoire est soudainement interrompue par un accident de la circulation dans lequel Astrid est déclarée morte. Silas est donc obligé de subir l'oblitération. Celle-ci ne fonctionne pas sur lui... et leur histoire peut commencer.
Ce livre est plein de rebondissements, de suspens... on ressent beaucoup d'émotions en le lisant, entre l'amour et la tristesse, ça change tout le temps. C'est une écriture facile à lire et simple à comprendre mais assez détaillée et très claire. Bien qu'il fasse plus de 200 pages, ce livre peut correspondre à tout niveau de lecture. J'ai bien aimé le changement de narrateur, ce qui nous permet de percevoir le point de vue de plusieurs personnages et ça rend la lecture encore plus riche et intéressante. Ce livre me fait beaucoup penser à un futur proche et ressemble aux films de science fiction dans lesquels on parle souvent de société futuriste.
Ambre
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Bouleversant.
C'est peut-être notre futur…
Émouvant.
Cet amour ardent qui a vaincu même la mort…
Astrid et Silas sont deux petites lumières, qui se sont un jour rencontrées, pour ne plus jamais s'oublier.
Elles sont perdues dans un océan de bonheur, où aucune douleur n'est admise.
Comme il n'y a pas de lumière sans ombre, ni d'arc-en-ciel sans pluie, la vie est faite de bonheur et de tristesse ; sans cela on perd nos sentiments, et même notre capacité d'aimer.
Quand Astrid a disparu, Silas s'est effondré, mais quand elle est revenue, leurs deux lumières brillaient plus fort que jamais, ensemble.
Enée
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Étonnant, ce récit pleins de rebondissements!
Silas, un adolescent différent des autres vit dans un monde futuriste où la souffrance est interdite. La Cellule d'Éradication de la Douleur Émotionnelle (C.E.D.E.) efface les souvenirs douloureux des Hommes, elle les oblitère. À chaque souffrance, les mineurs doivent se faire supprimer leurs douleurs tandis que les adultes ont le choix de faire cette opération ou non. Pour prouver le passage en CEDE, un point bleu s'ajoute sur le poignet. Silas est un grand romantique, jusqu'au jour où… Astrid, sa petite amie meurt renversée par un véhicule. Silas était un beau phénix flamboyant et un aigle en même temps. Astrid et lui roucoulaient ensemble. Deux magnifiques rapaces séparés à tout jamais. Pris de peine et de tristesse, il devient un oisillon blessé sans son nid, son seul repère. Il vient de perdre le seul être qu'il n'avait jamais aimé! L'adolescent est abattu, découragé avec une souffrance atroce mais il se comporte en homme insensible : désemparé, Silas se fait effacer sa douleur. Il avait eu un coup de foudre pour la belle Astrid, elle avait un regard de braise et à chaque regard échangé, Silas sentait que ses pieds ne touchaient plus le sol. Une flamme était là entre eux, elle les protégeait. Grâce à la CEDE, le jeune adolescent éprouve de la légèreté, après la tempête venant de s'abattre sur lui.
Reste-t-il une lueur d'espoir pour qu'il n'oublie pas Astrid la fille qu'il a tant aimée?
Que deviendra-t-il sans la jolie rousse, Astrid?
Passionnante et simple à lire, cette histoire! Ce livre s'adapte aux adolescents mais également aux adultes. Plusieurs thèmes sont abordés tels que l'amour, la mort, l'espoir, le courage et d'autres encore. « #bleue », un roman jeunesse de Florence Hinckel se passant dans une société étrange où la technologie et le réseau sont très important. Chaque individu est obligé de dire ce qu'il fait à chaque instant, par exemple s'il dort ou mange l'individu doit changer son statut . J'ai beaucoup aimé le personnage de Silas qui est très attachant. Dans ce récit, un changement de narrateur est utilisé à trois reprises permettant de comprendre et de ressentir les émotions du personnage. En lisant cet ouvrage, on découvre petit à petit la signification de la couverture du livre. le titre de l'histoire m'a paru étrange mais au fil du récit on apprend la vraie signification et l'importance du signe « # » devant le mot « Bleue ». J'ai adoré ce livre étant très bien écrit et détaillé. Cet oeuvre comporte certes plus de 250 pages mais elle sont nécessaires à la compréhension du texte. Florence Hinckel est une excellente romancière, j'ai hâte de découvrir d'autres de ces ouvrages qui paraissent encore meilleurs que « #bleue ».
Shirel
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critiques presse (2)
HistoiresSansFin   20 octobre 2015
Un émouvant roman d'anticipation. Le livre aborde des problématiques sensibles telles que l'importance du deuil ou l'omniprésence des technologies dans nos vies.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Ricochet   17 avril 2015
Ecrit sans effusion si ce n’est un certain lyrisme amoureux d’Astrid, adolescente avec un grand A, sombre mais pas sans espoir, l’ouvrage effectivement très actuel mérite une lecture attentive.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (135) Voir plus Ajouter une citation
MargariaMargaria   30 avril 2021
Je pose le statut sommeil, le seul qui permet d'être tranquille. Enfin non, deux autres statuts ont ce pouvoir-là, mais ils sont toujours postés par un tiers : hospitalisé ou décédé. Bien évidemment, quelqu'un qui aurait recours à ma supercherie trop souvent, et surtout au beau milieu de la journée, se taillerait une réputation de flemmard de première, d'autant plus qu'on sait soigner la narcolepsie depuis trois ans. Aussi, je fais gaffe. Avec le statut sommeil, je peux m'allonger sur mon lit, fermer les yeux, voir le soleil briller entre les feuilles et entendre le vent chanter entre les branches...
