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ISBN : 2092556185
Éditeur : Nathan (27/08/2015)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 363 notes)
Résumé :
Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts. Maintenant, il voit leurs fantômes un peu partout? peut-être qu'il devient fou ? Quand il sort de chez lui, terrifié, son chien Happy à ses côtés, il découvre une ville prise d'assaut par les rats et les goélands, et par des jeunes prêts à tuer tous ceux qui ne font pas partie de leur bande. Yannis se cache, réussit à échapper aux patrouilles, à manger... Mais à peine a-t-il retrouvé son meilleur ami ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (134) Voir plus Ajouter une critique
Saiwhisper
08 février 2016
"Yannis" est le troisième U4 auquel je me suis attaquée. (Il ne me manque que "Jules" pour connaître toute la saga.) Malheureusement, cette lecture ne m'a pas totalement comblée... Il faut dire que la moitié du récit de Yannis est presque entièrement dédiée à sa rencontre et à sa relation avec Stéphane. Je n'ai donc pas appris grand chose... Par ailleurs, je n'imaginais pas ce personnage comme ça (hanté par ses démons intérieurs et obligé de se protéger avec une double personnalité). Je m'attendais à autre chose... Avec du recul, j'ai remarqué que je pensais avoir cerné Yannis et je m'étais trompée. Cela m'a donc perturbée...
Yannis Cefaï est un adolescent qui a perdu sa famille à cause du virus U4 (virus qui a décimé plus de 90% de la population mondiale et où la plupart des survivants sont âgés de 15 à 18 ans). Déboussolé, le jeune homme n'a pas osé quitter son foyer. Les corps de ses parents et de sa petite sœur Camila sont encore dans le salon, en train de pourrir... La plupart de ses journées, Yannis les passe dans sa chambre, en compagnie de son chien Happy et de son ordinateur sur lequel il joue à WOT. Dans ce MMORPG, il incarne "Adrial" un chevalier "capable du meilleur comme du pire"... Un jour, Khronos, un maître du jeu, envoie un message à tous les joueurs en affirmant connaître un moyen de remonter dans le temps ! Pour cela, il faudra que tous les experts du jeu se retrouvent à Paris le soir du 24 décembre. Yannis quitte alors Marseille avec l'espoir de remonter le temps et d'empêcher la fin du monde...
Au début du roman, j'ai eu du mal avec le personnage de Yannis. Comme je l'ai dit précédemment, je ne le voyais pas ainsi. A travers les récits de Koridwen et de Stéphane, je l'imaginais fort, courageux, vif d'esprit, bien dans sa peau, ... Finalement, je me suis retrouvée face à un jeune homme perdu, chagriné, déboussolé et peu sûr de lui. Pour se protéger, se donner du courage ou effectuer des choses trop dures pour lui, il utilise une double personnalité : celle d'Adrial. Grâce à son personnage de WOT, il peut se battre sans crainte, traverser le salon, user de violence pour survivre, ... Cette idée est assez bonne et réaliste. En effet, il est bien probable qu'à force de s'emmurer dans un jeu vidéo en ligne, on finit par se prendre pour son avatar/personnage... Surtout si le monde autour de nous s'est effondré ! On se rattache à la seule chose qui existe encore... Cela dit, cette personnalité a été une véritable surprise pour moi. Les autres ouvrages ne faisaient pas référence à "Adrial" en temps que personnalité. J'ai donc pris une grosse claque sur mes idées préconçues.
L'autre gifle que j'ai prise est liée aux fantômes que voit notre cher protagoniste. A cause de l'horreur qu'il a vécu, de la solitude et de la perte de ses proches, il a sans arrêt des hallucinations. Il voit sa famille bouger autour de lui, caresser son chien, lui parler, ... Et c'est pire lorsqu'il tue par inadvertance une personne qui lui voulait du mal ! Aussitôt, il se voit hanter par le spectre de celui à qui il a ôté la vie. Ce dernier le blesse dans ses propos et le rend plus fou qu'il ne l'est...
