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EAN : 9782354086039
297 pages
Éditeur : Mnémos (16/11/2017)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 108 notes)
Résumé :
Trois semaines séparent Tristabelle Carmine du Grand Bal de la Reine. Trois semaines pour trouver la robe de ses rêves, un masque, une nouvelle paire d’escarpins… et aussi un moyen d’entrer au Palais. Car Tristabelle n’a pas été invitée. Mais ça, c’est un détail. Tout comme les voix dans sa tête ou cette minuscule série de meurtres qui semble lui coller aux talons.

En tout cas, elle ne compte pas rater la fête. Quitte à écumer les bas-fonds surnaturel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
florencem
  24 avril 2020
Deuxième tome des Soeurs Carmines, deuxième soeur à prendre les manettes. J'avoue que j'avais une petite appréhension, en sachant que Tristabelle était la narratrice cette fois-ci. C'est la membre de la fratrie avec laquelle j'ai le moins d'affinité, et qui est, disons-le clairement, assez antipathique. Cependant, elle a aussi un côté étrange et mystérieux qui pique la curiosité. Sans compter que, sa façon de parler sans aucune retenue, fait sourire.
Les événements se déroulent quelques temps après le "fâcheux" incident qui a conduit Merry en prison. Autant vous dire que l'aînée des Carmines ne se soucie absolument pas de sa cadette et que nous entrons directement dans ce qui va l'accaparer durant tout Belle de gris, à savoir : le bal donné par la reine pour dénicher sa nouvelle dame de compagnie, la dernière ayant perdu la tête dans tous les sens du terme. le ton est tout de suite donné. Piquant, vif, sans retenue, avec sarcasme et élégance, bien entendu. Tristabelle se dévoile un peu plus, nous livrant sa façon de voir le monde et de le ressentir. Elle devient alors moins mystérieuse, sans que cela soit un défaut pour autant, bien au contraire. Tout s'éclaircit, et même si ses actes sans très borderline, il n'en reste pas moins qu'ils prennent enfin sens. Et puis, Trista est quand même tout à fait raccord avec Grisaille, que cela en déplaise à certains.
Si la jeune femme a un but unique dans Belle de gris, elle cherche aussi à comprendre qui elle est. Cette recherche d'identité et aussi les prises de conscience que nous prenons pour elle, sont vraiment intéressante. Encore une fois, nombres de ses actes sont répréhensibles, sans morale aucune, mais en même temps, il est difficile de la détester. Ariel Holzl arrive avec brio a nous faire aimer Tristabelle. L'humour noir qui l'entoure y fait beaucoup, sans compter l'aide de certains autres personnages secondaires. C'est frais et touchant à plus d'un égards. Et plus l'histoire évolue, plus on voit dans la jeune femme quelqu'un de brisé. Pas de manière grandiloquente mais avec cette fissure qui lui donne une toute autre dimension.
En ce qui concerne les deux autres soeurs Carmines : pas assez de Dolorine !!! C'est un scandale ! Bon, en même temps avec une aînée comme Tristabelle, difficile d'être mise en avant. J'ai été heureuse de revoir Merry par contre, ainsi que d'autres personnages du premier tome. J'accroche vraiment avec elle, et bien que Trista ait été une narratrice sympathique au final, le fait de couper son récit avec celui de sa cadette était agréable. J'ai à l'opposé eu beaucoup de mal avec ce que Kat est devenue...
L'intrigue principale suit donc petit à petit son chemin, nous amenant à prendre quelques détours, pour finir en apothéose. Originale par certains côtés, la fin de Belle de gris a aussi réussi à me fendre le coeur, ce à quoi je ne me serai jamais attendu. Mais encore une fois, Ariel Holzl joue sur le côté pétillant de ses personnages pour nous éviter une trop grosse déprime.
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Aelynah
  07 novembre 2017
Oh la la cette Tristabelle Carmines, quelle peste, quelle ignoble indifférente aux malheurs des autres et quelle insensibilité ! Mais bon sang que c'est bon de l'adorer un peu car tous ces défauts lui donne du corps (quoique des formes elle en est déjà fort pourvue) et un sacré caractère que j'ai adoré suivre dans ce tome 2 des soeurs Carmines.
