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ISBN : 2351782151
Éditeur : Gallmeister (02/05/2019)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
BillDOE
  05 mai 2019
Frère Richard Weatherford est pasteur dans une petite ville de l'Arkansas, marié, cinq gosses, bien sous tout rapport. Sauf que… (Car sinon le roman de Jake Hinkson serait aussi passionnant que le bottin de la Picardie)… Sauf que ce cher pasteur a un secret qui risque de lui couter 30000 dollars s'il ne veut pas qu'il soit révélé et ainsi, voir sa réputation s'envoler vers les derniers cercles de l'enfer et sa petite vie tranquille céder la place à un lynchage en place publique par la vindicte populaire.
La morale de cette histoire est inattendue et les voies du Seigneur sont effectivement impénétrables. « Au nom du bien » est un bon roman à la construction originale et dont la lecture est vraiment plaisante.
Traduction limpide de Sophie Aslanides
Commenter  J’apprécie          550
JIEMDE
  10 mai 2019
24 heures dans la vie d'un prêtre, et quel prêtre !
Richard Weatherford est le pasteur de Stock, petite ville des Ozarks dans le nord de l'Arkansas. Avec sa femme Penny, ils sont les références de leurs ouailles et « jouent » à guider leurs vies dans ce bout d'Amérique conservatrice qui s'apprête à voter Trump. Bon, on l'aime moyennement, mais il défend quand même nos valeurs... Alcool, sexe, enfants, TV, fréquentations… C'est facile, tout est réglé par la religion et Frère Richard est là pour rappeler le chemin aux quelques brebis que le malin tenterait. Douter oui, mais pas longtemps.
Sauf qu'un moment d'égarement de Frère Richard va venir fracasser ce fragile château de cartes a priori bien ordonné, plongeant en l'espace d'une journée le prêtre et sa communauté dans le doute puis le chaos total. Vengeance, chantage, parjure, baston, incendies, crimes… L'heure de l'addition a sonné pour Richard, devenu le symbole de cette hypocrisie puritaine et sclérosante d'un autre temps !
« Quelle merde cet endroit. Il est le roi des hypocrites. Il est leur grand héros et regarde ce qu'il est. Juste un gros menteur. » … « Il va nous payer. Il va nous payer ce qu'il nous doit. Il va nous payer ce que ces connards nous doivent. »
Une fois de plus, Jake Hinkson démontre dans Au nom du bien – joliment traduit par Sophie Aslanides – sa totale maîtrise du noir. Après les superbes L'enfer de Church Street et Sans lendemain, il continue à explorer les effets de la religion du côté le moins brillant de la médaille, plongeant ses personnages particulièrement travaillés – Brian l'entrepreneur looseur, Tommy le parrain parvenu, Gary et Sarabeth les amoureux rêvant d'ailleurs et enfin Penny, faux pantin qui se découvre une âme et un cerveau – dans un tourbillon de questionnements, introspections, remises en cause, le tout dans un rythme de métronome.
C'est noir, c'est drôle, c'est brillant !
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Commenter  J’apprécie          362
Stockard
  05 juillet 2019
Pasteur dans un bled paumé de l'Arkansas, Richard Weatherford a bien du mal à concilier foi et famille avec ses penchants crypto-impies. Malgré tout, ça marche pas trop mal pour lui. Depuis des années et au prix d'efforts monstres, l'hérésiarque réussit à peu près à faire taire ses tendances pas très catholiques. Enfin, réussissait plutôt jusqu'à ce qu'il rencontre Gary Doane, le loser du coin pour qui les insultes homophobes de la cour de récré persistent à résonner dans sa vie de jeune adulte et qui ne met pas des lunes à percer à jour la vraie nature du Révérend (nous apportant dans la foulée la preuve que le gaydar, à l'instar d'El Chupacabra, existe peut-être !)
Pas de mal avec un tel postulat de départ à imaginer comment Gary va avoir l'idée de faire cracher le cureton au bassinet après l'avoir fait cracher d'une façon toute différente.
