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Ogrimoire
  19 juin 2019
J'ai eu un début de lecture assez compliqué… L'envie de stopper ma lecture m'a effleuré… Je trouve que l'auteur nous projette trop rapidement dans un univers inconnu. Moi j'aime bien qu'on pose le cadre, qu'on défriche un peu le terrain avant de nous plonger dans un univers magiques et surréaliste.

Mais j'ai eu raison de m'accrocher ! Après une petite centaine de page, on rentre totalement dans l'univers et on se délecte des aventures farfelues des trois soeurs !

J'ai vraiment aimé la plume subtile d'Ariel Holzl, à la fois drôle et très tranchante. J'ai également adoré le ton de ce premier tome : on oscille entre cynisme et humour grinçant. Fan de Tim Burton, j'ai retrouvé quelques similitudes avec l'auteur, les personnages sont très charismatiques, je pense notamment à Tristabelle avec ce côté ultra-pénible qui énerve même le lecteur.

Il faut aussi saluer le talent de l'auteur : non seulement on ne se perd pas dans cette histoire, malgré la multitude de lieux, de personnages et de complots, mais on est même tenu en haleine et on enquête avec les soeurs Carmines. Personnellement, j'ai eu un coup de coeur pour la petite dernière, Dolorine, avec – le terrible et odieux – Monsieur Nyx, j'ai beaucoup ri en lisant quelques extraits du journal intime de celle-ci.

Bref, c'était un bon moment de rigolade, de fraîcheur – ça fait du bien – et je ne peux que vous inciter à commencer cette trilogie. En tout cas, moi, j'irai me procurer la suite !
Lien : https://ogrimoire.com/2019/0..
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florencem
  17 avril 2020
J'avais entendu beaucoup de bien des soeurs Carmines et ayant bien accroché au style d'Ariel Holzl avec Fingus Malister, il était temps de se lancer. Sans trop de suspens, j'ai tellement accroché que j'ai enchaîné avec le second tome, ce que je fais assez rarement de peur de faire une overdose. le fait que les trois soeurs se partagent la narration des différents tomes y aide beaucoup tant leurs personnalités sont différentes, et déjà, rien que pour cela, je tire mon chapeau à l'auteur.

Mais revenons au Complot des corbeaux. le roman est un mélange assez étrange de littérature de jeunesse et d'horreur. Vous savez que vous avez entre les mains une histoire pour un public jeune, mais il y a ce quelque chose de plus qui vous fait frissonner avec humour, si bien que même les événements tragiques ne le sont pas complètement. Si je devais faire une comparaison pour l'ambiance, Coraline de Neil Gaiman me vient tout de suite à l'esprit. Et j'adore ce décalage et l'humour noir qui s'en dégage. Et Ariel Holzl pousse le vice jusqu'au bout avec un univers et des noms qui vous font entrer dans Grisaille avec une facilité déconcertante.

Le complot des corbeaux met un peu de temps à se mettre en marche. C'est potentiellement le seul défaut que je pourrais lui "reprocher" mais en même temps, il faut bien planter le décor. Une fois ceci passé, c'est un régal de tourner les pages. L'intrigue est mystérieuse et prenante. On sent qu'il y a des ramifications et que les différents éléments que l'on découvre grâce à Merry et Dolorine sont intrinsèquement liés. du coup, on en vient à échafauder des théories, rien de bien compliqué, nous ne sommes pas dans une thriller psychologique, mais j'adore essayer de deviner ce qu'il va se passer. Et puis, il y a souvent un élément perturbateur qui arrive sans crier gare qui nous déstabilise, donnant du piment à l'ensemble. On ne s'ennuie absolument pas.

Il faut dire aussi qu'avec les trois soeurs Carmines, il faudrait être tout de même insensible à souhait pour ne pas être diverti. Avec trois caractères diamétralement opposés, c'est un trio explosif que nous offre l'auteur. Merry, tout d'abord, notre héroïne. Elle est ce que j'appellerai une héroïne badass classique. Ce n'est absolument pas péjoratif et je trouve que commencer par la cadette était une excellent idée. Elle est attachante, avec un côté anti-héros et débrouillard qui fait qu'on ne peut pas lui résister. J'ai apprécié la suivre et vivre les montagnes russes d'émotions qu'elle subit. Tristabelle est... un brin psychopathe. L'aînée n'a rien de sympathique et pourtant, je l'adore. C'est son côté totalement assumé et nonchalant, se défiant de tout qui est juste parfait. Il y a un dosage impeccable la concernant. Elle est borderline, mais juste ce qu'il faut. J'ai d'ailleurs hâte d'en découvrir plus sur elle. Et puis notre benjamine : Dolorine. Un amour. Ma préférée. Elle est adorable, naïve et trop mignonne, mais aussi avec son côté un peu particulier. Un autre savant mélange.

