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ISBN : B01N5S5I0O
Éditeur : (30/01/2017)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Et si le dénouement de la Seconde Guerre mondiale n'était pas celui que l'on connaissait ? 200 ans après la victoire d'Hitler, Germania n'est plus un mythe. La race aryenne tant espérée par le Führer domine le monde et toutes les autres ethnies ont été éradiquées de la planète. Krista, jeune Aryenne, travaille dans un Lebensborn. Elle a été élevée dans le moule de la race pure et ne connaît que ce mode de vie, jusqu'au jour où elle suit malgré elle une femme dans le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
cristalya
  27 février 2018
Cela faisait plusieurs mois que j'avais ce roman dans ma PAL numérique, sans que je ne prenne le temps de le sortir, et c'est à l'occasion du Prix littéraire de l'Imaginaire 2018 que je l'ai fait. Sans ça, je n'aurais peut-être pas lu ce livre de sitôt, et c'aurait été une erreur de ma part, puisque ce fut une très bonne lecture, comme vous pourrez le voir lors de cet avis.
Pour ce roman, on part d'une question plutôt simple : et si Hitler et les nazis avaient gagné la Seconde Guerre Mondiale ?
C'est en partant de là que l'autrice nous offre ce roman, avec une intrigue tournant autour d'une société où seuls ceux correspondant au physique Aryen ont l'autorisation de vivre. Mais, c'est sans compter sur la génétique, mais aussi sur les survivants au génocide, puisque sous la ville de Germania vit en secret une communauté de gens, qu'ils soient bruns, aux yeux marrons ou encore Juifs, ...
le récit nous emmène ainsi dans la découverte de cette population cachée, mais nous permet aussi de voir comment une société aryenne aurait pu évoluer si elle avait pu exister.
L'héroïne principale, Krista va vite s'apercevoir qu'il y a de la vie humaine sous ses pieds, et elle devra alors faire face à toutes les convictions qu'on lui a inculquée depuis toute petite.
Au départ, elle est loin de s'affranchir des idées reçues sur la soi-disant race supérieure, sur les Juifs, ... Elle a toujours vécu dans l'optique de cette perfection et de cette "pureté", quoi qu'il puisse en coûter en vies humaines pour que cela se perpétue.
Mais au fil des heures, et même des jours, qu'elle passera en compagnie de ces "impurs", elle remettra en question une bonne partie de ces croyances et sera en proie au doute à propos de son peuple.
Les moments de mouvement et de dynamisme s'enchaînent parfaitement à ceux plus calmes, plus propices à l'introspection, pour nous mener dans cette aventure aux côtés des personnages.
Résignation, acceptation, doute, mais aussi révolte et courage feront partie de cette intrigue dystopique et uchronique, où l'action viendra se mêler à ces questionnements pour nous offrir un roman haletant et entraînant tout du long, que l'on vivra avec la jeune Krista.
Krista est un personnage fort qui a toujours été élevé dans la pensée aryenne, et ce depuis qu'elle est née. Alors forcément, lorsqu'elle doit faire face à ce qu'elle ne connaît pas, la peur et le dégoût se forment en elle tandis que ce qu'on lui a toujours dit à propos des personnes non-Aryennes lui revient en mémoire. On compatit pour elle, car on comprend que c'est l'endoctrinement qu'elle a suivi qui fait qu'elle pense de cette manière, mais aussi car elle prend la peine, au fur et à mesure, de remettre en question ce qu'elle avait pu apprendre le long de sa vie. le temps qu'elle se rende compte de l'ineptie de ce qu'on lui a inculqué, le doute reste en elle, et on ne peut s'empêcher de grimacer face aux pensées et remarques qu'elle a toujours plus ou moins inconsciemment envers les non-Aryens. Elle est en effet au départ bornée sur ses convictions, mais elle verra petit à petit que les autres hommes ne sont pas moins méritants de vivre que ceux du peuple Aryen, et qu'ils tout aussi humains, avec des qualités et des défauts.
Ces fameux hommes se sont réfugiés depuis près de deux siècles dans les réseaux souterrains de Germania, afin de pouvoir avoir un semblant de vie malgré la violence et la mort qui restent sur leurs pas s'ils venaient à n'être pas assez vigilants. Cette vie en communauté, sa façon de fonctionner ainsi que le fait des souterrains ne fut pas sans rappeler Les Âmes Vagabondes de Stephenie Meyer, mais ce fut là la seule ressemblance que l'on peut notifier (Attention, je ne dis pas que l'autrice s'en est inspiré, seulement que cela m'y a fait penser).
