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ISBN : 2369560207
Éditeur : Editions Intervalles (25/08/2015)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Après l’effondrement du second Empire et l’écrasement de la Commune de Paris, deux jeunes hommes quittent l’Alsace afin de rester français, et se rencontrent sur la route de l’espoir. Voulant s’affranchir des conventions de leur temps, ils revendiquent l’héritage de certains pirates et rêvent d’une terre promise, Libertalia, tout en devant composer avec la réalité parfois amère de la IIIe République.

De l’atelier de Bartholdi aux Batignolles où s’édif... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
tousleslivres
24 septembre 2015
1872, les Prusse ont laissé jusqu'au 1er octobre pour quitter l'Alsace, c'est alors que deux jeunes hommes la quittent pour rejoindre la France et rester français. Baruch et Fons entreprennent un voyage pour rejoindre Paris, ils traversent alors Besançon, Chalons, Épernay et bien d'autres villes qui conduisent vers la capitale. Capitale qui est en plein chamboulement, une statue de la liberté grandeur nature se construit, en effet avant de partir pour les États-Unis, elle a été montée en plein coeur de Paris, puis l'exposition universelle de 1889 qui sort de terre. les jeunes hommes vont découvrir toutes ces merveilles. le Canal de Panama et la Tunisie.
J'ai bien aimé ce petit livre qui m'a tout de suite plongé dans le Paris que j'adore c'est à dire 1889, la fin de la révolution et le début de la France que nous connaissons. Par contre je n'avais pas encore lu de livre qui dépeint le construction de la statue de la liberté, je n'avais lu que la construction de l'expo universelle et le construction de la tour Eiffel, ça m'a beaucoup plus, un peu plus m'aurait bien intéressée, mais avec 137 pages on ne pas demander beaucoup plus.
Entre expo universelle, transformation du plan urbain par Haussmann, Paris change, cette ville est à un tournant de sa vie et deux hommes vont voir de leur yeux tout cela...
Un petit livre à lire absolument !!!
Lien : http://tousleslivres.canalbl..
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nilebeh
22 septembre 2015
Pour se faire pardonner les les horreurs de la Commune et des Communards, Paris fait construire cette grosse meringue qui sera visitée sous le nom de Sacré-Coeur, les Alsaciens quittent leur province pour rester Français et de ce fait deviennent étrangers et traîtres à leur famille, ceux qui restent sont considérés comme traîtres à la France, On a toujours tort quand on sacrifie un morceau essentiel de soi-même,
Parmi eux, deux jeunes hommes qui veulent se construire un avenir ailleurs que sous la botte prussienne, On paie Sedan, on paie la Commune , la France passe de l'Acien régime à la construction de sa nouvelle histoire, Alphons de dit Fons rêve depuis toujours de pirates en feuilletant ses livres de géo et leurs cartes,, il fréquente les anars s'informe sur les thèses de Prudhon tandis que Blanqui est en prison, Grâce à son réseau d'amis du Grand-Orient, il participe aux grands chantiers de l'époque : canal de Suez, de Panama, Expo universelle à Paris,
A ses côtés, quittant l'Alsace et sa famille juive, Baruch Lehman, bientôt devenu Bernard, Lui, c'est la forge qui l'attire et devient responsable du chantier de Bartholdi aux Batignolles : pièce à pièce la Liberté prend forme, on fait visiter le bras tenant la torche pour financer la tête et ainsi de suite,
Tous deux ont un rêve : un pays perdu, imaginaire ou englouti comme l'Atlantide, pays où on vit heureux en autogestion, du côté de Madagascar, Libertalia, tout un programme,
Du rêve à la réalité le pas est grand et nous suivons avec intérêt, tendresse et amusement parfois les pérégrinations de nos deux Alsaciens,
Un beau livre, bien écrit, qui laisse la part belle aux descriptions comme celle de la descente de la Marne jusqu'à son confluent avec la Seine, en péniche, comme un clin d'oeil aux bateaux à roue sur le Mississipi, Un joli style, souvent acéré, sert l'histoire et nous rend vivants et attachants les personnages,
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zazy
28 octobre 2015
Découverte d'un moment d'histoire que je ne connaissais pas. Suite à l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne, les alsaciens peuvent choisir de rester en Alsace et de devenir allemand ou partir en France pour rester français. C'est l'option prise par Baruch, juif alsacien de parents très orthodoxes, et Alphonse, fils d'industriel qui se rencontre sur la route. Ils cheminent vers la capitale se faisant matelot pour payer leur voyage. Nous sommes en 1872 et l'impression de lire le début du « Tour de France de deux enfants ». Dans ce livre, aucune revanche sur l'ennemi, le Teuton, l'envahisseur, non, juste une envie de réussir son rêve dans le bouillonnement de l'époque. le rêve de Fons s'appelle Libertalia. Il l'explique à Baruch « Il y a deux siècles environ, Olivier Misson, capitaine de la Victoire, et son second, un prêtre défroqué nommé Carracioli, fondaient à Madagascar, au nord de Diégo Suarez, une colonie qu'ils baptisèrent Libertalia. Pour emblème, ils choisirent le drapeau blanc et pour but, la défense de la liberté à laquelle les lois naturelles leur donnaient droit contre les ambitieux qui la leur avaient ravie. » Comment ne pas souscrire à cette idéal que Baruch fit sien de suite, lui qui n'avait rien lu d'autre que le Talmud !
Arrivés à Paris, ils devinent que c'est un voyage sans retour « Tendus qu'ils étaient vers l'avenir et ses promesses, ils sentaient confusément que quelque chose d'innommable avait pris fin, mais sans savoir encore qu'il s'agissait de leur jeunesse. »
Baruch, devenu Bernard travaille sur la statue de la Liberté de Bartholdi. L'oeuvre de sa vie, ce qui lui permet de se sentir vivant car, pour le reste, Bernard s'est marié, embourgeoisé, s'ennuie. Fons, devenu géographe, s'est essayé à une nouvelle « religion » où il pensait pouvoir trouver les idéaux de Libertalia : la franc-maçonnerie. Las, lors de son baptême, il a compris. Il utilisera donc les membres de la Confrérie pour essayer de trouver un lieu pour fonder cette nouvelle humanité.
La seconde partie de ce livre est la vie, la vraie au milieu du contexte historique et industriel florissant de cette époque. L'âge adulte est arrivé, les deux amis ont perdu beaucoup de leurs rêves, ils s'ennuient dans cette vie qui ressemble trop à celles de leurs parents. Cette question, ils se la posent alors qu'ils visitent l'Exposition Universelle de 1889 « -Est-ce qu'on a tout raté ? lui demande soudain Bernard. –Je ne sais pas, répondit Fons. Je ne sais vraiment pas. »
Ce très court roman parle de l'héritage parental, (à force de vouloir ne pas leur ressembler, ne les imite-t-on pas), du départ, de la quête d'un rêve, d'une inaccessible étoile déjà évoqués dans Notre-Dame des vents.
Le talent de Mikaël Hirsch ? Réussir en si peu de pages à créer une atmosphère, à nous brosser paysages, sites, personnages avec une grande précision. Je me suis promenée sur les boulevards de l'histoire de la fin du 19ème. de la fabrication de la statue de la Liberté en passant par le Canal de Suez, Panama... sans oublier l'Exposition universelle et donc, la tour Eiffel.
Un coup de coeur.

