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ISBN : 2226420673
Éditeur : Albin Michel (17/08/2016)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Dans ce portrait d’une famille où la tendresse passe mal, on croise une chanteuse qui ne veut plus chanter, un Anglais qui n’aime que les chaussettes et la reine, un petit chien bien imprudent et une égoïste qui veut être ministre. On fait des virées à Londres et Monaco et une traversée du lac Majeur. Il y a encore des blessures d’amour mal guéries et, bousculant tout ce monde, un enfant qui cherche la liberté.
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
hcdahlem
  02 décembre 2016
Dès les premières lignes de ce délicieux roman, le ton est donné : « le jour où maman est partie, on me prévient que j'irai passer quelques jours chez ma grand-mère.
– Tu seras mieux là-bas, me dit le directeur.
– Mieux ? Je ne suis bien nulle part, pourquoi m'envoie-t-on encore chez cette folle ?
– Ce sont les vacances, Antoine. Tu ne peux pas rester ici. Tu as besoin de sortir, de t'aérer. Nous aviserons ensuite. Et puis, nous n'avons pas le choix : le tribunal en a décidé ainsi.
Merde !
Je n'aime pas ma grand-mère parce que je n'aime personne. Je suis un sauvage, on me le dit tout le temps. Un ours. Un asocial. Un solitaire. Un cas. C'est pour ça qu'on m'apprécie, paraît-il. Mais je ne veux pas qu'on m'apprécie. Je veux qu'on me foute la paix. » Celui qui parle est Antoine, un garçon de treize ans, ballotté entre un père, Rudyard Griggs, issu de la bonne société britannique (« Treize ans ! Comment peut-on avoir treize ans ? C'est un âge ridicule. Bon. Je ne veux surtout pas le voir : que pourrais-je bien lui dire ? Mais faites en sorte qu'il ait vent de moi de temps en temps. ») et une mère, Baladine, qui séjourne «chez les timbrés» après une dépression sévère. Elle avait pourtant derrière elle une brillante carrière qui, après les grandes écoles, l'avait menée dans les cabinets ministériels, puis jusqu'à Londres où elle venait négocier un projet pour un «éphémère ministre centriste». C'est pour échapper à l'ennui qu'elle accepte la proposition d'un participant à cette réunion de s'éclipser pour se promener dans Londres. Une escapade qui s'achèvera à leur grande surprise dans le lit du jeune homme. La suite sera tout aussi étonnante : « Baladine épouse Rudyard sans rien dire à personne. D'abord enchantée de décorer leur appartement et de séduire les amis de son mari, elle s'ennuie vite. Rudyard n'aime que le plaisir, auquel il consacre toutes ses forces qui, signalons-le au passage, sont grandes, variées et renouvelées. Baladine en fait partie, bien sûr, mais pas plus que le tailleur, le barman, le parfumeur, le fleuriste, le garagiste, l'armurier ou le bottier de Monsieur. »
Mais avant l'inéluctable séparation Antoine aura eu le temps de naître, puis de disparaître dans une école privée en Suisse. On le retrouve donc à l'heure des vacances qu'il passe régulièrement chez sa grand-mère, dont le franc-parler et l'excentricité lui plaisent beaucoup. « C'est une artiste, malheureux ! Elle s'appelle Maggie Charles. Une sorte de musicienne, chanteuse, danseuse. Beaucoup de succès. Très vulgaire. Tout ce qu'il y a de plus français. Une horreur. J'en frissonne. »
Ce chalet de montagne est un bel observatoire pour l'enfant plein d'angoisse et très sage. Tous ceux qui séjournent là sont en effet des névrosés à plus ou moins forte dose. Alphonse, le nouveau mari de sa grand-mère, l'oncle Emmanuel et le personnel, Germain et sa femme Aline qui officie en cuisine. Sans oublier ses parents qui vont finir par se retrouver au pied du Mont-Blanc. Mais n'en disons pas davantage.