Malgré ces deux côtés de sa personnalité, j'ai fini par m'attacher à Yannis. Il est le seul à avoir percé la carapace de Stéphane, un protagoniste que j'affectionne énormément (se référer à ma critique sur le tome de Stéphane : http://www.babelio.com/livres/Villeminot-U4--Stephane/733715/critiques/982885). Leur relation est vraiment tendue et pourrait être qualifiée de "je t'aime moi non plus". Pourtant, il est le seul à la comprendre, à encaisser sa froideur ou ses mots blessants, à la calmer, à lui pardonner, ... Même dans les bras d'une autre, il n'aura que la jeune femme en tête, tel un amoureux transi. J'avoue que si je n'avais pas lu "Stéphane" et apprécié son personnage, j'aurais traité Yannis de masochiste ! le pauvre en prend plein la figure mais ne démord pas...
Yannis est finalement un garçon loyal, sensible et courageux. Il n'a pas besoin d'Adrial pour être une bonne personne. Quoi qu'il arrive, il fait passer ses compagnons et son chien avant son bien-être. Bien qu'il aime la liberté, il est capable de prendre sur lui pour protéger les siens. Ainsi, si au début je n'étais pas convaincue par ce personnage torturé et hanté par ses démons intérieurs, j'ai fini par l'apprécier de nouveau et à le suivre dans ses péripéties avec plaisir.
Côté intrigue, j'ai été à la fois déçue et satisfaite. J'ai regretté le fait qu'à cause des autres lectures, je savais déjà presque tout. Hormis les émotions et les pensées de Yannis, je n'ai rien appris ou découvert. de plus, j'ai trouvé les chapitres hyper courts ! Or, je n'avais pas cette impression dans "Stéphane" ou "Koridwen". J'ai eu la sensation de passer à autre chose sans arrêt, de ne pas m'attarder sur des détails que j'aurais voulu connaître. Finalement, c'était comme s'il fallait vite que Yannis rencontre les trois autres personnages éponymes et tant pis pour le reste !... Bon, c'était pratique pour faire une pause dans ma lecture, j'en conviens, mais ce n'est pas ce que j'aurais voulu. J'avais l'impression que le rythme était moins soutenu qu'avec les deux filles et cela m'a déçue...
Hormis cela, j'ai été ravie de retrouver l'univers dystopique de la saga U4. le début est assez intriguant, notamment avec les gangs de jeunes armés qui proclament "l'heure du Grand Retournement". J'aurais souhaité que Yannis en sache plus sur ces groupes... Mais je comprends qu'il se soit enfui assez vite ! Ce qu'il va arriver à son ami RV est juste affreux... Et de l'horreur, notre jeune héros va en voir ! Comme dans toute dystopie, le comportement des survivants a évolué : l'Homme est devenu un loup pour l'Homme. Ainsi, les ados peuvent se mettre à piller, tuer ou violer pour leur simple plaisir ou survie. Cela entraîne des tensions et de la méfiance de la part de chaque personnage rencontré. Je n'étais donc pas étonnée lorsque Yannis arrive à Monosque pour rechercher quelqu'un qu'il a connu et pour combler sa soif. Ceux qui lui tombent dessus ont pensé au pire et se sont imaginé qu'il voulait empoisonner leur eau ! Ils souhaitaient alors le tuer "pour l'exemple"... le pauvre Yannis a dû se surpasser pour leur échapper et survivre. Cela a également été le cas dans le R-Point et plus tard dans son voyage...
L'ambiance de la saga était donc toujours là et cela m'a plu. le tome "Yannis" m'a donc autant séduite que déçue. Pour le moment, c'est le volume que j'aime le moins, mais cela ne veut pas dire que je l'ai détesté, bien au contraire ! Peut-être ma vision aurait été différente si j'avais commencé par lui avant de m'attaquer aux autres... C'est ce qui fait la force de cette saga : notre perception diffère selon les livres par lesquels on a commencé ! En tout cas, j'ai hâte de retrouver Yannis, Happy, Kori et Stéphane à travers "Jules" que je compte me procurer très prochainement... E. C.
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Hyelana
18 septembre 2015
U4 est le nom d'un virus (U pour Utrecht qui est la ville des Pays-Bas dans laquelle il est apparu, et 4 pour "4ème génération"). Ce virus a décimé plus de 90% de la population mondiale et quasiment la totalité des survivants sont des adolescents âgés de 15 à 18 ans.
