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EAN : 9782743649920
112 pages
Éditeur : Payot et Rivages (04/03/2020)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 86 notes)
Résumé :
Dans le chaos de la Seconde Guerre mondiale, sur un porte-avions de l’empire du Japon, le soldat Kaneda s’apprête à mourir. Il a pour mission de s’écraser contre un croiseur américain. Ainsi il contribuera à l’éradication de l’homme occidental, l’ennemi civilisationnel, l’ennemi intime. Mais Isao Kaneda doute. Il pressent que la guerre est perdue et que son sacrifice ne sauvera pas le pays. Isao devra puiser dans son passé, dans son éducation et les coutumes ancestr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
alexb27
  25 mai 2020
Isao Kaneda est un kamikaze (un Sakura pour les japonais). Il est destiné à mourir pour son pays. Passionné d'aviation depuis son plus jeune âge, il a rejoint Yokaren, une école préparatoire, qui l'a formé au pilotage et au sacrifice de soi. Elevé par sa grand-mère (car premier petit-fils), éduqué par un précepteur, il s'est construit au bushido, le code d'honneur des samouraïs . En ce 29 avril 1945, son devoir est d'aller écraser son avion lesté de bombes sur une cible américaine. Même s'il a peur ; même s'il s'interroge sur la pertinence de cette décision au vu de la défaite qui s'annonce...il n'a pas le choix. C'est une question d'honneur.
Un court récit qui relate avec beaucoup de justesse le psychisme d'un jeune homme aux portes de la mort. Isao est le héros du livre mais c'est le Japon, sa culture, ses traditions, sa civilisation qui est au coeur de l'histoire . le texte est épuré, l'écriture poétique et concise. Un très beau roman.
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fanfanouche24
  22 juillet 2020
Une jolie surprise que ce texte et cette auteure que je lis pour la première fois…grâce à une camarade-libraire [Librairie Caractères / Issy-Les-Moulineaux ] Ayant rédigé un commentaire personnalisé et enthousiaste, en bandeau, cela m'a confirmé mon intérêt premier... Les traditions, usages japonais m'intéressant toujours, je me suis décidée à découvrir cette auteure, ayant déjà plus d'une dizaine de textes à son actif, sur les sujets les plus divers…
A travers la parole du narrateur, un tout jeune homme, kamikaze, ayant été admis au corps de chasse en octobre 1944, après deux ans de formation au Yokaren (école préparatoire de pilotage pour adolescents ) Stéphanie Hochet narre à travers le parcours de ce tout jeune homme l'esprit, les traditions japonaises ancestrales, dont l'allégeance absolue au Dieu sur la Terre, que représente l'Empereur.
Eduqué à l'ancienne par une grand-mère, d'origine noble, avec des ancêtres samouraïs dont elle éprouve une fierté immense…notre narrateur vit à l'écart des autres enfants, surprotégé (ayant une santé vacillante), il part dans son monde à lui, entretenu par son aïeule par les récits guerriers, et les seules sorties encouragées par la grand-mère : assister aux représentations du Théâtre nô…Comme il est l'aîné et le premier fils, tout le futur prestige de la famille repose sur ses frêles épaules…La grand-mère trouverait merveilleux que son petit-fils meurt en guerrier pour son Empereur !
Heureusement, il est passionné par l'aviation… et intégrer enfin un groupe de jeunes gens de son âge va le sortir de sa bulle et lui faire connaître la vie en collectivité…
« Je dois beaucoup à ma grand-mère. C'est elle qui m'a élevé de mes quatre à mes seize ans. (...)
J'ai adoré le Japon ancestral, ses rites, ses éloges de l'ombre et des beautés zen. (...)
Enfant, je résidais dans une maison, seul avec cette vieille dame qui m'a longtemps semblé étrangère. Sa culture et son austérité m'ont formé comme un tuteur redresse un arbrisseau. Je ne vivais pas dans mon époque. Plongé dans l'opéra et ses actes héroïques, je rêvais d'aventures mettant en scène le sacrifice du plus vaillant. «
Il sera admis à l'école de Chasse… puis choisi pour une opération Kamikaze… Je m'arrêterai là dans la divulgation de l'histoire… des imprévus surviendront sur son parcours, qui alimenteront ses doutes, ses interrogations sur son éducation, sur l'histoire de son pays natal, son histoire, le bouddhisme…, les différentes positions philosophiques, etc.
De nombreux sujets de réflexion et de questionnements jalonnent ce roman bref mais dense dans sa narration, dont un et pas des moindres : le conditionnement des individus à des règles, des usages, traditions immuables ( ayant parfois en elles une férocité inouïe..) , la nécessité, un jour, de remettre en cause, de désobéir , de partir, de prendre de la distance..!!
