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ISBN : 2351781023
Éditeur : Gallmeister (30/11/-1)

Note moyenne : 2.93/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Les choses ont vraiment mal tourné quand Eliot s’est suicidé. Ou plutôt quand il a raté son suicide. Car après avoir été mort pendant trois minutes, le voici ramené à la vie, sans avenir mais avec tous ses souvenirs. Et cette jeune infirmière un peu étrange qui prend soin de lui. Il n’a toujours rien à perdre alors pourquoi ne pas faire un bout de chemin avec elle, quitte à finir dans une impasse. Et vu les fréquentations de cette fille, il faut s’attendre au pire.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Renod
  05 septembre 2016
Trois minutes. Elliot est mort pendant trois minutes, le temps que les urgentistes le réaniment. L'homme s'est introduit dans la salle de bain de son ex épouse et a avalé un flacon de pilules pour mettre fin à ses jours. Il ne souhaite pas exprimer les raisons qui ont motivées son geste. Dans sa chambre d'hôpital, il sympathise avec une infirmière nommée Felicia. Elle le convie chez elle à sa sortie d'hôpital mais la situation va vite dégénérer quand il va rencontrer les amis de la jeune femme. Après l'expérience de la mort, l'ancien pasteur va devoir affronter de nouvelles péripéties, un véritable chemin de croix.
Si certaines scènes sont marquantes par leur violence, l'intrigue est relativement simple. le roman puise sa force dans la symbolique religieuse. Le livre débute par une résurrection. le chiffre trois, omniprésent dans le récit (un personnage est même surnommé « Three »), renvoie à la Trinité. Le méchant de l'histoire se nomme Stan (Satan ?) et considère que plus le péché est grand, plus le salut est formidable. La rédemption et la miséricorde sont au coeur du roman. Malgré cela, le résultat est décevant, quelque chose ne fonctionne pas dans « l'homme posthume ». Le roman m'a semblé inachevé et au final, sa principale qualité est d'être court.
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encoredunoir
  01 mars 2016
Jake Hinkson fait partie avec Benjamin Whitmer et S. Craig Zahler des auteurs qui ont ouvert la collection NeoNoir l'an dernier. Son Enfer de Church Street avait alors séduit et l'on attendait avec curiosité son deuxième roman.
Ce nouveau livre d'Hinkson résonne avec le premier. On est de nouveau à Little Rock, Arkansas, et là encore le personnage principal – que l'on peinerait à qualifier de héros – est un pasteur repenti qui va tremper dans une sale affaire. Elliot a tenté de se suicider et a presque réussi. Il est mort pendant trois minutes. Après cette expérience et un retour à la vie qu'il ne désire pas vraiment, il a tôt fait de se lier avec Felicia, l'infirmière. Sauf que Felicia est en affaires avec un trio aussi bête que dangereux constitué d'une paire de jumeaux – un muet inquiétant et un flic pourri – et de l'effrayant Stan the Man. Coincé mais sans plus rien à perdre, Elliot se trouve donc embringué dans le plan foireux de cette drôle d'équipe.
Il y a dans le personnage d'Elliot, suicidé raté mais déjà mort quelque chose d'incontestablement intéressant. Et la façon dont, comme un cadavre flottant, il se laisse porter par le courant jusqu'au moment où il va décider de prendre une autre direction et, d'une certaine manière, revenir à la vie est l'argument principal qui plaide en faveur du roman de Jake Hinkson.
Toutefois, les personnages qui évoluent autour de lui – à l'exception peut-être de l'étonnante fille du responsable de la décharge dont Elliot va avoir l'occasion de croiser le chemin – ont bien moins de relief et de complexité. Felicia, les jumeaux, Stan the Man, sont des archétypes de seconds rôles et de méchants tandis que l'histoire de braquage peine à tenir le livre, ce qui explique certainement sa relative brièveté (165 pages).
Bien fichu, proposant quelques scènes marquantes – on pense en particulier au passage dans la décharge ou au découpage de corps – L'homme posthume peine cependant à s'extraire du commun des romans noirs. Il n'y a certes pas de gros défauts, l'écriture est agréable et on lit cette histoire sans déplaisir, mais tout cela reste banal. Manque l'étincelle qui pourrait en faire un roman véritablement original. Une petite déception.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Sharon