+ Lire la suite
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ebardinebardin   01 mars 2016
« Plus on a d'amis, réels ou virtuels, plus on a de chances d'en acquérir encore, et c'est même un critère de recrutement dans certaines boîtes. » p.14
« Je suis sans doute stupide de ne pas passer à la CEDE. Mes collègues le pensent. Le proviseur, également. […] Tu sais que c'est devenu un critère de recrutement ? Posséder au moins un point bleu sur le poignet droit. Sans cela, on est soupçonné d’imbécillité et de faiblesse. Sans compter qu'on risque d'être absent plus souvent, puisqu'on accepte de laisser à la douleur le temps de s'épanouir avant qu'elle disparaisse. » p.51
« Il paraît qu'avant, la rue était beaucoup moins sûre. Mais aujourd'hui, l'oblitération est entièrement prise en charge par l’État, ce qui fait qu'un gars comme ce SDF peut en bénéficier autant qu'il le souhaite. […] Ainsi, ceux qui ne souffrent plus de leur condition de miséreux n'ont plus aucune raison d'être agressifs. » p.53
« Tu n'as qu'à toi aussi te faire oblitérer. Tu ne ressentiras plus le besoin de t'occuper de ta mère et tu la placeras peut-être enfin en maison de retraite. » p.118
« Nous perdons notre humanité. Et que faisons-nous de vous, les jeunes ? On vous empêche de grandir et de mener une véritable vie d'adultes. Pas de souffrance, surtout ! Vous ne connaîtrez jamais la vraie vie, celle où l'on souffre mais aussi celle où l'on aime vraiment, où l'on s'attendrit, où l'on s'entraide. »p.122
« Pour la première fois, je réalise la puissance du Réseau, et surtout la menace qu'il représente, comme instrument de surveillance des gens par leurs propres ''amis''. »p.136
« En réalité, je suis tout sauf morte. Mon âme est plus vivante que celle de n'importe qui, et elle a reçu tant de coups, elle est si pleine de bleus qu'elle l'est devenue entièrement. Bleue. J'ai voulu expliquer cela dans ton témoignage, qui commence ainsi : ''mon âme entière est bleue''. » p.216
« Le débat sur les conséquences de l'oblitération est lancé partout dans le monde. Il reste aussi à se battre contre la censure et la désinformation, d'autant plus pernicieuses que beaucoup d'entre nous pensaient que le fait de vivre en démocratie nous en prémunissait. » p.254
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Lexi-TessLexi-Tess   10 avril 2015
J'aimerais tellement alerter le monde entier. Qu'il m'entende et qu'il m'écoute, et surtout qu'il me comprenne. j'aimerais le regarder dans les yeux. Qu'il se plonge dans les miens, et qu'on y voie mon âme. J'aimerais leur dire à tous : "Souvenez-vous de la vôtre. Souvenez-vous de l'âme du monde. Ne la perdez pas." J'aimerais parler à chacun, lui dire: "Toi qui m'écoutes, souviens-toi que tu es un humain. Souviens-toi de ce que cela signifie. Souviens-toi qu'être humain n'est pas facile, mais que c'est la plus belle chose qui soit. Souviens-toi que notre monde est fait d'oppositions: mal et bien, ombre et lumière, douleur et joie... inhumain et humain. Souviens-toi que si tu supprimes un élément d'un couple, tu anéantis le couple entier. Souviens-toi de la vie. De toutes les couleurs de la vie..."
+ Lire la suite
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orbeorbe   18 février 2015
Il semblerait qu'au-delà de trois passages, les émotions soient gravement altérées. Ce qui paraît le plus choquant, d'après chacun des témoins, c'est le manque d'empathie et de compassion qui en découle. Ces gens craignent que la bonté ou la solidarité ne soient amenées à s'éteindre peu à peu, dans l'indifférence générale.
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Deslivresetvous16Deslivresetvous16   10 janvier 2016
Le cauchemar de Silas :
Cette nuit, par exemple, j'ai parcouru dans mon rêve des siècles d'évolution de l'homme à partir d'aujourd'hui, sous un soleil changeant.
Mon imagination a créé des androïdes nous ressemblant en tout point, censés nous remplacer pour les corvées difficiles et ennuyeuses.
Ces androïdes étaient la promesse d'une vie meilleure et plus apaisée pour les humains. Nous allions enfin connaître un bien-être parfait , le coeur et le corps au chaud grâce à ces automates calmes et froids.
Mais il advint quelque chose d'impensable.
Ces machines devinrent de plus en plus sensibles au cours de leurs expériences. Elles se mirent à éprouver des émotions. Et pour ajouter à toute cette étrangeté, plus les robots se métamorphosaient, plus le soleil changeait de couleur. Sa teinte jaune se refroidissait.
On finit par s'apercevoir qu'un coeur s'était déployé dans la poitrine des androïdes, un tout petit coeur qui battait et grandissait au fil des ans.
La découverte fut un choc. Mais le choc fur encore plus grand quand on s'aperçut que dans le même temps, notre coeur à nous rétrécissait.
Un jour, il disparut.
Les hommes s'avérèrent incapables de ressentir désir et joie.
Incapables d’accroitre leurs connaissances, de s'adapter à leur environnement et aussi de se reproduire.
Ils disparurent peu à peu, remplacés sur Terre par les robots désormais plus vivants que nous. Sous un soleil devenu entièrement bleu.
A la mort du dernier homme, sous une lueur froide, je me suis réveillé en sursaut.
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