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Claude Lauriot-Prévost (Adaptateur)
EAN : 9782070519941
284 pages
Éditeur : Contemporary French Fiction (22/01/1999)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 330 notes)
Résumé :
Sarah Crewe, fille d'un riche Anglais installé aux Indes, arrive à Londres dans un pensionnat réservé aux jeunes filles de la bonne société. Son originalité lui vaut quelques amitiés fidèles et de solides rancunes. Le jour de l'anniversaire de Sarah, une fête somptueuse se prépare mais un homme de loi, vêtu de noir, se présente, porteur d'une terrible nouvelle qui va bouleverser la vie de la fillette. Le père de Sarah vient de mourir. Ruiné, il laisse sa fille seule... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
Hanta
  25 août 2015
Je pense que toutes les petites filles de mon époque (ça fait vieillot !) reconnaîtront, à partir du résumé, le célèbre dessin animé japonais « Princesse Sarah ». Grâce au livre le petit Lord Fauntleroy, j'ai découvert que Frances Burnett était également l'auteur de cette histoire. Quelques temps après la lecture de mon cher Tolstoï, j'ai profité d'une soirée très calme pour savourer ce roman pour enfants.
Sara est une petite fille rêveuse et fantasque qui aime imaginer des histoires. Malgré sa fortune et les traitements privilégiés dont elle bénéficie, elle reste modeste, douce et gentille. L'auteur nous présente une enfant modèle, avec des manières exquises et un caractère courageux. Bien sûr, cela semble un peu naïf pour nous, lecteurs et adultes contemporains, mais il a été écrit dans les années 1900. A cette époque, les livres pour enfants avaient souvent une visée éducative et morale.
Pour être franche, Sara m'a plu dès les premiers chapitres et j'ai suivi avec beaucoup d'attention ses péripéties : d'une situation riche et enviée, elle devient domestique dans la pension de Miss Minchin, une horrible femme égoïste, cruelle et avare. Entre nous je ne la supporte absolument pas et si je pouvais entrer dans le livre, je l'aurai bien tordu le cou.
On découvre également le type d'éducation reçu par les filles nanties à cette époque : l'étude des matières classiques (les langues, l'histoire...), des cours de danse et des sorties à la paroisse chaque dimanche matin. D'après le livre, elles étaient pensionnaires presque toute l'année, habillées avec des uniformes sombres. Cela doit être une enfance lugubre, surtout si on a vécu de cette manière depuis l'âge de quatre ans comme Lottie ! L'auteur parle aussi des conditions de vie des domestiques ainsi que des mendiants de Londres.
J'ai adoré ce conte de fées moderne, cette magie dans chaque page. Durant la lecture, on a l'impression d'être dans une bulle confortable, une parenthèse loin du bruit de la ville et des impératifs de la vie quotidienne.
Le style d'écriture est simple, très accessible pour un public jeune. Les actions s'enchaînent vite et les dialogues sont dynamiques. Seuls les descriptions m'ont paru niaises et faciles.
Un conseil : pour l'apprécier à sa juste valeur, réveillez l'enfant qui sommeille en vous ! Un bon "happily ever after" à partager à tout le monde !
Lien : http://leslecturesdehanta.co..
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sarahdu91
  25 février 2018
Un bien joli roman jeunesse avec notre petite princesse Sarah.
Car qui ne connaît pas le dessin animé qui passait sur les écrans dans les années 90?
C'est à travers ce roman que j'ai découvert une belle histoire, avec un personnage principal rempli d'Amour pour les autres, d'une bienveillance et sans aucun côté malsain malgré tout ce qu'on peut lui faire endurer.
Un bien beau roman signé Burnett avec une écriture toujours aussi agréable, mais pas aussi magnifique que "le jardin secret".
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mag290781
  12 octobre 2015
Si vous avez grandi comme moi dans les années 80 et que je vous dis Londres, pensionnat pour jeunes filles de bonne famille, une jeune fille aux grands yeux, un peu pale qui parle à sa poupée Emilie et qui va passer du statut de petite fille riche avec chambre particulière à domestique exploitée qui dort dans une mansarde..... vous me répondez Princesse Sara !!
Pas la peine de vous raconter l'histoire vous la connaissez surement par coeur et vous vous pourriez même être capable de chanter le générique .