Dans cette population recluse, on croisera de nombreuses personnes méfiantes, voire haineuses envers Krista, du fait de son appartenance au peuple Aryen qui décima les autres "races" d'hommes par le passé. On voit alors qu'ils ne sont malheureusement pas toujours différents des Aryens, quand il s'agit de la peur d'autrui, de la cruauté de certains ou lorsque le danger frappe à la porte. Mais quelque-uns accorderont quand même un peu de dignité au personnage principal, comme Anna, que l'on ne sait pas trop cerner, ou comme Elias.
Ce dernier est l'un des autres protagonistes de l'histoire, auquel on s'attache vite. Il est l'un des seuls qui daigne accorder un tant soit peu d'attention à Krista, et qui acceptera en apprenant à en savoir plus sur elle de voir l'humain plutôt que l'Aryenne. Il est de plus un personnage qui veut combattre pour sa liberté et pour des conditions de vie décentes, alors que la plupart des autres se sont résignés depuis longtemps à sa vie miséreuse, pour eux et pour leurs enfants.
Ce roman est vraiment intéressant, car en plus de la dynamique du récit, des actions et leurs aboutissants, on a un côté humain qui nous mène à réflexion. En effet, il semble pour une grande partie d'entre nous normal que tout un chacun, peu importe sa religion, sa couleur de peau ou son physique, ait le droit de vivre et que donc il n'atteigne en aucun cas à la dignité ou à la vie d'autrui pour ces raisons-là. Sans autant rentrer dans ce genre de débat, le livre nous fait réfléchir, non pas seulement à cela, mais aussi à nos réactions et pensées si nous étions conditionnés à penser d'une certaine manière, si nous étions obligés de vivre cachés, ou encore si nous ne connaissons pas la différence. le développement de cet aspect fut pour moi vraiment captivant, car on se demande comment l'on se comporterait si nous étions dans l'une de ses situations. Face à ça, on pourrait dire "Mais non, jamais je ne serais comme ça", "C'est tout simplement inhumain, il est impossible que je me comporte ainsi", "Je n'aurais en aucun cas obéi, je me serais insurgé et battu peu importe le coût".
Oui, peut-être que certains d'entre nous auraient réellement agi comme ça, mais quand on est face à la peur de l'inconnu, quand on se retrouve à devoir se confronter à la différence qu'on nous a toujours fermement appris à mépriser et qu'on n'a jamais vu en vrai, quand on est conditionné depuis toujours, que ce soit dans la sphère familiale, amicale, éducative, à un certain mode de pensée, sommes-nous tous enclins à la révolte, à la remise en question de ce qu'on a toujours connu et cru, à l'acceptation d'autrui ? Ce sont des questions qui se posent, sans qu'on trouve jamais la réponse de ce que nous aurions réellement fait et pensé, sans qu'on le sache avec certitude. Et tout cet ensemble m'a vraiment intéressé, tout du long du roman, et a fait que je pouvais avoir de l'empathie pour Krista notamment. Bien que cela n'excuse pas ce qui a pu être fait, que soit dans la fiction comme ici ou dans L Histoire, que cela n'explique pas les horreurs commises, surtout que certains étaient conscients de ce qu'ils faisaient alors qu'ils n'avaient pas été conditionnés, c'est une réflexion autour de l'humain et ce dont il est capable face au contexte, qui je pense peut avoir sa place.
le roman m'a ainsi entraîné entre action et réflexion, pour nous mener à une fin faite de rebondissements et croyances parties en fumée, qui laisse comprendre que nous sommes encore qu'au début de ce périple. Ces révélations nous mènent à l'aube d'un jour nouveau, un avenir naissant qui a une chance de se profiler à l'horizon si les gens tentent ce combat, encore flou et incertain, mais qui viendra sans aucun doute heurter les protagonistes et les citoyens. Une conclusion qui termine ce premier chapitre de l'histoire bien plus vaste encore, que l'on souhaite découvrir aux côtés des personnages dans les prochains tomes.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce premier tome de la trilogie. J'ai été entraînée tout du long, et les réflexions derrière tout ça ont été intéressantes à chaque instant. On s'attache vraiment aux personnages principaux, tels Elias ou Krista, et on apprend à leurs côtés comment a pu se construire chacun des peuples auxquels ils appartiennent. L'idée de partir sur un simple "si" pour construire une uchronie est souvent captivant lorsque c'est bien traité, et Oxanna Hope l'a réussi avec brio et d'une manière maîtrisée et réfléchie. C'est avec hâte que j'ai envie de découvrir les deux tomes qui permettront de clore cette trilogie, et qui je l'espère seront aussi bons que celui-ci.
