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EAN : 9782234084971
Stock (11/04/2018)
3.33/5   111 notes
Résumé :
Pour la première fois depuis qu’il a quitté l’Élysée, François Hollande s’explique. Il tire les leçons humaines et politiques d’une expérience unique.
Comment vit un président au jour le jour ? Comment tranche-t-il dans le feu de l’action ? Comment agit-il sur la scène internationale ? Comment a-t-il décidé, pour redresser le pays, d’encourir l’impopularité et l’incompréhension parmi les siens ?
Face aux épreuves qui ont ensanglanté notre pays, il donn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
3,33

sur 111 notes

cascasimir
  10 janvier 2020
François Hollande fut-il un président malchanceux, comme il semble le croire?
Il reçoit le prix de l'humour en politique du World Press en 2017. Souvenez vous:

-Je vous remercie pour ce prix... Il était temps (rires!). J'ai bien compris qu'il récompensait l'ensemble de mon...oeuvre! Applaudissements du public.

Hollande parle de son prédécesseur... au Salon de l'agriculture, ( à un enfant):
- Sarkozy? Bah, tu ne le verras plus!
Et aussi:
-Sarkozy avait promis l'impossible, et nous avons eu l'invraisemblable. Il se réclamait de De Gaulle, il n'en avait pas la carrure. :-)

Malchance ou maladresse?
Hollande trébuche au Congrès de Bamako, renverse des documents en Corse, etc... la pluie s'invite à tous ses discours...
Même " Sous la pluie persistante qui m'accueillait pour mon premier jour, je savais qu'en matière d'orages, je ne serais pas déçu."

Il aura un mot sur Trierveiler, Julie Gayet et Ségolène Royal... Mais vous souvenez vous de la réponse de François Hollande, à propos de son "mariage" avec Ségolène ?
- Oui, nous le ferons ce mariage... Nous le ferons ce mariage ( la salle retient son souffle). Nous le ferons... le mariage Homosexuel! Rires du public.

"Merci pour ce moment!" ...François! Si je peux reprendre le mot de Valérie Trierveiler...

Il y aura des moments difficiles: les attaques terroristes sur Charlie Hebdo et l'Hypermarché Cacher et 6 démissions de collaborateurs liées à des affaires:( Cahuzac, Morelle, Benguigui...)
Hollande s'en excuse presque et confie qu'il a eu tort de faire confiance....