  12 mars 2016
Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, c'est ainsi que je voudrai qualifier le second roman que je lis de Jake Hinkson. L'action, comme dans son premier roman, se situe en Arkansas. Comme dans son premier roman, son héros est un ancien pasteur. Il a tenté de se suicider, il a presque réussi : il est mort pendant trois minutes. Revenu à la vie, par la grâce d'une infirmière à l'étoile noire prénommée Félicia – et non par celle d'une autre infirmière qui lui assène des vérités qu'il a lui-même asséner pendant des années, Eliot commence une nouvelle vie. Et, dans les pages d'un roman noir américain, cette nouvelle vie n'a rien à voir avec une quête de rédemption, plutôt vers une nouvelle chute – au sens propre comme au sens figuré.
D'ailleurs, sommes-nous encore dans notre monde ? Oui, si nous suivons la succession d'aventures sanglantes que vit Eliot. Ce n'est pas une main tendue qu'il l'aide à revenir à la vie, c'est un homme imprévisible, qu'aucun péché n'effraie, un homme qui a une interprétation très personnelle de la religion chrétienne – aux risques et périls de ceux qui côtoient sa route. Stan, dont le nom me rappelle une chanson d'Eminem, a tout de l'ange gardien déchu – celui qui emmène tout droit vers l'Enfer.
Sauf que l'Enfer, un Enfer personnel qu'il s'est construit lui-même, Eliot y est déjà. Son métier de pasteur – parce que c'est un métier, qui nécessité un vrai travail, une vraie maîtrise de la parole et des sermons, plus qu'une vocation dirait-on – ne l'a pas empêché d'y entrer, bien au contraire. En sortira-t-il ? Comment en sortira-t-il ? Ce roman n'apporte pas de réponse définitive, à chacun d'interpréter son intrigue et son dénouement.
Jake Hinkson : un auteur à suivre, définitivement.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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LeaTouchBook
  12 mars 2016
Je me suis précipitée en librairie pour la sortie du deuxième roman de Jake Hinkson dans la superbe collection Neo Noir des éditions Gallmeister, qu'en ai-je pensé ?
A mes yeux il y a deux parties dans ce livre. Une première partie un peu "simple" qui manque d'originalité et de profondeur et une deuxième partie vraiment géniale. Et je fais partie des lecteurs qui sont capables d'oublier les points mitigés pour me concentrer essentiellement sur ce que j'ai adoré. Alors vous êtes prêt ?
Passons de côté les personnages de Stan the Man qui est un méchant qui manque de charisme mais pas de cruauté, ou encore celui de Felicia qui était prometteur avant de tomber dans la caricature de femme perdue. Parlons plutôt des deux autres et excellents personnages et plus particulièrement d'un... Tout d'abord le personnage central Elliott : un jeune homme complètement déboussolé, prêt à mourir car il n'a plus aucune raison d'avancer. J'ai aimé sa volonté de ne pas juger autrui, de vouloir aider, d'aller au-delà de sa peur, c'est vers la deuxième partie du roman qui se révèle très intéressant.
En effet à part la question de savoir qui allait survivre à la fin de ce périple, je n'étais pas fascinée par le crime perpétré par la petite troupe. L'intérêt n'est pas là, il est de savoir ce qui a amené cet anti-héro à vouloir se suicider : c'est l'Homme posthume qui est mort trois minutes et revient à la vie mais que va t-il faire de cette deuxième chance ? A côté de lui arrive page 109 un petit bout de femme (d'adolescente plutôt) que je ne risque pas d'oublier...
Three à l'image de Wendy dans le roman Pike de Whitmer est vraiment le genre de personnages que j'ADORE dans les romans noirs américains. J'aurais aimé d'ailleurs qu'elle ait une place plus importante dans l'histoire ou alors je souhaite de tout mon coeur la revoir dans un autre roman de l'auteur. Dès que je rencontre un être littéraire comme Three je suis sous le charme et rien que pour cette adolescente ce roman noir mérite d'être lu !
En définitive, avec un personnage comme Three et une fin comme celle que nous réserve Jake Hinkson, je conseille ce livre pour les mordus du genre !

Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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famillemartinet
  13 mars 2016
Ce n'est qu'après avoir lu L'enfer de Church Street,son 1er roman en vf, que j'ai appris que Jake Hinkson avait rompu la tradition familiale en ne se consacrant pas à la religion comme son père,son frère ou son oncle. Mais avoir baigné dans cet environnement pendant près de 30 ans laisse des traces et pour son 2ième roman Jake Hinkson nous ramène une nouvelle fois à Little Rock dans l'Arkansas et surtout à la religion.
Elliott,pasteur plus que contrarié, décide de mettre fin à ses jours.Amené à l'hôpital il meurt,son dernier regard accroche le tatouage en forme d'étoile de Félicia une infirmière. Il meurt mais est ramené à la vie au bout de 3 minutes. Là ce n'est plus seulement son regard qui s'accroche à Félicia,c'est lui tout entier et il se retrouve très rapidement embarqué dans une histoire de braquage qui sent immédiatement le plan galère.
une histoire moins loufoque,mais sans doute plus personnel, que le précédent et dont la brièveté,environ 160 pages, ne laissait pas supposer 2 parties aussi distinctes. Une 1ère partie où l'on nous présente les participants du casse et où surtout Jake Hinkson,à travers les échanges entre Elliott et Stan the Man, règle ses comptes avec la religion et une 2ième où de nouveaux personnages arrivent et dont le dénouement très ouvert pourrait en frustrer quelques uns.
Un bon roman,agréable à lire, il manque néanmoins un tout petit quelque chose pour que cet homme posthume marque vraiment les esprits
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   02 septembre 2016
Sorti des ténèbres, quelque chose me perfora le visage.
J’essayai d’attraper l’objet, de l’arracher, mais je ne parvins pas à le saisir. Une femme cria :
- Son bras n’est pas attaché…
Une violente lumière rouge lacéra le haut des ténèbres, qui s’écartèrent comme une peau qu’on arrache. Loin au-dessus de moi, un trou rouge s’ouvrit.
Je tentai de parler, mais mon corps ne paraissait pas relié à ma tête. Je ne voyais rien, je n’entendais pas bien, je n’arrivais pas à faire fonctionner mes bras. J’étais conscient qu’autour de moi il y avait du mouvement, des éclats lumineux et des paroles, mais impossible de trouver ma voix.
La lumière rouge devint plus violente encore, plus proche, et des taches noires se mirent à fuser. Les ténèbres environnantes tremblèrent.
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CielvariableCielvariable   26 février 2019
- C'était un autre... moi. Qui date d'un an au moins. J'oublie. J'ai du mal à me rendre compte du temps qui passe. Mais ça fait un moment que je n'ai pas prêché.
- Eh bien, on ne voit pas tant que ça des pasteurs qui essaient de se donner la mort.
- Vous savez que j'ai besoin d'argent. Peut-être que vous aussi, je ne sais pas. Il y a de l'argent à se faire, si vous voulez.
- L'enfer brûlant de l'Arkansas en août avait atteint son apogée quelques heures auparavant. Tandis que le jour épuisé se dissolvait mollement dans le crépuscule, la chaleur continuait à s'accrocher à l'air comme un mauvais souvenir de la brutalité du soleil.
- Je me levais pour suivre Stan et pris une profonde inspiration–la première d'Elliot Stilling, Criminel Professionnel, me dis-je surpris.
- Il avait l'air dur, ce nouvel Elliot. Fatigué, sale. Il avait aidé à voler un camion. Un homme était peut-être mort à cause de lui.
- Mais je besogne jour après jour, depuis des années maintenant, collectionnant tous les péchés que je peux.
- C'est assez pour nous faire penser que Dieu s'est complètement détourné de nous, n'est-ce pas ?
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RenodRenod   05 septembre 2016
(...) je ressentis une vraie peur au fond de mes tripes. Commettre un crime, avais-je découvert, n’était pas si effrayant. Essayer de ne pas se faire prendre, par contre, était terrifiant.
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CielvariableCielvariable   26 février 2019
Dans le couloir, je gardai la tête baissée, absorbé dans la lecture de l’annuaire, levant les yeux juste assez souvent pour trouver mon chemin. Mon pari était que je parviendrais à me mêler à la foule des visiteurs dans le hall, mais il n’y avait pas vraiment de foule.

