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ISBN : 2258116376
Éditeur : Les Presses De La Cite (07/05/2015)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 29 notes)
Résumé :
"Parfois même vivre est un acte de courage." Sénèque

1944. Trois femmes enceintes. Trois bébés qui naissent à quelques semaines d'intervalle dans les plus épouvantables circonstances, en déportation. Ils pèsent moins de 1.5 kilos, leurs mères une trentaine, et sont orphelins de pères, tués par les nazis. Malgré le froid et la faim, femmes et enfants survivront.
Soixante-dix ans plus tard, ces soeurs et frère de coeur racontent l'incroyable hist... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  22 octobre 2015
"Sind sie schwanger ?"... Une question à laquelle Priska, Rachel et Anka répondront par la négative à Josef Mengele, ce médecin en chef du camp des femmes d'Auschwitz-Birkenau. Tiré à quatre épingles, une fascination morbide dans les yeux, une excitation presque palpable, un sourire affable sur les lèvres.
Face à lui, des femmes entièrement nues, rasées, gênées par cette soudaine nudité qu'elles tenteront de cacher.
Parmi elles, Priska, l'enseignante slovaque de 28 ans, Rachel, la polonaise de 26 ans et Anka, la jeune tchèque de 27 ans. Enceintes toutes les trois en cet automne 1944. Comme par instinct de survie, elles répondront simplement non. Elles ne prendront pas la file de droite, celle vers "la douche" mais celle de gauche, c'est à dire considérées comme aptes pour le travail.
Elles vivront dans des conditions inhumaines. Elles connaîtront la faim, la soif, le froid. Elles verront des prisonnières malades, mourantes. Elles côtoieront la mort de si près. Malgré cela, malgré l'usine d'armement de Freibourg dans laquelle elles devront travailler, malgré l'enfer à Mauthausen, elles survivront et leurs enfants aussi. Des naissances dans des conditions effroyables.
Toutes les trois s'en sortiront. Mais à quel prix ? Car, même une fois sauvées des alliés, d'autres épreuves les attendent.
A partir des souvenirs des trois rescapés de Mauthausen et ceux de leurs mères, de correspondances et d'archives historiques, Wendy Holden fournit un travail considérable sur cette période si sombre de l'histoire. Agrémenté de photos qui soulignent d'autant l'aspect sordide et monstrueux de la vie dans ces camps, ce livre démontre une fois de plus l'indicible horreur dont on peine à croire tant elle semble inhumaine et effroyable. Ce témoignage saisissant est remarquablement documenté, que ce soit dans la description des faits ou dans les dates. La journaliste émet des vérités, évidemment difficiles à lire. L'on est à la fois ému, horrifié, bouleversé et admiratif devant ces trois femmes farouches, volontaires et courageuses qui n'ont jamais baissé les bras malgré l'enfer qu'elles auront connu.
Un témoignage vibrant et poignant...
Naître et survivre malgré tout...
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Crossroads
  02 octobre 2015
Priska, Rachel et Anka.
Trois prénoms parmi tant d'autres.
Trois femmes aux destins bouleversants qui auront eu l'intuition de répondre par la négative à la phrase d'accueil récurrente du tôlier, le Dr Mengele officiant à Auschwitz: "attendez-vous un enfant, madame ?".
Nein.
Un simple mot usuel, dicté par un instinct de survie paroxystique, qui leur permit de mettre au monde leur enfant dans ce contexte de mort ultime.
