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ISBN : 2809456356
Éditeur : Panini France (10/03/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Spider-Woman est de retour ! Après Secret Invasion, Infinity et Spider-Verse, Jessica souhaite enfin vivre une existence normale. Elle a donc quitté les Avengers et le S.H.I.E.L.D. pour aider Ben Urich à résoudre des mystères sous-médiatisés. Par Hopless, Rodriguez et Bustos.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  19 mars 2016
Ce tome fait suite à Spider-verse (épisodes 1 à 4) qu'il n'est pas indispensable d'avoir lu avant. Il contient les épisodes 5 à 10, initialement parus en 2015 écrits par Denis Hopeless, dessinés Javier Rodriguez et encrés par Alvaro Lopez pour les épisodes 5 à 9. L'épisode 10 a été dessiné et encré par Natacha Bustos. La mise en couleurs a été assurée par Javier Rodriguez (épisodes 5 & 6), Muntsa Vicente (épisodes 7 à 9), et Vero Gandini (épisode 10). Il s'agit du deuxième et dernier tome de la série qui s'est arrêtée pour cause de crossover généralisé Secret Wars version 2015, par Jonathan Hickman & Esad Ribic. Après cet événement, la série a recommencé avec un numéro 1, toujours par Hopeless, Rodriguez et Lopez.
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- Épisodes 5 à 8 - Jessica Drew a donc décidé d'abandonner les Avengers pour revenir à une vie plus ordinaire. Tant qu'elle y ait, elle a également changé de costume, pour quelque chose de plus urbain. Circulant à moto à New York, elle assiste à l'agression d'une jeune femme par un type en armure. Elle intervient, et comme aucune bonne action ne peut rester impunie, elle finit en prison, où vient la récupérer Ben Urich. Il lui demande l'aider sur une affaire impliquant des supercriminels de troisième zone (Mauler, Señor Suerte et Big Wheel). Bien sûr elle refuse, jusqu'à ce qu'elle croise Porcupine (Roger Gocking) sur sa route.
Le début du premier épisode est des plus sympathiques. Denis Hopeless donne accès aux pensées de Jessica Drew par le biais de cellules de texte concises. Elle se récite ses nouvelles motivations, sa volonté de revenir à une vie normale, plus proche du commun des mortels, de s'éloigner des menaces galactiques, et des individus bardés de superpouvoirs tous plus pyrotechniques. Avec une certaine forme malicieuse, le scénariste s'atèle à cette tâche, d'abord en faisant intervenir Spider-Woman dans un simple crime de rue, puis en la mettant en cellule à jouer à mimer des titres de films avec les autres prisonniers, puis en la montrant abattre un mur de son appartement (à main nue quand même).
Bien sûr le lecteur pense à l'approche de Matt Fraction & David Aja pour Hawkeye (à commencer par Ma vie est une arme), ou à celle de de Nick Spencer & Steve Lieber pour les ennemis de second ordre de Spider-Man, dans Superior foes of Spider-Man. Il pense également à la version de She-Hulk par Charles Soule et Javier Pulido, mais avec une composante superhéros moins forte.
Cependant ce tome ne baigne ni dans la dérision sophistiquée d'Hawkeye, ni dans la moquerie du gang de perdants des Superior Foes. Jessica Drew apparaît comme une jeune femme bien équilibrée, volontaire, sans être têtue, capable de reconnaître quand elle a besoin d'aide. Son changement de costume accompagne son changement de vie de manière naturelle, sans en faire une histoire (de chiffons). Javier Rodriguez la dessine sans en faire un objet sexuel, en jouant sur son blouson, pour le représenter ouvert, comme un blouson normal. Il ne la représente pas en vêtement civil (à part dans l'épisode 7, où elle roule son costume de manière à ce qu'il prenne la forme d'un sac rouge avec un triangle jaune, pas très discret), et ses drôles de bottines empêchent à sa tenue de ressembler à une tenue de ville un peu sportive. Les dessins montrent une réalité très prosaïque (en dehors des supercriminels, et d'un gadget technologique futuriste). Les personnages secondaires ont des morphologies normales et variées, ainsi que leur tenue vestimentaire.
