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Hanno Baumfelder (Illustrateur)Jean La Gravière (Traducteur)
EAN : 9782203004719
151 pages
Éditeur : Casterman (14/03/2007)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Ce trou, faute d'un meilleur nom, semblait constituer une chambre dans le métro. Quelques pierres et bouts de planches traînaient sur le sol. Slake s'assit, le dos contre le mur du fond. En fait, comme il apparut par après, Slake venait d'emménager chez lui. " Les rares contacts que connaît Arémis Slake sont les brimades, les coups ; de la part de ses camarades, de ses professeurs, de la vague tante qui est censée l'élever. Alors, Slake a pris l'habitude de se ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
MarieC
  16 janvier 2013
Publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1974, ce petit roman fait figure de classique de la littérature jeunesse. le jeune Slake, enfant délaissé, vaguement élevé par une tante indifférente, persécuté à l'école et dans la rue pour sa myopie et sa faiblesse se réfugie, dans un moment de panique, dans les tunnels du métro. Il y découvre une cachette, ou il s'intalle, délaissant le monde de l'extérieur. Pendant plusieurs mois, il vit en robinson dans le métro new-yorkais... Un intrigue simple pour un récit presque minimaliste, rapporté d'un ton très détaché par un narrateur qui ne verse jamais dans le misérabilisme ou dans la subjectivité. L'absence de jugement, la fin très ouverte (et pas forcément heureuse ?) donnent force à ce texte qui met en lumière l'enfance malheureuse.
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zazimuth
  27 janvier 2011
Un excellent roman d'aventure dans les couloirs du métro. Après avoir tout perdu (ses lunettes, ses papiers...) suite à une agression, un adolescent décide de rester cacher dans le métro et commence à y organiser sa survie...
Commenter  J’apprécie          230
bdelhausse
  09 septembre 2017
Aremis Slake est un jeune ado, 13 ans, en décrochage scolaire à New York. Alors, il termine dans le métro, il se déniche un trou dans un mur, et s'installe. Il décore son chez lui avec tout ce qu'il peut trouver dans les poubelles. Il reçoit la visite d'un rat, avec qui il commence une sorte de relation. Et il commence un petit business en revendant aux navetteurs les journaux qu'il trouve, à condition qu'ils ne soient pas trop froissés. de temps à autres, il donne un coup de main dans une cafétéria, un coup de balais contre un repas.
Bref tout "roule" pour Aremis Slake.
Jusqu'au jour où, suite à un accident de métro, on envisage de vérifier les parois et de les reboucher, de les consolider...
Et le court roman s'arrête là...
Et je ne suis pas d'accord...
D'une part, l'errance d'un ado, la débrouille, les problèmes sont traités de manière très idyllique (heureusement, pas trop superficielle quand même). Aremis Slake n'a pas de problème de santé, il sait lire... visiblement même, il sait très bien lire, s'exprime comme un premier de classe et pas comme un rebut de la société... Rien n'est dit sur la violence entre SDF, les vols, les viols, l'alcool, la drogue, les bandes. (N.B. pour l'anecdote, je connais bien les phénomènes de pauvreté, d'illettrisme, de SDF à New York)
D'autre part, le roman s'arrête au moment même où il devrait commencer... Car tout commence pour Aremis Slake au moment où il doit quitter le confort relatif du métro pour affronter le monde du dehors, les gens, la société.
Pour un lectorat jeune, ado, ce roman est sans doute un bon tremplin pour une discussion en classe, pour des débats sur la société, mais cela n'empêche pas les insuffisances dans le récit.
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NanouAnne25
  10 mars 2019
Belle petite découverte en littérature jeunesse. Roman qui date de 1974 et qui a fait fureur aux Etats-Unis. On dirait un mélange de récit initiatique et de conte philosophique.
Arémis Slake est un jeune garçon de 13-14 ans qui vit à New York avec sa tante acariâtre. Moqué par ses professeurs, bouc-émissaire de ses camarades, il se réfugie dans le métro new-yorkais. Un jour, par un concours de circonstances, il y restera, de son plein gré, 121 jours.
Les 10 premières pages ne m'avaient pas franchement emballée, mais je suis bien contente de ne pas avoir abandonné en cours de route, car ce roman très court est tout mimi.
