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EAN : 9782881829604
210 pages
Éditeur : Editions Zoé (21/10/2015)
4/5   5 notes
Résumé :
Elle était l’un des modèles parisiens incontournables des années cinquante, puis l’actrice de Federico Fellini, Georges Cukor, Blake Edward, Joseph Mankiewicz. Elle a joué avec John Wayne, Woody Allen, Jane Fonda, Romy Schneider, Claudia Cardinale, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon...
Qui se souvient encore de Capucine ?
Blaise Hofmann part sur ses traces. À Saumur, sous les bombes de la Deuxième Guerre. À Paris, sur les podiums de haute couture et dans ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
manU17
  10 octobre 2015

« Qui se souvient encore de Capucine ? »
C'est par cette phrase que je suis venu à la lecture de ce livre. Je suis tombé en arrêt. En effet, qui se souvient encore de Capucine ? Moi-même, que sais-je vraiment d'elle ? Dans quels films l'ai-je réellement vu jouer ?
En y réfléchissant, le premier souvenir que j'ai d'elle remonte aux années quatre-vingt dans la mini-série américaine La Griffe du destin, tirée du roman de Judith Gould, le Vent de l'oubli. Elle y incarne une grande créatrice de mode française de l'après Deuxième Guerre mondiale. Un second rôle perdu au milieu d'une pléiade de stars internationales. Capucine semble y être rattrapée par son image d'éternelle représentante de la mode française. Ce côté grande bourgeoise distinguée, un peu hautaine, et le regard dans le vague.
Je me souviens aussi d'elle dans une série policière allemande, Blaues Blut, dans le rôle de la Comtesse von Altenberg. Impossible de m'en rappeler le titre français et même le web semble l'avoir oublié. Encore un second rôle, encore cette image qui la poursuivra inlassablement…
Née en 1928, Capucine passe ses premières années à Saumur. Jusqu'à ce jour où, après avoir vu Joan Crawford sur grand écran, elle annonce à son père qu'elle veut devenir actrice. Elle monte alors à Paris où elle commence par servir dans les caves de Saint-Germain-des-Prés avant d'exploser sur les podiums en tant que modèle.
Après un bref mariage d'à peine six mois, elle devient un des premiers modèles à accéder au statut de mannequin vedette. de cette époque, elle garde une amitié indéfectible avec Hubert de Givenchy et Audrey Hepburn. Capucine devient alors l'incarnation de l'élégance et du chic à la française et, après quelques petits rôles en France, ne tarde pas à succomber aux sirènes d'Hollywood.
Là-bas, elle tourne avec les plus grands, George Cukor, Henry Hathaway, Joseph L. Mankiewicz, Federico Fellini et Blake Edwards qui la fait jouer dans La Panthère Rose et ses deux suites. Jamais elle n'accède pourtant à la reconnaissance de ses pairs et à des rôles à sa mesure. le souhaitait-elle vraiment ? Elle seule aurait pu le dire.
Au fil du temps, la star finit par se lasser de rôles toujours un peu similaires et d'une vie qui ne lui convient plus. Son côté distant ainsi qu'une propension pathologique à la dépression ont sans doute précipité les choses.
Fuyant la capitale du cinéma, elle se réfugie à Lausanne, où elle retrouve sa grande amie Audrey Hepburn. Elle y vit pendant vingt longues années, seule, entourée de ses trois chats, totalement oubliée du monde du cinéma. Un jour de mars 1990, sans doute plus insupportable encore pour elle que tous les précédents, elle enjambe le garde-corps de son balcon…
Souvenez-vous de Capucine en lisant le livre de Blaise Hofmann !

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Bazart
  09 novembre 2015
Le roman biographique est un genre romanesque qui connait un plein essor depuis quelques années.Roman souvent consacré à un artiste (écrivain, peintre, comédien…) dont le narrateur raconte sa vie, la récrée à partir de notes et de documents officiels
Capucine de Blaise Hofmman qui vient de sortir le 5 novembre dernier à Zoé édition est un bel exemple de roman biographique
On y suit la vie romancée de Capucine, l'un des modèles parisiens incontournables des années cinquante, puis l'actrice de Federico Fellini, Georges Cukor, Blake Edward, Joseph Mankiewicz. Elle a joué avec John Wayne, Woody Allen, Jane Fonda, Romy Schneider, Claudia Cardinale, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon...