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Nehilis
  08 septembre 2017
Ce roman nous plonge dans une uchronie futuriste où les nazis ont gagné la Seconde Guerre Mondiale. Ils ont créé leur monde « parfait » avec une population aryenne pure, sélectionnée par un eugénisme radical. L'héroïne, Krista, grandit donc dans cette idéologie totalitaire enseignant la fierté de race et la méfiance envers les sous-hommes, heureusement éradiqués aujourd'hui. Cette idée a déjà été traitée dans de nombreux romans, jeux ou séries: le Maître du haut château de Philip K. Dick (adapté en mini-série), Fatherland de Robert Harris ou encore le jeu Wolfenstein. Je n'ai cependant lu aucune de ces oeuvres, même si j'aime particulièrement le genre (encore des ajouts à ma wishlist!).
L'univers du roman est présenté au fur et à mesure. le monde de Germania est propre, lisse et ordonné. Chacun est à sa place et doit viser l'excellence pour incarner au mieux l'idéal aryen. Malgré les explications de Krista, de nombreux aspects de l'uchronie restent assez flous et parfois un peu superficiels. Notre jeune aryenne est plongée très rapidement dans l'action et ne nous fait pas de cours sur l'histoire de son pays en détail. Cela n'est cependant pas vraiment un défaut. L'auteure a su selon moi distiller les informations essentielles, tout en gardant le silence sur d'autres, qui seront probablement éclaircies dans la suite. Elle démontre également un travail de recherche intéressant grâce aux termes utilisés (note de bas de pages utiles et précises), aux « concepts » propres à l'Allemagne nazie et à sa propagande. Certaines de ces idées sont poussées à l'extrême, comme le Lebensborn.
Krista raconte son histoire et ses doutes, présents dès le début, même si elle n'agit pas en conséquence. Elle est persuadée des bienfaits du système établi par son peuple, malgré les sacrifices exigés, en particulier dans le Lebensborn où elle travaille où les enfants « hors standard » sont éliminés dès la naissance. Cette dualité entre l'amour de sa patrie et la crainte permanente de faire un pas de travers est une bonne illustration de son lavage de cerveau, digne de l'Etat totalitaire nazi. La vie de l'héroïne va être chamboulée quand elle aide une jeune femme à entrer dans les égouts, où elle va découvrir un monde qui remet en cause ce qu'on lui a appris depuis toujours. D'abord incrédule, elle va devoir se confronter à la violence et l'horreur de Germania. J'ai apprécié ce personnage qui doit confronter sa vision du monde étriquée à la réalité. Son évolution, bien qu'un peu rapide, est cohérente et bien écrite. Les changements sont douloureux et difficiles. Elle est totalement perdue et a beaucoup de mal à choisir son « Allégeance ». Il y a cependant quelques phrases étonnantes et quelques coquilles:
« Et parce que j'ai vu le jour dans cet univers cloisonné et réglementé, il ne me viendrait pas à l'idée de penser différemment. »
Cette réflexion est soit maladroite, soit un indice sur le fait que la narratrice raconte son passé. Cependant, la suite est racontée « en direct », ce qui m'a un peu déroutée.
Malgré ce détail, je me suis plongée totalement dans l'histoire. Bien qu'assez court, le récit est dense en évènements et actions. Je suis restée scotchée et j'ai tremblé pour nos héros. Elias est le deuxième protagoniste principal et le seul à prendre une réelle profondeur. Il est courageux, raisonnable et fougueux. Sa méfiance envers Krista va évoluer vers une relation intéressante, mais complexe. Les personnages secondaires restent un peu dans l'ombre, mais ce n'est pas particulièrement gênant au vu du déroulé des évènements.Ils jouent leur rôle et contribuent à l'ambiance particulière du roman.