Car, pour l'instant, Hollande au contraire des autres présidents, n'a pas d'affaires liées à sa propre personne...
Dans ce livre, Hollande semble parfois se justifier...
Il y a tout un chapitre sur E.Macron, mais je ne vais pas parler d'un traître et d'un faux-jeton....
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RChris
  28 mars 2020
Comme l'a dit le Babeliote Villou, ce type d'ouvrage est difficile à chroniquer et encore plus à noter. Evacuons d'abord les critères relatifs à la rédaction de ce livre : l'écriture est agréable, fluide et compréhensible. le récit souligné par les titres est construit sans surprise, quasi chronologiquement. La narration suit ainsi un déroulé sans surprise qui sert bien le propos.
Sur le fond des propos, je ne serai pas objectif tant le personnage fait preuve d'une fatuité insupportable. le "je" est omniprésent et plutôt autoflatteur, ainsi nous dit-il : "Après avoir été élu par tous les Français" alors que seulement 51.64% d'entre eux ont voté pour lui. La dénégation exprime parfois son contraire quand il considère qu' "après tout, je suis un sortant, pas un perdant". Pourtant libre de sa parole, il utilise des propos qui relèvent du slogan politique plutôt que du propos nuancé et subtil : "l'unité nationale que j'ai maintenue en toutes circonstances".
Commentateur de la vie politique, F. Hollande fait défiler l'histoire de son quinquennat. Sur la scène internationale, il affiche un satisfecit souriant : "La France est de nouveau respectée". Sur le plan national, il est peut-être un peu moins dithyrambique, quoique..."J'eus avec mon gouvernement à sauver l'industrie nucléaire".
Le mince intérêt réside dans le fait de reparcourir notre histoire récente pour en tirer des enseignements. Mais il ne tient pas pour autant la promesse de formaliser des leçons car il est sans autocritique. Ainsi le livre : "Un Président ne devrait pas dire ça", publié durant son quinquennat, que j'avais apprécié pour les analyses en contrepoint des journalistes, fait-il l'objet d'une leçon. le livre de Lhomme et Davet fut dévastateur pour le renouvellement de sa candidature et pourtant il est justifié par le titre du chapitre : "un président pouvait dire cela".
Sa conception de la fonction après la présidence est passive : "faire de la politique...c'est prendre part au débat public par la réflexion, la proposition ou la prise de position..." Finalement, il a trouvé sa meilleure posture : donner des leçons que personne n'écoutera. Pour ma part, je l'ai lu jusqu'au bout mais je n'ai pas trouvé les "leçons du pouvoir".
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Cronos
  12 avril 2018
Au cours du mandat présidentiel de François Hollande, différents livres sont sorti sur son compte. J'ai eu l'occasion de lire celui de son ex-compagne Valérie Trierweiller, Merci pour ce moment, qui m'avait paru trop intime pour ce genre d'étalage publique, de plus je trouve cela très immature de régler ses comptes de cette façon. Bref, le second fût celui des journalistes avec le livre de pseudos confessions Un président ne devrait pas dire ça, autant dire que la barre de mes attentes n'était pas haute.
Je m'y suis intéressé pour son aspect expérience unique que peu ont vécu plus que pour son côté politique. Je ne suis pas de son bord politique, sans y être hostile, son avis m'intéresse.
J'ai aussi lu des mémoires de politiciens, présidents ou non, mais c'est la première fois que j'en lis un qui parle uniquement de ses années au pouvoir. Ca m'a plu car c'est bien là mon seul intérêt.
Le livre se lit bien, il n'y a pas trop de temps mort et au pire ça dur une demi page. On suit son quotidien comme il l'a vécu, dans les bons comme dans les mauvais moments…surtout dans les mauvais. François Hollande a eu un mandat compliqué avec les multiples attaquent terroristes. Globalement tout s'enchaîne bien. Ma curiosité a été satisfaite, j'en sais un peu plus sur les coulisses et la façon dont sont prises les décisions.
Ce qui m'a posé un problème, c'est que sur un bon tiers du livre, j'ai eu l'impression qu'il écrivait comme s'il me devait des explications, qu'il devait se justifier. En tant que personne, nous ne nous sommes jamais vus, il ne me doit rien. En tant que président, il l'a déjà fait. Néanmoins je préfère quand même ça à quelqu'un qui crache sur tout le monde et reviens quelques années plus tard en pensant s'être fait oublier. Je ne vise personne en particulier, c'est valable partout.
En bref, intéressant pour un novice comme moi, de la politique accessible.
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Villou
  23 juin 2019