Et c'est là que la sauce prend parfaitement. Un univers un peu glauque, mais plein d'humour, un trio original et décapant, une intrigue prenante... Que demande le peuple, monseigneur ? Une révolution, semble-t-il, mais c'est déjà ce que nous offre ce roman tout à fait hors catégorie !
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OverTheMoonWithBooks
  10 mai 2018
" La vie était courte à Grisaille; on tuait les semaines en attendant qu'elles ne vous tuent."

Voilà un bon roman jeunesse plein de mystères et d'humour! Au programme : dentelles, lames de couteaux aiguisées et complot royal.
Dans ce monde brueux (et un peu sinistre) qu'est Grisaille vampires, nécromanciens, gorgones, vampires et autres créatures vivent en bonne intelligence jusqu'à ce que l'un décide de tuer l'autre - accidentellement bien sûr ! C'est aussi une société très hiérarchisée dominée par les Sépulcres , mais les autres aimeraient bien leur part aussi. Et c'est dans cet univers aussi délirant qu'intriguant qu'évoluent les 3 soeurs Carmines. Si Ariel Holzl fait la part belle à leurs rivalités - surtout celle des deux aînées, Tristabelle et Merry - on apprend néanmoins qu'elles ne sont pas des anges dans ce monde de fous : elles aussi vivent de leurs larcins, jusqu'au jour où l'un d'eux tourne mal... Et grâce au don de Dolorine, la cadette, qui est de communiquer avec les défunts, on comprend vite que l'affaire va prendre des proportions ... mortelles !

J'ai bien sûr beaucoup aimé le cadre de l'histoire qui mélange des éléments du XVIII° et du XIX° (bien que l'histoire se déroule à la fin du XIXème), l'humour de l'auteur avec son art de bien placer les mots au bon moment à la manière d'un duel (et à la fin de l'envoi, il touche !) mais aussi la réelle critique de l'opportunisme et de l'hypocrisie des dirigeants.

Une série à ne pas manquer !
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basileusa
  18 janvier 2022
Je découvre la plume d'Ariel Holzl et j'ai adoré son style et l'univers de ce premier tome ! Cette ville de Grisaille dans laquelle grandissent les soeurs Carmine est bien particulière : huit clans dominent la ville, avec des pouvoirs particuliers, les morts servent de main-d'oeuvre et la grisaille est omniprésente ! Les trois soeurs, bien opposées dans leur style et aspirations, vont se retrouver mêlées à un complot et pourchassées par plusieurs clans. On ne s'ennuie pas dans dans ce premier tome ! C'est rythmé, l'univers est fascinant et foisonnant et les personnages sont vraiment attachants. Beaucoup d'humour et de légèreté rendent le récit très agréable. J'ai hâte de lire la suite !
Challenge Mauvais genres 2022
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Neneve
  08 septembre 2019
Elles sont trois. D'abord, il y a Tristabelle, la plus vieille. Qui a le pouvoir de briser des choses par la pensée. Elle est rousse, pulpeuse, et un brin égocentrée. Ensuite, Marryvène, qui manie le couteau comme pas une et qui commet des braquages en se promenant de toits en toits. Et puis, Dolorine, la p'tite dernière. Avec son ami, la poupée Nyx, qui lui souffle toujours des plans pour supprimer ses deux soeurs. Mais qu'elle refuse, évidemment. Elle a également la capacité de voir les fantômes. Et il y en a à Grisaille. Ville où il presque toujours noir. Ville brumeuse, où les cadavres sont tellement nombreux qu'on les décore les jours de grandes fêtes... J'ai tout simplement adoré cet univers et cette ambiance noire. J'ai aimé les personnages, leurs interactions, leurs dialogues, leurs antagonismes qui pourtant les unis. L'histoire de ce braquage qui tourne mal et qui donne le prétexte au déroulement de la suite m'a captivé... Bref, tout m'a plu et j'ai déjà hâte de lire le prochain tome !
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Saiwhisper
  07 juin 2019
Ça y est, je peux cocher la case « J'ai lu Les Soeurs Carmines » ! Cette saga fantastique pour ados, on me l'a énormément vendue que ce soit sur les blogs, sur les sites littéraires ou les réseaux sociaux ! Tout le monde était conquis et, à chaque nouveau tome, les échos positifs revenaient en fanfare. C'était à se demander si la série de ces trois demoiselles n'allait pas devenir un incontournable ! Alors, forcément, à force d'en entendre parler, j'avais beaucoup d'attentes… Sans doute trop ! Attention, je ne dis pas que c'est un mauvais premier opus néanmoins, après tous les avis dithyrambiques et le prix Imaginales jeunesse 2018, je m'attendais à être happée dès les premières pages.