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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celine25
04 octobre 2015
Libertalia, c'est le nom d'un territoire, aux idées démocratiques et libertaires, fondé par un pirate aux alentours de Madagascar : là bas, tout était à tous.
La terre a disparu, le rêve est resté, et va nourrir en particulier deux jeunes hommes: Baruch et Alphonse.
Nous sommes en 1872 et les deux personnages se rencontrent alors qu'ils quittent leur terre natale alsacienne, alors annexée par la Prusse, pour Paris: le premier fuit sa famille juive, dont il se sent exclu, différent, et le second Alphonse dit Fons, à force de cartographier des terres, veut les voir et y réaliser ses idées socialistes. Ils deviennent amis et on va suivre leur parcours.
De Bartholdi au Panama, des Francs Maçons aux hommes bleus du Sahara, c'est surtout une époque, celle de la III ème République, que nous donne à voir l'auteur: on y sent un antisémitisme latent, un colonialisme orgueilleux, mais aussi une démocratie qui finalement, enlève l'envie de liberté aux hommes en leur en donnant le reflet.
Ce roman, magistralement bien écrit , fait penser à du Balzac: l'auteur reprend le thème cher de l'illusion, l'idéal et le confronte à la réalité. Malheureusement, je n'ai pu, en tant que lectrice, m'approprier les personnages: leur parcours est trop vite tracé et à part le premier chapitre où on les voit, jeunes, partir le long de la Marne, les suivants n'en dressent qu'une esquisse. Dommage! j'aurais aimé pouvoir entrer dans leur vie pour les comprendre davantage et mieux ressentir ce qu'ils vivent.
Livre lu dans le cadre d'une Masse critique . Merci aux Editions Intervalles de m'avoir fait découvrir Mikaël Hirsch.
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Analire
22 juin 2015
Avant de débuter ma "critique" de cet ouvrage, je tiens à dire que j'ai abandonné très rapidement ma lecture. Je ne serai donc pas objective, mais purement subjective : je ne parlerai que du peu de contenu que j'ai lu.
Tout d'abord, j'ai déjà eu l'honneur de lire un livre de Mikaël Hirsch, qui s'intitule Avec les hommes, que j'avais fortement aimé, il y a deux années de cela. J'étais donc plutôt pressée de débuter Libertalia. Mais dès les premières pages, le courant n'est pas passé.
Il faut dire que l'auteur a un style d'écriture bien à lui : soigné, méticuleux, il manie la langue française avec perfection ; et de ce fait, il peut perdre à tout moment un lecteur "moyen", - c'est ce qui m'est arrivé -, je me suis retrouvé noyée dans les mots trop soutenus et compliqués, presque incompréhensibles pour moi. C'est en partie à cause de ces tournures de phrase bien trop pointues et travaillées que l'histoire en elle-même disparaît aussi, effacée et amoindrie derrière le trop plein de mots alambiqués.
De plus, j'ai trouvé le début de la narration assez similaire au roman précédent de l'auteur, Avec les hommes : on y retrouve deux personnages, très différents, qui vivent leur vie, échangent des souvenirs, apprennent l'un de l'autre et se créent des souvenirs communs.
En bref, un ouvrage trop compliqué à lire pour moi. Je n'ai pas pénétrée dans le peu d'histoire que j'ai réussi à déchiffrer et je n'ai pas spécialement aimé les personnages...
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
AnalireAnalire21 juin 2015
Tu vois, l'histoire est pleine de pays disparus, de civilisations englouties et de rêves brisés.
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yv1yv123 septembre 2015
Il se prénommait Baruch, comme Spinoza dont il ignorait tout et se nommait Lehman, comme son père Nathan, marchand de céréales à Fegersheim à l'époque où celle-ci n'était pas encore une banlieue-dortoir de Strasbourg, mais une petite commune agricole des bords de l'Ill. Migrant vers l'intérieur, il traînait dans un grand sac de cuir quelques sauf-conduits rédigés en lettres gothiques et du linge immaculé que lui avait donné sa mère.