« Quand l'autorité exige de vous ce qui vous répugne, il va de soi qu'on obéit. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait en rejoignant l'armée. Je n'ai jamais remis en question la cruauté de nos formateurs. (...) Habitué à ne jamais contester la violence de la hiérarchie, j'ai accepté des règles terribles, il suffisait qu'elles soient des règles. Je suis donc mal placé pour juger Izumi.” (p. 135)
Un roman très apprécié pour son style, ainsi que pour la force du récit des plus épurés, qui aborde des interrogations universelles…sans omettre les détails précieux nous plongeant loin ,dans l'état d'esprit japonais… Merci à la libraire- camarade,Françoise, d'avoir mis en avant ce roman d'une très belle teneur !
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ninachevalier
  27 mars 2020
Pacifique, un titre nomimal qui interpelle.
Stéphanie Hochet se renouvelle d'un livre à l'autre et ainsi surprend ses lecteurs. Il y a eu l'abécédaire des chats ( Eloge volupteux du chat), une analyse du tatouage ( Sang d'encre), le quotidien d'une autrice en résidence (L'animal et son biographe).
Ici, total changement, l'écrivaine campe son récit au Japon, en avril 1945 au moment de la seconde guerre mondiale et revisite l'Histoire avec la bataille d'Okinawa.
Si la première citation en exergue offre une image de légèreté avec « la fleur de cerisier » s'envolant « sauvage et belle », la citation suivante qui évoque « la valeur martiale » d'un soldat s'avère dramatique.

« Une fleur de cerisier », ainsi se définit le narrateur, le soldat Isao Kaneda, qui ceint autour de son casque le « hachimaki »(1). Il est prêt à sacrifier sa vie, à tout juste vingt et un ans, à devenir l'un des « kikusui, un chrysanthème flottant ».
« Donner sa vie pour un pays était un exploit, une destination enviable. Un acte de beauté ». D'un côté, il est mu par l'honneur de remplir une telle mission, de l'autre il est à la fois taraudé par la peur au ventre qui tétanise et rongé par le pessimisme.
Élevé et modelé par une grand-mère descendante de samouraïs, Kaneda a intégré très tôt le code du «  bushido » (2) et a été initié à la culture du théâtre nô. Il suit ensuite une formation dans une école de pilotage, à la discipline de fer, avant d'être admis au corps de chasse. Ces combattants nippons sont conscients d'être « le dernier rempart « contre la destruction de leur peuple ». Tous ne reviennent pas.
Dans une conversation avec son compagnon de dortoir, Kaneda émet des réserves quant à la nécessité de leur sacrifice. Kosugi, lui, fou d'orgueil » et exalté, rêve de gloire et d'immortalité, alors que Kaneda pense à sa famille et craint de mourir pour rien. Lucide, il anticipe sa disparition, l'après « eux ». Il ne manque pas de rédiger une lettre (pétrie de reconnaissance) destinée à être envoyée à sa mère, y glisse une photo et une mèche de cheveux. de quoi se souvenir de son fils guerrier, digne d'un héros grec. La voix du père qui lui a dit « Reviens » pourrait -elle le faire hésiter ?
Stéphanie Hochet clôt la première partie laissant Kaneda à son maelström. Mais on devine la pression, la montée de l'adrénaline, dans le compte à rebours des jours avant le jour J. Les douleurs lui vrillent le ventre, « une main de fer lui tord les tripes », « les herbes de lâcheté », dirait sa grand-mère. le lecteur est avide de savoir la décision ultime du protagoniste.
Mais laissons le suspense. Ne dévoilons rien du dénouement.
Dans la deuxième partie, Kaneda livre une sorte d'autobiographie, il revient sur son enfance et adolescence, seul avec sa grand-mère rigide, qui l'isole.
« Un confinement » qu'il accepte, justifié par sa santé fragile !
Élève studieux, il montre comment l'éducation classique reçue par son précepteur l'a forgé pour devenir un homme valeureux. Les humanités enseignées sont variées : le latin et le grec, le japonais, les maths et l'histoire. Grâce à M.Mizu, il découvre le théâtre de Shakespeare qui l'éveillera à l'amour « ce sentiment étrange » qui lui est encore inconnu. Pourtant une jeune fille le hantera. Il prend goût à la littérature occidentale.
Il confie son bonheur d'avoir eu la compagnie d'Usagi, un adorable lapin, une vraie valeur refuge. « Caresser durant des heures son pelage d'une douceur infinie » lui procure une jouissance jamais éprouvée /inégalable.
A seize ans, il réintègre le foyer familial, poursuit ses études au lycée avec l'objectif de devenir pilote de chasse : « l'école militaire est la promesse d'une expérience exaltante ». Son rêve se réalise en octobre 1944.