L'univers est aussi sympathique qu'original, puisque l'on a un mélange de créatures surnaturelles (vampires, nécromanciens, etc.), de voleurs, de bourgeoisie, de complots, d'ambiance gothique et une société bien hiérarchisée. Au milieu de tout cela, on distingue trois soeurs : l'aînée Tristabelle qui ne m'a pas laissé bonne impression, mais qui sait jouer de ses charmes pour avoir ce qu'elle veut, la cadette Merryvère qui part souvent commettre des larcins et la benjamine Dolorine qui semble avoir une personnalité complètement décalée. J'ai bien aimé les pages du journal intime/des pages secrètes de Dolorine. C'est accompagné de petits dessins, de remarques amusantes, de mystères autour du doudou maléfique M. Nyx et d'une narration particulière où elle prend tout au premier degré. C'est assez attendrissant. On en voudrait plus ! Les deux autres membres de la fratrie m'ont laissé un sentiment partagé, notamment Tristabelle pour qui je n'ai eu aucune attache en raison de son caractère précieux, voire superficiel… Cela dit, c'est certainement voulu de la part d'Ariel Holzl.

Le style de l'auteur est spécial : je l'ai trouvé à la fois travaillé et de qualité cependant, il était parfois lourd. Les phrases n'étaient pas forcément très fluides… L'intrigue ne m'a pas transcendée et, à ma grande surprise, je n'étais pas spécialement happée par ce qu'il se passait. Je trouve qu'il manquait de suspense, de rebondissement ou de piquant… Lorsque je suis arrivée au bout, je me suis demandée si j'allais continuer ou non cette saga… Peut-être en emprunt, si l'occasion se présente, mais je m'attendais à tellement mieux avec ce premier opus, que je n'en fais pas une priorité. Dommage, car l'ouvrage avait des atouts entre ses pages, comme de l'humour noir très présent ! Bien évidemment, cet avis n'engage que moi. Il vous suffit d'aller lire d'autres critiques pour constater que je fais partie d'une minorité de lecteurs. le mieux est de se forger son propre ressenti…
Lien : https://lespagesquitournent...
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Shan_Ze
  18 décembre 2021
Les Soeurs Carmine sont trois : Tristabelle, l'aînée, Merryvère, la cadette et Dolorine la benjamine. Dans ce premier tome, on suit Merryvère, surnommée Merry, une monte-en-l'air, qui essaye de subvenir aux besoins de la famille, la mère n'étant plus là. Une sombre affaire de succession au trône et de trahison font disparaitre tour à tour les soeurs de Merry.
Le début a été un peu difficile pour arriver à s'immerger dans ce sombre monde. Tout est y différent du nôtre : du nom de jour aux créatures qui le peuplent (il est question de vampires entre autres). L'univers est certes un peu noir pour un public jeunesse mais il est savamment dosé avec humour. Les caractères des soeurs Carmines sont tous différents mais sacrément amusant. J'ai eu un peu de mal à l'immerger dans l'histoire de la petite cuillère essayant de comprendre ce monde en même temps (et à cause de soucis personnels) mais j'ai aimé l'univers de cette série et les soeurs téméraires. Nul doute que je continuerai encore avec elles, m'étant familiarisée avec ces demoiselles.
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sld09
  30 mai 2018
J'ai arrêté ma lecture au bout de deux chapitres, pas du tout séduite par l'univers trop macabre à mon goût et par un texte qui semble davantage destiné aux adolescents.
Je reconnais que l'auteur ne manque pas de talent et qu'il crée d'une plume riche et imaginative un univers original, mais ce roman n'est pas fait pour moi.
Lien : http://lecturesdestephanie.b..
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labiblidelili
  13 novembre 2020
Longhain, le 13 novencre 2020.⁣
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Bienvenu.e.s à Grisaille cher.e futur.e lecteur.trice.⁣