Wendy Holden s'est attachée à ces trois personnalités.
Forte d'un travail de recherche conséquent basé sur de nombreux témoignages et divers recoupements, l'auteur nous présente un nouveau visage de l'horreur nazie. Celui de femmes enceintes emportées par le tourbillon de la guerre mais néanmoins déterminées à mener leur grossesse à terme.
Argumentant son récit de multiples photos en noir et blanc, notamment celles de nos trois "héroïnes", Wendy Holden accentue un peu plus, si besoin était, un sentiment empathique plein et entier.
Avant, il y avait l'insouciance d'une jeunesse balbutiante lorsque survint le mal absolu. Survivre, oui, mais au prix de combien de sacrifices et de douleurs désormais enracinées à jamais.
Trois étapes distinctes narrées par le menu. Un chapitre par protagoniste avant que leur damnation personnelle ne converge.
Et ce sentiment toujours coupable d'en avoir réchappé lorsque tant d'autres y sont restés.
Wendy Holden transforme un essai poignant et cruel sur l'Homme et sa propension infinie à l'inhumanité envers ses semblables.
Un témoignage intense et un hommage appuyé à toutes ces femmes au courage sans limites.
Naître et Survivre n'est pas un livre de plus sur la Shoah mais sur l'espoir susceptible de subsister, fût-ce en enfer.
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prune42
  08 juin 2016
Priska Lowenbeinova, Rachel Friedman et Anka Nathanova sont trois jeunes femmes slovaque, polonaise et tchèque juives. Elles ne se connaissent pas mais leur destin est semblable. Raflées lors de l'année 1944, elles connaissent les ghettos de Varsovie, Lodz, Terezin puis sont déportées à Auschwitz. Echappant à la mort, elles sont envoyées à Freiberg pour travailler dans une usine d'aéronautique. Toutes trois enceintes, elles cachent leur grossesse pour se protéger car elles sont convaincues que leur vie serait encore plus en danger de mort si leur état était découvert. Affamées, épuisées, malades, envahies de poux, elles sont déportées à Mauthausen à l'approche des Alliés et accouchent de bébés minuscules. Elles feront tout pour les sauver de cet enfer sans nom. Après la guerre, comment survivre dans un monde où leurs proches sont morts, où plus rien n'existe de leurs anciennes vies ?
J'ai découvert ce livre témoignage sur Babelio grâce à d'excellentes critiques lues, et passionnée par le thème de la Seconde Guerre Mondiale, j'ai eu envie de le découvrir. J'ai beaucoup aimé ce livre poignant qui donne la parole à trois jeunes déportées revenues des camps de la mort, quasi miraculeusement, avec leurs bébés. En tant que mère, ces témoignage m'ont beaucoup touchée. Je ne connaissais que peu de choses du camp de Mauthausen, aussi j'ai pu me documenter davantage. Ces trois femmes ont survécu grâce à leurs bébés, c'est magnifique même si incroyablement dur, et aux souvenirs de leurs vies passées. Je rends hommage ici au chef de gare de Horni Briza et aux villageois qui ont aidé ces déportées au péril de leur vie, ce sont des personnes exemplaires. Ce qui m'a le plus plu dans ce livre aussi, ce sont les récits de la vie quotidienne à Auschwitz ou Mauthausen et la libération des camps par les G.I, le lecteur perçoit vraiment toute l'horreur de la situation et la barbarie nazie.
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Martin1972
  19 janvier 2016