WOT est un MMORPG (jeu vidéo en ligne), avant que ses serveurs ne se déconnectent, le maître du jeu, Khronos, dit connaître le moyen de remontrer le temps, il a envoyé un message à ses joueurs, ils doivent se retrouver sous la plus vieille horloge de Paris le 24 décembre à minuit pour retourner dans le passé et empêcher cette catastrophe.
Pour ce tome-ci, on suit Yannis qui habite à Marseille et qui a perdu toute sa famille, tout comme Koridwen.
Le cheminement est plus ou moins le même, face aux dangers qu'il rencontre dans sa ville, Yannis décide de se rendre à Paris, car il n'a rien à perdre et que Khronos représente son dernier espoir d'un monde meilleur.
Il ne fait pas vraiment son chemin tout seul car il est en permanence accompagné des fantômes de ses parents et de sa soeur, et au fur et à mesure il sera accompagné par toutes les personnes qu'il aura vu mourir sur son chemin.
Sa première grande étape est Lyon. Il y rencontrera François, Marco et Stéphane qui l'accompagneront, pas toujours de bon gré, jusqu'à Paris.
Une fois à Paris, son chemin croise également celui de Koridwen et de Jules.
J'ai beaucoup plus aimé ce tome-ci que celui de Koridwen. J'ai trouvé que l'écriture et l'aventure étaient plus riche dans celui-ci. Je me suis vraiment sentie très proche de Yannis et j'ai trouvé que tout dans ses périples était cohérent. L'avantage que ce tome a eu c'est, en ayant déjà lu celui de Koridwen, qu'il enrichit énormément l'histoire. Contrairement à ce à quoi on pourrait s'attendre, l'histoire est complètement différente, et même si leurs chemins se croisent, ils suivent des directions qui ne sont pas les mêmes, et donc leur "fin" n'est pas la même non plus. J'ai vraiment beaucoup (mais beaucoup) apprécié ma lecture et j'en attends autant pour les prochains tomes.
J'ai beaucoup de curiosité pour le tome de Jules car malgré deux autres livres déjà lus, on en apprend très peu sur lui et j'ai hâte de voir ce que ce personnage cache. En ce qui concerne Stéphane, j'ai moins d'engouement, premièrement parce que dans ces deux tomes, son personnage ne m'a pas trop emballé et parce qu'on la suite tout de même pas mal dans le tome de Yannis, donc j'ai peur de m'ennuyer. Mais si le jeu est bien joué et si c'est bien écrit, je pense que cette impression peut être détrompée.
En tout cas pour moi ce sont 5 étoiles pour Yannis ! Et elles sont amplement méritées. Un grand bravo à Florence Hinckel.
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Amaranth
24 octobre 2015
Je sors de la lecture de Yannis plus mitigée qu'après celle de Stéphane. J'avais des attentes précises concernant ce roman, et elles n'ont pas toutes été comblées. En effet, dans Stéphane, je n'avais pas vraiment accroché avec le personnage de Yannis, qui m'avait semblé trop « serein », trop lisse. Et sur ce point-là, la lecture du tome lui étant consacré m'a surprise, mais ne m'a pas aidée à mieux cerner le personnage. Mon autre attente concernait principalement les « trous » que ce tome pouvait combler par rapport à celui de Stéphane. Par là, je veux non seulement parler des séquences où Stéphane et Yannis sont séparés, mais aussi des pensées de Yannis, sa façon d'appréhender et comprendre les événements vécus ensembles. Et là, je me suis souvent dit que la lecture de Stéphane avait amplement suffit à saisir ces passages. Beaucoup de ce qu'on nous raconte est sous-entendu dans Stéphane (et heureusement : il ne faut pas que ça sorte de nulle part!) mais il m'a manqué parfois un peu de détails.
