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ISBN : 2352948231
Éditeur : Bragelonne (18/02/2015)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Sir Roger Tichborne : perdu en mer.

Le voici de retour pour revendiquer la fortune familiale. Mais est-ce bien lui ? Pour les classes supérieures, c’est de toute évidence un habile escroc ; pour les ouvriers de Londres, c’est le héros du peuple… Mais pour Burton, il est avant tout au centre d’un complot visant à escamoter de légendaires diamants connus sous le nom d’Yeux de Nga. L’enquête le mènera sur le domaine maudit des Tichborne… et à la rencontr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Musardise
  14 février 2016
Cette seconde aventure de Richard Burton et Algernon Swinburne constitue un délicieux divertissement, qui relève en partie du roman policier, mais dans le plus pur style steampunk. En 1862, dans un Londres de type victorien mais bien uchronique, où les expérimentations délirantes des scientifiques vont bon train, l'agent de la Couronne Richard Burton est amené à enquêter sur le retour suspect de l'héritier d'une grande famille aristocratique, jusqu'alors porté disparu.
Le duo du tourmenté Burton et du fantaisiste Swinburne fonctionne bien, mais c'est surtout pour la profusion de références à la culture populaire et la manière dont Mark Hodder en joue que le roman vaut le détour. On retrouve l'ambiance ludique et débridée des tout débuts du genre, mais, pour le bien du lecteur, l'auteur ne se perd pas dans les divagations qui faisaient les défauts des Voies d'Anubis. C'est un régal pour les amateurs de steampunk de naviguer entre les nombreux clins d'oeil historiques (notons par exemple la Folk's wagen) et artistiques, avec une mention particulière pour Frankenstein et le cinéma d'horreur : Romero et les slaughters sont à l'honneur et le roman prend, après quelques centaines de pages, une tournure carrément gore ; ce qui se révèle par moments assez drôle. Je soupçonne même Mark Hodder d'avoir voulu égratigner Harry Potter - ce qui n'est pas pour me déplaire - avec ses perroquets qui délivrent des messages tout en insultant copieusement les destinataires.
Mais l'exubérance, voire la frénésie du roman, qui se déchaîne peu à peu, en constitue à la fois les qualités et les défauts. le jeu des références à la culture populaires se transforme en véritable avalanche, sans parler des phénomènes surnaturels et fantastiques convoqués : sorcière, fantôme, corps astral, hypnose, zombi, et j'en passe, peuplent le récit jusqu'à l'asphyxie. C'est un peu dommage. D'autre part, trop de pages sont à mon sens consacrées à la révolte populaire qui éclate dans Londres et se transforme en carnage : ça devient vite assez répétitif. Pour ces raisons, la narration commence à traîner en longueur aux alentours de la page 300.
En revanche, Mark Hodder ne s'est pas servi du thème scientifique comme simple décorum ; il en fait aussi la base d'une critique sociale et politique, certes légère - L'étrange cas de l'homme mécanique reste un divertissement. D'ailleurs, le roman, s'il adopte un aspect résolument ludique, n'est pas sans générer également une certaine mélancolie, à l'image de son personnage Richard Burton. Mais, surtout, Mark Hodder ne se prend pas au sérieux et, si l'histoire aurait gagné à être travaillée de façon plus rigoureuse, le style reste plutôt sobre, à l'inverse de ce que proposent des écrivains comme Mathieu Gaborit, Fabrice Colin ou (pire!) China Miéville, pour ne citer qu'eux.
Un regret : c'est la première enquête de Burton et Swinburne que je lis, alors qu'elle arrive en second dans la bibliographie de l'auteur. Et je pense qu'il vaut mieux, si l'on peut, s'attaquer d'abord à L'étrange affaire de Spring Helled Jack.
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Sharon
  01 avril 2015
J'ai adoré ce livre, tout absolument m'a enthousiasmé à sa lecture : ses personnages, son intrigue, son climat, son genre littéraire, que je découvre. Je ne peux que le chaudement recommander et vous assurer que devoir lâcher ce livre ou en repousser la lecture (et pourtant, je lis vite) fut pour moi très pénible.
