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EAN : 9782315003884
250 pages
Éditeur : Max Milo (21/03/2013)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Et si c’était au tour des parents de se rebeller ?
« Un père en colère » : la révolte d’un homme dépassé par le comportement de ses enfants. Sa lutte pour reconstruire sa famille et renouer avec sa femme. Son cri pour raviver la tendresse dans le cœur de ses deux adolescents en dérive.
Une fiction à l'intrigue implacable, qui ne triche pas avec la réalité et qui creuse au fond de notre époque pour en extraire la voie de l’espérance.

Jean... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  21 avril 2013
Coup de poing ! L'enfer en famille...
Stéphane est un père au bout du rouleau. Revenir dans la maison de son ex-femme, c'est comme entrer dans la tanière du loup. Léa et Fred, leurs deux enfants adultes, y imposent leur loi, leur mode de vie de dealers toxicos, leur meute de "chiens méchants". La mère vit avec eux, mais est recluse dans sa chambre, impuissante. Elle se réfugie dans les souvenirs, fuit tant bien que mal l'horreur en regardant inlassablement sur les vieilles photos leurs bouilles rieuses de gamins épanouis... Entre bourreau et victime, Léa et Fred ont dû choisir leur camp dès le début de l'adolescence, dans cette banlieue difficile et sans pitié, soumise à la loi du plus fort.
L'auteur happe immédiatement son lecteur, l'immerge dès les premières lignes dans la peur et la souffrance de parents totalement dépassés, dans la violence de grands adolescents à la dérive. le ton est sombre, brut, acide. J-S Hongre assène une vision très pessimiste de la jeunesse des banlieues-ghettos, de la difficulté d'être éducateur (père, mère, prof). Il griffe au passage les dangers pernicieux d'internet, le pouvoir destructeur des médias pour qui a le malheur de tomber entre leurs pattes.
La rage est là, on la vit, on la partage, on peut s'identifier à ces parents en détresse. Alors on essaie de se mettre à distance pour se protéger : "Non, nos enfants n'ont pas subi de telles épreuves, pas de panique"...
Le trait est peut-être forcé, mais "être en colère", comme le père de ce roman, c'est tomber dans les excès, noircir le tableau. En cela, cet ouvrage est parfaitement réussi : message reçu, comme un hurlement, un uppercut.
L'intensité et la noirceur m'ont rappelé les récits de Marie Neuser.
--- Un très grand merci à Babelio et aux Editions Max Milo pour cette découverte choc.
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le_Bison
  13 mai 2013
Direct. Coup de coude dans la gueule. Coup de poing dans le foie. Coup de latte dans les couilles. Ça fait mal, grave. C'est le sentiment que j'ai eu dès les premières pages. Mal aux tripes, j'avais envie de gerber la bouteille de sky que je m'étais enfilé la veille. Y'a des bouquins comme ça, qui te prennent à la gorge, qui t'agressent et te remuent les boyaux.
« Un père en colère ». Une colère contre ses enfants, contre la société, contre lui-même. Séparé de sa femme, il a quitté la banlieue de Saugny, pour vivre du coté de la Porte de Clichy (à deux miles de mon ranch). Peut-être même que je l'ai croisé dans une rame de métro, tagguée et puante, les yeux fixés dans le vide en direction du sol jonché de journaux gratuits et autres papiers gras (règle N°1 : ne pas regarder les gens dans les yeux). Il laisse dans cette cité de Saugny, sa femme Nathalie et ses deux enfants, Fred et Lea. Désespoir d'un père qui n'en pouvait plus de cette situation, de cette impasse. Si ses enfants se contentaient comme tous les jeunes de se droguer… Non, les siens, ils dealent en plus. Et avec le deal viennent la violence, physique et verbale, les amis louches et l'absence totale de respect.