Ariel Holzl sait nous dépeindre ses personnages avec brio. On aime les adorer ou les détester gentiment et même leurs pires travers nous font sourire. Il faut dire que ces trois soeurs sont bien particulières.
Après avoir fait la connaissance de Merry, la monte-en-l'air, ce tome nous propulse dans la vie tumultueuse et agitée de Tristabelle.
Noble jusqu'au bout des ongles, des yeux à damner un saint, froide et hautaine, elle est tout le contraire de ses soeurs. Ses préoccupations sont elles aussi loin d'être les mêmes. Triviales diriez-vous ?? Que nenni ! Assister au bal de la Reine est le summum dans la vie d'une jeune femme de Grisaille. Si vous voulez être vu, admiré et décroché la place convoitée, il faut faire preuve de doigté, d'audace et d'un soupçon de rouerie. Tout Tristabelle en somme.
C'est ainsi que ce tome 2 nous apporte de nombreux indices sur le passé des filles Carmines. Ou plutôt sur leur ascendant et géniteur. J'avoue (je sais je suis une boulette) ne pas avoir compris au départ le métier dont s'enorgueillissait leur mère. Une fois cette lacune comblée je comprends mieux leurs disparités de physiques et de caractères.
Les informations que l'auteur nous glisse entre deux portes laissent présager beaucoup ou du moins nous le laisser croire.
Chacune des soeurs a des particularités surprenantes.
Tristabelle a un coeur de pierre, elle ne ressent rien pour personne. Nous l'avions déjà aperçu dans le tome 1 à sa manière de traiter les autres avec hauteur et condescendance au point d'en être fortement irritante. Les premiers chapitres vont nous conforter dans cette image.
Autant Ariel Holzl a su instiller des touches d'humour acide et truculent comme sa pilule du non lendemain. Autant j'ai apprécié que Tristabelle ne soit pas l'élément principal de ce récit. Vous le verrez, elle ne rend pas indifférent. Pour moi ça a été comme une craie sur un tableau noir. Ses réactions, ses réflexions m'ont fait grincer des dents. Ah combien de fois n'ais- je pas eu l'envie forte et irrépressible de l'étrangler de mes propres mains. de secouer le roman jusqu'à ce qu'elle tombe de son piédestal. de lui coller des baffes. de ...
Enfin bref ... Vous avez compris.
Les moments passés avec son autre soeur ont été comme une oasis de douceur en plein désert d'insensibilité. Sa maladresse, sa timidité et ses grandes valeurs sont un baume après avoir suivi Tristabelle quelques pages.
Un petit bémol sinon dans cette lecture, il m'a manqué les pages du journal de Dolorine et Mr Nyx. Et je sais que je ne suis pas la seule à penser cela.
Pourtant, malgré cette peste insoutenable, j'ai adoré ma lecture.
Comment ne pas s'éclater quand vous vous sentez fébrile en lisant certains passages.
La plume de l'auteur est vraiment une pure merveille pour cela. Peu ou pas de temps morts. Par contre quelques morts ça oui.
Quelques émotions fortes ou plus douces aussi. Mais surtout, surtout cet humour corrosif. Car malgré son côté agaçant Tristabelle sous la plume d'Ariel a des côtés poétiques sanglants, tout à fait macabres et inconvenants mais totalement bien écrits.
Et lorsque j'ai refermé ce roman sur sa dernière page, enfin celle du tome 2 , puisque l'auteur, ce vil tentateur y a ajouté un avant-goût du tome 3.
Lorsque, donc, j'ai refermé ce roman j'étais estomaquée, complètement retournée et totalement attentive à la suite des aventures de nos trois Soeurs.
Tristabelle et sa complexité m'ont perdue à de nombreuses reprises. La détester ou non a été une question cruciale lors de ma lecture. Encore maintenant je me pose la question. Mais comme il semble y avoir une justice en ce bas monde de Grisaille j'ai ressenti pendant un instant un peu de la perversité de la belle en me réjouissant de cette fin.
En bref, Tristabelle a su m'énerver au plus haut point, Merrywere m'émouvoir, Dolorine rester ma préférée.
Il n'en ressort donc qu'une seule option.
JE SUIS FAN!!!
Fan de cette famille, de la plume d'Ariel Holzl découverte par hasard sur un coup de tête. Fan de son humour décapant. de son monde.
