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Claude Lauriot-Prévost (Adaptateur)
EAN : 9782070519941
284 pages
Éditeur : Contemporary French Fiction (22/01/1999)
4.22/5   335 notes
Résumé :
Sarah Crewe, fille d'un riche Anglais installé aux Indes, arrive à Londres dans un pensionnat réservé aux jeunes filles de la bonne société. Son originalité lui vaut quelques amitiés fidèles et de solides rancunes. Le jour de l'anniversaire de Sarah, une fête somptueuse se prépare mais un homme de loi, vêtu de noir, se présente, porteur d'une terrible nouvelle qui va bouleverser la vie de la fillette. Le père de Sarah vient de mourir. Ruiné, il laisse sa fille seule... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
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Cath_perrin
  25 mars 2021
Parce que le climat de Bombay est très mauvais pour les enfants, le capitaine Crewe emmène sa fille Sara en Angleterre et la confie à l'école de Miss Minchin. Parce qu'elle est riche, elle est entourée d'attentions, parce qu'elle est une fillette aimable, elle se fait des amies. Elle rencontre Becky, une enfant abandonnée, recueillie comme laveuse de vaisselle mais qui doit sans arrêt obéir aux ordres et qui vit au grenier.
Hélas, le papa de Sara meurt ruiné et la pauvre Sara subit le même sort que Becky. Bien sûr, il y aura d'autres rebondissements.
Une histoire parfaite pour rêver.
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Hanta
  25 août 2015
Je pense que toutes les petites filles de mon époque (ça fait vieillot !) reconnaîtront, à partir du résumé, le célèbre dessin animé japonais « Princesse Sarah ». Grâce au livre le petit Lord Fauntleroy, j'ai découvert que Frances Burnett était également l'auteur de cette histoire. Quelques temps après la lecture de mon cher Tolstoï, j'ai profité d'une soirée très calme pour savourer ce roman pour enfants.
Sara est une petite fille rêveuse et fantasque qui aime imaginer des histoires. Malgré sa fortune et les traitements privilégiés dont elle bénéficie, elle reste modeste, douce et gentille. L'auteur nous présente une enfant modèle, avec des manières exquises et un caractère courageux. Bien sûr, cela semble un peu naïf pour nous, lecteurs et adultes contemporains, mais il a été écrit dans les années 1900. A cette époque, les livres pour enfants avaient souvent une visée éducative et morale.
Pour être franche, Sara m'a plu dès les premiers chapitres et j'ai suivi avec beaucoup d'attention ses péripéties : d'une situation riche et enviée, elle devient domestique dans la pension de Miss Minchin, une horrible femme égoïste, cruelle et avare. Entre nous je ne la supporte absolument pas et si je pouvais entrer dans le livre, je l'aurai bien tordu le cou.
On découvre également le type d'éducation reçu par les filles nanties à cette époque : l'étude des matières classiques (les langues, l'histoire...), des cours de danse et des sorties à la paroisse chaque dimanche matin. D'après le livre, elles étaient pensionnaires presque toute l'année, habillées avec des uniformes sombres. Cela doit être une enfance lugubre, surtout si on a vécu de cette manière depuis l'âge de quatre ans comme Lottie ! L'auteur parle aussi des conditions de vie des domestiques ainsi que des mendiants de Londres.
J'ai adoré ce conte de fées moderne, cette magie dans chaque page. Durant la lecture, on a l'impression d'être dans une bulle confortable, une parenthèse loin du bruit de la ville et des impératifs de la vie quotidienne.
Le style d'écriture est simple, très accessible pour un public jeune. Les actions s'enchaînent vite et les dialogues sont dynamiques. Seuls les descriptions m'ont paru niaises et faciles.
Un conseil : pour l'apprécier à sa juste valeur, réveillez l'enfant qui sommeille en vous ! Un bon "happily ever after" à partager à tout le monde !
Lien : http://leslecturesdehanta.co..
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sarahdu91
  25 février 2018
Un bien joli roman jeunesse avec notre petite princesse Sarah.
Car qui ne connaît pas le dessin animé qui passait sur les écrans dans les années 90?
C'est à travers ce roman que j'ai découvert une belle histoire, avec un personnage principal rempli d'Amour pour les autres, d'une bienveillance et sans aucun côté malsain malgré tout ce qu'on peut lui faire endurer.
Un bien beau roman signé Burnett avec une écriture toujours aussi agréable, mais pas aussi magnifique que "le jardin secret".