J'ai tout particulièrement aimé un aspect du récit, même si j'ignore s'il est volontaire. Le peuple que rejoint Krista, contre son gré, a été martyrisé et massacré par les Aryens, intolérant et élitiste à l'extrême, durant deux siècles. La haine et la violence du régime ont créé en retour une défiance et une rage, poussant parfois les réfugiés à se comporter de manière profondément injuste. La haine appelle la haine, tout comme la violence et l'horreur de ce qu'aurait été un tel régime qui se pérennise, dans un cercle vicieux. Les réactions épidermiques et violentes de ces hommes et femmes vont profondément bouleverser la jeune femme, peu habituée à voir le mot aryen associé à la honte. Elle se retrouve jugée sur son apparence uniquement et comprend à quel point cette attitude (qu'elle approuvait jusque là) est injuste.
Ce roman m'a complètement entraînée dans son histoire, sans me laisser reprendre mon souffle. Je me suis attachée aux personnages, j'ai ressenti leurs dilemmes et j'ai eu le coeur brisé par l'horreur du régime nazi. La fin nous offre, de plus, un retournement de situation en série haletant que j'ai adoré. J'ai hâte de découvrir la suite qui promet des révélations passionnantes! Même si le thème n'est pas nouveau, je vous recommande ce récit qui m'a vraiment fait passer un très bon moment et m'a donné même donné envie de me plonger dans d'autres uchronies. Venez découvrir Germania, un univers glaçant, mais immersif porté par une plume agréable.
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gabrielleviszs
  24 janvier 2018
Ce livre était dans ma pal depuis un petit moment et il a fallu une lecture commune avec Val Hou André pour que je le sorte de sa poussière. Et le moment est enfin terminé. C'est la couverture qui m'a attiré en premier, puis le fait que cela soit Oxanna qui en soit l'auteur. J'ai déjà eu la chance de lire d'autres livres écrits par ses petits doigts et j'avais aimé. Donc autant continuer !
Nous suivons les pas de Krista, une jeune femme blonde aux yeux bleus dans un monde où les Allemands ont gagné la seconde guerre mondiale. Elle fait partie de ceux qui ont la chance de rester en vie. Travaillant en maternité, nous découvrons un univers glauque. du départ, nous apprenons que les enfants sont triés sur le volet. Et il vaut mieux pour eux aller dans le sens du Führer, autrement ils passent au crématoire... Un soir, alors que l'heure du couvre-feu arrive à grands pas, Krista se retrouve dans une position délicate. En rentrant vers la maison de ses parents, elle rencontre une autre jeune femme, enceinte jusqu'aux yeux, tentant de rentrer dans une bouche d'égout. En voulant l'aider, elle va se retrouver dans une position plus que délicate, car il s'avère que le monde d'en haut n'est pas le seul à exister.
La vision de l'auteur est tout autant effrayante par son réalisme, que déroutante. Imaginer que cela aurait pu se produire fait froid dans le dos. Un monde parfait pour la race aryenne. Celle qui se doit d'être pure dans tous les sens du terme. La couleur des yeux, de la peau, des cheveux, les travaux obligatoires, les obligations. Ce n'est plus une sélection naturelle, mais la main humaine qui décide de qui va vivre ou mourir selon les principes inculqués. 200 ans ont passé depuis la fin de la guerre mondiale et les conditions de vie sont strictes.
Krista évolue dans une famille qui est peu présente. Elle est juste bonne à travailler dans la maternité. On ressent bien le ressentiment d'avoir une enfant tout juste "bonne" pour entrer dans les clous, sans pour autant être parfaite. Elle n'a pas réussi à entrer dans une prestigieuse école, ou encore à être la meilleure des meilleures. En bref, on se demande comment elle a réussi à rester en vie. Par chance son physique est pile ce qu'il faut pour la race aryenne.
Le monde crée est vide d'émotions, de sentiments. Seule la peur semble pourtant être l'origine de bon nombre de situation. Se faire attraper en dehors des heures légales est un crime. Tout comme ne pas suivre les consignes de son responsables. En gros, les personnages vivant en Germania ne font pas ce qu'ils veulent. Lebenstunnel me fait penser, en le disant à haute voie, à un tunnel d'ébène. Sombre, la noirceur est bien caché par la blondeur de ceux qui se croient les maîtres du monde. Ils le sont et gardent sous contrôle la population de Germania.