A dix -sept ans, il suit un entraînement accéléré, il est alors conditionné pour se préparer au combat. Il est désormais engagé pour servir le Yamato. Il se projette à bord de son engin de guerre, « l'avion sera sa nouvelle voie du sabre ». Se métamorphoser en « machine d'acier » lui « procure une jouissance criminelle ».
Le jour J arrivé, il dresse comme le bilan de sa vie, et énumère tout ce qu'il n'a pas fait, n'aura pas fait : « aimer une femme, se marier, concevoir un enfant... ». On plonge dans son monologue intérieur : «  Isao, le courage c'est de savoir serrer les dents ». On croit entendre «  Action » suivi aussitôt des vrombissements des moteurs.
Ce jeune, prêt à mourir pour défendre l'Empereur, rappelle un autre soldat, celui mis en scène par l'Académicienne belge dans Une forme de vie. Toutes deux dénoncent l'absurdité, l'atrocité et la férocité de la guerre ainsi que les dégâts collatéraux.
Connaîtra-t-il l'amour, ce kamikaze ? Deux femmes, en particulier, troubleront le guerrier amoureux. L'une, son « oeillet du Yamato » devient un fantasme dont il rêve, l'autre, Izumi, le séduit et le comble de bonheur en lui offrant un éventail.

Le printemps au Japon, c'est l'émerveillement devant la floraison des cerisiers, le « sakura , fleur symbole ». Si Amélie Nothomb évoque cette célébration du « hanami », fascinée par la beauté de « la déflagration des cerisiers » au point d'avoir connu l'extase, un «  kensho », dans La nostalgie heureuse, le mot «  sakura » prend ici une connotation tragique puisqu'associé au destin de ces soldats, fauchés « au paroxysme de leur jeunesse. » Une nature qui ignore le conflit avec les Américains. Pourtant « la Sumida charrie les cadavres ».
En filigrane, l'écrivaine évoque le conflit qui opposa Américains et Japonais.
Tokyo bombardée au napalm, perte de Saipan en juillet 1944, démission du Premier ministre, la capitulation et la fin de l'empire du Grand Japon.

On connaît la passion de l'auteure pour les chats, on découvre qu'elle n'est pas seulement ailurophile mais aussi lapinophile ! D'ailleurs dans son inépuisable et riche abécédaire « Éloge voluptueux du chat », à l'entrée « Végétarien », elle évoque leurs points communs.
On retrouve l'écrivaine angliciste quand Kaneda trouve des liens entre les oeuvres de Skakespeare et le besoin de vengeance d'un samouraï.
La romancière se glisse dans la peau de ce kamikaze viril, seul aux commandes, à bord de son chasseur, nous restitue ses états d'âme (avant l'attaque, puis pendant le vol) avec beaucoup d'intensité et de réalisme et décline tous les degrés de la peur : insomnies, cauchemars, tremblements, sanglots, coeur qui s'emballe, car « la nuit, les digues sautent ».
Les vrilles, les piqués, loopings, turbulences suscitent le vertige chez le lecteur.
L'écrivaine élargit notre champ lexical pas seulement dans le domaine guerrier : kendo, shinaï, kenjutsu, katana, tanto, seppuku…, mais aussi sur le plan des coutumes, du mode de vie nippon: sentō, Shigon, yukata, le Hagakure.
Stéphanie Hochet met en lumière « le système hiérarchique ( shi-no-ko-sho) qui plaçait les guerriers ( les bushi) au sommet des classes sociales. Eux seuls étaient lettrés ».
De plus l'auteure nous offre une immersion dans la culture japonaise qui ne peut que plaire à Amélie Nothomb, une invitation au satori, « stade ultime du bouddhisme zen » et un bouquet de poésie grâce au « lecteur officiel » du cacique de l'île.
Laissons le lecteur découvrir la partie finale, l'acmé du récit, qui le plongera dans un état de décompression, de sérénité inattendue !
Tout le talent de l'écriture.
Voici un roman époustouflant par sa densité qui donne envie de se nourrir des poètes cités :Kyoshi Takahama, Masaoka Shiki ou de l'auteur bouddhiste Kenji Miyazawa.
Pacifique revêt un triple intérêt par la trame historique, le destin romanesque du héros dont l'écrivaine fait une oeuvre d'art et en apothéose : la force de la poésie, « un cataclysme dans l'existence des villageois ».
" Le courage et la poésie sont deux soutiens insoupçonnés de la vie" pour Jacques Luysseran.

(1) Hachimaki : bandeau que les Japonais arborent autour de leur tête comme symbole de détermination, de courage et de travail.
(2) bushido : Code des principes moraux que les samouraïs étaient tenus d'observer.
NB : Pacifique a été retenu dans la sélection du PRIX Françoise Sagan.