Au classique roman de formation Stéphane Hoffmann ajoute une analyse des moeurs de l'époque, avec l'humour pince sans rire d'un W.-C. Fields dont la clairvoyance pourrait être en exergue de ce livre : « A l'origine Adam et Eve étaient aussi heureux qu'il est possible de l'être quand on n'a ni travail à faire, ni impôt sur le revenu, ni avocat, ni médecin, ni enfant, ni chien. »
C'est cocasse et grave, mené avec l'énergie d'un désespoir que l'on sent poindre, mais qui nous est épargné derrière un burlesque qui entraîne Antoine et avec lui, le lecteur qui partagerait volontiers une place en Silver Shadow V8 sur la route de Stresa à Monaco.
Lien : https://collectiondelivres.w..
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Verdure35
  08 avril 2017

Antoine est un petit garçon qui matériellement ne manque de rien , mais qui ignore ce qu'est l'amour de ses parents et de sa très petite famille en général. Apparemment, il s'en fiche et se construit tout seul sans rien attendre de la race humaine ; par contre il aura quand même la chance de connaître l'amour d'un chien....
Antoine donc en pension en Suisse rentre parfois à Chamonix où s'est retirée sa grand mère, ex chanteuse adulée, mais il y a bien longtemps. Elle n'a pu ni su s'occuper de sa fille , qui transmet donc ce non-amour à son fils , jusque là on comprend le fond de l'histoire,. Quant au père , anglais de passage seulement préoccupé de son bien-être, il ne rencontre son fils qu'à l'âge de 13ans.
Pendant un moment , des liens factices s'établissent entre ces personnages, Antoine risque presque de croire à leur attention envers lui ; seule sa grand-mère lui manifeste de l'affection, rude souvent mais sincère.
Réunis donc pour des préoccupations sordides, les « parents » remplacent leurs absences qui peuvent parfois laisser imaginer à l'enfant de beaux moments à venir par des bassesses qui le guériront définitivement(?) de l'envie d'être aimé.
Si le fond du roman est grave, l'écriture et l'humour de l'auteur donne un ton très british au texte, il faut dire qu'Antoine n'est pas avare en paroles des plus belles insanités !
En clair, il faut »lui foutre la paix » .
J'aime beaucoup cet auteur et je me souviens en particulier des « Autos-tamponneuses » qui m'avait beaucoup plu.
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livreclem
  31 août 2017
Un roman plaisant à lire malgré la thématique abordée. Un enfant délaissé par ses parents passe ses vacances chez sa grand-mère, ancienne vedette du music hall. Alors que son père, qu'il n'a jamais vu, se manifeste pour récupérer l'adolescent, une comédie se met en place.
Léger, drôle, ce livre fait passer un bon moment.
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Melopee
  06 septembre 2016
Antoine a 13 ans et évolue dans une de ces familles modernes qui fleurissent un peu partout. Sa mère, Baladine, est gérante d'une société de BTP. Elle a contracté un mariage express (1 an top chrono) avec un Anglais, Rudyard Griggs, qui est un collectionneur de chaussettes invétéré vouant une grande admiration à la reine. Mais comme ni l'un ni l'autre n'a voulu s'encombrer d'un enfant, c'est dans un collège de Champittet (en Suisse) qu'il a été scolarisé en interne. Et son refuge, c'est chez sa grand-mère maternelle, Maggie, une chanteuse ayant connu le succès par le passé. C'est donc près de Chamonix, où elle a acheté un chalet, qu'il se rend comme ça lui arrive fréquemment.
Alors qu'il est donné le choix à Antoine de choisir chez lequel de ses parents il souhaite aller jusqu'à sa majorité, rien ne se passe comme prévu. Les parents fantasques décident de se disputer l'éducation de l'adolescent et font le trajet pour pouvoir reprendre leur rôle.
Le narrateur c'est Antoine, qui n'est pas dupe des tractations des adultes. Tous égoïstes, voyant leurs propres intérêts, il les dépeint avec férocité. Et comme il est en âge de raison, il décide d'établir un curieux marché qui peut mettre en branle tout son petit monde.