Pour en revenir au personnage, j'ai eu du mal tout au long du livre à le cerner, et à m'attacher à lui. Il y a pourtant des aspects intéressants. Tout d'abord, sa « double personnalité » Yannis-Adrial est une bonne idée. Mais je trouve qu'on la laisse rapidement de côté, à partir du moment où il commence à en avoir peur (et donc au moment où ça commençait à devenir intéressant). Son rapport à la violence n'est pas vraiment clair non plus, pas toujours cohérent, et m'a franchement agacée. En effet, sa propre violence l'effraie, mais celle des autres le dégoûte carrément, même dans les situations où elle est nécessaire. Je l'ai trouvé souvent dans le jugement, par rapport à Stéphane, qui elle-même se bat face à sa propre violence, alors qu'il aurait pu au contraire la comprendre, puisque lui aussi au début a ressenti son appel. Mais par la suite, Adrial, la violence, disparaissent complètement de son être, selon son point de vue, et il devient très « bien pensant ». Mais en même temps, il a souvent des accès de colère face à Stéphane, mais qu'il cache (ce qui n'est pas vraiment plus sain). Il a des réactions parfois peu cohérentes ; par exemple Difficile de savoir ce qu'il veut. Il est souvent agacé par Stéphane, qui est, c'est vrai, dure et cynique, mais sans réellement chercher à comprendre sa façon d'agir (ce qui m'a assez déçue de lui, je dois dire). Et j'ai trouvé ses réactions plutôt immatures. Il est très impulsif, et beaucoup plus irréfléchi que ce qui transparaissait à travers le regard de Stéphane.
Autre point qui m'a un peu déçue : les fantômes. Je m'attendais à ce qu'ils aient plus d'importance, à des questionnements, des ressentis plus profonds de la part de Yannis (de la peur, peut-être, l'impression de devenir fou, de la douleur, de l'apaisement : ils sont évoqués, mais prennent peu de place dans l'histoire et l'évolution du personnage). Finalement, ils servent presque d'éléments décoratifs, parfois, et on a pas réellement plus d'information que ce qui est déjà décrit dans Stéphane.
Certains personnages sont moins développés dans ce tome (Marco, qui n'est vraiment pas présenté sous son meilleur jour), mais d'autres beaucoup plus : François, auquel j'ai pu cette fois m'attacher alors qu'il m'avait semblé très transparent dans Stéphane, Koridwen aussi (qui décidément ne m'inspire pas).
Pour l'histoire, elle est très semblable à celle de Stéphane (évidemment), donc ça diminue le suspense. Mais il y a tout de même de nouveaux éléments.
Je me rends compte que j'ai été un peu dure dans ma critique, car finalement Yannis est un vrai complément à Stéphane, et apporte un autre point de vue intéressant. Au bout du compte, Yannis, tout comme Stéphane et les autres, n'est qu'un gamin qui tente de faire du mieux qu'il peut dans un monde qui s'écroule. La fin, à travers lui, est d'ailleurs très jolie. Le principal problème du livre est qu'il est passé après Stéphane, qui m'a vraiment touché ; que j'avais trouvé dur et beau, avec une héroïne à la fois forte et fragile. Yannis a ses propres défauts, ainsi que ses qualités. Le livre, comme le personnage.
Je remercie Babelio et les Editions Nathan de m'avoir permis de découvrir cette belle aventure qu'est U4. Un beau projet à côté duquel il aurait dommage de passer.
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stokely
04 novembre 2016
J'ai retrouvé avec grand plaisir les adolescents de U4 Yannis, Jules, Koridwen et Stéphane.
Dans celui-ci on suit plus particulièrement Yannis Cédaï car l'histoire est raconté de son point de vue, on suit Yannis et son chien Happy. J'ai eu peur au début de ne pas adhérer au style d'un nouvel auteur car j'avais beaucoup aimé Stéphane écrit par Vincent Villeminot. Mais l'écriture est vraiment très semblable ce qui ne chamboule pas tellement le lecteur, cependant l'effet de surprise est moindre pour certains passage par exemple Yannis part de Marseille mais en remontant sur Lyon il croise la route de Stéphane et donc pour moi qui est déja lu Stéphane certains passages sont plus prévisible (car déjà raconté d'un autre point de vue).
Il y a toujours les dates avant le compte à rebours du 24 Décembre, il n'y a pas de temps mort, la lecture est vraiment très fluide et j'ai hâte de lire les deux opus qui me manquent Koridwen et Jules afin de retrouver tous ces personnages. Et pourtant la littérature jeunesse post-apocalyptique ne m'a guère emballé avant la série U4.