C'est toujours difficile de noter ce genre de bouquin. D'un côté, on peut dire que c'est facile et même agréable à lire. D'un autre, je peux dire que le contenu ne m'a franchement ni plu, ni convaincu.
En fait, entre ces lignes, François Hollande ne tire aucune leçon de l'exercice du pouvoir, il en fait tout au mieux un bilan mais il n'a jamais aucun recul sur ses actions.
Donc une erreur dans le titre. Ça démarre mal.
Hé bien dites-vous que la suite est pire et qu'elle peut se résumer en trois mots: il est content.
L'ancien président est content de son boulot et de son bilan. Si il n'a pas plu pendant qu'il exerçait, c'est, comble de l'injustice, la faute à ceux qui étaient là avant et bien évidemment, c'est les suivants qui récoltent les lauriers. Un classique.
Mais revenons sur certains de ses propos.
Tout d'abord, Hollande ne tergiverse pas et le dit clairement: la Vème République est une monarchie présidentielle. Et il trouve ça très bien !
Contrairement à Mitterrand, dont certain on dit qu'il voulait la réformer mais qu'il s'est finalement installé sur le trône, François Hollande voulait le trône. Et il l'a eu. Il va même jusqu'à s'émouvoir des pays où l'on va demander son avis au peuple, ce qui selon lui, ralenti considérablement les procédures.
Dans un passage hallucinant, l'ancien président nous raconte pépouse comment il décide de bombarder un bled en Syrie avec les USA et la Grande Bretagne et que comme le parlement Britannique est pas trop chaud, c'est trop chiant. En gros, en France, on est moins emmerdé pour faire ce qu'on veut quand on est président.
C'est là qu'on réalise que c'est le droit de vie et de mort sur des populations entières que nous offrons au mec qu'on met au pouvoir. Ça donne à réfléchir sur la peine de mort d'ailleurs. Elle est abolie en France, sauf pour le président qui peut décimer qui il veut à coup d'ordre militaire.
Mais il en ressort malgré tout un côté humain, il le dit lui-même: “Derrière l'acte froid, c'est l'humain qui souffre”. Et je ne mets aucunement en doute sa parole. C'est d'ailleurs ce qui me conforte dans ma réflexion : tout demander et donner les droits à un seul et même homme, c'est trop. D'ailleurs, il évoque encore cet état esprit en expliquant que le « consensus Européen fait perdre du temps », le raccourci est vite fait de se dire que pour Hollande, tout ce qui tourne autour du dialogue, du partage, de l'écoute fait perdre du temps. Drôle de mentalité.
L'ancien président s'émeut également de l'impopularité dont il a été victime lors de son quinquennat sans prendre réellement la mesure qu'il n'a pas été élu par amour mais bien par rejet. Rejet de Nicolas Sarkozy. Mais aussi à mes yeux, rejet des institutions.
François Hollande revient aussi sur Florange, PSA, Feseneim, qu'il juge tous comme des succès. Les ex-employés seront heureux de l'apprendre.
Certains passages restent émouvant, tout particulièrement celui des attentats dans le chapitre 3. L'horreur qui a frappé le pays pendant la présidence de François Hollande a été marquante pour tous mais c'est le président, avec les familles des victimes qui ont surement le plus morflé. Je comprends qu'il puisse tirer une fierté d'avoir défilé avec de nombreux chefs d'état ce jour-là. Bon, ils ont marché 50 mètres, ils étaient ridicule, mais le symbole était là. Il restera surement dans les livres d'histoire.
Un autre chapitre entier sera consacré à ses femmes. le chapitre le plus pénible à lire parce qu'on s'en contrefout.
Un passage m'a marqué, celui où il revient sur son discours du Bourget avec le fameux « mon ennemi, c'est la finance ». Dans un certain flou il expliquera qu'on la mal comprit, qu'il parlait des paradis fiscaux et que grâce à lui, ils ont presque tous disparu. Il oublie seulement de rappeler que lors de son mandat, les inégalités entre riches et pauvres se sont creusées et que notre pays n'a jamais compté autant de riches et de pauvres. Et il en fera d'ailleurs le terrible aveu : « j'ai sollicité avant tout les classes moyennes », précipitant des familles entières dans la précarité. Chacun en pensera ce qu'il voudra.
Il dit aussi qu'il a protégé les lanceurs d'alertes mais Lassange est toujours là où il est. Un geste eut été symbolique pourtant. Sans parler de la loi sur le secret des entreprises qu'il voulait faire appliquer.
Quoi d'autre ? Ha oui, il est content d'avoir créé 125 000 postes de services civiques. Vous savez, ces postes à 35 heures payés 450 euros par mois…
Bref, Hollande est content.
Moi aussi, je suis content.
Content qu'il soit parti. Content d'avoir fini ce bouquin. Mais triste pour lui de constater qu'il est incapable de tirer la moindre leçon du pouvoir qu'il a exercé.
Je pourrais revenir aussi sur le mariage pour tous, qu'il hisse en grande réussite. Je le rejoins, mais ce fut aussi la plus grande des hontes Françaises avec ces manifs d'homophobes moyenâgeuses. Honte aussi qu'il ait pu proposer aux maires de nos communes de ne pas faire eux-mêmes les mariages gay s'ils n'étaient pas d'accord, s'asseyant carrément sur le devoir républicain des représentants que nous élisons.
Ça me fait aussi me dire qu'il serait temps que nous ne gouvernions plus avec l'angle d'attaque de la finance et de la religion. Entre ses cadeaux fiscaux et être nommé chanoine de Latran (curé d'honneur du pape), Hollande a été surtout le défenseur de ces deux causes. Ce n'est à mon sens pas un choix raisonnable, comme il le pense, que d'accepter l'austérité comme l'a fait Tsipras avec la Grèce. C'est tout le contraire.
La maturité de notre peuple et même de l'humanité, passera par l'abolition de ces deux concepts en tant que priorités nationales.
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tristantristan
  06 juin 2022
D'une belle plume, l'auteur se livre avec finesse et intelligence à l'énoncé de choses exactes concernant la pratique des institutions de la Vè république, Vladimir Poutine et l'Ukraine etc...
A mon grand regret, comme dans l'immense majorité des autobiographies, l'écrivain ne fait état d'aucune introspection ni autocritique, préférant assumer le beau rôle, même sur ses "échecs" ou des sujets où il a été critiqué.
Pourtant, si son élection et sa personnalité avaient du sens après une hyper présidence crispée et souvent "limite" ("Avec Carla, c'est du sérieux") cet homme politique a été si impopulaire qu'il n'a pas été en mesure de se représenter aux suffrages et que sa présidence ne laisse, à ce jour, dans l'esprit de ses contemporains que le mariage pour tous, qui n'était pourtant ni une urgence sociale, ni une demande populaire majoritaire, comme symbole de sa présidence. Une autre approche m'aurait donc paru humainement plus intéressante.
La lecture de ce document m'a fait souvenir que sous sa présidence, le chapelet des attentats islamistes s'est égrené à vitesse géométrique. Je note que pour le Président, ces attentats sont comparables avec le terrorisme d'extrême gauche (Brigades rouges, bande à Baader, Action directe).
Cherchez l'erreur...
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critiques presse (1)
Culturebox   22 mai 2018
François Hollande multiplie les séances de dédicaces depuis la parution de son livre "Les leçons du pouvoir". Des séances qui attirent de nombreux français. Un regain de popularité inattendu pour l’ancien président de la République.

Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   29 août 2019
Nos médias sont comme les dieux d'Anatole France, "ils ont soif". Mais là, heureusement, il ne s'agit pas de vies qu'il faudrait leur offrir en sacrifices, mais de scènes ou de mots qu'il faut leur servir pour abreuver la machine qui diffuse en continu événements et nouvelles. La tentation est de leur en fournir chaque jour davantage sans parvenir à étancher le flux.
J'avoue y avoir cédé au risque de confondre pédagogie et expression. Parler n'est pas communiquer. Réagir aux questions n'est pas apporter les réponses. Etre dans l'actualité n'est pas être dans la vie. Aborder tous les thèmes c'est n'en imposer aucun.
J'ai pris conscience que la démultiplication de la parole, loin de me rendre familier aux Français, m'en éloignait. Ils m'entendaient de plus en plus mais me connaissaient de moins en moins.
A s'inviter en permanence chez les gens, ils finissent par vous fermer leur porte. A vous voir, ils ne vous regardent plus. A saturer l'espace, ils vous effacent. A leur annoncer chaque jour une initiative, ils ont déjà oublié la dernière.
C'est la différence entre donner du sens et faire du bruit.
+ Lire la suite
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HarioutzHarioutz   29 août 2019
Notre société vit un mouvement contradictoire.
D'une part, les exigences de participation imposent une gouvernance qui ne peut plus être seulement verticale.
D'autre part, les angoisses et les crispations qui travaillent notre société appellent une incarnation et une prise en charge personnelle de la responsabilité.
Le chef d'Etat doit être donc tout à la fois lointain mais proche, inflexible mais humain, majestueux mais modeste, mystérieux mais transparent, laconique mais disert, distant mais abordable, monarque mais citoyen.
C'est une équation qui parait impossible mais c'est un équilibre qu'il faut rechercher.
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TomLanneauTomLanneau   24 avril 2018
Au vrai, je suis un homme comme les autres avec ses joies, ses bonheurs, ses peines et ses doutes. J'évite seulement de les imposer à autrui. Je préfère leurs épanchements aux miens. J'aime les gens, j'aime les écouter, les confesser, les comprendre, les encourager ou les réconforter. Mais je ne demande pas qu'ils me rendent la pareille. Au demeurant, je considère que je n'ai pas à me plaindre de la vie. Elle m'a donné tant de choses.
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tristantristantristantristan   06 juin 2022
A Mayotte, la situation est encore plus explosive, avec une insécurité grandissante, liée à la présence de jeunes migrants venant des Comores voisines. Déposés là par des parents (...) ils survivent dans des conditions misérables et forment des bandes dont les rapines deviennent le seul moyen de subsistance.
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tristantristantristantristan   05 juin 2022
On m'a parfois reproché cette habitude de plaisanter. On a eu tort. L'humour n'est pas une fuite. Il est le sel du quotidien et surtout il rend moins cruels les heurs et les malheurs de la vie.
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