Pourquoi ai-je trouvé ce livre si attachant, réservant d'entrée de jeux le tome 1 de la série, après m'être littéralement jeté sur le 2 à la bibliothèque ? Il est vrai que c'est un très bel objet, qui attire l'oeil. Les éditions Bragelonne ont véritablement fait un très beau travail d'édition, mais il serait vain si le contenu n'était à la hauteur.
Les personnages, d'abord. Dans cette réalité parallèle à la nôtre, causée par une rupture temporelle, nous pouvons reconnaître des figures connues, au destin étonnant, et d'autres moins renommées qui prennent le devant de la scène. Je vous présenterai en premier l'excentrique et non moins sympathique Swinburne, poète, très porté sur l'alcool, aimant recevoir des châtiments corporels donnés par des dames de petites vertus. Saluons son courage, son humour, son talent et sa ténacité. A ses côtés, son meilleur ami, d'une toute apparence, et d'une toute autre trempe : Richard Burton. Ancien explorateur, il a gardé de ses exploits une large cicatrice. Rigueur et ténacité sont ses maîtres mots. Et s'il a les capacités à se remettre du pire (il y sera confronté plus souvent qu'à son tour dans ce roman), c'est parce qu'il se collète littéralement à la réalité, pour horrible qu'elle soit, et qu'il recherche la meilleure solution possible – pour lui et pour les autres. Je n'ai garde d'oublier Spencer, le philosophe, et d'autres figures secondaires campés avec force et précision.
L'intrigue, ensuite. Dans cette Angleterre qui n'est pas victorienne, le roi Albert se terre dans son palais, et des courants s'affrontent violemment, même si, pour l'instant, l'un des partis (et pas le moins dangereux) semble définitivement vaincu. Je dis bien « semble », le danger n'est jamais loin, et si la technique triomphe, l'esprit est lui aussi particulièrement flexible. Dans cette réalité parallèle, l'esprit a une force particulière, une capacité à se projeter hors du corps – pour les plus doués – et à maîtriser les plus faibles que personne ne conteste, une fois ces pouvoirs découverts. Effrayants ? Oui. Ou comme une autre manière de procéder à la manipulation de masse – avec des résultats encore plus concluants.
Un roman absolument époustouflant à lire.
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titiseb77
  28 décembre 2016
Tout d'abord, j'ai acheté ce livre car sa couverture est magnifique et sa tranche dorée m'ont tout de suite attirée. Je ne suis pas du tout une adepte de ce style de lecture et alors que j'avais eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire concernant le tome 1, j'ai trouvé cette deuxième aventure beaucoup plus facile à comprendre. Il faut bien sûre faire prendre d'une imagination débordante concernant certains passages mettant en scène des machines à vapeur volantes ou des animaux ayant des facultés assez particulières, mais j'ai réussi à me prendre au jeu de l'auteur et suivi avec beaucoup d'attention les aventures de Sir Richard Francis Burton et son acolyte Algernon Charles Swinburne. Dans ce roman on rencontre de tout : des fantômes, des zombies, des hommes mécaniques... mais tout bien combiné on prend plaisir à les rencontrer. Je pense qu'il faut bien sûr aimer lire des livres ayant un côté un peu déjanté mais si vous êtes prêt à franchir le pas ou si vous êtes déjà adepte de ce genre de lecture, n'hésitez pas et foncez.
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Sylla
  19 avril 2015
Quel plaisir de retrouver Burton et Swinburne dans une nouvelle aventure ! On retrouve de nouveau nos deux héros plongés au coeur de Londres et ses crabes-éboueurs, ses chiens-facteurs, ses perroquets qui insultent tout ce qui bouge... On découvre de nouvelles technologies, de plus en plus volumineuses, et de plus en plus dangereuses, mais qui nous font rêver. L'auteur nous livre son roman avec des descriptions toutes plus précises les unes que les autres, nous emmenant dans un monde radicalement différent. le tout sur un style riche, qui se lit comme on boit du petit-lait.