Cité crasseuse baignée dans une brume permanente, aux ruelles sombres et sinistres, au sein desquelles violences et délits de toute sorte sont orchestrés quotidiennement par les vampires, nécromants et autres créatures qui peuplent la ville.⁣

Dans cet univers gothique parfaitement dépeint, vous suivrez les aventures de 3 soeurs: Tristabelle (précieuse et hautaine), Dolorine (qui peut voir les fantômes et dont la poupée, Monsieur Nyx la pousse à commettre des meurtres) et principalement dans ce premier tome, Merryvère Carmine qui exerce le métier de monte-en-l'air (cambrioleuse) pour subvenir aux besoins de la fratrie.⁣

Pourvue d'une malchance rare, l'un des cambriolages de Merryvère va virer au désastre et entraîner les trois soeurs au coeur d'un complot riche en rebondissements.⁣

Ce premier tome (titre gagnant du PLIB 2018) a été fortement mis en lumière au moment de sa sortie et j'avoue que j'en attendais beaucoup.⁣

Si j'ai peiné à entrer dans l'histoire (bien après les 70 voire 100 premières pages) du fait de l'univers (long à installer) et des tournures de phrases parfois complexes, j'ai aimé l'ambiance et j'avais vraiment envie de savoir comment ce premier épisode allait se terminer.⁣

Je lirai certainement la suite même si je n'ai pas été séduite autant que je l'espérais. Ça arrive...⁣
N'hésitez pas à vous rendre à Grisaille et à me dire si vous avez apprécié le voyage...⁣
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boudicca
  01 juin 2018
Les Carmines sont au nombre de trois. Trois soeurs, complètement différentes les unes des autres, qui peinent à joindre les deux bouts depuis la disparition de leur génitrice. Heureusement, Merryvère, la cadette, possède un talent certain pour s'introduire subrepticement dans les maisons les plus cossues où elle récupère de quoi faire vivre le reste de la famille. le problème, c'est que son dernier cambriolage a plutôt mal tourné. D'abord parce qu'elle est tombée sur un concurrent inattendu. Ensuite, parce que le butin récupéré n'est absolument pas à la hauteur des risques entrepris. Et enfin parce que, en dépit de son apparente absence de valeur, l'objet dérobé semble attiser la convoitise de pas mal de gens... Des gens dangereux, évidemment. Premier roman de Ariel Holzl, « Le complot des corbeaux » a depuis été suivi par deux autres tomes, tous parus dans la collection jeunesse de chez Mnémos (Naos). Séduite par la couverture et convaincue par l'avis d'un troll bien connu, c'est avec enthousiasme que je me suis lancée dans cette lecture que j'envisageais surtout comme une petite friandise à déguster entre deux plats plus conséquents. Pas de grosses attentes, donc. Or, si je m'y suis plutôt retrouvée en ce qui concerne le divertissement, je reste malgré tout un peu sur ma faim, déçue par un certain nombre d'éléments qui m'ont empêché de vraiment profiter de de ma lecture. Mais commençons d'abord par LE point positif de cette trilogie : son décor. On est maintenant habitué à ce que les éditeurs promeuvent leur nouveaux auteurs en les rapprochant de mastodontes du genre (ce qui n'est pas toujours un bon calcul), mais lorsque Mnémos cite en quatrième de couverture à la fois Tim Burton, Neil Gaiman ou encore Edgar Allan Poe, on se dit qu'ils n'y sont cette fois pas aller de main morte !