Slake me fait penser à tous ces enfants livrés à eux-mêmes, à qui on ne manifeste pas d'affection. Les mots « douceur », « compassion », « sympathie », il ne sait pas ce que sait, il n'en a jamais été l'objet. Personne ne lui accorde la moindre attention, le moindre intérêt. Il n'est pas méchant en plus, il ne ferait pas de mal à une mouche ! Et il paraît tellement sans défense !
Même si le fond n'est pas forcément joyeux, j'ai trouvé ce récit trop chou. Parce que notre jeune héros, pendant ces 121 jours dans le métro, va expérimenter la vie. Heureux d'avoir trouvé un « chez-lui », il va se montrer très débrouillard pour aménager son « trou » et trouver de quoi se sustenter tous les jours. Et il va rencontrer quelques adultes qui lui manifesteront de la bienveillance, et ça, ça m'a fait chaud au coeur. Un peu de douceur dans ce monde de brutes !
Dans une ville comme New York, où des millions de gens se croisent tous les jours, où des milliers de personnes se bousculent dans le métro, personne ne se connaît vraiment, personne ne se parle, on ne fait pas attention à l'inconnu d'à côté. Même dans une ville aussi populeuse, on peut se sentir seul. Et cette solitude-là peut être violente. Alors l'auteure rappelle qu'il est bon de souffler de temps en temps, de prendre le temps de s'arrêter, de regarder autour de soi et, parfois, juste adresser un sourire, c'est un acte de bonté qui réchauffera le coeur de l'autre.
A partir de 10 ans. Pas de vulgarité dans le récit, l'écriture est fluide.
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Nelja
  28 avril 2015
L'histoire d'un gamin New Yorkais, orphelin, persécuté à son école, qui s'enfuit de chez lui et va vivre sous terre, dans le métro.
J'aime la façon dont sont décrits les sentiments du personnage principal, de façon très parlante, avec de jolies métaphores sur son état d'esprit, mais sans s'attarder trop dessus. le roman n'est pas, comme on pourrait l'imaginer, une liste exhaustive de malheurs, même si certains détails sont parfois durs, il y a quelque chose de libérateur et d'optimiste là-dedans, sur les liens entre les êtres humains. C'est presque trop optimiste pour moi dans le sens que la fin est très ouverte, l'auteur veut la rendre positive, mais moi je m'inquiète énormément pour l'avenir de Slake.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AmbagesAmbages   06 octobre 2019
On pourrait dire de Slake qu'il avait passé toute sa vie sous terre. Maintenant et pour la première fois il se rendait clairement compte qu'il était sur, et plus sous. Et pourtant il n'avait aucune envie de rester dans ces rues. Son instinct le poussa vers l'entrée du métro la plus proche. Mais en l'atteignant et alors qu'il descendait déjà les escaliers, Slake s'arrêta, se retourna et regarda le ciel. Comme cet oiseau était heureux d'avoir pu s'envoler dans le ciel !
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AmbagesAmbages   06 octobre 2019
Pour la commodité de cette chronique, il est plus simple et plus pratique de considérer que Slake était né orphelin à l'âge de treize ans et il suffit de savoir qu'il était petit, myope, rêveur, amoché en permanence, vivant comme un étranger dans sa ville natale (qui est New York) et dans ce monde, un garçon méfiant, silencieux et solitaire, avec un ticket de métro en poche. Autrement dit, pas tellement différent des innombrables garçons qui poussent librement dans les rues encombrées d'immondices et qui portent autour du cou, pendue à une ficelle, la clé leur permettant de rentrer à la maison où les parents ne sont jamais.
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AmbagesAmbages   06 octobre 2019
Plus tard dans la journée, son estomac vide et froid lui rappelait ce que ses yeux myopes pouvaient à peine distinguer à l'horloge de la classe : l'heure du déjeuner. Quand la cloche de l'école venait confirmer cette impression de son estomac, Slake pêchait au fond de ses poches divers débris, miettes et rogatons sans aucun rapport les uns avec les autres ni avec un repas véritable, et il appelait ça son déjeuner.
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AmbagesAmbages   06 octobre 2019
Il regarda ce visage couleur de cendre, ces paupières fermées, et Willis Joe Whinny se mit à trembler, parce qu'il voyait que ce mouton qu'il avait failli écraser n'était pas un mouton.
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AmbagesAmbages   06 octobre 2019
Qui peut se rappeler le premier jour de sa vie où il a vu la lumière ? Certains, peut-être, mais particulièrement et certainement Arémis Slake. Il était maintenant sur le point de naître.
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