Dessin animé japonais diffusé sur la cinq dans lequel on a détesté la directrice et Lavinia l'élève peste et dans lequel si vous êtes sensible les malheurs de la petite Sara vous ont parfois émus.
Ce que j'ignorais et que j'ai découvert par hasard il y a peu lors d'un quizz Babelio c'est que ce dessin animé est en réalité l'adaptation d'un roman pour enfants anglais du XIXème siècle écrit par Frances H. Burnett intitulé
"A Little Princess"
Je recherchais une petite lecture courte simple et rapide en attendant de recevoir le nouveau livre masse critique qui m'a été attribué alors pourquoi pas?
Certes je ne suis pas la cible de ce livre destiné aux jeunes filles de 9-11ans mais une trentenaire curieuse et nostalgique.
Les adaptations ne sont jamais à l'identique, on nous donne souvent une version tout public, plus édulcorée, on prend des libertés avec l'oeuvre originale : c'est le cas pour les contes adaptés par Disney ou Georgie dont la fin diffère entre la version télé et la version mangas plus trash.
Est - ce le cas pour Sara ?
La trame et l'ambiance du roman sont dans l'ensemble bien respectés, le caractère des personnages aussi: Lavinia peste, Lottie capricieuse, Ermengarde ( Marguerite ) un peu sotte et bien sur Sara et son imagination débordante.
Seules différences marquantes: Peter n'apparait pas dans le roman et il me semble que lors de son onzième anniversaire Sara reçoit une maison de poupée dans le dessin animé c'est une dernière poupée dans le roman.
Retomber en enfance le temps d'une parenthèse littéraire, le charme opère au fil des pages le dessin animé me revenait en mémoire.
Bonne lecture !

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littlebookaholic
  04 juillet 2016
J'ai lu ce livre pour la première fois quand j'étais au Lycée, et en français. Je ne me souviens pas vraiment de mes impressions à l'époque si ce n'est le fait que ça n'avait pas grand chose à voir avec le film! En effet, j'ai grandi en regardant la version par A. Cuaron avec Liesel Matthews dans le rôle de Sara, l'un de mes films préférés quand j'étais petite, et encore aujourd'hui. En lisant le livre des années plus tard je me suis rendue compte que l'adaptation était assez différente de l'original sous plusieurs aspects.
En mars de cette année j'ai relu ce livre en anglais, et encore une fois, j'ai eu l'impression de lire un livre complètement différent, mais plus seulement par rapport au film, mais aussi par rapport au français.
En fait, je n'ai pas beaucoup de souvenirs de la traduction, et de la lecture que j'en avais fait au Lycée, mais j'ai eu l'impression en lisant l'original de lire quelque chose de complètement différent et plus complet.
Pour commencer, je l'ai lu dans l'édition Penguin Classics avec introduction et notes par U. C Knoepflmacher – et je ne peux que recommender cette édition à ceux qui veulent le lire en anglais, puisque l'introduction et les notes sont vraiment très intéressantes, et il y a en plus, en appendice, les premières versions du texte, ce qui était aussi vraiment intéressant à lire. J'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion de lire Knoepflmacher pour mon mémoire de M2 (sur la littérature pour la jeunesse à l'époque Victorienne), et c'est en fait l'un des grands spécialistes en littérature pour la jeunesse.
Je commence à me dire d'ailleurs que peut être mon impression de lire un texte complètement différent vient du fait que je le relis 10 ans plus tard, d'une part, mais aussi parce que justement je travaille pour mon mémoire sur la littérature pour la jeunesse et les contes de fées, et donc j'ai plus de moyens de comprendre l'histoire et tout ce qui est en jeu dans le texte.