Le coma de sa femme, suite à un accident de voiture – accident ou suicide ou est la différence, sa vie basculera. A sa manière, il va se rebeller, ouvrir son blog, la colère d'un père, et vider son sac. Sa thérapie sera ses mots postés sur la toile. Des mots qui ne s'effaceront plus et qui transformeront sa vie. Jusqu'à le dépasser lui-même. le danger d'un blog à qui les conséquences peuvent rapidement dérapées jusqu'au point de rupture.
Un bouquin qui fait mal. Parce qu'il est ancré dans notre réalité. Parce qu'il montre les problèmes de notre société. Parce qu'il aborde des thèmes dérangeants. Parce qu'il touche au sacré, la famille, et que de là se déverse des flots de haine alors qu'on aimerait juste quelques gouttes d'amour. Un bouquin coup de poing qui ne me laissera pas indemne.
« Un père en colère » où l'art de se faire tabasser en règle dans une banlieue pas rose, une banlieue morose.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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lecassin
  30 avril 2013
Bon !
Autant le dire d'entrée : voilà un livre que je n'aurais pas acheté. Il aura fallu la proposition de Babélio, que je profite de remercier ainsi que les éditions Max Milo, pour que je le lise… Je ne suis pas très attiré, que ce soit au cinéma ou en littérature, par la description de la triste réalité de la vie quotidienne.
Ceci dit, « Un père en colère » est un excellent « roman » même s'il ressemble plus à un témoignage qu'à une véritable oeuvre de fiction.
On y découvre une famille explosée, dans une cité sensible en proie à la violence quotidienne. Rien de très nouveau, me direz-vous : ce genre de tableau peu ragoutant est disponible chaque jour dans les media…
Les media… Parlons-en, des média ! le « quatrième pouvoir » indispensable au bon fonctionnement de notre démocratie… sauf que là ils ne se contentent pas d'informer, il sont partie prenante dans les désordres qu'ils sont sensés rapporter, audience oblige.
Au final, un ouvrage difficile à lire dans le sens où la réalité de ces cités décrite ici est insupportable, et le rôle des media condamnable. Un témoignage néanmoins puissant porté par la plume vive de Jean-Sébastien Hongre, un auteur que je découvre ici par l'entremise de son deuxième roman : un texte enlevé et construit pour ne pas laisser tomber l'attention du lecteur, chapitres et phrases courtes, dialogues efficaces… Juste un petit bémol : la fin qui dénote un peu avec le reste après un passage fort au cimetière.
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la_fleur_des_mots
  28 septembre 2013
J'ai un peu peur, je l'avoue, d'attiser la colère de l'auteur avec ce billet. Mais soyons honnête, j'ai détesté ce livre. Stéphane est père de deux enfants à la dérive. Il voit ces deux jeunes adultes sombrer lentement dans la drogue, plonger dans la délinquance, maltraiter leur mère et se perdre dans les méandres de la cité. Et il assiste, impuissant, à ce spectacle désolant qui conduira son ex-femme à l'hôpital. Alors, oui, il est en colère et il le dit sur un blog qui devient vite une friandise médiatique.
Ce roman est tout à la fois un documentaire et un témoignage qui nous entraîne dans l'enfer de la banlieue. Malheureusement, je n'y a vu qu'une succession de clichés rebattus depuis des années. Entre les jeunes en survêtement, le délit de faciès, les accidents... le style bref et minimaliste rend bien la brutalité de cet univers mais l'intrigue un peu facile et la culpabilité teintée de misérabilisme du personnage principal ne m'ont pas permis de me projeter dans cette histoire que j'ai trouvée assez creuse et invraisemblable. Peut-être l'image de ce personnage faible ne correspond-t-elle pas à celle que je veux avoir d'un père, aussi en colère soit-il...
Je remercie l'auteur de m'avoir envoyé son roman et d'avoir accepté d'en discuter avec moi.
Lien : http://bloglavieestbelle.ove..
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latina
  23 avril 2013
Non ! 3 fois non ! Je n'aime pas ce roman qui n'en est pas un ! Ceci n'engage que moi, évidemment.