Naître et survivre, les bébés de Mathausen de Wendy Holden, c'est l'histoire incroyable et pourtant bien réelle de trois femmes courageuses, Priska, Rachel et Anka qui vont au risque de perdre leur vie, cacher le même secret aux nazis dans le terrible camp de concentration de Mathausen ; celui de porter un enfant puis d'enfanter et de s'occuper du bébé au nez et à la barbe de leurs sordides tortionnaires.
Ce roman, c'est aussi l'histoire d'Eva, de Mark et d'Hana, les trois bébés qui n'auraient jamais dû voir le jour sans le mental hors norme et l'envie de vivre si forte de leurs mères respectives.
Wendy Holden, nous livre dans ce très beau documentaire, le récit de vie de ces femmes. le lecteur peut suivre le parcours de chacune, des jours heureux avant leur rafle et l'internement dans le camp jusqu'à leur libération et leur vie, après le terrible calvaire subi, avec leur bébé.
Chaque récit de vie est accompagné de documents et de photographies personnels. le lecteur est invité à partager les souvenirs heureux de ces femmes surprenantes, comme celui de pouvoir lire la très belle et intime correspondance entre Priska et son mari, le journaliste Tibor Löwenbein.
Les photographies d'avant et après calvaire nous rapprochent encore plus de ces femmes. La lectrice que je suis a été très émue de voir les photographies du jour de leur mariage ou celles des balades avec leurs époux ou encore posant avec les familles qu'elles ont réussi à reconstruire après le cauchemar vécu.
Ce qui frappe, c'est que sur chacune des photographies, ces femmes sourient. Un sourire, comme pour dire non à la fatalité et à la mort, et oui à la vie et à
Un sourire à leurs bourreaux pour leur signifier qu'ils n'ont pas gagné, qu'ils n'ont pas mené leur abject projet à terme, à savoir leur enlever l'envie de vivre et de profiter de la vie avec l'enfant qui a vu le jour dans leur camp de la mort.
Et il y a les autres photographies, celles qui vous glacent les sangs et qui vous ramènent dans l'enfer des camps de la mort, « la chambre à gaz de Mauthausen », « l'escalier de la mort », « les trains de la mort », « les dortoirs », « les déportées décharnées » et « Mengele, celui qui avait le droit de vie ou de mort sur ces femmes dans le camp de Mauthausen».
Ces photographies font mal, mais elles sont nécessaires puisqu'elles font partie de la vie de ces trois femmes, de leurs bébés et des 6 millions de juifs de la Shoah.
On ne ressort pas indemne d'une telle lecture. Ces trois magnifiques femmes ont réussi l'impossible et nous donnent une très belle leçon de vie et d'espoir.
Ces trois portraits de femmes, au destin incroyable, sont à la fois simples, justes et magnifiques.
Wendy Holden nous offre là un document émouvant, passionnant et nécessaire dans la période trouble que nous vivons actuellement.
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mimo26
  05 octobre 2018
Le parcours de Priska, Rachel et Hanka, trois jeunes femmes devenues mères dans l'enfer concentrationnaire. Elles ne le surent que des dizaines d'années plus tard, mais elles arrivèrent quasiment en même temps à Auschwitz et dès lors ne se quittèrent plus. Elles ont accouché à quelques jours d'intervalle d'enfants on ne peut plus chétifs qui tous trois ont survécu.
Priska est Tchèque, c'est une étudiante brillante, polyglotte et cultivée. En 1940, elle épouse un Juif allemand, Bernd Nathan mais en décembre 1941, ils sont arrêtés et déportés à Terezin. Ils passeront trois ans dans ce camp connu pour son grand nombre d'artistes. Les nazis s'efforcèrent d'en faire un camp modèle, comme le raconte Morten Brask dans son roman Terezin Plage. C'est là qu'elle accouche de son premier enfant, qui meurt peu après, en avril 1944. Parce qu'ils savent que les Alliés gagnent du terrain, parce qu'ils croient en la vie, Priska et Bernd décident de faire un autre enfant. Mais ils sont à l'automne 1944 tous deux envoyés à Auschwitz.
Quand Prisca arrive à Auschwitz, elle est enceinte de deux mois, elle a déjà perdu trois bébés avant celui-là. Elle est Slovaque et a mené jusqu'à présent une vie assez préservée dans la Slovaquie annexée par le Reich. Mais après l'écrasement de la rébellion en août 44, la répression s'intensifie à l'encontre des Juifs et elle est arrêtée avec son mari.
Rachel est l'ainée d'une famille polonaise très nombreuse. En 1937, elle s'est mariée ave Monik, un homme riche grâce à l'industrie textile. Ils s'installent à Lodz où vivent trente pour cent de Juifs. Quand surviennent la guerre puis la capitulation, le jeune couple est de plus en plus en proie à l'antisémitisme. Son argent permet à Monik d'acheter de faux papiers les faisant passer pour de non Juifs, de s'installer à Varsovie dans le ghetto où la jeune femme travaille avec Janusz Korczak. Mais les conditions de vie y sont de plus en plus difficiles. Ils partent pour Lodz puis en aout 44 après la liquidation du ghetto, pour Auschwitz.
Quand elles arrivent à Auschwitz, les trois femmes ont souffert de la guerre mais ne s'attendent pas à ce qu'elles vont y trouver.Elles sont accueillies par le sourire de Josef Mengele qui leur demande, comme à toutes les femmes, si elles sont enceintes. Leur réponse négative les sauvent. Elles ne se connaissent pas, mais elles partiront ensemble pour l'usine d'armement de Freiberg près de Dresde puis pour Mauthausen. A lui seul, ce voyage apocalyptique de dix-sept jours, alors que les Allemands fuient les Alliés, pourrait donner lieu à un film. Priska avec son bébé de quelques jours, Rachel qui accouche dans le train entourée de cadavres et Hanka qui donne la vie le 29 avril 1945, veille du suicide de Hitler, sur le seuil de Mauthausen. le sadisme des soldats et la compassion des habitants de Horni Briza…
L'enquête de Wendy Holden est minutieuse, elle explique donc les événements, les lieux, les mécanismes à ses lecteurs. Son récit poignant reste sobre, très près des êtres et de leur souffrance.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
mimo26mimo26   05 octobre 2018
— Sind sie schwanger, fesche Frau ? (Etes-vous enceinte, charmante dame ?)