Un plan démoniaque qui se déroule comme prévu ou presque puisque frère Weatherford n'ayant pas la somme d'argent exigée à disposition, les 24 heures de battante qu'il obtient pour la dégoter vont le plonger lui, sa famille et quelques brebis égarées du coin dans des remous gadouilleux dont certains n'auront plus l'occasion de sortir.
Au nom du Bien ou l'inéluctable chute d'un homme d'église. Non, pas tout à fait. C'est oublier un peu vite les ressources insoupçonnées qu'un être humain est capable de puiser quand on le menace d'annihiler son monde et pour Richard Weatherford il s'agit non seulement de son monde terrestre, sa famille et sa réputation mais aussi de son billet d'entrée pour le royaume des cieux qu'il croyait jusque là largement acquis.
Mais dans ce petit patelin pro-Trump dont les seules fleurs poussant dans les jardin sont les pancartes vantant la politique de l'agent orange, tout est toujours possible et Jake Hinkson, familier des revirements de situations inattendus nous sert comme à son habitude un petit noir bien serré qu'on serait bien mal inspiré de refuser.
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alexb27
  18 juillet 2019
Au nom du bien ou les tribulations d'un pasteur pas très "catholique". Frère Richard, marié à Penny et père de 5 enfants prêche avec ardeur dans une petite ville de l'Arkansas dont il est l'un des piliers. Il aime son métier, sa famille... et les garçons, particulièrement Gary, un jeune homme un peu paumé avec lequel il a fauté et qui lui réclame 30000 dollars en échange de son silence. Cette demande va être le début d'un week-end mouvementé pour le pasteur (et son entourage)...Un roman choral que j'ai lu un sourire aux lèvres (un rictus parfois tant certains propos sont déplaisants ) , et qui dénonce avec efficacité l'hypocrisie de l'Amérique de Trump. J'ai adoré l'écriture fluide, l'intrigue sans temps mort et l'ironie de l'histoire. Un super moment de lecture !
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Asmostark
  12 août 2019
Au nom du bien - Jake Hinkson
Traduction : Sophie Aslanides @editions_gallmeister
Pasteur respecté d'une petite ville de l'Arkansas, Richard Weatherford n'en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu'il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et - surtout - à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s'effondrer, le pasteur n'a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage.
Jake Hinkson signe un nouveau roman épatant où se mêle une fois encore crime et religion.
Le pasteur Richard Weatherford est un personnage détestable, égoïste, égocentrique, hypocrite qui règne en maître sur sa famille et son église. Victime de chantage il ne reculera devant rien pour se sortir de cette histoire sans que sa réputation n'en souffre quitte à manipuler et à se servir d'autres personnes pour arriver à ses fins. Chaque chapitre correspond à un personnage (Le pasteur, Penny sa femme, Gary le maître-chanteur, Sarabeth sa petite amie, et Brian looser sur la paille) et est écrit à la première personne, un point que j'ai beaucoup aimé. Chacun va devoir faire des choix, prendre des décisions qui vont tous les mener à un point de non retour.
Jake Hinkson dénonce l'hypocrisie qui se cache derrière ces hommes respectables de l'Amérique bien pensante et nous offre un roman noir cynique et savoureux qui se lit d'une traite.
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critiques presse (1)
Telerama   30 juillet 2019
Admirateur de Flannery O’Connor et de Jim Thompson, Hinkson livre un texte polyphonique, radicalement noir, portrait au tranchoir d’une petite communauté étouffante, prisonnière de valeurs hypocrites et d’une morale d’un autre âge.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
loup0loup0   13 août 2019
Johnny, qui boude depuis que je l’ai réprimandé tout à l’heure, se déride un peu sur le sujet de la science et y perçoit une manière de revenir dans mes bonnes grâces.
— Papa, comment c’est possible qu’il y ait des gens qui pensent qu’on descend des singes ?
— Je ne sais pas, mon fils. Hitler a dit que si on veut que les gens croient un mensonge, il suffit de le répéter sans arrêt. Les anticléricaux ne cessent de répéter leur discours sur l’évolution et les gens l’acceptent sans le remettre en question. Ils entendent des hommes instruits avec des diplômes impressionnants qui pérorent sur les singes, les fossiles, que sais-je d’autre, et ils se disent : “Bon, je n’y comprends rien, mais je suppose que ça doit être vrai si ces types intelligents le croient.”
