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Chroniques de Tahiti tome 2 sur 3

Henri Theureau (Traducteur)
EAN : 9782264079244
360 pages
10-18 (20/05/2021)
4.42/5   48 notes
Résumé :
Deuxième tome d’une trilogie qui dépeint la vie des petites gens à Tahiti, Frangipanier nous fait retrouver son attachante communauté et les liens qui la font vivre : Materena, Pito et leurs enfants qui ont grandi ainsi que tous les membres de leur quartier, cousins, cousines et taties. Toujours dans la fraîcheur et la gaieté qui traversent L’Arbre à pain, Leilani, la fille de Materena, y manifeste ses élans d’émancipation, pour elle comme pour sa mère, face aux pes... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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iris29
  21 novembre 2021
Ce matin, mon ciel est blanc, l'air est humide, il ne pleut pas encore, mais ça pourrait arriver, mon érable perd ses feuilles. "Winter va bientôt cominguer"... , mais moi, je m'en fous, je suis partie ailleurs , en Polynésie, à Tahiti.
Deuxième tome d'une trilogie consacrée à Materena et sa famille, comment elle est née, comment elle perdure, comment elle se bat pour que tout roule...
Et si le début patine un peu en arrière de façon incompréhensible, quelques chapitres plus loin, on reprend là, où l'on s'était arrêtés à la fin de " L'arbre à pain".
Materena, "femme de ménage professionnelle" où, comment elle a eu sa place auprès d'une farani ( prononcez frani) , Madame Colette.
(La lettre de candidature à ce poste que Materena recommence sans cesse est tout un poème !).
Et les enfants qui grandissent, la fille que Materena éduque pour qu'elle soit forte, intelligente, qu'elle réussisse à l'école, elle ... Il y a du féminisme dans ces pages et en même temps , c'est Materena qui fait tourner la baraque ...Pito (le conjoint et père) n'en fout pas une , un vrai macho, toujours scotché devant sa télé et sur agrippé à son canapé... Mais , c'est qu'elle l'aime son Pito...
Plus déchirant que " L'arbre à pain ", parce que c'est le tome des déchirements, celui des départs... Les enfants qui grandissent et qui quittent le nid, sauf que là-bas le nid, il est perdu dans l'océan pacifique , minuscule. Il a la taille d'un “caca-mouche” ( taches de rousseur)...
Et quand les enfants partent pour la métropole, c'est du lourd ! ils partent pour longtemps (le billet d'avion coûte cher), et ils seront presque injoignables ( le téléphone coûte cher et le décalage horaire de 12h fait qu'on ne cède pas à ses pulsions téléphoniques comme on peut le faire en France). Cette trilogie n'est pas datée, mais elle nous parle d'un temps que les moins de vingt-ans ne peuvent pas connaître, quand le portable et les ordis n' existaient pas...
Oui, on avait tout découvert dans le premier tome, toutes les particularités de l'île, les différences entre la France et Tahiti : les PK (points kilométriques ), les francs pacifique, la langue ... Et tout m'était revenu ! Tous mes souvenirs, et j'avais adoré.
Tout comme j'avais adoré Materena, ce petit bout de femme, " femme de ménage professionnelle" et ses tribulations, parce que le bons sens ne connaît pas de frontière, parce que le coeur ne connaît pas les PK, parce que les gens , ils sont tous pareils, finalement , qu'ils habitent en Polynésie ou dans un endroit où le "Winter va bientôt cominguer", qu'ils soient fiu ( fatigués) ou qu'ils aient froid : ils veulent le meilleur pour leur famille, ils luttent, ils aiment...
Vivement le tome 3 : Tiare...
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bidule62
  16 octobre 2021
Waouh ! Je me suis régalée ! J'ai beaucoup beaucoup aimé le tome 1 "l'arbre à pain" premier tome de la trilogie "Chroniques de Tahiti". J'ai encore préféré ce tome au premier ! Mince comment on fait pour mettre 6 étoiles ???
.