Blaise Hofmann , écrivain suisse, part sur les traces de cette star oubliée , née en 1928 et morte en 1990 dans l'anonymat le plus complet et dont le véritable patronyme était Germaine Lefebvre
À Saumur, sous les bombes de la Deuxième Guerre. À Paris, sur les podiums de haute couture et dans les caves à jazz de Saint- Germain-des-Prés. À Los Angeles, dans les fabriques de stars hollywoodiennes. Enfin, à Lausanne, où Capucine passe ses trente dernières années, avant de se donner la mort, le 17 mars 1990.
Dans ce roman, l'auteur la fait s'exprimer à la première personne. Dans un chapitre sur deux, elle dialogue avec son double, comme pour une sorte de journal intime imaginaire
Ce roman biographique, conte de fée tragique, cruel et actuel sur une star française qui s'est brulé les ailes aux USA est un joli travail de mémoire. tendre et cruel qui se termine de belle manière, par une phrase qui résume bien l'esprit du texte et qui ressemble pas mal à du Modiano: «Une étoile, le temps que sa lumière vous parvienne, elle a disparu.»
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Ikebukuro
  24 octobre 2015
Je me souviens très bien de Capucine, de cette silhouette élégante et racée qui traversait l'écran dans La Panthère Rose, le bal des adieux, Quoi de neuf, Pussycat ? Je me souviens surtout de cette allure inimitable, de cette attitude un peu distante, de cette mélancolie que l'on devinait derrière ce regard transparent. Derrière Capucine se cachait Germaine Lefèbvre, cette jeune fille qui n'attendait qu'une chose : vivre une autre vie ! Rapidement Capucine quitte Saumur pour Paris où sa beauté classique et sa silhouette lui ouvre les portes du mannequinat. Mais Capucine s'ennuie, rêve de cinéma et décide de partir pour Hollywood. L'Amérique lui ouvre ses portes et lui donne sa chance. Au fil des rencontres et des tournages elle devient l'une des actrices en vue de Beverley Hills et tournent avec les plus grands : George Cukor, Joseph Mankiewicz, Henry Hathaway, Blake Edwards. Mais finalement elle interpretera peu de rôles et lassée de ces personnages formatés qu'on lui propose elle décidera de revenir en Europe et poursuivra sa carrière entre la France, l'Allemagne et l'Italie où elle tournera avec Fellini.
Plus que l'actrice, c'est surtout la femme qui m'a intéressée. Je connaissais finalement très peu de choses de sa vie, même si je me souvenais parfaitement de l'actrice et de cette beauté intemporelle à travers ses quelques apparitions cinématographiques. Maintenant je me rends compte que même si elle n'était pas l'une de ces actrices à la mode que l'on voyait partout, elle m'a marquée malgré tout. Je me souviens particulièrement de son regard dans lequel on devinait une fêlure, comme une perception particulière de la tragédie du monde et de la vacuité des choses.
J'ai beaucoup aimé le livre de Blaise Hofmann, même si je l'ai trouvé un peu court. J'aurai aimé aller un peu plus au fond des choses, particulièrement la dernière partie de sa vie et sa fin de carrière. J'ai apprécié la construction du livre entre témoignage et enquête, à travers la voix de Capucine ou de celle de l'auteur on remonte au fil des années le destin incroyable de cette petite Germaine devenue Capucine à Hollywood. Actrice reconnue pour être ensuite oubliée, jeune femme qui a provoqué le destin et choisi sa vie comme elle a choisi sa mort, seule.
Elle avait recopié ce texte magnifique qu'elle aimait particulièrement, le sermon d'un chanoine irlandais prononcé à la mort du roi Edouard VII et intitulé "La mort n'est rien" et je trouve que c'est une conclusion parfaite à cette fin qu'elle avait choisie.
"La mort n'est rien. Je suis simplement passé dans la pièce à côté. Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours. Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné, parlez-moi comme vous l'avez toujours fait, n'employez pas un ton solennel ou triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Jouez, souriez, pensez à moi. Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans trace d'ombre. La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié. Elle est ce qu'elle a toujours été. le fil n'est pas coupé simplement parce que je suis hors de votre vue. Je vous attends. Je ne suis pas loin. Juste de l'autre côté du chemin. Vous voyez : tout est bien."
