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ISBN : 2228905585
Éditeur : Payot et Rivages (02/06/2010)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Machiavel et la conception psychologique de l'histoire ; Hobbes et le problème de l'idéologie ; les grands utopistes de la Renaissance ; Vico et la mythologie comme reflet des rapports politiques... Ces questions ont en commun d'avoir une signification actuelle, mais aussi de prendre origine dans une même situation historique : la société bourgeoise en train de se libérer des entraves du système féodal. Elles sont reliées directement aux besoins, aux désirs, aux néc... >Voir plus
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   19 novembre 2018
Machiavel, le premier philosophe de l’histoire de l’époque moderne, est un pionnier de la société bourgeoise dans sa phase ascendante. Les principes de sa réflexion historique contribuent à hâter l’épanouissement de cette société, et c’est là leur valeur. À l’époque de Machiavel, l’unité de l’Italie était la condition nécessaire d’une bourgeoisie italienne concurrentielle ; mais le machiavélisme est également caractéristique de tous les pays où la société a besoin d'un gouvernement fortement centralisé pour éliminer les limites de l’économie médiévale et, avec elles, les vestiges de la féodalité. Afin de permettre l’établissement d'un système de relations économiques sans entraves, sûr et homogène, ce gouvernement doit vaincre toutes les résistances, renverser tous les obstacles et user d’une violence impitoyable, en passant par-dessus toutes les horreurs et toutes les misères humaines qu’engendre une période de transition ; en bref, il doit préparer le terrain pour l’implantation d’un ordre bourgeois sur le territoire le plus vaste et le plus autonome possible.

Ce fut avec des principes machiavéliques que Richelieu créa en France l’État national unitaire. Napoléon, dont la fonction historique fut de restaurer l’ordre et la sécurité bourgeoise après les tempêtes de la Révolution française et qui, aussitôt cette tâche accomplie, fut lâché par la bourgeoisie française, écrivit un commentaire à Machiavel. Fichte, qui prônait la liberté et les modes de pensée bourgeois, est l’auteur d’un plaidoyer pour Machiavel ; quant à Hegel – dont la philosophie donna son expression idéologique la plus nette à la bourgeoisie allemande d’avant 1848, entravée de toute part dans son développement économique et politique –, non seulement il partage en fait avec Machiavel de nombreuses idées, mais il l’a lui aussi tenu en très haute estime.
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enkidu_enkidu_   19 novembre 2018
La science de la société bourgeoise est, à son origine, inséparable du développement de la technique et de l’industrie ; il est absolument impossible de la comprendre si l’on ne tient pas compte de la domination de cette société sur la nature.

Mais cette société ne repose pas seulement sur la domination de la nature au sens strict, sur l’invention de nouvelles méthodes de production, sur la construction de machines, sur l’obtention d’un certain niveau d’hygiène ; elle se fonde tout autant sur la domination d’hommes par d’autres hommes. L’ensemble des moyens qui conduisent à cette domination et des mesures qui servent à son maintien s’appelle la politique. Le grand mérite de Machiavel est d’avoir reconnu, à l’aube de la nouvelle société, la possibilité d’une science de la politique correspondant dans ses principes à la nouvelle physique et à la nouvelle psychologie, et d’en avoir exprimé, de façon simple et précise, les traits fondamentaux.
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enkidu_enkidu_   19 novembre 2018
Ce qui s’exprime sans ambages dans les écrits de Hobbes, comme dans ceux de Spinoza et des « philosophes », c’est la confiance dans la forme d’organisation de la société bourgeoise. C’est cette société elle-même, et son épanouissement, qui est le but de l’histoire, ses lois fondamentales sont des lois éternelles de la nature, et s’y conformer n’est pas seulement l’impératif moral suprême mais aussi la garantie du bonheur sur la terre. Les grandes utopies de la Renaissance, au contraire, sont l’expression des couches désespérées qui ont à supporter les faux frais du passage d’une forme économique à l’autre.
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