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Henri Theureau (Traducteur)
EAN : 9782915654431
360 pages
Éditeur : Au Vent des Iles (15/10/2008)

Note moyenne : 4.72/5 (sur 20 notes)
Résumé :

Le troisième volume de la trilogie : après «L'Arbre à pain», consacré à Materena, héroïque «femme de ménage professionnelle», et «Frangipanier», chronique des rapports de Materena avec Leilani, sa fille, Tiare (prononcer Tiaré) met en scène, de façon complètement inattendue, la rédemption de Pito, son mari, macho irrécupérable et père inexistant, par la grâce de Tiare, leur petite-fille.L'humour, la sagesse et la perspicacité des romans de Célestine Vait... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
EvlyneLeraut
  11 février 2021
Troisième tome d'une série époustouflante : « L'arbre à pain » « Frangipanier » je nomme « Tiare » de Célestine Hitiura Vaite. Tous, peuvent être lus dans l'ordre de votre choix. Chacun (certes) dévoile les mêmes protagonistes mais à une époque différente et dans le cours de leur vie grandissante. Je peux vous affirmer qu'une fois en main, impossible de reposer cette pépite avant de l'avoir terminée. « Tiare » est vivifiant. Un livre coloré, de joie et de permanence. La famille Tehana encercle les lignes. On ressent d'emblée cette chaleur bienfaisante d'un récit qui pétille, joue à la corde à sauter en pleine lumière. On retient cette saveur regain et frénétique. On ne lâche rien. « Tiare » est salvateur, joyeux et rebelle, coléreux, ivre d'émancipation et de droiture. La Polynésie lève son voile majestueux. Papeete arrimé à la trame qui pourvoit l'habitus de ses hôtes. « Tiare » est le prénom de la petite benjamine d'une famille quasi universelle, petite-fille de Pito et de Materena. Les évènements trépidants vont se muer en collier de tendresse. Pito va garder sa petite chaque jour. Les rôles d'avant s'inversent. Meterena s'est transformée, émancipée, rayonnante et femme enfin libérée. Maintenant, elle conduit et à sa propre voiture. Elle dirige une émission à la radio pour que la parole des femmes se libèrent et de quelques hommes aussi. Et là croyez-moi les confidences sont le terreau de la Polynésie et que c'est bon ! A contrario, Pito le machiste, l'égocentrique va se métamorphoser dans le même tempo que Tiare. L'aimer de toutes ses forces et lui prodiguer tous les soins. Tout cela, il ne l'a jamais fait pour ses propres enfants. Tiare va devenir son levier. L'ambiance dans l'antre s'en ressent. Materena observe son mari. Intuitive, formidablement altière, elle va être bousculée (elle qui voulait divorcer). « Je veux divorcer. C'est simple. C'est fini. J'en ai marre d'être la confiture qu'on donne aux cochons ». le récit contemporain, fédérateur, est la vague qui lèche le sable langoureusement. D'une haute maîtrise, on est en plongée dans une trame existentielle au corpus sociologique. Cette famille est une pièce du puzzle de la grande histoire de la Polynésie, celle de l'intérieur. La force vive d'une histoire celle de Materena, et de son père inconnu. Sablier retourné à l'encontre d'une Materena belle et exemplaire. L'émotion est vive et c'est tant mieux. Les larmes surviennent et c'est bien. La vie écarquille ses prunelles et serre la main de Tiare qu'on adore. Elle est le liant de cette fratrie. « Nous sommes les grands-parents » dit Materena d'une voix douce. « Et le parrain et marraine » insiste Pito qui ne lâche rien. Plus qu'un bouquet de tendresse, c'est une myriade en plein serment. « Tiare » est une carte postale accrochée sur nos coeurs. Un crayon aux mille couleurs gratifiantes. Une fresque que l'on relit mainte fois. On aime Materena, notre modèle, Pito et ses maladresses. Tiare maillon d'une chaîne polynésienne. Ce roman est une glace que l'on déguste en plein soleil. Brillant, Tahiti de haute voltige, « Tiare » un noeud dans son mouchoir pour les jours sans. A lire sans modération ! Publié par les Éditions Au vent des îles.
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DD78
  10 février 2021
C'est un bien beau voyage que m'ont permis de faire les éditions Au vent des îles et l'opération Masse critique, et je les en remercie chaudement. Ainsi, pendant quelques jours, j'ai pu partager la vie de la douce Materena et de son mari Pito, dans cette Polynésie que l'on imagine de cartes postales mais qui devient ici bien réelle et palpable.
Après avoir élevé ses enfants, Materena se retrouve seule à la maison avec Pito. On comprend qu'il n'a pas présent pendant toutes ces années, fuyant les contraintes imposées par la vie de famille pour se la couler douce avec ses copains. Mais l'arrivée inattendue d'un nouveau membre va venir tout chambouler...