Mais la violence des bandes, ( les « Gremlins »), qui sourd à chaque page, le désespoir de ce père et de cette mère rongés par la douleur de voir leurs enfants aux portes de l'enfer du deal et de la coke, le chancre de ces cités de la banlieue parisienne, le hurlement muet de ces professeurs obligés d'affronter chaque jour des élèves qui n'en ont plus que le nom, l'égoïsme forcené au service de l'audience de certains journalistes de la TV attirés par le côté spectaculaire de « la racaille »....tout ceci a eu raison de moi, de ma patience, de ma bienveillance à l'égard d'un roman tout neuf, de ma gratitude à l'égard de la maison d'édition « Max Milo » et de Babelio qui m'ont offert « Un père en colère ».
Trop, c'est trop. Au-dessus de mes forces.
J'aime les romans qui me font rêver, celui-ci m'a fait cauchemarder.
J'aime les romans qui élèvent ma réflexion, celui-ci m'a enlisée dans les lieux communs.
J'aime les romans qui me transportent, celui-ci m'a enterrée.
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critiques presse (1)
Telerama   12 juin 2013
Ce monde-là est devenu sauvage, et l'impuissance des adultes face aux enfants, leur angoisse, leur peur sont ici décrites comme dans un thriller. Si le romancier a parfois la plume lourde, c'est pour mieux nous terrifier.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   13 mai 2013
Trois individus sortent d’une BMW, stationnée en double file, le poussent violemment dans l’entrée, et, d’une balayette, l’étendent à terre. Pour Stéphane, c’est une fraction de seconde, un cauchemar instantané dans lequel on se met à le frapper. Combien de temps cela dure-t-il ? Il ne le sait pas, un instant et une éternité à la fois : un instant pour basculer du calme à la brutalité féroce, une éternité dès les premiers coups, dans les côtes et sur le visage, avec des douleurs intenses, une sensation de brûlure insupportable, et le sentiment terrible d’être si vulnérable, totalement dépendant de ces brutes. Il sent la frayeur dans sa chair, la terreur dans son esprit, ce plaisir qu’ils éprouvent à jouir du pouvoir de l’arbitraire. Il jette un hurlement de survie, car il croit entendre ses os craquer sous leurs coups. Eux lui crient qu’ils vont le finir, l’achever, qu’il va mourir comme un chien. L’histoire toute entière des barbaries humaines défile en lui, les femmes battues, les enfants frappés, les innocents torturés, il comprend tout. Il vient d’entrer dans la vaste et silencieuse famille des victimes. Celle dont on parle abstraitement, celle qu’on évite, par superstition, par peur de la main noire, de la contagion, peur de la tristesse, du désenchantement. Après tout, ces trois-là, ils ont sûrement une bonne raison de le taper…
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ZilizZiliz   21 avril 2013
- Ho, arrête avec ton discours de facho !
- Facho ? Moi ! Mais qui sont les fachos de nos jours ? C'est quoi des valeurs de fachos ? Ce n'est pas la religion de la force ? La puissance du groupe devant l'individu ? Le culte du corps musclé, de la dureté et de l'agressivité en tout ? Le mépris de la femme ravalée au rang de pouliche ou de prostituée ? L'homophobie ? La haine de l'autre ? Ce que je te décris, crois-moi, ce sont les valeurs de [mon fils] et de ses potes, ceux qu'on nomme les "Gremlins", ce nom ridicule qui ne dit pas assez les monstres qu'ils sont.
- Tu fais des amalgames.
- Et le contrôle du territoire ? Ce n'est pas une autre valeur de facho ?
(...) L'amour de la race a été remplacé par le dieu fric, c'est tout. Mon fils et ses copains, ils rêvent de BMW, de putes et de chaînes en or. Mais au fond, ce sont les mêmes que les Sections d'assaut des années 30 quand il s'agit d'être brutaux. (...) C'est l'ultra-minorité qui impose sa loi par la force et l'intimidation, au prétexte qu'ils seraient les victimes du système.