C'est un coup de coeur que cette série. Alors pour en profiter encore un peu je me replonge à nouveau dans le premier chapitre du tome 3 et vous dis "rejoignez moi donc à Grisaille vous ne le regretterez pas".
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Agillian
  26 juillet 2019
Dans Belle de gris, ce sont cette fois les pas de l'aînée de la famille que nous allons suivre, et qui dit changement de soeur, dit changement de ton. Ce n'est pas peu dire, car avec la pétulante et cruelle Tristabelle, ça va valser!Vous allez suivre (quand elle est d'accord) cette tornade d'égocentrisme dans son plan machiavélique pour devenir la nouvelle suivante de la reine et elle nous traînera dans les ruelles les plus crasses de Grisaille comme dans les salons de bonnes famille. Mais son chemin semble semé d'assassinats inexpliqués... la carnassière Tristabelle aurait-elle un secret ? Ou serait-elle elle même la proie ?
Tout comme le premier tome de cette trilogie, Belle de Gris est une franche réussite. Avec un récit toujours aussi dynamique et pétillant, dans un univers qui gagne encore en cohérence à mesure qu'on l'explore, les aventures de Tristabelle sont même encore plus cocasse, drôles et mordantes. Car dès le départ le ton est donné : le narrateur ce fait littéralement viré car, du point de vu de la belle, il ne raconte pas les choses comme il faut. C'est Tristabelle qui reprend sobrement (nan, pas du tout) le discours et nous suivrons donc dans ce tome une intrigue à la première personne. Ce petit coup de génie narratif, en plus d'être très drôle, se révèle également un stratagème narratif parfait pour éloigner le lecteur de l'aînée quand elle nous l'ordonne, la laissant ainsi mener tranquillement ses entourloupettes de cours tandis que nous retrouvons avec plaisir Merryvère et ses amourettes.
Entre jeux de mots, jeux narratifs, humour mordant et toujours cette touche de burlesque Pratchettien, Ariel Holzl nous offre des moments de franche rigolade, mais aussi des temps forts bien plus sérieux et tout aussi bien écrits grâce à une plume subtile et toujours raffinée. Et quand toutes les pièces du puzzle se mettent en place, cela nous mène à un dénouement qui, quant à lui, se passe de commentaires : bien au-delà de la simple intrigue de cour dénuée de scrupules, il est d'une sobriété et d'une puissance formidables.
Un vrai grand plaisir lecture où l'on se délecte page après page de l'irrésistible méchanceté d'une héroïne haute en couleurs.
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Chrisbookine
  20 octobre 2018
Lecture effectuée après le coup de coeur ❤ pour le tome 1 découvert dans le cadre du PLIB 2018 : et une suite encore plus jubilatoire, même si j'ai été déçue AU DEBUT de ne pas retrouver le journal de Dolorine. En fait, j'ai adoré (?!) être plongée dans le cerveau calculateur et glacial de Tristabelle, d'une franchise désarmante.
L'univers créé et l'ambiance générale
Grisaille...
Nous allons à nouveau arpenter Grisaille : la Basse-Ville, la morgue, le palais, un "monastère" mystérieux...mais sortir également de la ville et découvrir les Laments et un manoir digne d'Halloween : le manoir de Morneval.
La ville brumeuse sous la neige rend plus crument encore la couleur du sang ou le gris de la cendre. Cette blancheur immaculée est en osmose avec la froideur de l'héroïne principale : Tristabelle.
" Je peux apercevoir la maison, blottie contre le flanc de la falaise, telle une chauve-souris en quête de chaleur. "
L'ambiance est toujours aussi létale dans les rues de Grisaille et les morts se font légion dans le sillage de Tristabelle.
Nous retrouvons cet univers steampunk avec des tenues, une architecture fin 18ème-19ème siècle.

L'intrigue et la structure du récit
Le récit prend vie dans la tête de Tristabelle. Il ne faut pas plus d'une demi-page au personnage Tristabelle pour reléguer le narrateur-auteur loin de Grisaille et devenir la maîtresse du récit, de son histoire.
"Ah, voilà qui est mieux !"
Elle invective le lecteur : moi, nous et ne me/nous ménage à aucun moment et c'est très drôle. Piquante à souhait, cette Tristabelle !
"N'avez-vous donc aucune mémoire ? Je suis très déçue. pour un fragment de mon brillant esprit, vous n'êtes pas vraiment une lumière."