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mag290781
  12 octobre 2015
Si vous avez grandi comme moi dans les années 80 et que je vous dis Londres, pensionnat pour jeunes filles de bonne famille, une jeune fille aux grands yeux, un peu pale qui parle à sa poupée Emilie et qui va passer du statut de petite fille riche avec chambre particulière à domestique exploitée qui dort dans une mansarde..... vous me répondez Princesse Sara !!
Pas la peine de vous raconter l'histoire vous la connaissez surement par coeur et vous vous pourriez même être capable de chanter le générique .
Dessin animé japonais diffusé sur la cinq dans lequel on a détesté la directrice et Lavinia l'élève peste et dans lequel si vous êtes sensible les malheurs de la petite Sara vous ont parfois émus.
Ce que j'ignorais et que j'ai découvert par hasard il y a peu lors d'un quizz Babelio c'est que ce dessin animé est en réalité l'adaptation d'un roman pour enfants anglais du XIXème siècle écrit par Frances H. Burnett intitulé
"A Little Princess"
Je recherchais une petite lecture courte simple et rapide en attendant de recevoir le nouveau livre masse critique qui m'a été attribué alors pourquoi pas?
Certes je ne suis pas la cible de ce livre destiné aux jeunes filles de 9-11ans mais une trentenaire curieuse et nostalgique.
Les adaptations ne sont jamais à l'identique, on nous donne souvent une version tout public, plus édulcorée, on prend des libertés avec l'oeuvre originale : c'est le cas pour les contes adaptés par Disney ou Georgie dont la fin diffère entre la version télé et la version mangas plus trash.
Est - ce le cas pour Sara ?
La trame et l'ambiance du roman sont dans l'ensemble bien respectés, le caractère des personnages aussi: Lavinia peste, Lottie capricieuse, Ermengarde ( Marguerite ) un peu sotte et bien sur Sara et son imagination débordante.
Seules différences marquantes: Peter n'apparait pas dans le roman et il me semble que lors de son onzième anniversaire Sara reçoit une maison de poupée dans le dessin animé c'est une dernière poupée dans le roman.
Retomber en enfance le temps d'une parenthèse littéraire, le charme opère au fil des pages le dessin animé me revenait en mémoire.
Bonne lecture !

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mamanzouzoute
  23 mars 2019
Nostalgie quand tu nous tiens… Il faut croire que regarder avec ma petite les premiers épisodes du dessin animé des années 80 n'était pas une madeleine de Proust suffisante. Cette lecture m'a permis de replonger avec délice dans mon enfance.
Plus jeune, il ne m'avait jamais effleuré que c'était une adaptation. Peu de différences a priori hormis le nom de quelques-uns. Miss Minchin et Ermengarde sont les vrais noms de Melle Mangin et Marguerite. Disparition de Peter et réduction du rôle de Lavinia certes mais on se rend compte que la série était réellement fidèle dans l'esprit.
C'est vraiment un conte pour enfants. Tout y est très manichéen, les lignes entre le bien et le mal clairement tracées et le propos très moral afin d'apprendre aux petites filles à être bonnes et vertueuses, soucieuses des pauvres et courageuses dans l'adversité, des princesses au grand coeur. Dans le rôle de Cendrillon, Sara Crewe, Miss Minchin faisant une parfaite marâtre. C'est l'ami de feu son père qui lui servira de bonne marraine la fée en la sauvant des griffes de l'infâme et avide directrice de pensionnat.
J'ai lu il y a quelques le Jardin Secret du même auteur que j'ai préféré. Plus lumineux, moins manichéen. Mais je ne sais pas de quel côté mon coeur aurait penché enfant. Cette Cosette anglaise a tout pour conquérir le coeur d'une petite fille.
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critiques presse (2)
Sceneario   08 décembre 2014
Les cases sont désespérément vides, les plans très peu variés, le style devient vite monotone. Clairement cette adaptation n’est pas destinée à un public adulte, le manga trouvera peut-être une certaine résonance chez un public féminin très jeune.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BulledEncre   25 novembre 2014
Le manga est fidèle au roman d’origine et même si le format oblige à couper certains passages du roman originel, le scénario reste relativement bien ficelé. Le dessin au trait très expressif et dynamique séduira les jeunes lectrices. Sara est craquante et les petites filles apprécieront le détail apporté à ses tenues et ses coiffures. On retrouve la même ambiance que dans l’anime.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
MeduzanticMeduzantic   24 juillet 2012
Parfois [les nuages] formaient des îles ou de hautes montagnes qui entouraient des lacs d'un bleu turquoise intense, vert chrysoprase, ou couleur d'ambre liquide. De sombres promontoires surplombaient d'étranges mers perdues, et des isthmes fabuleux reliaient des contrées fabuleuses. Il y avait des endroits sur lesquels on aurait cru pouvoir courir, grimper ou se tenir debout en attendant ce qui allait se passer ensuite - et peut-être se laisser flotter vers le large quand tout se serait dissous.