Ce livre est en fait le dernier tome d'une trilogie qui raconte la vie de ce couple attachant, mais ne pas avoir lu les deux précédents ne m'a absolument pas dérangée. J'ai adoré le ton de la narration, qui nous immerge totalement dans la vie de ces français du bout du monde, et nous révèle plein de choses sur leur culture et leur manière de vivre : la place dominante (voire castratrice) de la femme, le sens de la famille, et la vision de nous les envahisseurs. L'héroïne et moi avons en plus le même âge, c'était intéressant de constater que nous nous posons les mêmes questions à plus de 10 000 km de distance. Bref c'est doux, tendre, j'ai adoré. Et je me suis vite commandée les premiers livres histoire de pouvoir repartir !
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adelineetpatrice
  21 février 2021
J'ai lu TIARE , de Celestine Hitiura Vaite édité chez @auventdesiles et reçu dans le cadre de la masse critique @babelio_
Ce livre est le dernier volet d'une trilogie, mais je n'ai lu que celui-ci et cela ne m'a pas du tout gênée.
Nous partons à Papetee, dans un quartier populaire, dans la famille Tehana.
Materena, la cinquantaine, animatrice sur une radio locale, est mariée à Pito, ouvrier dans le bois. Ils sont parents de 3 grands enfants et se découvrent tout à coup grands parents. Cette nouvelle donne va alors redistribuer les rôles.
Nous suivons ici la quête d'identité de Materena qui cherche son père, celle de Pito qui cherche à analyser la façon dont il a été père, et celle de Tiare qui a besoin de créer du lien avec son père.
J'ai beaucoup aimé cette tranche de vie, cet épisode tantôt joyeux, tantôt réflexif, qui nous emmène en Polynésie et nous fait découvrir ce coin d'île, ses habitants et surtout sa manière de vivre.
J'ai adoré l'écriture, cette traduction de l'oral, qui m'a conduite à lire ce livre avec l'accent dans la tête.
J'ai aimé ce livre pour son originalité, la connaissance qu'il nous apporte de ce bout du monde, son analyse d'une société pas toujours simple à comprendre et tellement méconnue chez nous.
Cela m'a donné envie de lire les 2 autres.
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emilie_trigo
  26 janvier 2021
Tiare est le 3e opus d'une trilogie publiée au début des années 2000 par Célestine Hitiura Vaite.
La réédition récente de cette saga familiale par les éditions « Au vent des îles » a redonné vie à ces romans.
Tiare, qui vient de (re)sortir, prend la forme d'un très joli livre (comme tous les ouvrages de cette maison d'édition que j'aime de plus en plus) et est le personnage éponyme de ce roman : la petite fille quasiment tombée du ciel, de Pito et Materena, personnages centraux de ce roman.
Derrière une écriture fluide, qui rend la lecture rapide et agréable, nous y découvrons toutes les questions existentielles qui peuvent traverser un couple qui partage la même vie depuis plus de 20 ans : s'aiment-ils toujours ? Ont-ils été de bons parents ? Un mari attentif ? Que souhaitent-ils à l'avenir ?
Avec beaucoup de délicatesse et de tendresse, la relation parents / enfants et la place particulière du père est abordée tout au long de cet ouvrage.
Je l'ai beaucoup aimé et le recommande fortement !
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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grenouille88
  27 février 2021
Quelle superbe trilogie ! Sitôt terminé le premier, je me suis dépêchée d'acheter le deuxième puis le troisième. Comme pour toute série, j'avais peur que le suite ne soit pas aussi bien, mais ça n'a pas été le cas. Je me suis régalée du début à la fin des aventures de Matarena et des siens. On a l'impression d'être à Tahiti rant les descriptions sont savoureuses, ça m'a encore plus donné envie de découvrir la Polynési les personnages sont crédibles et attachants, et la traduction tellement fluide qu'on a peine à croire que c'en est une. Bravo.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
EredhionEredhion   20 octobre 2017
Quand Materena a eu son boulot à la radio, Pito a eu peur qu’elle se mette à parler high class, qu’elle devienne une «Madame-Moi-Je», mais elle est restée la Materena avec qui Pito vit depuis presque un quart de siècle. Elle court tout partout dans la maison avec son balai, peut-être pas tout à fait autant qu’autrefois — au moins, le balai peut se reposer de temps en temps. Elle prête des œufs aux cousines qui n’ont pas eu le temps d’aller chez le Chinois avant qu’il ferme. Elle fait la cuisine, elle rit, elle raâe, elle ratisse les feuilles et elle angoisse quand son gâteau- banane sort du four avec un air bizarre. Elle va à la messe, elle discute avec les taties, elle va tirer l’herbe sur les tombes de ses ancêtres, elle rend visite à sa mère régulièrement... C’est une vahine tahiti assez typique.
Et elle n’est pas à la maison ce soir. Alors, en sifflotant parce que personne ne lui demande où il va, Pito sort de la maison pour se rendre au rendez-vous nocturne extrêmement important qu’il a avec ses collègues, autour d’une caisse de Hinano.
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