Petit rappel : nous nous intégrons dans une famille d'un quartier déshérité de Papeete à Tahiti. Par petites touches, chapitre après chapitre, nous découvrons la vie polynésienne. A nouveau j'ai adoré ! Mais là en plus j'ai partagé les sentiments de l'héroïne. En effet ce tome se concentre sur les relations entre mère et fille. Avec deux filles de 18 et 16 ans, je comprends ! Et je compatis car je partage les mêmes inquiétudes.
Et toujours ce Français de là-bas, ces traditions si dépaysantes !
.
J'avais fini le tome 1 en août dernier et j'avais acheté ce tome 2 dans la foulée, me promettant de patienter, le tome 3 ne sortant qu'en novembre. Bon là je l'avoue ça va être dur de patienter !!! Je pense que dès qu'il sort, je l'achète !
Vous ai-je dit que j'avais adoré ce livre ???
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EvlyneLeraut
  01 octobre 2020
Pittoresque, captivant, voici le voyage à Tahiti qui vaut tous les détours du monde, « Frangipanier » de Célestine Hitiura Vaite. Quel style ! qu'il fait bon le lire. Fouler cette île, respirer les parfums, imaginer les poussières s'élever sous le soleil lourd comme du plomb. Regarder les femmes se mouvoir dans cet entrelac fabuleux. Etre au coeur de l'idiosyncrasie d'une île chaleureuse, éprise de coutumes, de rites, de croyances et de superstitions, mais pas que. Attention ! une fois en main impossible d'arrêter la lecture. le charme est enivrant. La teneur : les bruissements de cette île qui se réenchantent. L'empreinte d'un habitus déployé en version 3D. La voici, la plongée fabuleuse : une famille, celle de Materena, Pito (son mari) et leurs enfants Leilani, Moana et Tamatoa. « A sa fille qui n'est pas encore née, Materena parle de Tahiti pour lui donner une idée du pays qui sera bientôt le sien. Cet endroit où le soleil cogne à midi, où l'air est immobile avant la pluie… » Materena est une femme vigoureuse, altière et combattante. Elle est le midi de « Frangipanier ». L'emblème des femmes tahitiennes, persévérantes, vaillantes et dignes. Elle éduque ses enfants en équité, sans aucun clivage. « Et à Tamatoa, debout devant le frigidaire, qui est en train de renifler de mépris, toi, à partir de maintenant, tu changes tes draps toi-même. Tu vas bientôt avoir quatorze ans et j'ai pas du tout envie de changer les draps d'un garçon de quatorze ans. » Elle est femme de ménage côté ville. « Une chose est sûre : les doigts des deux mains ne suffisent pas pour compter le nombre de femmes de la tribu Mahi qui sont femmes de ménage. » Une charte d'honneur enveloppe Materena, son travail est glorification, respect et indépendance. Ses enfants grandissent. Leilani est brillante, éveillée, intuitive. La voici femme devenue. « Après les larmes, les lamentations et les embrassades, la mère et la fille, comme le veut la tradition, s'asseyent à la table de la cuisine pour le Discours de bienvenue dans le monde des femmes. » le discours sera tout autre. Ainsi est « Frangipanier » L'arbre amour-amour, l'arbre symbolique, celui qui retient les sèves générationnelles. « Frangipanier » est extraordinaire. Une myriade de bonne humeur, de constance et de loyauté. La rencontre est belle, apprenante. Elle incite à l'exemplarité. Materena est féministe, avant-gardiste, éclairée et intuitive. « Frangipanier » est une onde bienfaisante. Il aspire à l'évasion et à l'envie fulgurante de fouler Tahiti et de boire une citronnade avec Materena. Brillant. (Deuxième tome d'une trilogie) qui peut se lire individuellement. « Frangipanier) a été finaliste au Grand prix littéraire de New South Wales-Australie en 2005 et le Prix Orange en 2006. Publié par les majeures Editions Au vent des îles.
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mapagelecture
  06 octobre 2021
Nous retrouvons Materena et sa famille dans ce tome 2, principalement centrée sur la relation entre une mère et sa fille. Leilani, adolescente, va entrer au collège et se pose de multiples questions. Météo, révolution française, extra terrestres, … rien n'échappe à sa curiosité acérée. Leilani mûrie et Materena pense enfin à elle même. Etre femme de ménage professionnelle lui suffit-il?