Plus nous avançons dans l'histoire et plus des questions se posent. L'héroïne est partagé entre son sentiment d'impuissance vis-à-vis des bébés qu'elle doit aider à supprimer et son devoir. Pour une famille, pour des générations qui ont été endoctrinés (c'est ainsi que je le vois) cette dualité en elle me rend sceptique sur plusieurs points. Ce qui n'est pas mauvais, au contraire. C'est tout de même dans l'extrême, au niveau des idées. Après tout l'histoire nous a prouvé que l'Homme est capable du meilleur comme du pire.
La rencontre entre Krista et la jeune femme à la plaque d'égout va tout chambouler. Tout ce qu'elle croyait dur comme fer, s'effrite comme les sous-sol de la ville. Sa vision du monde va se briser lorsque la violence va devenir son quotidien. Vivre, survivre dans des conditions déplorables... Krista va douter : d'elle-même, des autres, de sa patrie, de sa propre vie. Ceux qui vont lui permettre de mieux comprendre ne sont pas en reste. Ils sont ceux qui vont lui permettre d'évoluer dans un cercle fermé où le moindre bruit est synonyme de faiblesse. Des si apparaissent un peu plus vite, un peu trop vite. le doute est bien présent et malheureusement je me suis retrouvée avec une partie de la solution avant d'y arriver. Ce n'est qu'une partie, car l'iceberg cache bien son jeu. Un jeu de pouvoir, un jeu de maintien, une forme d'auto-suffisance qui fait froid dans le dos.
Certains passages sont trop rapide, l'évolution de Krista suit ce mouvement. Je ne sais pas si passer un peu plus de temps aurait été mieux ou non, car au final j'ai lu l'histoire sans pour autant m'arrêter en chemin. En parlant évolution, nous découvrons des personnages qui ne sont pas en reste. Elias est le second personnage principal qui joue sur plusieurs tableaux. Dans ce livre, il vaut mieux ne pas se fier aux apparences et encore moins croire en certaines paroles. Car la traitrise ne va cesser de se montrer. Il fait partie de ce peuple qui a connu l'oppression durant la seconde guerre mondiale. Descendant des résistants, ils sont engrenés dans un système complètement haineux. Impossible pour eux de vivre avec ceux d'en-haut pour plusieurs raisons. Mais surtout la colère est si importante que la violence est quasiment permanente envers ceux qui sont différents des autres. Deux peuples qui se confrontent et qui se comportent de la même manière.
J'ai adoré le personnage de Zack qui est tout à fait l'homme qui n'a pas cessé de maudire ce peuple blond. Il a les réactions attendues, les actes, les paroles qui suivent l'ensemble. Ezra est un autre de mes personnages que j'ai beaucoup aimé. le fait qu'il reste méfiant, qu'il n'arrive pas à laisser passer certains points me titillaient l'oreille. Concernant Krista, certains passages m'ont fait me poser des questions, une fois de plus. Car elle qui est si moyenne, comment peut-elle suivre certains mouvements dans des endroits si... compliqués. Hum de drôles de doutes se sont insinués. Et je suis certaine que nous n'avons eu que d'infimes réponses à tout cela.
En conclusion, un premier tome qui passe trop vite. La lecture est fluide, quelques passages un peu trop rapide, mais des réactions qui correspondent aux situations. Des personnages qui ont encore beaucoup à donner. de belles surprises, enfin façon de parler car pour les personnages c'est tout le contraire. Une vision de ce qui aurait pu se passer à une autre époque terrifiante. Des rebondissements, de l'action, du suspense, en bref de quoi ne pas s'ennuyer. Dès que je le pourrais je lirais la suite avec grand plaisir, car le final est vraiment sadique !
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/lebenstunnel-tome-1-allegeance-oxanna-hope-a135756862
Lien : http://chroniqueslivresques...
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Tristhenya
  11 octobre 2017
Voici un roman qui me faisait de l'oeil depuis un moment déjà ! Pour la simple et bonne raison que je m'intéresse fortement a l'histoire de la deuxième guerre mondiale ! J'ai dévoré énormément de livres et de témoignages sur le sujet, ainsi que regardé de nombreux reportages qui dépeignent les horreurs perpétrées pendant cette guerre…
Mon coeur ne pouvait donc qu'être irrémédiablement attiré par ce roman dystopique qui se passe dans un futur où la guerre aurait été gagnée par les allemands et où la ville rêvée par Adolf Hitler : Germania aurait vu le jour !