L’officier SS qui inspecte Priska Löwenbeinová de la tête aux pieds avec une fascination morbide affiche un sourire affable.

Quelques heures après son arrivée à Auschwitz-Birkenau, l’enseignante slovaque de vingt-huit ans est debout, nue et tremblant de gêne, sur la place d’appel du camp, face au Dr Josef Mengele, le médecin en chef du camp des femmes de Birkenau.

Nous sommes en octobre 1944.

Du haut de son petit mètre cinquante, Priska ne fait pas son âge. Autour d’elle se tiennent quelque cinq cents femmes d’origine juive qui ignorent tout les unes des autres. Elles sont aussi hébétées que Priska. Arrachées à leur domicile ou aux divers ghettos d’Europe, elles ont été entassées par groupes de soixante dans des wagons plombés, puis envoyées jusqu’en Pologne dans ces convois pouvant comprendre jusqu’à cinquante-cinq voitures.

Lorsqu’elles ont émergé, suffocantes, sur la « rampe aux Juifs » d’Auschwitz – le quai de débarquement menant au cœur du plus efficace centre de mise à mort nazi –, elles ont été assaillies de tous côtés par les « Raus ! » (Dehors !) ou les « Schnell, Judenschwein ! » (Vite, sales porcs de Juifs !).

Dans la confusion et le vacarme, cette marée humaine a rapidement été encadrée par des prisonniers sans expression vêtus de pyjamas rayés, sous le regard d’officiers SS hiératiques dans leurs uniformes immaculés. Hommes et femmes ont été séparés ; des êtres chers se sont quittés sans un adieu ; les enfants ont été écartés et envoyés vers la file des malades et des personnes âgées.

Ceux qui étaient trop faibles pour tenir debout, ou trop courbatus par le voyage, ont été fouettés ou frappés à coups de canon de fusil. Tandis que les chiens de garde des SS tiraient sur leur laisse, des cris déchirants – « Mes enfants ! Mes bébés ! » – se sont élevés dans l’air froid et humide.

Au loin, devant les files interminables de déportés, se découpaient deux longs bâtiments en brique rouge, surplombés d’une immense cheminée crachant une épaisse fumée noire dans un ciel de plomb. L’air gris semblait chargé d’une odeur putride et écœurante qui attaquait les narines et le fond de la gorge.

Séparées de leurs amis et de leur famille, des centaines de femmes, jeunes et moins jeunes, ont été poussées entre deux hautes clôtures électrifiées pareilles à toutes celles qui entourent le camp polonais. Abasourdies, trébuchant les unes contre les autres, elles ont dépassé les cheminées, longé quelques mares, et débouché devant le Sauna, un vaste bâtiment d’accueil caché entre les bouleaux.

C’est ainsi que les nazis les ont introduites sans cérémonie à la vie de Häftlinge, les détenus des camps de concentration. Le processus consiste en premier lieu à les déposséder de leurs derniers biens et à les obliger à se mettre entièrement nues. Les femmes ont protesté dans toutes les langues d’Europe, mais elles ont dû plier sous les coups et les menaces des SS.