En suivant les pas de Jessica Drew, le lecteur observe des endroits normaux, au rendu légèrement simplifiés (pas de photoréalisme), mais avec une bonne densité d'information visuelle. Il apprécie l'ambiance de la ruelle newyorkaise. La cellule est un peu trop propre sur elle. le commissariat est fonctionnel, avec un beau carrelage, inattendu. L'appartement de Jessica Drew est bien arrangé, très accueillant dans sa banalité. Les cases respirent plus quand l'histoire s'éloigne de New York, pour aller vers une petite bourgade. le lecteur apprécie le caractère concret et plausible d'une station-service, ou encore l'impression de communauté qui se dégage d'une petite ville.
Rodriguez représente les affrontements physiques avec la même forme de réalisme, sans chercher à en mettre plein la vue, sans mettre en avant des effets pyrotechniques à couper le souffle. Son registre graphique est en cohérence avec la nature du récit. Après les combats, le lecteur peut voir les hématomes sur les personnages, preuve qu'ils ne sont ni indestructibles, ni à l'épreuve de tout. L'artiste participe à ramener Spider-Woman dans une réalité plus proche de celle du lecteur. Les postures de Roger Gocking montrent qu'il ne sait plus très bien quelle contenance adopter au fur et à mesure que les événements le dépassent de plus en plus. Il représente de manière littérale les criminels de troisième zone, Kangaroo (Brian Hibbs) et son armure idiote, Big Wheel (Jackson Weele), ou encore Señor Suerte (Ramon Garcia et sa roue idiote sur le torse). Enfin il dessine des alpagas très surpris de se retrouver dans cette histoire.
Denis Hopeless donne une direction différente à la série, avec une Jessica Drew ayant perdu la magnificence qu'elle arborait sous les crayons de Greg Land dans le premier épisode. Elle a conservé son pouvoir de planer, sa force au-dessus de la normale, et ses bio-aiguillons. Par contre elle ne semble plus être capable d'influencer les émotions des individus par l'émission de phéromones. Dans un premier temps, le lecteur a l'impression que le scénariste pioche parmi les supercriminels de troisième zone pour se simplifier la vie, avec des opposants bon marché. Son impression est renforcée avec ce vol de coffre-fort plein de billets qui semble sortir des années 1970.
Néanmoins la personnalité de Jessica Drew est sympathique. Elle n'est pas infaillible et elle accepte l'aide des autres. Elle reconnaît de bon coeur s'être fait manipuler par Ben Urich. Lorsque le lecteur découvre le fond de l'enquête, il constate que le scénariste aborde un sujet grave sous des dehors détendus, avec une certaine justesse. Cette première histoire prend une direction opposée à celle du premier tome, et les auteurs réussissent leur virage avec une narration personnelle, décrispée, sans être désinvolte pour autant. 5 étoiles.
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- Épisodes 9 & 10 - Toujours flanquée de Ben Urich et de Roger Gocking (Porcupine), Jessica Drew a résolu quelques cas de la pile d'Urich, et le suivant les amène à Dodge City où ils sont accueillis de manière brutale par les habitants et le shérif. Quelques temps plus tard, Spider-Woman est réquisitionné manu militari par Black Widow du fait d'une catastrophe planétaire.
À l'approche de Secret Wars version 2015, par Jonathan Hickman & Esad Ribic, les auteurs doivent ranger leur jouet pour laisser la place à l'événement omniprésent. Ils choisissent un compromis : Jessica Drew et consorts poursuivent leurs enquêtes dans l'Amérique provinciale, avec une mention des événements dans le dernier épisode. Denis Hopeless est en verve pour le début avec une collection de 3 cas réglés en 2 cases chacun, avant de passer au plat de résistance. En pleine campagne, Jessica Drew, Roger Gocking et Ben Urich font face à des habitants franchement hostiles, à proximité d'un abattoir pour bovins.
Les dessins restent réalistes, avec une mise en scène flirtant avec les poncifs du genre petite ville pas si tranquille, et un bel usage des aplats de noir. L'épisode 10 dessiné par Natcha Bustos reste dans le même registre graphique, en perdant un peu de nuance dans les expressions des visages, et dans la personnalité des plans de chaque case. L'ambiance provinciale transparaît bien dans les dessins.
Au bout de quelques pages, le lecteur ressent que Denis Hopeless a insensiblement déplacé le curseur de son récit. le thème de fond est absent, et la narration flirte avec la parodie à plusieurs endroits (parodie de western, parodie de film d'horreur, etc.). le lien avec le monde des superhéros (le temps de 3 pages) apparaît artificiel et superflu. le lecteur se dit que le coeur n'y est pas vraiment. 3 étoiles pour une déconvenue après la bonne histoire de la première partie.
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