Alors, quelle ne fut pas ma joie d'être tombée par hasard sur le post de l'auteure Oxanna Hope sur un groupe Facebook où elle recherchait des lecteurs/chroniqueurs pour Lebenstunnel ! J'ai bien entendu sauté sur l'occasion en me proposant à elle et me voilà aujourd'hui en train de vous chroniquer cette histoire 😀
Je profite d'ailleurs de cet article pour remercier à nouveau l'auteure pour ce service presse qui m'a véritablement enchantée !
Pour en revenir à l'histoire, nous nous situons en 2145 et nous faisons très rapidement la connaissance de Krista, une jeune Aryenne, blonde aux yeux bleus de 17 Ans. Elle travaille dans un lebensborn (maternité nazie), employée d'un système bien rôdé ou s'effectue la sélection des futurs Aryens au sang pur qui doivent obligatoirement être à l'image souhaitée par le Furher.
Un soir, alors qu'elle rentre chez elle après son service, elle croise sur son chemin une jeune femme enceinte et en détresse. Victime de son grand coeur, Krista lui apporte son aide geste qu'elle regrettera amèrement par la suite… Mais, je n'en dis pas plus pour ne pas trop vous spoiler, car il faut absolument que vous découvriez tout ça par vous-même ! 😉
Autant vous dire que j'ai été conquise par cette lecture ! Quelle originalité et surtout qu'elle idée merveilleuse qu'a eu l'auteure de situer son histoire de cette façon. Elle connait son sujet et cela se ressent ! La ville de Germania est parfaitement bien décrite, on s'y croirait car l'ambiance dictatoriale qui y règne est incroyable !
Il y a très longtemps, j'avais vu un documentaire diffusé par Arte sur ce fameux projet d'Hitler : la ville de Germania. Je l'avais enregistré sur cassette vidéo d'ailleurs (pour vous dire que ça date !), ça m'avais fascinée tant son projet était ambitieux. Je n'ai, par la suite, malheureusement je n'ai jamais su remettre la main sur ce reportage, mais la lecture de ce roman a parfaitement ravivé mon souvenir !
L'écriture est fluide et envoûtante ! Je me suis laissée portée dans cette aventure du début à la fin, le coeur battant à tout rompre ! Tant d'action et de bouleversements qui font de ce roman un véritable page-turner. Une merveilleuse quête pour la liberté et l'égalité des races, bref, une histoire passionnante !
Les personnages sont intéressants et d'emblée j'ai eu très envie de connaitre leur destinée ! Surtout celle de Krista, jeune fille très attachante, qui se cherche tout au long de son aventure et qui n'hésite pas à se remettre en question face à l'injustice de son peuple ! Elle ira de désillusions en désillusions face aux découvertes auxquelles elle sera confrontée.
En effet, on ne peut que se demander, de la même manière que la jeune fille, quelle aurait été notre réaction, si dans sa situation, on aurait découvert subitement que notre existence et celle de notre peuple au sang pur n'est pas aussi glorieuse qu'on nous l'a enseigné toute notre vie durant ?! Quel choc au vu des atrocités accomplies par les nazis, pour leur terrible dessein !
Toujours au niveau des personnages, j'ai également énormément apprécié Élias, un jeune homme viril, ambitieux et mystérieux qu'il me tarde de découvrir plus dans le second tome ! Un seul petit regret cependant, leur histoire d'amour avec Krista, légèrement trop rapide à mon gout… Mais c'est vraiment pour chipoter 😉
Par contre, j'ai adoré le fait qu'étant donné que cette histoire se déroule dans le futur, la civilisation de Germania puisse jouir de diverses technologies électroniques, telles que le simple ordinateur, mais aussi les redoutables « Hunde Des Todes » (chiens de l'enfer) ! Mais chut ! Je n'en dis pas plus ! 😛
Je ne vous cache pas que j'étais très impatiente de dévorer goulûment la suite de cette histoire, lool ! La fin de ce premier tome est terriblement déstabilisante et, du coup, il me tardait trop de savoir ce qu'il allait se passer pour Krista et Elias, que j'ai du quitter de force, alors qu'il étaient en bien fâcheuse position… Quel déchirement !