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soleildunord59
  02 avril 2017
Antoine a 14 ans. Il ne sort de son pensionnat que pour passer les vacances chez sa grand-mère qui ne lui porte que peu d'attention . Ses parents, eux, sont aux abonnés absents,sa mère froide, dénuée du moindre sentiments trouve des excuses depuis deux ans pour ne pas le prendre ,un père qui n'a jamais cherché à le voir. , Antoine s'est construit une image pitoyable des adultes.il ne rêve que d'une chose :qu'on lui foute la paix
Quand sa mère puis son père, se souvenant de son existence, cherchent, pour des raisons évidemment intéressées, à le récupérer, le garçon fera tout pour ne pas succomber au chant des sirènes.
Un sujet sérieux traité avec humour
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
rbreizhrbreizh   21 janvier 2017
Le Petit Prince, c'est un livre de vieux écrit pour les enfants. Un livre de lèche-cul. Il nous dit de tout expliquer aux grandes personnes, qui seraient plus bêtes que les enfants. C'est un peloteur qui écrit ça. Il flatte les enfants. Avec moi, ça ne marche pas.
Parce que moi, j'ai remarqué que les adultes arrivent à se débrouiller pour faire ce qu'ils veulent. Contrairement aux enfants, qui doivent toujours obéir. Donc, expliquer que c'est mieux d'être enfant qu'adulte, c'est comme dire que c'est mieux d'être esclave que libre. Il ne nous prendrait pas pour des demeurés, le Saint-Ex, avec son nom d'eau minérale ou de soutien-gorge?
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BibliblogueuseBibliblogueuse   08 janvier 2017
Toute enfance est atroce. Il faut la traverser au pas de course. Ne pas se retourner, jamais. Nous faisons gagner à notre fils du temps sur son enfance en le rendant malheureux. Enfin, ce qu’ils appellent « malheureux ». C’est parfait. Le bonheur, c’est pour les ploucs.
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LecturienneLecturienne   13 février 2017
De ce qu'elle a vue dès son enfance, Baladine conclut que l'amour, tel qu'on l'entend généralement, n'est qu'un sous-produit. L'amour, faute de mieux : un élan pour sécréter des hormones que l'on trouve aussi bien et plus dans l'exercice d'une passion. L'amour, surcoté par la société par les besoins de la société. Aimez-vous, nous avons des poussettes à vous vendre.
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MelopeeMelopee   06 septembre 2016
Je ne peux pas le savoir parce que je ne connais pas mes parents. Disons, je n’en connais que la moitié, et encore. Je n’ai jamais vu mon père et, si j’ai vu ma mère, c’est comme on voit la tour Eiffel de l’esplanade du Trocadéro ou la château de Versailles du train.
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EtoilesonoreEtoilesonore   11 octobre 2016
Ta maman est malade, soupire-t-elle. Elle a mal à la France. De toute façon, on ne peut pas la soigner. Pour nous, elle fait n'importe quoi. Mais elle a sa logique à elle. Une logique que les gens normaux ne peuvent pas comprendre.
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Videos de Stéphane Hoffmann (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphane Hoffmann
« Traîner au lit avec une dame aimable est une sagesse : on n?y a besoin de rien ni de personne d?autre. C?est aussi une plénitude, c?est-à-dire un paradis. »
Paris, années 70.
La comtesse de Florensac veut avoir le salon le plus influent de Paris. La jeune Isabelle Surgères veut changer la vie.
La douce Coquelicot veut faire plaisir à ceux qu?elle aime.
Ce sont les belles ambitieuses.
Elles s?activent autour d?Amblard Blamont-Chauvry qui, bien que polytechnicien, énarque, et promis à une brillante carrière, a décidé de s?adonner à la paresse, l?oisiveté, la luxure, la gourmandise et autres plaisirs.
Que faire de sa vie ? Comment s?épanouir ? Doit-on être utile ? Peut-on être libre ? Faut-il être ambitieux ?
À ces questions, chacun des personnages, entre Paris, Versailles et les États-Unis, à la ville comme à la campagne, répond à sa façon, et de manière parfois surprenante.
On retrouve l?élégance et l?humour mélancolique de Stéphane Hoffmann, prix Roger Nimier pour Château Bougon, dans ce roman éblouissant de finesse.
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/les-belles-ambitieuses-9782226437334
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