Ce deuxième tome m'a beaucoup plu. L'autrice a développé avec des détails touchants et cocasses la relation tumultueuse et aimante entre une mère et sa fille, de l'adolescence à l'âge adulte. L'évolution des personnages m'a semblé bien plus profonde et trépidante que la relation entre Materena et son mari dans le premier tome. Tout au long des pages, j'ai été ravie et émue d'assister à l'épanouissement personnel et professionnel de chacune. Un tome 2 rafraîchissant et léger, parfait pour une seconde escapade à Tahiti!
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Leya-niess
  04 octobre 2021
Avec ce deuxième tome, Frangipanier (et encore le nom d'un arbre qui tiendra une grande importance), Célestine Hitiura Vaite poursuit son tableau de la vie des gens ordinaires de Tahiti. ici, elle commence par un retour en arrière dans la vie de nos deux personnages principaux, Materena, cette femme que nous avons suivie lors du premier tome, et Pito, son homme (tané, en tahitien), devenu son mari après bien des aventures.
Mais nous n'en sommes pas encore là au début de Frangipanier : Pito et Materena sont encore un jeune couple avec un seul enfant et Pito a la fâcheuse habitude de passer ses soirées au bar.
Rapidement, on comprend où l'autrice veut en venir : cette deuxième partie va se focaliser sur la naissance de Leilani, la fille de Materena et de Pito, et deuxième enfant du couple. Puis, peu à peu, on plonge à nouveau dans la vie de la famille : les trois enfants grandissent mais on s'attache surtout à Leilani, son éducation, ses relations avec sa mère. Leilani est brillante, éduquée. Elle ne suivra pas la route de nombreuses femmes tahitiennes de son milieu :se marier jeune, renoncer aux études, avoir beaucoup d'enfants, supporter un conjoint parfois violent comme le racontent les petites anecdotes au fil de l'eau narrées par les multiples interlocuteurs.rices de Materena. Leilani se montre indépendante, féministe, et Materena l'y encourage. de même qu'elle pousse son plus jeune fils à choisir sa voie professionnelle (cuisinier) alors que Pito et son fils aîné se moquent continuellement de lui.
Même si j'ai trouvé le début un peu plus faible que L'arbre à pain, sans doute à cause de l'aspect redondant (je n'aime pas les redites dans un roman, je n'y peux rien), Frangipanier m'a ensuite, au fil des chapitres, totalement emportée. Les expressions en tahitien (avec le lexique) sont un plus (je suis absolument fan)
Lien : https://imaladybutterfly.wor..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   21 novembre 2021
Un enfant, d'un sexe ou de l' autre, c'est toujours une responsabilité. C'est vrai ça : pour Materena, quand on sème, on assume. Du jour où l'enfant est conçu au jour où il quitte la maison, on est responsable de son bien-être. E,n fait, on se sent même responsable jusqu'au jour où i'on meurt. Et même là, c'est pas garanti que les gosses auront plus besoin de vous et vont enfin vous ficher la paix. Un enfant, c'est un cadeau pour l'éternité.
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iris29iris29   21 novembre 2021
Materena avait un chien qui s'appelait Prince et elle l'adorait. Mais un beau matin, il s'est enfui. (...)
Un jour, elle a posé la question à sa mère et Loana a dit : "Hein ? Quoi ? (...)
" Aue ! Arrête un peu avec Prince... Prince t'a jamais abandonnée... C'est Richard Lexter qui l'a vendu à des Chinois, ils voulaient le manger seulement."
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iris29iris29   30 novembre 2021
' Aué, les enfants é ! On pense, quand ils sont grands, on n'a plus besoin de se faire du souci, mais les soucis, ça n'arrête jamais !"
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iris29iris29   21 novembre 2021
Bon, elle va aller faire un bisou à sa fille... et lui donner des sous pour s'acheter un "escrime" chez le Chinois.

( escrime : Ice cream )
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iris29iris29   21 novembre 2021
Elle pleure à chaudes larmes parce qu'elle est heureuse, mais en même temps elle est catastrophée. Encore un gosse, mais toujours la même paye !
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