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Unhomosapiens
  24 juin 2020
Ce qui m'intéresse dans cet excellent roman, outre le processus de formation d'un jeune kamikaze c'est le rapport entre la mort et le satori. Outre également le fait que l'auteure réussit à merveille l'écriture d'une intrigue et d'une atmosphère toutes japonaises. Ce jeune homme, conditionné par l'esprit du samouraï, par sa grand-mère, ne rêve que de s'affirmer en offrant sa vie à l'empereur et à son pays. On ressent d'ailleurs à ce propos l'influence de Mishima. Il rêve sa mort. Il ne pense qu'à ça pendant les 3/4 du roman. Et c'est à la fin, qu'il atteindra l'Éveil bouddhiste, cet esprit libéré de toute contingence, que l'on nomme satori. C'est un peu comme s'il était mort et réincarné.
Je vous laisse découvrir cette petite merveille.
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Bazart
  05 juin 2020
Quelques mois avant la programmée capitulation du Japon, Kaneda pilote de chasse japonais, se prépare à prendre son avion pour aller s'écraser sur l'ennemi américain et se sacrifier pour l'empereur qu'il vénère tant.
Mais juste avant de crasher son avion sur un navire américain, que peut il bien se passer dans son esprit?
Des doutes forcément pour ce jeune soldat élevé par sa grand mere, qui connait le code de conduite des samourais et qui semble également rien ignorer des auteurs grecs antiques et des tragédies de Shakespeare sur le bout de ses doigts . Entre patriotrisme irrévocable et peur de mourir, qui l'emportera?
On connaissait Stéphanie Hochet, qu'on a eu la chance d'interroger il y a quelques années comme fanatique de littérature anglaise et de félin on connaissait moins sa passion pour le Japon
A la facon dont elle décrit de facon aussi réaliste que poétique le pays du Soleil Levant, de ses coutumes à ses ses codes ancestrales, on voit que l'auteure s'est particulièrement documentée sur la société nippone et la relationque les japonais peuvent entretenir par rapport à la vie, et au suicide, question qui interpelle forcément lorsqu'on parle de kamikaze .
Dans ce triptyque aux trois parties bien distinctes, l'auteur nous plonge dans un récit aussi implacable que poétique et c'est une vraie jubilation de lecture !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   21 juillet 2020
C'est à mon aïeule que je dois d'être plongé depuis ma tendre enfance dans les aventures des guerriers japonais.
Le théâtre est la seule sortie approuvée par grand-mère. nous assistons ensemble aux représentations du théâtre de nô (...)
Grand-mère insiste sur ses origines nobles, ses ancêtres samouraïs, elle en parle avec une émotion proche du sanglot, mais un sanglot contenu, une émotion dont je me sens exclu. Elle répète -mes- ancêtres, je comprends que je ne partage pas cette gloire (...) (p. 39)
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ninachevalierninachevalier   22 mars 2020
Pour rendre mon séjour plus chaleureux, grand-mère m'offre un lapin que je nomme le plus simplement du monde Usagi. Ebahissement devant l'animal blanc et brun, ramassé en une boule d'où émergent deux oreilles élégantes comme de fines feuilles de bananier.Je caresse durant des heures son pelage d'une infinie douceur, et cette joie éveille chez moi un amour jamais éprouvé. Enfouissant mon visage dans la fourrure de l'être frêle, je m'enivre de son odeur de foin, de sa chaleur de mammifère. Sous mes baisers, l'animal grince des dents de bonheur et cette tendresse partagée devient une source de réconfort inespéré. J'aime ce corps vibrant sous mes mains accessible, chérissable, intensément présent.
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fanfanouche24fanfanouche24   22 juillet 2020
Au milieu de mes insomnies, je m'angoisse . Et si cette technique de guerre visait moins à sauver le Yamato qu'à traumatiser les Américains par nos suicides ? Les terroriser pour qu'ils commettent des erreurs tactiques dont nous pourrions tirer bénéfice. Ou simplement les marquer à vie par notre volonté de mourir. (p. 86)
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fanfanouche24fanfanouche24   22 juillet 2020
Difficile de voir un équivalent japonais au bal qui permet le tête-à-tête entre les amoureux. Le Japon n'a pas créé de lieu où les jeunes gens des deux sexes peuvent s'entretenir, même masqués. est-ce à dire que jamais mes yeux ne seront éblouis par une Juliette ? (p. 55)
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fanfanouche24fanfanouche24   21 juillet 2020
Pour la première fois, je ressemble aux garçons de mon âge. J'appartiens à un groupe. Mes phrases commencent souvent par "nous", moins par "je". Une sensation de solidité m'habite. (p. 69)
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Videos de Stéphanie Hochet (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphanie Hochet
A l'occasion du Salon "Le Livre sur la Place" à Nancy, Stéphanie Hochet vous présente son ouvrage "Pacifique" aux éditions Rivages. Rentrée littéraire automne 2020.
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Note de musique : YouTube Audio Library
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