Sauf que le parallèle est ici plutôt bien vu. C'est notamment le cas pour ce qui est de Tim Burton dont on retrouve effectivement un certain nombre de caractéristiques : le même petit grain de folie, le même humour noir et surtout un décor que le réalisateur n'aurait sans doute pas renié. Car il ne fait pas bon vivre à Grisaille ! Une brume pesante plane du matin au soir sur la ville, des oiseaux de mauvais augure ont colonisé les toits, les cimetières pullulent dans tous les coins, quant aux habitants, ils passent leur temps à se trucider pour des broutilles ou finissent eux-mêmes par mettre fin à leur jour. On ne prend d'ailleurs même plus la peine d'ôter les suicidés de leur branche, on se contente « de vêtir les cadavres de couleurs vives et d'y épingler des guirlandes de lampions, pour leur donner un petit côté festif pendant les pique-niques ou les garden-parties ». Charmant, non ? Ajoutez à cela des familles nobles complotant à longueur de journée les unes contre les autres pour tenter de s'emparer du trône, et vous aurez un bon aperçu de ce à quoi peut ressembler la vie à Grisaille. Ce décor sordide dans lequel la mort est omniprésente mais traitée presque avec nonchalance est sans aucun doute le plus gros atout du roman. A mesure que l'on arpente Grisaille, l'auteur nous régale d'anecdotes ou de détails croustillants concernant l'histoire de la ville et le fonctionnement de ses différents quartiers, le tout avec un humour bien noir que j'ai personnellement beaucoup aimé (mention spéciale aux « bals de charité » organisés par certaines familles...). A noter d'ailleurs que l'esthétisme très particulier du roman est très bien rendu par la couverture et les illustrations intérieures de Melchior Ascaride (voir notamment la représentation de la petite Dolorine et de Tristabelle sur les rabats : superbe !)

Je serais en revanche plus nuancée en ce qui concerne l'intrigue et les personnages auxquels j'ai beaucoup moins accrochés. D'après ce que j'ai cru comprendre, chacun des trois tomes de la trilogie devrait se focaliser sur une des soeurs, la première à se retrouver sous les projecteurs étant Merryvère, la cadette. Pour ce qui est de la jeune fille, pas de problème particulier : débrouillarde et dotée d'un bon sens des responsabilités, le personnage ne tarde pas à gagner la sympathie du lecteur. Il en va d'ailleurs de même de la benjamine, Dolorine, qu'on ne peut s'empêcher de trouver à la fois très craquante et très flippante (je suis par contre moins fan des extraits de ses journaux intimes qui font certes ressortir sa candeur mais qui finissent par devenir un peu lourds). Pour ce qui est de l'aînée, en revanche, c'est une autre paire de manches ! La jeune femme est la caricature parfaite de la petite peste qu'on rêve d'étrangler : aussi belle que superficielle, elle ne pense qu'à elle-même au point de ne jamais mesurer l'importance du danger qui pèse sur son entourage. Cela pourrait tout à fait être le genre de personnage amusant, celui qu'on adore détester, mais en ce qui me concerne je l'ai juste trouvé extrêmement agaçante (il faut dire que la demoiselle a la fâcheuse manie de parler en coupant les mots ou en les allongeant pour bien insister dessus : « ab-so-lu-ment », « j'en meuuurs d'envie ! », ce qui est juste insupportable à lire). L'intrigue est pour sa part loin d'être inintéressante mais reste un peu brouillonne, l'auteur nous laissant volontairement dans le flou une bonne partie du roman, ce qui nous empêche de bien saisir les enjeux et donc l'intérêt de l'histoire. le récit est en tout cas bourré d'un humour que j'ai trouvé assez savoureux, le seul problème étant que cette constante ironie limite inévitablement l'impact émotionnel des scènes sensées êtres dramatiques mais qui ne nous font finalement ni chaud ni froid.

Ariel Holzl signe avec ce premier tome des « Soeurs Carmines » un roman divertissant qui séduit surtout par l'originalité de son décor, celui-ci rappelant par bien des aspects les plus célèbres réalisations de Tim Burton. Bourré d'humour et d'idées farfelues, le récit pâtit malgré tout de quelques bémols tels que la construction de l'intrigue et surtout le personnage de Tristabelle auquel je n'ai pas du tout accroché. Mais peut-être le second tome, justement consacrée à l'aînée des Carmines, la présentera sous un jour plus intéressant...
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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