Conduites jusqu’à une pièce immense, la plupart de ces femmes – mères, filles, épouses, sœurs – ont alors été rasées de la tête aux pieds par des détenus hommes ou femmes sous les regards mauvais des gardes allemands.

Parvenant à peine à se reconnaître les unes les autres après le passage des rasoirs électriques, elles ont été sommées de sortir par rangées de cinq sur la place d’appel où elles ont attendu pendant plus d’une heure, debout sur la terre froide et boueuse, la seconde Selektion effectuée par l’homme qui serait vite surnommé « l’Ange de la mort ».

Le Dr Mengele – impeccable dans son uniforme kaki au col orné de têtes de mort et de chevrons rutilants, ses cheveux noirs soigneusement lissés et pommadés – tient une paire de gants en chevreau à grandes manchettes, qu’il balance nonchalamment de gauche à droite en parcourant les files, examinant une à une les nouvelles prisonnières. Après les avoir scrutées de la tête aux pieds, il leur demande poliment si elles sont enceintes.

Quand vient son tour, Priska Löwenbeinová n’a que quelques secondes pour décider de la réponse à apporter à cet officier qui montre ses dents du bonheur à chaque sourire. Elle n’hésite pas. Secouant vivement la tête, la linguiste accomplie rétorque « non » en allemand.

Enceinte de deux mois d’un enfant longtemps désiré, elle ne sait si la vérité les sauvera, son bébé et elle, ou les condamnera. En revanche, elle se sait en danger. Cachant d’un bras sa poitrine, de l’autre ce qu’il reste de ses poils pubiens, elle prie pour que Mengele accepte son démenti. Pendant une seconde, l’officier SS aux airs affables regarde fixement la fesche Frau, puis il passe son chemin.

A trois rangées de Priska, il presse brutalement le sein d’une femme qui recule aussitôt : quelques gouttes de lait maternel ont trahi sa grossesse. D’un coup de gant à gauche, la malheureuse est sortie du rang et envoyée vers un groupe de femmes enceintes qui tremblent dans un coin.

Elles ignorent encore qu’un coup de gant vers la droite signifie la vie, tandis qu’un coup à gauche les condamne à mort. Le sort exact des déportées sélectionnées par Mengele ce jour-là n’a pu être retracé.
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marina53marina53   22 octobre 2015
"Parfois, le seul fait de vivre est un acte de courage."
Sénèque
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KaullyeKaullye   16 septembre 2015
Au mépris de la menace de mort qui pesait constamment sur eux, les Juifs choisirent la vie. Chacun d'eux se rebella à sa façon, en chantant, en dansant, en tombant amoureux, en se mariant et, avides d'amour et d'un semblant de contact physique, en tentant de s'offrir mutuellement un peu de réconfort.
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Pixie-FlorePixie-Flore   02 juillet 2017
« Les déportés pleuraient de joie et s'écriaient : "On a traversé l'Ukraine, la Pologne, la Hongrie, l'Autriche, l'Allemagne, la France, et personne ne nous a vus, nulle part ! Seuls les Tchèques ont du coeur [...]. Nous n'oublierons jamais Horní Bříza. " » « Le village entier est arrivé avec de la soupe et du pain, déclarera Klara Löffovà. C'était comme un miracle. On était chez nous. Ces gens étaient les nôtres, et nous étions les leurs. »


[p286]
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Tiff_AnyTiff_Any   05 juillet 2018
"Tibor lui avait conseillé de ne penser qu'aux belles choses. Mais qu'y avait-il à voir dans ce marécage incolore aux horizons tendus de fil barbelé et dont la terre boueuse ne laissait percer aucun brin d'herbe ? L'air stagnant empestait la mort dans ce camp tentaculaire. Certes, les bouleaux balançaient leurs branches sous le ciel immense, mais le soleil était trop pâle pour percer le jour obscur ; les oiseaux avaient fui ce coin isolé, laissant derrière eux un silence assourdissant. Où était le reste du monde ?"
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