Du coup, j'ai contacté Oxanna Hope qui à eu la grande gentillesse de m'envoyer le deuxième tome afin que je puisse le lire directement à la suite de celui-ci ^^ Ce qui est chose faite, puisque vous pourrez découvrir, demain, ma chronique du deuxième tome de cette trilogie dénommé « Chaos » !
Vous l'aurez compris à l'issue de cette chronique, Je vous le recommande absolument !
↓ Rendez-vous sur mon blog pour lire l'intégralité de cette critique ^^ ↓

Lien : http://www.chibigeeky.be/leb..
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Saiwhisper
  15 mars 2017
Bien que j'aie reposé mon livre depuis plusieurs heures, les personnages de Lebenstunnel me hantent encore ! Véritable page-turner, ce roman m'a fait faire une nuit blanche… Dans cette uchronie, le monde que l'on connaît n'est plus : durant la Seconde Guerre mondiale, c'est Hitler qui a eu le dernier mot. Non sans barbarie, la race Aryenne dirige Germania, l'ancien Berlin, avec une main de fer. Autant dire que je serais morte dans cet univers : tuée dès la naissance, car imparfaite. Une brune aux yeux noisette dans une ville de blonds aux yeux n'a pas sa place… Et ça, Krista le sait bien puisqu'elle officie en qualité d'aide-soignante dans une maternité. Les bébés qui ne sont pas conformes ou ceux qui ne grandissent pas correctement, elle sait ce qu'il adviendra d'eux… C'est pleine d'angoisse et de curiosité que j'ai découvert ce nouveau monde où tout est structuré et dans un moule. La société est entièrement revue : la natalité, les devoirs envers l'État, le physique parfait (pas d'handicapés ou de personnes non Aryennes), etc. La différence n'a pas sa place et il est interdit de s'exprimer par l'art afin de ne pas penser… Franchement, cela fait froid dans le dos… Mais on a beau être dans une dictature de fiction, on ne peut s'empêcher de penser que tout cela aurait pu se produire, car le récit sonne juste !
En commençant cet ouvrage, je m'attendais à aimer, car la quatrième de couverture me tentait énormément, néanmoins je ne m'attendais pas à une telle claque ! C'est un très bon roman young adult immersif ! Au fil des pages, on va suivre Krista qui, suite à un concours de circonstances, va faire la découverte d'un peuple souterrain différent de son quotidien. Après plusieurs mésaventures et un accueil difficile, elle va prendre conscience de la vie qu'elle menait, des idéaux de son peuple, des horreurs du passé et de la haine que les Hommes peuvent éprouver, même des années plus tard. On a là un superbe message sur la tolérance, les préjugés et la différence… Oxanna Hope m'a convaincue avec son monde et de ses personnages. Elle ne laisse rien au hasard et continue d'apporter un flot de rebondissements ou de révélations. Il s'agit d'un texte sans temps mort qui happe son lecteur dès les premières pages. Krista a su me conquérir dès le début en se montrant douce, naturelle, intelligente, mais avec un caractère fougueux. En plus d'être une héroïne dynamique et attachante, elle se pose les bonnes questions. Souvent, mes réflexions étaient similaires aux siennes. Élias est également un protagoniste qui m'a plu, car il a le sens des responsabilités tout en faisant la part des choses. J'ai adoré suivre sa relation avec la belle adolescente. Les personnages qui gravitent autour du duo ne sont que de passage cependant, étant donné les événements qui se succèdent, il aurait été difficile de développer d'autres individus. Pour ma part, je n'ai ressenti aucun manque. J'ai été comblée par ce que j'ai lu.
Je ne connaissais pas l'auteure qui a une jolie bibliographie à son actif ! Il faudra que je me penche davantage sur ses autres ouvrages, car celui-ci m'a passionné du début jusqu'à la fin. Hormis quelques coquilles dans le texte (mais rien d'alarmant), je me suis laissée emportée par l'ambiance de Lebenstunnel… J'étais parfois angoissée, tantôt émue, étonnée ou attristée. Mes sentiments ont été bousculés puisque j'ai été jusqu'à hurler sur mon livre ! Quel sacré retournement de situation dans les derniers chapitres ! Fiuuuh… Je n'ai rien vu venir !!! La conclusion m'a toute retournée. Ce n'est pas possible de nous lâcher comme ça ! Vivement la suite qui, je l'espère, ne sera pas longue à arriver, car je suis prête à replonger sous terre aux côtés de Krista et Élias… Je remercie les éditions Rebelle pour ce coup de coeur inattendu et très apprécié !