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ileautresorileautresor   10 janvier 2020
Non contente de savoir raconter des histoires, Sara adorait ça. Pendant qu'elle inventait toutes sortes de péripéties merveilleuses, debout ou assise au milieu de son auditoire, ses yeux verts s'agrandissaient, ses joues devenaient roses et elle jouait la comédie sans même s'en apercevoir. Elle haussait ou baissait le ton, penchait et balançait son corps menu en faisant de grands gestes pendant que le récit devenait enchanteur ou inquiétant. Elle oubliait qu'elle parlait et qu'on l'écoutait. Elle vivait avec les fées ou les rois, les reines ou les belles dames dont elle racontait les aventures. Et lorsque, tout excitée, elle arrivait à la fin de son histoire, elle portait parfois la main à son cœur qui battait à un rythme accéléré, en riant un peu comme si elle se moquait d'elle même.
- je n'ai pas l'impression d'inventer, disait-elle. Sur le moment, ce que je raconte me paraît plus vrai que tout ce qui m'entoure - plus réel que vous, que cette classe. Il me semble que je deviens les personnages les uns après les autres. C'est vraiment bizarre.
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CielvariableCielvariable   07 février 2019
— Cette enfant est l’amie de toutes les créatures, sahib, répondit-il. Elle n’est pas comme les autres enfants. Je la vois alors qu’elle ne me voit pas. Je la regarde depuis ma fenêtre quand elle ne sait pas que je suis à côté. Elle monte sur la table et regarde le ciel comme s’il lui parlait. Les moineaux viennent quand elle les appelle. Le rat, elle le nourrit et l’a apprivoisé. La pauvre esclave de la maison vient auprès d’elle chercher du réconfort. Il y a une petite fille qui vient en secret. Il y en a une plus grande qui l’adore et qui pourrait rester à l’écouter pour l’éternité. Cela je l’ai vu en grimpant sur le toit. Par la directrice de la pension qui est une mauvaise femme, elle est traitée comme une paria. Mais elle a la conduite d’une enfant de sang royal !
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CielvariableCielvariable   07 février 2019
Elle commença à s’expliquer, dans un français fluide et élégant. Miss Minchin ne l’avait pas comprise. Elle n’avait certes pas appris le français dans les livres mais il se trouvait que son père et son entourage avaient toujours parlé cette langue avec elle, une langue qu’elle lisait et écrivait comme elle lisait et écrivait l’anglais. Son papa aimait le français et elle l’aimait aussi à cause de son papa. Sa chère maman, qui était morte à sa naissance, était française. Elle serait heureuse d’apprendre tout ce que M. Dufarge voudrait bien lui apprendre mais ce qu’elle avait tenté d’expliquer à Miss Minchin, c’était qu’elle connaissait déjà les mots qui figuraient dans le manuel qu’on lui avait remis.
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CielvariableCielvariable   07 février 2019
— Vous auriez dû le savoir ! dit-elle. Mais les enfants ne savent malheureusement jamais tout ce qu’on fait pour leur bien. Miss Amélie et moi avons souvent dit que vous êtes l’élève la plus douée de notre école. Ferez-vous votre devoir vis-à-vis de votre papa en revenant à la maison avec moi ?

Sarah fit un pas vers elle. Elle se rappelait ce jour où on lui avait dit qu’elle n’avait plus personne qui puisse prendre soin d’elle et qu’elle se trouvait en danger d’être jetée à la rue ; elle pensait aux longues heures de froid et de famine qu’elle avait passées au grenier, seule avec Émilie et Melchisédech. Elle regarda Miss Minchin droit dans les yeux.
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Vidéo de Frances Hodgson Burnett
La dessinatrice publie une adaptation délicate du roman jeunesse de Frances H. Burnett. Elle explique ici à Anne Douhaire comment elle s'y est prise. 
Images : Gaudéric Grauby-Vermeil, Julien Chabassut Montage : Julien Michel
Plus d'informations sur la BD :  Plus de bandes dessinées : https://www.franceinter.fr/theme/bande-dessinee Plus de leçons de dessin : https://www.franceinter.fr/emissions/la-lecon-de-dessin
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