C'est en 1872, peu avant Belfort, sur une route accidentée et longeant une forêt de hêtres, à hauteur de Rougemont-le-Château, que Baruch Lehman rencontra Alphonse Muller, dit Fons. Celui-ci avait lu Proudhon, se disait anarchiste, avait exercé la profession de géomètre auprès d'un notaire de Mulhouse et se trouvait assis, au bord du chemin, sous un ciel changeant qui annonçait l'orage. (p.9)
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nilebehnilebeh22 septembre 2015
P13 : Une fois les massacres accomplis (par les soldats du Reich), les armées désœuvrées se livrent à des tâches féminines, comme pour s'excuser, maladroitement, d'avoir fait pleurer les mères,

P24 : Les Alsaciens avaient l'élégance d'être des martyrs lorsqu'ils restaient chez eux et l'outrecuidance d'être des Prussiens en se rendant à Paris, [,,,], des étrangers , des envahisseurs qui parlaient la langue de l'ennemi héréditaire et s'habillaient comme lui,

P25 : Il (Baruch) comprenait que les Alsaciens étaient aux Français ce que les Juifs étaient aux Alsaciens et, membre des deux groupes à la fois, Baruch avait la très nette impression d'être un paria parmi les parias,

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AnalireAnalire21 juin 2015
Les guerres ne changeaient rien à l'ordre des choses, pire, elles y contribuaient.
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Video de Mikaël Hirsch (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mikaël Hirsch
Le Réprouvé de Mikaël Hirsch sur webtvculture .Décembre 1954. Alors que Simone de Beauvoir reçoit le prix Goncourt. Louis-Ferdinand Céline vit reclus dans un pavillon de banlieue. Un jeune coursier des éditions Gallimard raconte? Un roman tendre et cruel sur le milieu littéraire et les années 50.
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