Pourtant, personne ne me dérangea. Arrivé au bout du couloir, je passai avec précaution devant le poste des infirmières ; elles étaient toutes deux occupées à extraire une cartouche de l’imprimante hors d’usage qui se trouvait sous le bureau. Je me dirigeai vers la sortie. J’y étais presque lorsqu’un jeune couple entra en trombe. Le gars gémissait et serrait sa main ensanglantée, la fille criait un peu trop fort. Je coinçai l’annuaire sous mon bras et sortis tout droit par la porte pour plonger dans la chaleur ruisselante de l’après-midi.
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CielvariableCielvariable   26 février 2019
Mon corps tout entier plongea comme une pierre qui tombe au fond d’un puits. Je fus accueilli par des ténèbres douces, indolores. Je ralentis, je descendais en flottant, le noir s’étendait jusqu’au bord de la fosse, bloquant la lumière.

Le cercle blanc au sommet se fit de plus en plus petit, jusqu’à n’être plus qu’une tête d’épingle.

Puis l’obscurité se referma, hermétique.

Je laissai tomber le téléphone et me mis à courir. Je sortis de mon bureau, traversai le hall, descendis l’escalier.

Ma voiture était garée à sa place habituelle. À l’endroit précis où je l’avais laissée. Les branches des arbres se courbaient dans le vent et les feuilles giflaient un ciel qui avait perdu ses couleurs.

Lorsque j’ouvris les yeux, j’étais allongé sur un lit d’hôpital.
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Videos de Jake Hinkson (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jake Hinkson
L?action se déroule sur une journée, un samedi de Pâques. Tôt le matin, la foudre s?abat sur Richard Weatherford, pasteur respecté d?une petite communauté de l?Arkansas. Son jeune amant vient lui réclamer le prix de son silence : 30 000 dollars. Marié, cinq enfants, prêcheur intégriste, toujours prompt à invoquer la figure de Satan pour stigmatiser les homosexuels, embarqué dans une croisade pour la prohibition de l?alcool, Richard va tout faire pour préserver la façade de respectabilité qu?il a patiemment construite. A n?importe quel prix. Au nom du bien. Au bout de ce samedi noir, la petite ville sera à feu et à sang, mais Richard Weatherford aura réussi à sauver sa réputation?
Fils d?un prêcheur baptiste, Jake Hinkson continue à régler ses comptes. Après L?Enfer de Church Street et Sans lendemain, Au nom du bien enfonce le clou avec une rage jouissive. Admirateur de Flannery O?Connor et de Jim Thompson, Hinkson livre un texte polyphonique, radicalement noir, portrait au tranchoir d?une petite communauté étouffante, prisonnière de valeurs hypocrites et d?une morale d?un autre âge. En bon auteur du Sud, il pousse le jeu jusqu?à son paroxysme. La fin, qui se déroule un an plus tard et montre le pasteur dans son prêche de Pâques, droit devant l?armée des âmes bien pensantes, est un monument de cynisme ravageur. Entre-temps, Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche. Michel Abescat Dry County, traduit de l?anglais (Etats-Unis) par Sophie Aslanides, éd. Gallmeister, 320 p., 22,60 ?.
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