Burton va montrer une fois de plus sa détermination dans tout ce qu'il entreprend, luttant tant bien que mal contre la malaria et ses souvenirs de John Speke pour contrer l'ennemi. Cet opus nous démontre à quel point il est un dur à cuire.
Swinburne de son côté a toujours son côté attachant et drôle, malgré son penchant pour la boisson de plus en plus prononcé. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir de bonnes idées pour sauver certaines situations. Mais combien de temps tiendra cette lucidité ? Là est la question !
On retrouve bien évidemment Trounce, qui n'hésite jamais à prêter main forte à Burton dès que nécessaire. de même pour Krishnamurthy, même s'il se fait plus discret que Trounce dans ce livre.
L'auteur nous présente un nouveau personnage, Herbert Spencer, vivant dans la rue, mais grand philosophe à ses heures perdues. Un personnage auquel on s'attache très vite... les perroquets ne pourront pas prétendre le contraire...
D'ailleurs, mention spéciale pour Pox, certes c'est un perroquet, certes il passe son temps à lancer des injures, mais c'est qu'il est d'une grande aide pour chacun des protagonistes avec les messages qu'il transmet.
La trame générale du livre est excellente. Attention toutefois à ne pas lâcher le fil sous peine d'être perdu. A se demander d'ailleurs comment l'auteur lui-même parvient à s'y retrouver. le séjour au manoir des Tichborne et Roger Tichborne lui-même, alias le Prétendant, donnent froid dans le dos. le mystère qui les entourent va durer un bon moment et une fois soulevé il ne fera qu'en soulever bien d'autres encore. Une fois le voile soulevé, ce qui se cache en dessous est surprenant. On ne se douterait jamais des forces à l'origine de tout ces chamboulements.
On découvre aussi à quel point et comment l'arrivée d'Edward Oxford dans le précédent opus a pu tout chambouler dans L Histoire. D'ailleurs l'auteur n'oublie pas de nous rappeler en fin de livre, ce qui se passe en même temps, dans l'époque victorienne.
Enfin le final nous fait de grandes promesses pour le prochain livre, en espérant qu'elles seront tenues !
J'ai passé un excellent moment avec cette lecture. Voici un livre qui se lit d'une traite, à consommer sans modération, avec un bon petit thé sur le côté.
Lien : http://chroniquesdunedevoreu..
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mauriceandre
  24 novembre 2017
Salut les Babélionautes
Je ne suis pas d'habitude un grand Fan d'Uchronie, mais il m'en fallait une pour le Challenge « Défis de l'imaginaire 2018 ».
Que dire de ce roman? d'abord c'est un monde complètement loufoque que nous dépeint Mark Hodder, nous somme aux XVIII siècles au début de la Révolution Industrielle, dans un Monde et en particulier Londres envahis par d'étrange machine a vapeur avec plusieurs faction cherchant a prendre le pouvoir.
D'un cotés les Technologistes ne jurant que pour la Technologie, de l'autre les Eugénistes adepte des manipulations Génétique et dernière faction les Débauchés férus de mysticismes.
Et au milieu de tous ce monde Sir Richard Francis Burton et son ami le poète ,adepte de plaisirs sado-maso, Algernon Charles Swinburne.
Tout d'abord j'aurais du lire le premier Livre de l'Auteur,Burton & Swinburne dans L'Étrange affaire de Spring Heeled Jack, car dans ce récit il est fait constamment allusion si bien que l'on comprend difficilement ou il nous entraîne.
Leur enquête les mènera a un final Apocalyptique ou ils lutteront contre des fantômes, des Mort-vivants et une espèce de Frankenstein.
Je me suis bien amusé en lisant les différentes descriptions des moyens de transport public dans la ville de Londres et de l'intrigue policière a la manière de Sherlock Holmes.
Merci au traducteur Arnaud Demaegd sans qui je n'aurais pas découvert cette oeuvre.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   14 février 2016
La montagne de graisse avait les jambes courtes mais larges comme des troncs d'arbre. Elles étaient recouvertes d'un pantalon brun en toile rêche. Son ventre colossal en débordait, et son gilet était si tendu que le tissu était déchiré et effiloché au niveau des boutons.
