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Greg Land (Illustrateur)
ISBN : 0785154582
Éditeur : MARVEL - US (30/06/2015)
Résumé :
Jessica Drew has been an agent of both S.H.I.E.L.D. and S.W.O.R.D., an Avenger and so much more. But nothing could prepare her for the multidimensional insanity that is Spider-Verse! A war is brewing, and every spider-character in the multiverse is a target! But being a target is something Jessica Drew just won't abide. She's a woman with a mission - and with Silk, the newest spider on the block at her side, she'll need to put all her training to the test if she wan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  29 septembre 2016
Ce tome est le premier d'une nouvelle série du personnage lancée à l'occasion de l'événement Spider-verse. Ces épisodes font également partie de l'intégrale Spider-Verse : Spider-verse. Il contient les épisodes 1 à 4, initialement parus en 2015, écrits par Dennis Hopeless, dessinés par Greg Land, encrés par Jay Leisten, avec une mise en couleurs de Frank d'Armata. L'histoire se poursuit dans New duds (épisodes 5 à 10), le deuxième et dernier tome de la série qui s'interrompt alors pour cause de crossover généralisé : Secret Wars 2015. Ce tome contient également le numéro 32 de Marvel Spotlight, initialement paru en 1977 qui contien la première apparition du personnage.
Pendant Spider-verse, Jessica Drew (Spider-Woman) a pris la tangente avec Cindy Moon (Silk) et Peter Parker (la version Spider-Man Noir, Terre 90214). Ils se retrouvent à crapahuter à dos de gros lézard dans un désert (sur une Terre dont le numéro n'est même pas communiqué dans les cellules de texte). Pendant que Drew part se renseigner auprès de la populace locale dans un campement, elle recommande aux 2 autres de ne pas se faire remarquer. C'est bien sûr le moment que choisissent 2 héritiers (Bora et Brix) pour se manifester.
Après cette échauffourée, Jessica Drew se retrouve sur Loom Wolrd (Terre 001, celle des Héritiers, c'est-à-dire la famille de Morlun). Là elle découvre une version alternative d'elle-même qui fricote avec les Héritiers. Pendant ce temps-là, Cindy Moon a pris la poudre d'escampette. C'est particulièrement gênant parce qu'elle la Promise (référence à une obscure prophétie), recherchée à la fois par les héritiers et par l'armée composée de nombreuses déclinaisons de Spider-Man, à travers les Terre.
Autant le dire tout de suite, cette histoire n'a ni queue ni tête pour qui n'a pas lu les épisodes d'Amazing Spider-Man constituant la trame principale de Spider-verse (épisodes 9 à 15, dans Amazing Spider-Man: Spider-verse). En effet ces épisodes de la série Spider-Woman décrivent beaucoup d'événements qui se déroulent entre 2 séquences d'action dans Spider-Verse. du coup, le lecteur peut ressentir comme l'impression d'un récit en pointillé, avec des conséquences abruptes et inexpliquées (ce qui est le cas). Par exemple dans le premier épisode, la voie intérieure de Cindy Moon explique très succinctement qui elle est, sans lui donner aucune épaisseur. Il n'y a également aucune explication quant à la présence de ces 3 superhéros à cet endroit. Quant à l'apparition d'une armure d'Iron Man dans cet environnement, elle semble complètement gratuite et elle l'est.
Par la suite, ce trio se transporte sur la Terre 90214, grâce à des bracelets électroniques sur lesquels aucune explication n'est donnée. Ils arrivent à l'époque de la prohibition, sans non plus d'explication sur la concomitance de cette époque, avec le temps présent de Jessica Drew (mais même dans Spider-verse, c'est un peu flou). Quant à l'arrivée inopinée de Spider-Man (le Peter Parker de la Terre 616), accompagné de Spider-Woman (Gwen Stacy, Terre 65) et Spider-Girl (Anya Corazon), le lecteur prend les choses comme elles viennent, sans plus chercher à comprendre. Pourtant son attention reste en éveil, grâce aux dessins.
Pour ces 4 épisodes, le lecteur bénéficie des dessins très léchés de Greg Land, avec un encrage tout en souplesse de Jay Leisten. Il faut quelques pages pour que le charme opère. Les gros lézards et leur harnachement sont sympathiques mais sans plus, le campement manque de détails, et l'affrontement contre Bora et Brix se déroule sans aucun arrière-plan. Arrivé à la Terre 90214, la narration visuelle prend un tournant. Les décors sont de retour dans les arrière-plans et ça se voit. Land emmène le lecteur faire un tour dans un bar aux murs en brique, avec un grand niveau de détails, et une lumière brun-ocre réalisée par Frank d'Armata, du plus bel effet.
Lorsque Jessica Drew arrive sur Loom World, l'artiste représente un magnifique galion, puis un superbe palais aux dimensions impressionnantes, aux piliers finement ouvragés, c'est splendide de bout en bout. Il est vrai qu'il y a un nouveau passage à vide dans les arrière-plans pendant l'épisode 3, mais ça repart de plus belle (en particulier sur le galion) après. Il réussit un monde post apocalyptique particulièrement convaincant par ses immeubles réduits en ruine avec une poussière pulvérulente omniprésente sur la Terre 3145. Greg Land est également le spécialiste des silhouettes féminines gracieuses et souples, avec des visages avenants. Là aussi il faut attendre quelques pages avant qu'il n'atteigne sa vitesse de croisière. La chevelure de Jessica Drew est soyeuse à souhait, et les lèvres de Cindy Moon sont pulpeuses, mais ça ne suffit pas.