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girafe83500
16 janvier 2016
J'ai commencé l'aventure par lire en premier Yannis auquel je vais mettre quatre étoiles malgré deux bémols que j'ai trouvé à cet épisode :
- le livre m'a vraiment trop fait penser à Réseaux(X) et j'ai eu peur que U4 n'en soit qu'une pâle copie. Yannis faisait vaguement penser à Nada2, la structure du roman quasi semblable. Réseau(x) méritait cinq étoiles difficile de faire mieux en partant d'un concept déjà utilisé brillamment.
- Les fantômes de Yannis prenant de plus en plus de place au cours du roman sans apporter un intérêt quelconque à l'histoire.
Toutefois, le lecteur arrive à passer outre ces deux handicaps car l'écriture est habile, rythmée et entraîne le lecteur très rapidement dans l'histoire. le personnage est intéressant malgré son manque d'audace en fin de parcours. Un livre qui sait montrer la jeunesse sous un aspect positif et sans misérabilisme. On arrive à s'attacher aux personnages avec leurs qualités et leurs défauts.
A souhaiter : que U4 ne soit pas un jour une réalité !
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Les critiques presse (1)
Ricochet26 août 2015
Il est fascinant de voir non seulement l'écriture, mais aussi les idées et les sensibilités différentes des auteurs se développer sur un même sujet.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
ktylauneyktylauney16 septembre 2015
Elle me lance un regard aussi acéré qu’un poignard, pourtant c’est pour son bien que je dis ça. Si elle bouge trop, je risque de la pincer, ou de serrer trop fort… Alors que je m’affaire, je détaille « l’ennemie » malgré moi. Je suis particulièrement fasciné par ses lèvres. On dirait des cerises posées dans un pot de crème fraîche où l’on aurait fait tomber en pluie de minuscules billes de sucre roux. J’effleure du regard les formes de son corps, mais j’en rougis la seconde suivante, avant d’être attiré par les quelques mèches de cheveux auburn échappées du bonnet noir.
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orbeorbe28 juillet 2015
La sécurité ! Ils n'ont que ça à nous vendre ! Et quelle sécurité...Je me sens beaucoup mieux ici, sur ce vélo, avec mes amis, libre d'aller où ça me chante, même dans ce paysage d'apocalypse, plutôt que dans un R-point surpeuplé aux règles strictes.
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CielvariableCielvariable02 avril 2016
J’ai des moments d’abattement. Des absences après lesquelles je ne sais plus du tout à quoi j’ai pensé. Quand je reprends enfin mes esprits, je crois dans le même temps avoir définitivement perdu la raison : une girafe marche sur la route.
Elle est là, immense, se découpant sur le ciel d’azur, se frayant tranquillement un chemin entre les voitures. Elle est majestueuse. Digne. Impressionnante de sérénité, presque dédaigneuse. Je pense à ce zoo entre Aix et Salon, j’y étais allé avec ma classe en CE1. J’avais vu un girafon qui m’avait fait fondre. Si ça se trouve c’est lui, ce bébé-là, devenu grand et échappé de sa cage. L’apocalypse qui a foudroyé les humains rend le monde aux animaux.
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MissPerleMissPerle20 octobre 2015
- Je te sens en quête de quelque chose que tu ignores toi-même. Toi, peut-être. Mais tu sais, on ne se trouve pas en réalité. On se construit. Il suffit d'avoir une image de soi-même à atteindre. Sais-tu qui tu veux devenir ?
- C'est que... Devenir ? Après tous ces morts ?
- Oui. Tu es là. Je suis là. Le soleil brille dehors et l'herbe poussera encore au printemps. Ce n'est donc pas la fin du monde.
- Mais c'est la fin du monde.
- Tu as raison. Mais au cours d'une vie, on connaît la fin de plusieurs mondes, tu sais. Le plus difficile, c'est de survivre en restant digne.
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LineloLinelo25 juillet 2015
- Qui te manque le plus ? je demande soudain, en relevant le nez de la boîte de conserve.

Prise par surprise, elle me foudroie d'abord du regard, puis se détend et sourit, en hochant doucement la tête.

- La personne qui me manque le plus, c'est ... mon père, finit-elle par dire.

- Je comprends. Mes parents me manquent atrocement. C'est peut-être idiot, ce que je vais dire, mais ça me réconforte qu'on ait tous les même blessure. Qu'on soit tous orphelins. Ca nous fait une raison de survivre, ensemble.
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