Je remercie Babelio et les Editions Zoé pour m'avoir donné la possibilité d'en savoir un peu plus sur cette femme complexe et touchante.
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coquinnette1974
  29 septembre 2015
Tout d'abord, merci à Babelio et aux éditions Zoe pour m'avoir envoyé ce livre dans le cadre de Masse Critique.
J'en suis ravi, surtout que j'ai beaucoup aimé ce roman autobiographique.
Capucine est une actrice que je ne connaissais pas du tout.
Il est vrai que je ne suis absolument pas une cinéphile, et en plus je n'apprécie pas spécialement les vieux films.
Pas surprenant donc que je découvre totalement cette actrice qui a fait les beaux jours d'Hollywood dans les années 1960.
Une des rares françaises à avoir vraiment réussit aux Etats-Unis et qui s'est suicidée en 1990, dans un quasi anonymat.
Blaise Hofmann nous emmène donc à la découverte de Capucine, de la naissance de celle ci à sa mort.
Il part sur ses traces, il enquête pour en savoir plus sur elle.
Certains passages sont donc comme une enquête, d'autres sont romancés et l'ont à l'impression que c'est Capucine qui parle.
J'ai bien aimé cet ouvrage, que j'ai trouvé bien écrit.
J'ai apprécié le mélange des genres, que l'auteur nous parle, puis fasse parler Capucine ou relate lui même certains passages de la vie de son idole.
L'ensemble est fluide, facile à lire, et m'a captivé.
J'ai trouvé ça agréable de découvrir ainsi une actrice inconnue, qui a pourtant marqué une génération.
Capucine est un bon roman autobiographique, c'est un très joli hommage à cette actrice trop peu connue.
Si vous aimez ce genre de livre, je vous invite à découvrir Capucine, à qui je donne 4 étoiles :)
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Commenter  J’apprécie          20
SylvieDum
  23 février 2017
Capucine était la cousine germaine de ma mère. Donc, envie de lire l'ouvrage, mais également crainte d'être déçue. La restitution de sa carrière hollywoodienne est probablement fiable. En revanche, on ne peut que déplorer les âneries rédigées sur sa vie privée, notamment son enfance. Dommage que Monsieur Hoffmann ne se soit pas mieux documenté, il aurait évité de se rendre ridicule. (Dès le début, le nom de l'oncle de Capucine, mon grand père est mal orthographié.)
En outre, sa mère, sévère certes, était la bonté même, tellement aimée, que le premier bébé de notre génération porte son prénom.
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critiques presse (1)
LePoint   18 décembre 2015
Devinant la faille, flairant le secret sans le déflorer, Hofmann brosse un très beau portrait d'une femme filante, en profil perpétuellement perdu.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
manU17manU17   02 octobre 2015
Je jouais les femmes fatales. Mes couples se faisaient, se défaisaient, je devins une croqueuse d'hommes, glamour, insolente. Je dénudais une épaule, j'apprenais le regard de braise, la bouche de plaisir. J'apprenais à ne jamais rater mon entrée. Un peu toxique, un peu vénéneuse, un peu dangereuse, je voulais de l'action. Je voulais être aimé à la folie ou pas du tout.
Commenter  J’apprécie          180
manU17manU17   10 octobre 2015
Hollywood la fait rêver, même si Edwige Feuillère, avec qui elle avait sympathisé durant le tournage de L'Aigle à deux têtes, l'avais mise en garde :
Là bas, il faut sept ans pour créer une vedette internationale, à moins que ce ne soit pour détruire définitivement une vedette européenne !
Commenter  J’apprécie          90
manU17manU17   06 octobre 2015
Marylin. Capucine. La première s'est teint les cheveux en blond platine et dessiné un grain de beauté sur la joue gauche. La seconde s'est fabriquée un personnage de Parisienne glaciale et hautaine.
Deux styles aux antipodes pour un même objectif : captiver.
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manU17manU17   08 octobre 2015
My name is Germaine Lefebvre, but call me Capucine, just Capucine, nothing in front and nothing behind.
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BazartBazart   06 novembre 2015
Pourquoi revisiter la vie d’une morte? Pourquoi remettre en scène cette femme qui n’a déjà fait qu’être scénarisée de son vivant?
Commenter  J’apprécie          80

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