Johnny secoue la tête de façon théâtrale et se tourne vers sa petite sœur pour lui dire :
— Les singes…
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loup0loup0   13 août 2019
Je suis Richard Howard Weatherford. Je suis le mari de Penelope. Le père de Matthew, Mark, Mary, Johnny et Ruth.
Je suis le pasteur de la First Baptist Church de Stock, dans
l’Arkansas. Je suis un chrétien. Je suis un homme de Dieu.

Ce que je ne suis pas, c’est un homosexuel. Cela n’existe
pas, les homosexuels. Le concept de l’identité gay est un
mensonge du diable, fondé sur l’idée fausse que l’homosexualité est un état de l’être. Si les homosexuels existent, alors Dieu a dû créer les homosexuels ; donc, non, il ne peut pas y avoir d’homosexuels. Il n’y a que des actes homosexuels, et on peut choisir ou non de commettre ces actes.
+ Lire la suite
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loup0loup0   13 août 2019
Mais c’est comme ça. Quand on commence à devenir vieux, il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Et une fois qu’on commence à devenir vraiment vieux, c’est dix trucs différents. Je suis tellement fracassé maintenant que j’ai du mal à me souvenir du temps où j’avais l’impression d’être en un seul morceau.
— Est-ce que tu en parles dans tes prières ?
— Oh, le Seigneur a mieux à faire que de penser à mon vieux corps tout cabossé. Je deviens vieux, c’est tout. Pas besoin d’emmerder Dieu avec ça.
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loup0loup0   13 août 2019
Je me souviens qu’ils ont assisté à ma série d’études bibliques sur huit semaines intitulée “Le plan de Dieu pour vous aider à gagner de l’argent”. Parce que la contribution de l’Amérique à la pensée chrétienne réside dans l’idée qu’un dieu qui ne vous promet pas de vous rendre riche n’est pas un dieu qui mérite d’être servi, et que la réalité est qu’une partie de ma paroisse ne pense à la vie – même à la vie chrétienne – qu’en termes matériels.
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loup0loup0   13 août 2019
Je secoue la tête, incapable de penser aux ramifications plus vastes de ce que je suis en train de faire. Je n’en ai simplement pas le temps. Je suis en train de me noyer, et les hommes qui se noient n’appellent pas Dieu au secours. Ils luttent pour trouver de l’air.
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Videos de Jake Hinkson (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jake Hinkson
L?action se déroule sur une journée, un samedi de Pâques. Tôt le matin, la foudre s?abat sur Richard Weatherford, pasteur respecté d?une petite communauté de l?Arkansas. Son jeune amant vient lui réclamer le prix de son silence : 30 000 dollars. Marié, cinq enfants, prêcheur intégriste, toujours prompt à invoquer la figure de Satan pour stigmatiser les homosexuels, embarqué dans une croisade pour la prohibition de l?alcool, Richard va tout faire pour préserver la façade de respectabilité qu?il a patiemment construite. A n?importe quel prix. Au nom du bien. Au bout de ce samedi noir, la petite ville sera à feu et à sang, mais Richard Weatherford aura réussi à sauver sa réputation?
Fils d?un prêcheur baptiste, Jake Hinkson continue à régler ses comptes. Après L?Enfer de Church Street et Sans lendemain, Au nom du bien enfonce le clou avec une rage jouissive. Admirateur de Flannery O?Connor et de Jim Thompson, Hinkson livre un texte polyphonique, radicalement noir, portrait au tranchoir d?une petite communauté étouffante, prisonnière de valeurs hypocrites et d?une morale d?un autre âge. En bon auteur du Sud, il pousse le jeu jusqu?à son paroxysme. La fin, qui se déroule un an plus tard et montre le pasteur dans son prêche de Pâques, droit devant l?armée des âmes bien pensantes, est un monument de cynisme ravageur. Entre-temps, Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche. Michel Abescat Dry County, traduit de l?anglais (Etats-Unis) par Sophie Aslanides, éd. Gallmeister, 320 p., 22,60 ?.
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