"La curiosité tue, vous savez. Moins que la peste bubonique, mais tout de même."
Les personnages
Tristabelle est le personnage machiavélique de l'histoire. Elle est la plus extravagante de Grisaille. Elle est indifférente au monde, centrée sur sa personne, une psychopathe née. C'est extraordinaire que sa famille n'est pas été décimée de ses propres mains ou par l'élaboration d'un poison raffiné.
"Mais comme je préfère les spiritueux au spiritisme, le seul cristal dont j'ai besoin pour entendre des voix ou avoir des visions est celui de mon verre de vin." "
Elle est méprisante, futile, antipathique. Elle est tout à fait à sa place à Grisaille, dans ce monde du chacun pour soi.
"Plus sérieusement, le pouvoir a toujours été ma vocation."
Tristabelle comprend et épouse parfaitement tous les rouages de Grisaille. Son indifférence, sa suffisance agacent mais paradoxalement ses joutes verbales sont un vrai nectar jubilatoire. Sa verve, c'est de l'humour noir en bouteille de cristal contenant une liqueur âcre et succulente à la fois. Je me répète (voir chronique tome 1) en reprenant qu'elle est l'exact contre-point de Merry.
"Dire que j'ignorais à quel point ma voix était mélodieuse avant de l'enregistrer : à la fois suave et profonde, et légèrement piquante aussi, comme un caramel fourré à la ciguë."
Nouvel arrivant et pas des moindres en déplaise à Tristabelle : l'inspecteur Eldritch Creusombre (Eddie) : ce nouveau personnage taiseux, peu fantasque intrigue les lecteurs et Tristabelle dont les charmes ne semblent pas opérer sur lui (ou du moins de façon si peu visibles que cela en est étrange dans ce monde de l'exubérance et de l'hystérie).
Et enfin une galerie de nouveaux portraits fascinants.
L'auteur agrandit son bestiaire, son panel de personnages décadents, sanguinaires, intrigants, à l'agonie, imbéciles et brillants en quelques traits vifs et acerbes qui composent une foule hétéroclite, assassine, éphémère : le demi-frère nourrisson Dramatien "Dram" aux pouvoirs étranges, le père de Tristabelle Nemesios Marbre,comte de Poussière, Baptiste Poncelin, morticien, Sibylline Folgrain, aristocrate campagnarde, et pléthore de figurants aux noms évocateurs : Fernand Potage, Rollin Balivert, Cordérie Malpause, Védastine Lamproie, Nector Claquenpoing, les Charpies...et j'en laisse pléthore sur le côté...
Nous retrouvons en pointillés lady Carmine, Merry et Dolorine, Kat vampirique et Blaise, homme de l'ombre car ils laissent à Tristabelle la place de choix dans ce deuxième tome et qui lui revient é-vi-dem-ment de droit.
le style et l'écriture remarquables
Ariel Holzl a une plume toxique car addictive. le texte est ciselé de bons mots, d'expressions halloweenesques désuètes "Par les épouvantails !", de néologismes macabres "avenue Pulvérulente" qui sont bien assortis au personnage acide de Tristabelle.
" Il était temps que je change d'amis, de toute façon : ceux-là arrivaient à leur date de péremption."
C'est vivifiant et mordant.
" Je suis convaincue que vous allez vous entendre comme...
- un poignard et un dos ? proposé-je."

Ce que je retiens de cette lecture...
Une ambiance glaciale et délicieusement cauchemardesque orchestrée par une virtuose du crime : Tristabelle. Ce tome 2 très intimiste est centré sur cette jeune femme égocentrique qui va voir son masque marmoréen se fissurer et lorsque j'ai tourné la dernière page j'ai cru entendre.... un battement de coeur régulier, profond... Mais é-vi-dem-ent cela est impossible !
Aux Aventuriales 2018, je n'ai pas pu me refuser le tome 3 et j'ai eu la malchance de rencontrer Monsieur Nyx (🔔exorcismes et protections à activer de toute urgence). C'est donc envoûtée que je me suis laissée aller à aborder Ariel Holzl le fomenteur de cette histoire rocambolesque et reviens-y-donc-sans-tarder, à la timidité trompeuse (car son oeil brille autant que le sourire de Nyx est figé sur son visage).