Quelque chose que j'ai découvert en relisant et que je n'avais pas vu lors de ma première lecture en français, c'était la place donnée, justement, au conte de fée. Sara est une grande lectrice, et tout son imaginaire d'enfant est marqué par ses lectures. le livre en lui même et l'histoire, sont entièrement imprégnés de références aux contes de fées, et autres livres que Sara a lus. On s'en rend compte en lisant, qu'en fin de comptes, A Little Princess est une sorte de réécriture de Cendrillon, avec un peu de Belle au Bois Dormant… mais on y trouve aussi la présence des soeurs Brontë (la poupée de Sara est nommée d'après Emily Brontë…), pour ne citer que quelques références en fait puisque je pourrai en parler pendant des heures, comme je suis plongée dans les contes de fée et la littérature Victorienne en ce moment…
Ce livre est considéré effectivement comme l'un des plus grands livres pour la jeunesse de l'époque Victorienne, mais je pense que ce serait peut être à nuancer. La première édition de la Petite Princesse, en tant que tel, a été publiée en 1905, mais il s'agissait en fait d'une version augmentée et modifiée et transformée. La toute première version du texte, était en fait une simple nouvelle, publiée en 1887, puis ensuite transformée en pièce de théâtre en 1902, pour ensuite seulement devenir ce que nous pouvons lire aujourd'hui. Je dis qu'il faudrait nuancer le titre de littérature victorienne, et c'est ici mon opinion d'étudiante, parce que tout simplement Burnett l'a écrit aux Etats Unis, après y avoir vécu pendant des nombreuses années, et qu'on y retrouve un certain côté américain dans la façon de voir le monde et la société. La littérature pour la jeunesse américaine et celle britannique sont très différentes l'une de l'autre (je vous renvoie ici vers un article vraiment intéressant sur la question, écrit en anglais: Why the British tell better Children's stories: pour résumer, la littérature anglaise pour les enfants parle beaucoup de fées, et magie et fantastique, alors que la littérature américaine pour les enfants est plus tournée vers tout ce qui est plus terre à terre, comme la vie dans une ferme, la découverte de l'ouest… D'un côté on a Harry Potter ou Narnia, de l'autre, on a Les aventures de Tom Sawyer ou Les quatre filles du Dr March… ) Je trouve donc que Burnett a réussit avec A Little Princess a concilier ces deux façons différentes d'écrire pour les enfants: d'un côté un certain réalisme en ce que concerne la vie sociale: ici, quand elle parle de magie, ce n'est pas la magie d'Harry Potter, ou une magie avec baguette magique et super-pouvoir, qu'on ne discute pas, mais il s'agit plutôt d'une magie beaucoup plus réaliste, et réalisée par des personnages tout à fait communs, en revanche, il y a bien un côté magique, qu'elle réussit très bien à faire ressentir dans l'histoire.
Pour résumer, ce livre reste l'un des mes préférés, l'un des plus beaux contes pour enfants (et adultes aussi…) à mes yeux! A lire et relire!
Lien : https://thewordandco.wordpre..
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mamanzouzoute
  23 mars 2019
Nostalgie quand tu nous tiens… Il faut croire que regarder avec ma petite les premiers épisodes du dessin animé des années 80 n'était pas une madeleine de Proust suffisante. Cette lecture m'a permis de replonger avec délice dans mon enfance.
Plus jeune, il ne m'avait jamais effleuré que c'était une adaptation. Peu de différences a priori hormis le nom de quelques-uns. Miss Minchin et Ermengarde sont les vrais noms de Melle Mangin et Marguerite. Disparition de Peter et réduction du rôle de Lavinia certes mais on se rend compte que la série était réellement fidèle dans l'esprit.
C'est vraiment un conte pour enfants. Tout y est très manichéen, les lignes entre le bien et le mal clairement tracées et le propos très moral afin d'apprendre aux petites filles à être bonnes et vertueuses, soucieuses des pauvres et courageuses dans l'adversité, des princesses au grand coeur. Dans le rôle de Cendrillon, Sara Crewe, Miss Minchin faisant une parfaite marâtre. C'est l'ami de feu son père qui lui servira de bonne marraine la fée en la sauvant des griffes de l'infâme et avide directrice de pensionnat.
J'ai lu il y a quelques le Jardin Secret du même auteur que j'ai préféré. Plus lumineux, moins manichéen. Mais je ne sais pas de quel côté mon coeur aurait penché enfant. Cette Cosette anglaise a tout pour conquérir le coeur d'une petite fille.