Lien : https://lespagesquitournent...
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
TristhenyaTristhenya   11 octobre 2017
– Tu te trompes, les Aryens sont tous blonds avec des yeux bleus. C’est la sélection qui fait que…
– Oui, la sélection… T’es-tu un jour posée la question de savoir ce que devenaient les gens qui ne correspondaient plus à vos critères passé un certain âge ? Ceux dont les cheveux virent au brun, ceux dont les iris changent ? Des bébés, des enfants… Qu’en faites-vous, dis-le-moi ?
[…]
– Nous préservons notre race, nous ne faisons rien de mal.
– C’est ça, rien de mal… La vérité, c’est que tu n’en sais rien, tu te contentes de voir et de croire ce qu’on veut bien te montrer et te dire parce que c’est plus facile de vivre comme ça. Mais ces gens-là, peu importe leur âge, s’ils sortent des normes en vigueur, ton Führer les fait exécuter. Comment peux-tu cautionner le meurtre de personnes au nom de leur différence, même parmi les tiens ?
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SaiwhisperSaiwhisper   13 mars 2017
- Tu te trompes, les Aryens sont tous blonds avec des yeux bleus. C'est la sélection qui fait que...
- Oui, la sélection... T'es-tu un jour posée la question de savoir ce que devenaient les gens qui ne correspondaient plus à vos critères passé un certain âge ? Ceux dont les cheveux virent au brun, ceux dont les iris changent ? Des bébés, des enfants... Qu'en faites-vous, dis-le-moi ?
[...]
- Nous préservons notre race, nous ne faisons rien de mal.
- C'est ça, rien de mal... La vérité, c'est que tu n'en sais rien, tu te contentes de voir et de croire ce qu'on veut bien te montrer et te dire parce que c'est plus facile de vivre comme ça. Mais ces gens-là, peu importe leur âge, s'ils sortent des normes en vigueur, ton Führer les fait exécuter. Comment peux-tu cautionner le meurtre de personnes au nom de leur différence, même parmi les tiens ?
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gabrielleviszsgabrielleviszs   24 janvier 2018
Ce soir est peut-être ma dernière nuit. Irai-je au paradis ou en enfer ? En enfer, si j'en crois ce que raconte Élias au sujet des exactions perpétrées par mon peuple et dont je ne connais rien, à vrai dire. Je songe à nouveau à ses paroles sur ce que les Aryens auraient fait par le passé, mais je ne me sens pas le moins du monde responsable parce que je n’ai pas choisi d’adopter les préceptes de mon peuple plutôt que ceux d’un autre, je suis née dedans, c’est tout. À cette dernière pensée, je laisse couler une larme sur ma joue sous le regard insistant d’Élias. Je ne sais même pas pourquoi je pleure.
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SaiwhisperSaiwhisper   13 mars 2017
J'observe les passants sur les trottoirs. Ils marchent d'un pas cadencé et ressemblent à des automates dont les silhouettes se reflètent sur les parois en verre teinté des immeubles. Leurs visages sont inexpressifs, leur regard fixé droit devant eux. Les premiers rayons de soleil donnent l'impression que leurs cheveux blonds sont comme des miroirs qui captent et absorbent la lumière.
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gabrielleviszsgabrielleviszs   24 janvier 2018
Il me faut du temps pour intégrer cette hypothèse tandis qu’un silence angoissant règne à présent parmi la population en bas de la tribune. Quelque chose m’échappe dans cette histoire et je suis bien incapable de savoir quoi exactement. Pourquoi le gouvernement se serait-il amusé à manipuler tout un peuple ? Le régime SS contrôle la planète depuis deux siècles, c’est un fait qui ne demande pas à être démontré puisqu’il est avéré. Mon peuple a gagné la Seconde Guerre mondiale, nos livres d’histoire sont là pour en attester, alors comment le monde ...
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Conférence le fantastique au coin de la rue 3/3
Conférence "Le fantastique au coin de la rue" enregistrée à Zone Franche (Bagneux - février 2013) Avec Mélanie Fazi, Corinne Guitteaud et Oxanna Hope. Table ronde animée par Jean-Luc Rivera, critique littéraire et organisateur de festivals. le début : youtu.be L'audio de la conférence en intégralité : www.actusf.com
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