Je n'ai qu'un souhait : retrouver la plume d'Ariel Holzl dans de nouvelles aventures : Chapeau bas maître illusionniste !
"Vous êtes toujours là ?
E-vi-dem-ment.
Comme si vous aviez plus intéressant à faire !"
Lien : http://chrisbookine.blogspot..
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Emilie_Milon
  11 août 2018
Je savais que Tristabelle était notre narratrice cette fois et vu que c'était mon personnage préféré (bien que les deux autres soeurs soient géniales aussi), je me disais donc que c'était couru d'avance. Et je ne m'étais pas trompée car c'est un vrai coup de coeur. Si, si !
Commençons par ma seule déception : point de journal de Dolorine ! L'auteur nous avait prévenu donc ce n'était pas une surprise et sachant que le troisième tome se concentre sur Dolorine ce n'est pas grave, mais du coup Mr Nyx m'a manqué même si on l'aperçoit bien sûr. Les incursions de Dolorine aussi m'ont manqué mais à vrai dire, être dans la tête de Tristabelle était tellement génial que cela n'entache en rien mon coup de coeur !
L'intrigue nous avait laissé avec un avenir incertain pour Merryvere et il faudra littéralement arracher les infos à Tristabelle pour en savoir plus sur sa soeur. Quant à notre héroïne du jour, elle fera tout pour assister au bal de la reine et cela ne sera pas sans quelques rebondissements plutôt... sanglants. J'ai beaucoup aimé que Tristabelle s'adresse directement au lecteur, comme si nous n'étions qu'une voix dans sa tête, cela permet plus de liberté dans l'écriture mais aussi de nous impliquer davantage.
Est-ce que j'ai aimé être dans le subconscient narcissique, froid, hautain, lapidaire et psychotique de Tristabelle ? J'ai a-do-ré ! Tristabelle, on a envie de lui ressembler pour toutes les libertés qu'elle s'octroie, un peu comme Sheldon de The Big Bang Theory : pas de conventions sociales, on dit ce qu'on pense et on envoie chier tout le monde avec charisme et assurance. D'un autre côté, lorsqu'on est doté d'un minimum de conscience, d'empathie et de compassion... c'est impossible de cautionner ses actions. Pourtant, notre Tristabelle est si attachante à sa façon. Bref, c'est mon idole, vous l'aurez remarqué !
On a beau être dans la jolie tête de Tristabelle, on va parfois suivre d'autres personnages, en particulier Merryvere qui est toujours aussi maladroite et attachante aussi. Ses aventures continuent à leur manière et ça m'a fait plaisir de pouvoir la suivre ainsi. On en apprend également plus sur la famille de nos trois soeurs car leur mère est revenue vivre avec elles, avec un nourrisson sur les bras. Cela nous permet de mieux comprendre Tristabelle. D'ailleurs, à un moment, on nous révèle ses origines et donc sa nature (que je cacherai ici). Je vous avoue avoir eu peur que l'auteur ne s'en serve comme excuse pour expliquer le comportement psychopathe de Tristabelle... mais non. Cela explique certaines choses, mais pas tout. Je loue vraiment son habilité, ses contre-pieds et ses rebondissements qui réussissent à être à la fois loufoques et cohérents.
Je ne peux pas parler de ce tome sans parler d'Eddie. Mais je ne peux pas trop vous en dire non plus sans spoiler. J'ai beaucoup aimé ce personnage, pour ce qu'il est et pour ce qu'il apporte à Tristabelle aussi. J'ai aimé son intégrité, sa répartie, son efficacité, sa naïveté aussi face aux actes et l'absence de culpabilité de Tristabelle. Je ne pensais pas que l'auteur irait sur le terrain sur lequel il s'est aventuré mais j'en ai été plus que ravie. Je n'en dis pas plus pour vous laisser la surprise.
Même si les chaque tome suit chacune des trois soeurs, les intrigues restent liées. Ainsi, ce qui est arrivé à Merryvere dans le premier livre continue de la poursuivre et d'atteindre sa famille dans le tome suivant. Et j'espère que ce qui arrive à Tristabelle ici sera également exploité dans le troisième et (snif) dernier tome. Ce lien est très appréciable mais par contre il vous oblige à lire les romans dans l'ordre (mais croyez moi c'est loin d'être une torture !)