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critiques presse (2)
Sceneario   08 décembre 2014
Les cases sont désespérément vides, les plans très peu variés, le style devient vite monotone. Clairement cette adaptation n’est pas destinée à un public adulte, le manga trouvera peut-être une certaine résonance chez un public féminin très jeune.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BulledEncre   25 novembre 2014
Le manga est fidèle au roman d’origine et même si le format oblige à couper certains passages du roman originel, le scénario reste relativement bien ficelé. Le dessin au trait très expressif et dynamique séduira les jeunes lectrices. Sara est craquante et les petites filles apprécieront le détail apporté à ses tenues et ses coiffures. On retrouve la même ambiance que dans l’anime.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
MeduzanticMeduzantic   24 juillet 2012
Parfois [les nuages] formaient des îles ou de hautes montagnes qui entouraient des lacs d'un bleu turquoise intense, vert chrysoprase, ou couleur d'ambre liquide. De sombres promontoires surplombaient d'étranges mers perdues, et des isthmes fabuleux reliaient des contrées fabuleuses. Il y avait des endroits sur lesquels on aurait cru pouvoir courir, grimper ou se tenir debout en attendant ce qui allait se passer ensuite - et peut-être se laisser flotter vers le large quand tout se serait dissous.
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ileautresorileautresor   10 janvier 2020
Non contente de savoir raconter des histoires, Sara adorait ça. Pendant qu'elle inventait toutes sortes de péripéties merveilleuses, debout ou assise au milieu de son auditoire, ses yeux verts s'agrandissaient, ses joues devenaient roses et elle jouait la comédie sans même s'en apercevoir. Elle haussait ou baissait le ton, penchait et balançait son corps menu en faisant de grands gestes pendant que le récit devenait en chanteur ou inquiétant. Elle oubliait qu'elle parlait et qu'on l'écoutait. Elle vivait avec les fées ou les rois, les reines ou les belles dames dont elle racontait les aventures. Et lorsque, tout excitée, elle arrivait à al fin de son histoire,elle portait parfois la main à son cœur qui battait à un rythme accéléré, en riant un peu comme si elle se moquait d'elle même.
- je n'ai pas l'impression d'inventer, disait-elle. Sur le moment, ce que je raconte me paraît plus vrai que tout ce qui m'entoure - plus réel que vous, que cette classe. Il me semble que je deviens les personnages les uns après les autres. C'est vraiment bizarre.
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CielvariableCielvariable   07 février 2019
— Cette enfant est l’amie de toutes les créatures, sahib, répondit-il. Elle n’est pas comme les autres enfants. Je la vois alors qu’elle ne me voit pas. Je la regarde depuis ma fenêtre quand elle ne sait pas que je suis à côté. Elle monte sur la table et regarde le ciel comme s’il lui parlait. Les moineaux viennent quand elle les appelle. Le rat, elle le nourrit et l’a apprivoisé. La pauvre esclave de la maison vient auprès d’elle chercher du réconfort. Il y a une petite fille qui vient en secret. Il y en a une plus grande qui l’adore et qui pourrait rester à l’écouter pour l’éternité. Cela je l’ai vu en grimpant sur le toit. Par la directrice de la pension qui est une mauvaise femme, elle est traitée comme une paria. Mais elle a la conduite d’une enfant de sang royal !
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CielvariableCielvariable   07 février 2019
Elle commença à s’expliquer, dans un français fluide et élégant. Miss Minchin ne l’avait pas comprise. Elle n’avait certes pas appris le français dans les livres mais il se trouvait que son père et son entourage avaient toujours parlé cette langue avec elle, une langue qu’elle lisait et écrivait comme elle lisait et écrivait l’anglais. Son papa aimait le français et elle l’aimait aussi à cause de son papa. Sa chère maman, qui était morte à sa naissance, était française. Elle serait heureuse d’apprendre tout ce que M. Dufarge voudrait bien lui apprendre mais ce qu’elle avait tenté d’expliquer à Miss Minchin, c’était qu’elle connaissait déjà les mots qui figuraient dans le manuel qu’on lui avait remis.
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CielvariableCielvariable   07 février 2019
— Vous auriez dû le savoir ! dit-elle. Mais les enfants ne savent malheureusement jamais tout ce qu’on fait pour leur bien. Miss Amélie et moi avons souvent dit que vous êtes l’élève la plus douée de notre école. Ferez-vous votre devoir vis-à-vis de votre papa en revenant à la maison avec moi ?

Sarah fit un pas vers elle. Elle se rappelait ce jour où on lui avait dit qu’elle n’avait plus personne qui puisse prendre soin d’elle et qu’elle se trouvait en danger d’être jetée à la rue ; elle pensait aux longues heures de froid et de famine qu’elle avait passées au grenier, seule avec Émilie et Melchisédech. Elle regarda Miss Minchin droit dans les yeux.
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