Son bras droit, long et imposant, tendait les points de sa veste noire, et se terminait par une main boursouflée et poilue aux doigts boudinés. Au contraire, le bras gauche semblait atrophié sous le coude. Il était plus court, et se terminait par une main plus raffinée, à la peau glabre et aux longs doigts fins.
Burton se fit la réflexion que l'énorme tête sans cou posée sur ses larges épaules paraissait tout droit sortie d'un cauchemar. Le visage, qui ressemblait effectivement à celui de Roger Tichborne si l'on pouvait se fier au portrait de la salle à manger, avait l'air d'avoir été grossièrement cousu à l'avant du crâne à l'aide d'un épais fil cartilagineux. Les bords étaient tendus sur la chair du Requérant, ce qui déformait un peu les traits : les yeux n'étaient que des fentes, les narines étaient écartées, et ses lèvres étaient horriblement étirées sur ses grosses dents vertes rappelant des pierres tombales.
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MusardiseMusardise   16 février 2016
Swinburne reprit les propos que Burton avait tenus le soir du cambriolage de Brundleweed :
- Rassembler des connaissances est devenu une perspective trop intimidante pour l'homme moyen, qui préfère donc fuir le savoir au profit de la foi.
- Malheureusement, oui, confirma Spencer. Il existe un principe qui représente un obstacle à toute information, tient en échec toute tentative de discussion, et ne peut que maintenir l'homme dans l'ignorance perpétuelle. Selon ce principe, le mépris prime la curiosité. Et ce mépris est taillé dans le rocher inébranlable de la foi.
Ainsi donc, messieurs, non seulement on empêche les masses d'acquérir les connaissances qui leur permettraient de s'adapter et d'évoluer, mais les masses elles-mêmes les rejettent activement. Les esprits sont entravés par le conditionnement social.
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MusardiseMusardise   13 février 2016
Les perroquets voyageurs étaient l'une des premières applications pratiques des théories des Eugénistes à avoir été adoptées par le public britannique. Il suffisait d'aller à la poste, de donner un message, un nom et une adresse à un des oiseaux de l’établissement, et la bête s'envolait pour transmettre le mot au destinataire. À part les Eugénistes, nul ne savait comment les perroquets faisaient pour trouver les adresses, mais une chose était sûre : ils ne se trompaient jamais.
Il y avait un problème, cependant.
Les perroquets juraient et insultaient tous ceux qu'ils croisaient. Le message de l'expéditeur était toujours agrémenté de grossièretés.
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MusardiseMusardise   15 février 2016
C'était inexplicable, mais les plantes restaient confinées sur l'île ; leurs graines refusaient de germer aileurs. C'était un coup de chance, car, comme pour toutes les expériences eugénistes, les bénéfices étaient accompagnés d'effets secondaires inattendus.
La nouvelle flore était carnivore.
L'expérience était un désastre absolu.
Entre juin et juillet, il y avait eu plus de quinze mille morts. Les plantes lançaient des épines vénéneuses sur les gens, les étranglaient avec leurs vrilles, brûlaient leur chair à l'aide de leur sève acide, les intoxiquaient avec leur parfum, ou plantaient leurs racines dans le corps des victimes pour leur sucer le sang.
Les savants s'étaient avoués impuissants.
L'Irlande était devenue inhabitable.
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MusardiseMusardise   17 février 2016
L'agent de la Couronne se retourna et vit cinq individus, deux hommes et trois femmes, approcher en traînant les pieds. Ils étaient tous dépenaillés et arboraient un sourire démoniaque. Ils avaient les yeux écarquillés et vitreux.
L'une des femmes tenait un bras sanguinolent, apparemment arraché à son propriétaire.
Semblant réagir au choc qu'elle lut dans le regard de Burton, elle hurla :
- De la viande ! Tichborne veut de la viande !
Elle porta le bras coupé à sa bouche et enfonça les dents dans la chair avec un ricanement étouffé, ricanement qui tourna au gargouillis lorsque du sang dégoulina sur son menton.
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