La fin... que dire de la fin. J'ai failli pleurer. Et si ! Alors que l'espoir montait peu à peu au fil des pages, que Tristabelle évoluait et que je sentais l'entourloupe... bim tout s'écroule. Honnêtement, en commençant le roman, vu l'absence d'empathie de Tristabelle, je ne m'attendais pas à ressentir autant de sentiments. J'ai été agréablement surprise, même si la tristesse fait parie desdits sentiments...
En conclusion, ce roman est un coup de coeur. Ma lecture a été délicieusement décalée et mordante. J'ai adoré du début à la fin et j'aime encore plus Tristabelle qu'avant. Je vais presque pouvoir rejoindre sa longue liste de soupirants ! On est loin des clichés et loin des intrigues qui sont devinées au bout de deux pages. J'ai été surprise, j'ai rigolé, j'ai tremblé, j'ai donc presque pleuré et j'ai été surtout emportée à 200% dans cet univers et dans la tête de Tristabelle. Encore un livre que je n'ai pas lu, mais vécu à part entière. Et encore un auteur francophone que je pourrais suivre les yeux fermés dans ses prochaines aventures éditoriales (surtout qu'il m'a parlé d'un projet avec un cannibale !)
Mention spéciale aux extraits des futurs tomes qui se trouvent à la fin de chaque roman et qui donnent encore plus envie de lire la suite ! Et aussi pour les couvertures sublimes *__*
Lien : https://dryade-intersiderale..
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critiques presse (2)
Elbakin.net   17 juillet 2018
L’intrigue est plutôt légère, quoique prenant des détours parfois inattendus, l’essentiel étant ici de faire sourire le lecteur. Une lecture de divertissement plus que correcte, qui séduira sans aucun doute le public adolescent auquel elle est initialement destinée.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
SciFiUniverse   18 avril 2018
Ariel Holzl, oscillent entre le génie et le déséquilibre. Ce qui est dommage car sa plume ne demande qu’à éclore et s’épanouir pour le plus grand plaisir des lecteurs.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
FungiLuminiFungiLumini   08 juillet 2018
– Monsieur Nyx pense qu’il est amour-haché de toi. C’est quand l’amour te hache le cerveau ! Tu peux plus réfléchir et tu fais tout plein d’idioties. Parfois, ça te hache aussi le cœur. Et même les tripes. Dis, Tristabelle, c’est dangereux l’amour?
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AgillianAgillian   26 juillet 2019
Les fauteuils sont si moelleux que l'on pourrait aisément les servir en dessert à un ivrogne, sans qu'il se rende compte de rien.
Quoi?
Vous n'avez jamais fais manger de mobilier à un alcoolique ?
Vous ne savez vraiment pas vous amuser...
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ElamiaElamia   05 janvier 2019
Si le verre est moitié vide, je le remplis jusqu'à ras bord avec du sang. Si la vie me donne des citrons, je les presse dans les yeux de la première personne que je croise, jusqu'à ce qu'elle me rapporte des kiwis à la place.
J'aime bien les kiwis : ils sont verdâtres, et hirsutes, et chétifs, et ils s'écrasent très facilement entre vos doigts. C'est un fruit qui connaît sa place, le kiwi.
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ReveursEtMangeursDePapierReveursEtMangeursDePapier   04 mars 2018
Alors que nous faisons nos adieux aux convives, Miss Guéridon ajuste ses bésicles et me tient ce discours :

— Je ne le remarque que maintenant, mais… comme votre aura est curieuse ! Un gris profond, presque noir et… zébré de rouge. J’ai déjà croisé des auras telles que la vôtre, mais uniquement chez certains criminels. Ou des psychotiques endurcis. Des individus ayant causé sciemment la mort de dizaines, voire de centaines de personnes. Mais… Ha, ha, ha ! c’est forcément impossible avec vous, n’est-ce pas ?
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AgillianAgillian   24 juin 2019
Les maris, c'est comme les chatons : ils paraissent mignons au début, mais ils grossissent, réclament de plus en plus d'attention, et risquent même de vous faire des petits. Vous finissez par ne plus avoir qu'une seule idée en tête : noyer tout le monde.
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Video de Ariel Holzl (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ariel Holzl
Vidéo sur les sœurs Carmines d'Ariel Holzl
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