(p. 60-61)
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BibaliceBibalice   29 mars 2013
Je m'appelle Stéphane. Je suis père de deux enfants. Il y a quelques jours, ma femme a lancé sa voiture contre un mur. Elle a survécu, égarée dans un coma dont elle n'est toujours pas sortie. Ce sont ses propres enfants qui l'ont poussée à bout. [...] Deux ingrats, deux égoïstes sans conscience morale. Peut-être sans âme. Une maladie ? Alors c'est une épidémie, car ils sont les enfants de notre époque, le résultat de mon aveuglement, peut-être, mais d'une démission générale aussi.
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le_Bisonle_Bison   06 mai 2013
Droit comme un i, il marche une bonne demi-heure le long de la route jusqu’à une épicerie pakistanaise. De retour, il débouche la première bouteille de whisky, qu’il boit en quelques minutes. Une heure plus tard, il vomit brutalement, recouvrant la moquette et la carrelage de la salle de bains. Sans rien nettoyer, il s’installe avec son stock à côté de la cuvette des toilettes, et toute la nuit, il se force ainsi à boire, les yeux rougis, l’estomac en feu, vomissant du sang à l’aube, le corps trempé, grelottant.
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NadaelNadael   26 juillet 2013
« Cette fois, le dernier virage s'ouvre sur le paysage lunaire de la cité aux murs noircis, une sorte de porte-avions en béton, coincé de chaque côté par deux terrains vagues et échoué, à l'arrière, contre la terre grasse d'un champ labouré qui s'étend à l'horizon. La crasse mise à nue par les rayons du soleil se décline le long des murs en traînées verticales et en larges bandes horizontales semblables à des traces de freinage sur le bitume. Des draps et du vieux linge usé pendent des fenêtres ouvertes et sèchent au gré du vent. Des vélos d'enfants, des récipients en plastique, des balais encombrent quelques étroits balcons emprisonnés par de solides barreaux métalliques. Les centaines de paraboles ajoutent à cette impression de navire militaire abandonné. S'élevant sur une bonne quarantaine d'étages, les quatre tours reliées par une dalle centrale en béton paraissent vouloir s'enfoncer dans le sol. Leur densité inquiète ajoute à l'air lourd un pesant sentiment de dérive, de catastrophe en devenir, d'instabilité permanente. C'est bien là un porte-avions en béton, délaissé, pris en otage par la misère et son cortège de vices, abandonné dans un cimetière de destins entouré de néant. Ce porte-avions ne porte rien et n'est porté par rien. Car d'ici plus rien ne s'envole, plus rien n'est aérien, plus rien ne cherche à accrocher le firmament. Ici aucune vague d'espoir, que du vague-à-l'âme, aucune mer d'où partir à la conquête de nouveaux territoires, à la découverte d'une île utopique. Tout s'effondre, suinte vers le bas comme une sève purulente. Ici le mal de vivre ne se devine pas : il se lit à livre ouvert sur cette matière sans espoir qu'on nomme béton (…). »
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Videos de Jean-Sébastien Hongre (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Sébastien Hongre
Jean-Sébastien Hongre, Un amour au long cours.
Existe-t-il une formule magique pour qu’un couple résiste au temps qui passe, à la pression du quotidien ? Anaïs et Franck y croient, ils ont décidé de tenir bon contre vents et marées.
Au fil des années, ils ont forgé des règles de vie qu’ils ont écrites et affichées sur leur frigidaire. Ainsi est née la « Constitution du couple » qu’ils ont établie pour tenter de traverser ensemble les grandes étapes de toute vie conjugale : l’éducation des enfants, la pression au travail, l’érosion du désir et des sentiments, la tentation de l’infidélité… Leurs filles devenues grandes, Anaïs et Franck engagent un dialogue risqué. Ont-ils réussi leur pari ? Dix articles d’une « constitution » suffisent-ils pour qu’une vie de couple perdure ? L’amour peut-il réellement se décider ?
Un livre dans lequel tout le monde pourra se reconnaître, une histoire touchante qui pourrait aussi s’avérer utile !
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