L'arrivée d'Anya Corazon amène un visage plus plastique, avec une belle moue. Une fois entré dans l'épisode 2, les femmes deviennent athlétiques et sensuelles, sans pour autant tomber dans les postures de magazine de charme (ou plus vulgaire). le visage de la Jessica Drew de Loom World est rayonnant de plaisir et de gentillesse, avec un petit regard cruel en coin, irrésistible. Lorsque la vraie Jessica Drew (celle de la Terre 616) se retrouve à jouer la comédie pour donner le change (après avoir pris la place de celle de Loom World auprès de Morlun), le scénario joue dans le registre sitcom, et Greg Land s'en donne à coeur joie avec les expressions du visage de Jessica. Il faut voir son air étonné quand Morlun l'embrasse, sa moue ennuyée pendant le repas, sa comédie pour faire croire à des coliques violentes, son plaisir à jouer le rôle de capitaine du galion. Petite cerise sur le gâteau : une apparition éclair (le temps de 2 cases) de la Mary Jane de Loom World.
Greg Land est tout aussi à l'aise pour rendre compte de l'agilité gracieuse et athlétique de Spider-Woman. Il évite les gros plans racoleurs sur ses rondeurs, pour privilégier soit le mouvement, soit une pose toute en tension. Elle est magnifique de grâce quand elle effectue un plongeon dans la mer depuis le galion. Elle est d'une rare efficacité quand elle estourbit sa contrepartie d'un coup poing. Elle est tout en souplesse quand elle se met à courir dans les couloirs du château, en profitant de son excuse de colique. Elle fait preuve d'efficacité avec un fusil à haute technologie, dans les mains, dans le QG des Avengers.
Donc à partir du deuxième épisode, le lecteur se dit que ce récit présente un bon niveau de divertissement grâce à des dessins somptueux, mettant bien en avant le caractère enjoué et parfois espiègle de Jessica Drew. Pour l'intrigue, il lui faut aussi passer le premier épisode, pour arriver à une partie plus substantielle, parce que plus linéaire. Dennis Hopeless arrive à inclure des dialogues qui font ressortir un peu de la personnalité de Jessica Drew. Certes, la majeure partie de cette personnalité est montrée au travers des dessins. Mais c'est quand même l'intrigue qui met en vis-à-vis les 2 Jessica Drew (celle de la Terre 616, et celle de la Terre 001). C'est le scénariste qui a l'idée de l'imposture de Jessica 616 prenant la place de Jessica 001. C'est encore lui qui a imaginé cette séquence de flirt à haut risque entre Jessica 616 et Morlun, avec des coliques très opportunes. C'est encore lui qui a eu l'idée saugrenue de mettre Jessica en tenue de pirate, ce qui lui va très bien, soit dit en passant. Enfin, le scénariste fait ressortir la personnalité de Jessica Drew dans le dernier épisode, face à Steve Rogers, avec conviction.
Pour ce qui est de l'intrigue, il est donc entièrement dépendant de Dan Slott, puisqu'elle est inféodée à Spider-verse. Il est donc obligé de faire avec les apparitions et disparitions soudaines de personnages passant d'une dimension à l'autre, au gré de l'histoire principale. Il doit faire avec les rouleaux de la Prophétie (pas très utiles même dans l'histoire principale), et avec les pérégrinations de Silk dans la Terre 3145 (et son costume idiot en toile d'araignée). du coup le lecteur apprécie qu'il puisse développer une scène pus longue dans les épisodes 2 et 3 sur Loom World.
Ce premier tome de la série Spider-Woman de 2015 est assez agréable à lire, sous réserve d'avoir lu les épisodes Spider-verse de la série Amazing Spider-Man. Ils bénéficient de dessins très beaux, avec une narration fluide, une Jessica Drew rayonnante et pleine de vie. L'intrigue s'apparente à une dépendance de Spider-verse, mais présente quelques passages (les 2 tiers environ) où le scénariste peut développer des scènes plus conséquentes, sans servir de faire-valoir à l'intrigue de Spider-verse. 4 étoiles sous réserve d'avoir lu Spider-verse.
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- Marvel Spotlight 32 (scénario d'Archie Goodwin, dessins de Sal Buscema, encrage de Jim Mooney) – Une jeune femme vêtue de rouge et jaune, avec un masque ne laissant pas voir ses cheveux, s'introduit dans une base du SHIELD pour tuer Nick Fury. Elle travaille pour l'organisation HYDRA. Elle porte le nom de code de Spider-Woman.
Pour son avant dernier numéro, cette série introduit une toute nouvelle superhéroïne, aux origines particulièrement chargée. Non seulement, Jessica Drew a été endoctrinée par HYDRA, mais en plus elle pense être issue d'un croisement génétique entre une jeune femme et une araignée, résultat d'une expérience menée par le High Evolutionnary. Archie Goodwin écrit une origine complète en un court épisode, de laquelle un scénariste des années 2000 titrerait une minisérie en 6 épisodes minimum. Il n'hésite pas à en rajouter dans le pathos, avec un espoir de rédemption pour cette pauvre jeune femme.
Sal Buscema est en pleine forme, utilisant ses tics graphiques (bouche grande ouverte, postures en plein élan), avec efficacité. L'encrage de Jim Mooney permet de gommer un peu l'âpreté de ses contours. Il s'agit d'un épisode qui porte la marque de son temps, avec des bulles copieuses, et une dramaturgie appuyée. Il permet de découvrir la toute première apparition de Jessica Drew qui s'est bien épanouie depuis quand le lecteur va rejeter un coup d'oeil sur les dessins de Greg Land.
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